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Cet espace se veut un lieu de rencontres et d'échanges entre ressortissants de l'Afrique Centrale et Australe . Tout étranger connaissant ou voulant faire connaissance de cette partie de l'Afrique est le bienvenu. Nous y aborderons des sujets culturels en français, portugais, ou en lingala, selon les interlocuteurs . Notre devise:réduire la distance qui nous sépare du continent, par l'entretien de la mémoire collective, en recourant à notre musique dans toute sa diversité

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    En quête d'une rareté de Festival des Maquisards

     

    Bonsoir mon frère,

     

    Par acquis de conscience, j'ai résolu ce soir d'ouvrir le dossier "Spam" de ma boîte email avant d'en transférer le contenu directement au dossier "Poubelle". Et voilà que je découvre soudain votre réponse d'il y a plusieurs jours déjà à mon dernier email. 

     

    Mes sincères remerciements pour votre réaction rapide et pour les efforts fournis pour me satisfaire. "Bonbon Sucré" me ramène 50 ans en arrière, vers les moments les plus tendres de ma vie. Merci de m'avoir offert cette occasion unique de revivre les souvenirs d'un passé béni, sans pareil. Coup de chapeau pour l'excellent boulot que vous effectuez, je ne sais pas trop comment...

     

    J'ai pu lire le commentaire d'un de vos correspondants qui dit avoir sur format MP3 la fameuse chanson de Kwamy intitulé "ESSESSE" ou "Omona wapi ba kaba mobali".  Apparemment, il n'a plus fait signe de vie depuis son annonce. Avez-vous la possibilité de le relancer?

     

    J'ai peur de me montrer ennuyeux. J'aurais voulu demander si vous auriez également, dans votre besace, une rareté de N'Kouka Matthieu ???, dont je reproduis ci-dessous le texte intégral, n'en connaissant pas le titre.

     

    Encore une fois merci et salut, dans l'espoir de vous lire encore.

     

    J.J. Samba-Ndongo

     

    Texte de la chanson


    Flory, lel'oyo siliki

    Tina nini nga na bebisi

    Sima mama, nga na luki yo

    Mpe motema mua nga

    Mosi mo baluki

    Pesa nga ata mokolo moko

    Chérie Florence, na lingi to kutana

     

    Réfrain

     

    Dit, Flory! Zela nga na mpokwa

    Wana y'oko mona, suka ya bisengo n'esika to meseni

    Na landi, kuna na l'Enfer. Maria Poussa Kaka Ba yokeli nga mawa!

    Na luki, o monisi nga pasi. Sango Maria. Ngoïe n'Albertine, mpe ba kamue!

     

     

     

    Msg,

    Voici la chanson "Flory Gérard", de Gérard Kongi et le Festival des Maquisards.

     

    Samuel Malonga

     

     


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    Sotchot Kabeya, ancien joueur du T.P. Mazembe est porté disparu !

    Accroupis, de g à dr: Tshinabu, Saïdi, Kabeya Sotchot, Kalonzo, et Nyembo Toyota.

    Debout: Katumba, Mukombo, Kamba, Ngoy (petit Suisse), Bwanga, et Kazadi

    Depuis le 05-06-2009, mon grand frère Sotchot Kabeya wa Kabamba est disparu à Kinshasa jusqu'à ce jour. Je vous prie de bien vouloir m'aider à le retrouver. Je compte sur Mbokamosika.

    Jean Muluila Kasongo

     

    Nous invitons les sportifs kinois, les journalistes, ainsi que tous ceux qui ont connu l’ancien joueur du T.P. Mazembe, Sotchot Kabeya wa Kabamba à nous livrer les informations pouvant aider les membres de sa famille à le retrouver. Nous acceptons tous les témoignages, y compris ceux requérant l’anonymat.

     

     

     

     

     

     

     


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    Buku ya l’Etat, ou « likambo ya moto », par Bavon Marie et le Négro -Succès.

    Bavon Marie

     A propos du texte de "Likambo ya Moto", il me semble que le dernier vers après le deuxième couplet dirait "LIBALA NA NGAI ELINGI MBONGO E". C'est à dire qu'il ne s'agirait pas d'une répétition du

    dernier vers au premier couplet qui dit "NABOYI BATUTELA NGAI TOLO". Je sais que ce serait une contradiction entre le premier couplet et le second, car c'est comme si notre personnage disait
    maintenant que le mariage n'est pas totalement hors de question, mais la poésie permettrait parfaitement un tel style. Ah! si l'on pouvait retrouver cette chanson quelque part!

     

    Pedro

    Réf : http://www.mbokamosika.com/article-bribes-de-chansons-de-bavon-marie-marie-108797414.html

     

     

    Depuis le 4 Août 2012, cette requête de notre ami Pedro est restée pendante. Il y a quelques jours, il est revenu à la charge pour nous le rappeler. Comme d’usage, nous avons contacté hier notre complice Samuel Malonga qui n’a pas hésité à nous envoyer la chanson recherchée depuis quatre ans, en ayant soin de préciser que le vrai titre de la chanson est « Buku ya l’Etat ».

    En exhumant toutes ces chansons qui datent de plus de quarante années. Nous prouvons qu’effectivement, les artistes ne meurent jamais. Ils survivent à travers leurs œuvres artistiques.

    Nous espérons que Pedro sera ravi de réécouter une de ses chansons préférées, et ne manquera pas de nous assener un de ces commentaires dont il garde le secret.

     

    Messager

     

     

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    COMMENT DIFFÉRENCIER  LE SOLO DE DALLY KIMOKO ET CELUI DE DIBLO DIBALA ?

     

     

     

    Bonjour Les Mbokatiers


    Je me permets de Vous écrire juste pour Savoir Comment Différencier Dally Komoko et Diblo Dibala en Guitare Solo. Chacun d'entre eux a-t-il  une particularité Spécifique ?
    Merci

     

    HASSAN WA MALEMBA

     

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    Pour éviter d’influencer les mélomanes, nous avons jugé utile à notre niveau de reprendre deux vidéos montrant les deux solistes à l’œuvre, en attendant les avis de mbokatiers sur l'éventuelle différence ou ressemblance de styles entre ces deux solistes de la même génération.

     

    Dally Kimoko


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    La guerre des bières en RDC.

     

     

    L’ouverture du continent africain au monde a transformé depuis belle lurette, les africains en véritables consommateurs de divers produits commerciaux. Or, qui dit commerce dit concurrence, d’où la nécessité de la publicité en vue de booster les ventes. C’est ainsi que des marques telles que Coca-Cola, Mobi oil, Total, Fanta, Pepsi-cola, etc, etc sont connues même dans les villages les plus reculés du continent.

     

    Sur les trois types de publicité connus, à savoir : l’argumentation, la répétition, et la sympathie, les services de marketing semblent avoir privilégié en Afrique la publicité basée sur la répétition et la sympathie . En effet, « Masanga ya kitoko, ya mokolo oleki bango, tembe nye,Tembe na bandanda… »… font partie des annonces tendant à caresser le client potentiel dans le sens du poil, et qui sont dépourvues de toute argumentation.

     

    Qui plus est, dans leurs empoignades commerciales, les deux brasseries kinoises (Bralima (Primus) et Unibra (Skol), ont ramené leurs publicités au niveau de la société, en recourant au langage populaire, aux disputes des cabarets, et aux chamailleries de coins des rues, comme en témoignent ces deux spots qui font partie de notre mémoire collective.

    Prochainement, nous vous proposerons le prototype d’une publicité d’argumentation réalisée à l'époque par une entreprise congolaise, ayant également marqué les esprits.

     

    Source des vidéos: katembo.be

     

    Messager

     

     

    SKOL


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    Le bail de Joseph Kabila expire en décembre 2016, aura-t-il   le temps de faire ses valises ?

    Le bail de Joseph Kabila à la tête de la RDC expire au mois de décembre 2016.  Normalement, il aurait  déjà commencé à arranger ses nombreuses valises remplies du butin accumulé durant son long mandat. Mais, en scrutant le climat politique actuel en RDC, rien ne présage un déménagement imminent. Cette tendance à s’accrocher au pouvoir s’inscrit dans la tradition des successions politiques en RDC.

    En effet, après la proclamation de l’indépendance politique de la RDC en 1960, le pouvoir colonial belge avait misé sur la Force Publique (avant l’indépendance= après l’indépendance), et sa mainmise sur le secteur économique pour perpétuer sa domination sur son ancienne colonie. Mais il a suffi d’un durcissement de ton politique suivi d’une mutinerie de l’Armée pour que les belges plient bagages dans la précipitation.

    Le mandat du tout 1er président de la RDC, Joseph Kasa-Vubu, qui a débuté en juin 1960 ne s’est pas achevé normalement. C’est dans la précipitation que ce dernier sera escorté militairement fin 1965 dans son village natal, sur ordre de l’auteur du coup qui l’a évincé du pouvoir, en l’occurrence le général Joseph Mobutu.

    A son tour, l’ex-président Joseph Désiré Mobutu Sesse Seko , en dépit d’un mandant interminable de 32 ans, n’a pas eu le temps d’arranger toutes ses cannes lorsqu’il sera contraint de déserter son palais présidentiel du Camp Tshatshi le 16 mai 1997, avant de fuir définitivement le pays le 17 mai 1997.

    Investi le même 17 mai 1997 président de la RDC , Laurent Désiré Kabila n’a totalisé que trois ans et quelques mois avant d’être exécuté dans son bureau, avant l’expiration de son mandat.

    Cette tradition politique qui veut qu’un président de la RDC ne puisse jamais quitter le pouvoir de son propre gré risque de se confirmer avec Joseph Kabila. Ce dernier donne l’impression d’un individu qui s’est introduit dans un château, l’a dépouillé de ses biens les plus prestigieux, et au lieu de s’en aller, est descendu dans la cave et s’est mis à consommer les meilleurs crus, jusqu’à s’enivrer et oublier la porte de sortie.

     

    Messager


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    Extraits de l’animation en kikongo de l’œuvre de Ntesa Dalienst.

    Ntesa Dalienst

     

    La requête de la chanson « Flory Gérard » du Festival des maquisards lancée la semaine passée par J.J. Samba-Ndongo a débouché sur tant de souvenirs, entre autres, l’animation en kikongo de l’œuvre de Ntesa Dalienst au sien de l’orchestre Les Grands Maquisards.

    Afin de permettre à nos lecteurs de se replonger dans ces moments de bonheurs artistiques, nous nous sommes mis à rechercher les œuvres de Ntesa contenant cette animation. Notre ami Samuel Malonga nous a à cet égard fourni la 2ème version de « Biki ». Nous avons retrouvé dans notre discothèque la 2ème version de « Jaria ». « Confession » et « Mbaza Velela » envoyées par Samuel Malonga se trouvaient également dans nos fichiers. Il ne nous restait plus qu’à effectuer un montage technique. 

    Dans ce condensé de 27 minutes, Ntesa ne recourt à l’animation en kikongo au rythmne de landa-landa que dans « Biki II » et dans « Jaria II » . Dans « Confession », il utilise un proverbe ou de la sagesse kongo afin de consolider son plaidoyer en lingala à l’égard des musiciens dissidents. Et « Mbanza Velela », dédiée à Kamba, le siège spirituel de l’Église Kimbanguiste du prophète Simon Kimbangu nous paraît être l’une des rares chansons de Ntesa interprétées entièrement en kikongo, certainement par dévotion à une religion vénérée dans sa contrée

    e

    Messager

     

     

     

     


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  • 03/23/16--11:23: Tabonta
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    TABONTA

    Référence : http://www.mbokamosika.com/2016/03/extraits-de-l-animation-en-kikongo-de-l-oeuvre-de-ntesa-dalienst.html

     

     

    En écoutant les animations en kikongo des chansons Biki et Jarrya, et puis la chanson Mbanza Velela, je me suis précipité sur le moteur de recherche du blog et j’ai tapé « Tabonta ». Je me suis rendu compte qu’on n’a jamais parlé de lui. Seul Angolais évoque son nom en passant, dans un commentaire à l’article qui parle de la chanson Mobangu de Maku (http://www.mbokamosika.com/article-une-rarete-des-annees-70-intitulee-mobangu-107612996.html).

     

    Tabonta est un chanteur angolais qui compose des chansons de charme en kikongo. De son vrai nom Muzemba Gilberto, Tabonta est originaire de la contrée de Nkamantambu (qui signifie « cent pièges »), une des communes du district (c'est-à-dire, município) de Damba, province de Uige (http://www.muanadamba.net/article-tabonta-o-musico-inspirado-pelo-choro-do-povo-59602628.html).

     

    Quand António Agostinho Neto, le premier président de l’Angola indépendante, est mort en septembre 1979, Matadidi, avec qui Tabonta chantait dans l’orchestre Inter-Palanca, composa la chanson « Um Minuto de Silêncio ». Il demanda à Tabonta de composer une autre chanson en kikongo sur le même thème : la mort d’Agostinho Neto (https://www.youtube.com/watch?v=9pNoSi1wGns). C’est la chanson « Wele Neto ó Tuna Yandi » qu’on auditionne aujourd’hui. Au chant, le compositeur lui-même. Je ne ferai pas la transcription de toute la chanson, mais retenons ces vers :

     


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     “Mokolo Eyenga”, “Léa” et “Maxime”, recherchées par Jacques Kebo.

    L'African-Jazzz, à l'époque de Kouka Mathieu

     

     

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    Cela fait un moment que je ne cesse de parcourir Mbokamosika, espérant un jour avoir le bonheur d'écouter "Mokolo Eyenga" de Mathieu Kouka et le Volcan NibetoBa, ou Lea et Maxime de Symba. L'audition de ces chansons sur votre site , me ferait le plus grand bien.

    Cordiales salutations.

    Jacques KEBO

     

     

    Honnêtement, notre site ne dispose d’aucune œuvre de l’orchestre Volcan NibetoBa. Tout ce que nous pourrions faire pour nous rappeler du compositeur Mathieu Kouka, c’est diffuser son grand succès réalisé dans l’African-Jazz intitulé : « B.B.69 », assorti d’une photo de cet ensemble prise à son époque.

    En ce qui concerne les chansons "Lea" et "Maxime" de l’orchestre Symba, elles nous manquent également. En attendant que les collectionneurs puissent  éventuellement nous pourvoir en ces trois chansons recherchées par Jacques Kebo, nous réécouterons "Valentina", une autre rareté de Julie Cuivre et le Symba.

    Messager

     

     


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    L’assassinat du président Marien Ngouabi

    Il y a 39 ans mourait à l’âge de 39 ans, le commandant Marien Ngouabi, président de la République Populaire du Congo, Président-Fondateur du Parti Congolais du Travail (PCT), Président du Conseil des ministres, Commandant en chef de l’armée  et professeur à l’université de Brazzaville. Ce crime crapuleux met le pays au bord de la guerre civile. Les autorités religieuses font de leur mieux pour calmer les esprits après la série d’assassinat qui ensanglante le Congo-Brazzaville. Le président Ngouabi est tué dans sa résidence de l’État major. Ci-dessous les dates importantes qui ont chronologiquement marqué ce triste événement.

     

    Du lundi 1er mars au samedi 12 mars 1977

    Marien Ngouabi est confronté à des difficultés de tout genre. Elles sont d’ordre politique, économique et spirituel. Les forces de sécurité sont en alerte permanent depuis qu’il a miraculeusement échappé à un accident d’hélicoptère le 19 mars 1976. Beaucoup de ses proches collaborateurs sont mécontents. Le Président a promis de nettoyer et de rénover le PCT ainsi que les institutions politiques lors du 3e congrès extraordinaire du parti. En attendant ce rendez-vous et vu des dissensions internes, il dissout le Bureau politique en 1975 et le remplace par l’État-Major Spécial Révolutionnaire (EMSR). Cette instance suprême est seulement composée de cinq membres. Le 3 mars, Marien reçoit son prédécesseur Massamba-Débat à la présidence. Ce dernier qui avant l’audience lui a envoyé une lettre, est venu lui parler du danger qui le guette.  Le 6 mars, Ngouabi reçoit dans la nuit un coup de fil d’Omar Bongo. Ce dernier mis au courant par le réseau Foccart et Pasqua veut le prévenir d’un coup qui le vise personnellement. Mais le chef d’État gabonais est évasif car le téléphone n’est pas à l’abri des indiscrétions. Il lui conseille toutefois d’être vigilent. Ngouabi est au plus mal. Son moral est aussi entamé par la succession des choses bizarres qui se passent au palais : son chien est mort dans des conditions inexpliquées, un gros serpent et un petit animal ont été aperçus dans la cour mais n'ont pu être retrouvés malgré des recherches minutieuses. En plus, la foudre s'abat presque régulièrement sur sa résidence. Le 9 mars 1977, le superstitieux Ngouabi fait un cauchemar dans sa sieste. Un commando a attenté à sa vie et l'affrontement sanglant s'est achevé par des morts. Affolé, il se réveille en sursaut et ordonne à son chef d'état major général de renforcer la sécurité autour de la présidence. Dans la soirée du même jour, il appelle le doyen Massamba-Débat et le met au courant de ses préoccupations et inquiétudes. Débat lui recommande de se confier à Dieu et promet de l'aider dans la prière.

     

    Dimanche 13 mars 1977

    En cette journée dominicale, un meeting est organisé par l’URFC (Union Révolutionnaire des Femmes Congolaises). A la place de l’hôtel de ville, le président prononce un discours dans lequel il dénonce l’impérialisme français coupable selon lui des difficultés économiques du Congo. Il invite ensuite le peuple à redoubler de vigilance. De graves menaces ne pèsent-ils pas sur sa vie ? Les forces de sécurité ne sont-elles pas en alerte ? Ngouabi lâche une phrase dont la portée prémonitoire sera connue cinq jours plus tard. En effet, il déclare devant son auditoire : "Lorsque ton pays est sale et manque de paix durable, tu ne peux lui rendre sa propreté et son unité qu’en le lavant avec ton sang".

     

    Vendredi 18 mars 1977

    Chargé de cours en première année, le professeur Ngouabi commence la journée à la Faculté des Science à l’Université de Brazzaville. De retour à la présidence, il accorde une audience au Président de l’Assemblée nationale, Alphonse Mouissa-Poaty, puis au cardinal Émile Biayenda. A l’heure du dîner, le Président est à table avec sa famille. Céline son épouse, née Mvouka est à terme. Comme il fait chaud, son fils aîné, Marien Ngouabi junior né du premier mariage avec la Française Clotilde Martin, quitte les siens pour échapper à la sieste forcée que lui impose son père. Il descend l’escalier et arrivé au secrétariat, il voit Ontsou et un capitaine armé d’un revolver. Est-ce Kikadidi ou Motando ? Ne le connaissant pas, il ne peut l’affirmer. Deux à trois autres personnes sont assis à côté de l’officier. Il leur demande la raison de leur visite. Dehors, il constate un calme inhabituel à la présidence. Il remarque aussi qu’il y a moins de soldats de garde que d’habitude. L’ado de 14 ans va se mettre sur la balançoire. Quelque temps après, il aperçoit son père en train de se bagarrer avec trois personnes. Le Président demande de l’aide. Ancien élève de l’École des cadets, le jeune homme prend une voiture garée pour se rapprocher puis entend des coups de feu. Arrivée au poste de garde, il crie au secours mais les militaires pourtant sensés protéger le Chef de l’État prennent la fuite devant les assaillants. Il descend de la voiture et se saisit d’une arme et des chargeurs qui s’y trouvent. Ça tire de partout. Il abat une personne qui tente de se relever. Puis, il découvre enfin le corps de son père inanimé et étendu à même le sol. Le Président a la mâchoire cassée, les dents arrachées, les yeux grandement ouverts et baigne dans une flaque de sang. Mortellement touché, il est conduit à l’hôpital militaire dans une Peugeot 504 conduite par Marien junior qui croit que son père a été tué par Ontsou. Un détail troublant dans cette histoire. Le médecin qui examine le cadavre de Ngouabi remarque qu’il a la carotide tranchée et porte des trous dans le dos. Mais le corps et les habits sont propres et ne portent aucune trace de sang. Une autre version affirme que Marien Ngouabi a été assassiné en dehors de la résidence présidentielle, tombé dans un véritable guet-apens. Mais ce 18 mars, lorsque le Président meurt sous les balles de son (ses) assassin(s), le peuple n’est au courant de rien. Mais la triste nouvelle est déjà diffusée par les médias occidentaux.

     

    Dans la nuit de cette date tragique, onze officiers supérieurs de l’armée s’emparent du pouvoir. L’État-Major Spécial Révolutionnaire est dissout. A sa place est créé le Comité Militaire du Parti pour gérer la vacance du pouvoir. Il est conjointement dirigé par le colonel Joachim Yhombi-Opango et le commandant Denis Sassou-Nguesso. Toutes les institutions ainsi que la Constitution de 1973 sont abrogées. Or dans son article 40, elle stipule qu’en cas de vacance du pouvoir, le président de l’Assemblée nationale populaire (à l’époque Alphonse Mouissou-Poaty) assume l’intérim jusqu’à ce que le congrès du parti se réunisse dans les trois mois afin d’élire un nouveau président.

     

    Samedi 19 mars 1977

     

    La junte au pouvoir annonce l’assassinat du président en ces termes : « L’impérialisme aux abois, dans un dernier sursaut, vient, par l’entremise d’un commando-suicide, d’attenter à la vie du dynamique chef de la révolution congolaise, le camarade Marien Ngouabi, qui a trouvé la mort au combat, l’arme à la main, le vendredi 18 mars 1977, à 14h30 ». Le CMP prend ses premières décisions : un deuil national d’un mois est décrété, les frontières sont fermées, les attroupements de plus de cinq personnes sont interdis, le couvre-feu est instauré de 19h à 6h du matin et les obsèques officielles sont fixées au samedi 2 avril. Le CMP désigne en outre le capitaine Barthélémy Kikadidi, exclu de l’armée en 1969, comme étant celui qui a perpétré ce forfait avec ses trois complices dont deux sont tués dans la fusillade, le commanditaire étant Massamba-Débat. Afin d’élucider les circonstances exactes de l’assassinat du chef de l´État, le ministre de la Défense et de la Sécurité Sassou-Nguesso, crée une commission d'enquête pour auditionner les suspects, et une cour martiale qui siège à huis clos  et dont les débats ne sont jamais rendus publics.

     

    Mardi 22 mars 1977

    Dans la nuit du 22 mars, des hommes armés se présentent à l’archevêché où réside le cardinal Émile Biayenda. Celui-ci prévenu d’avance de l’imminence de son assassinat, refuse de sauver sa peau et préfère "mourir pour que le Congo vive". Le commando enlève le prélat devant ses proches, l’embarque dans une Land Rover et prend la Nationale 2. Il est reproché à l’homme de l’Église d’avoir mystiquement neutralisé les pouvoirs occultes de Marien Ngouabi lors de l´audience qu´il lui a accordé trente minutes seulement avant son assassinat. Ce qui a rendu le Président vulnérable aux balles de ses meurtriers. Pour d’autres, il aurait assuré la médiation entre Ngouabi et Massamba-Débat pour le transfert du pouvoir. Arrivé sur les collines d’Itatolo et après un bref interrogatoire, l’archevêque de Brazzaville est abattu. Mais une autre version qui corrobore celle de monseigneur Kombo, affirme qu’une fois arrivé sur la colline qui désormais porte le nom de Montagne du Cardinal, Émile Biayenda est enterré vivant. Voila pourquoi la soutane qu´il a portée est restée immaculée. C’est aussi la raison pour laquelle, il n y a pas marques de violence dans son cadavre. A la morgue, le médecin légiste qui examine et formole le corps du prélat ne voit aucune trace de balle. Il n´a comme lésion qu´une écorchure à la jambe gauche. Selon Thystère Tchicaya, l’assassinat du prélat (un Lari) aurait eu lieu dans la nuit du 18 au 19 mars. Cette proclamation tardive a pout but d’éviter un affrontement tribal sanglant entre les Bakongo et les Kouyou (la tribu de Ngouabi). Les funérailles et l’inhumation du Cardinal ont lieu le 27 mars dans la cathédrale du Sacré-Cœur à Brazzaville.

     

    Vendredi 25 mars 1977

    Quelques jours seulement après l’assassinat du Président Ngouabi, Alphonse Massamba-Débat, ancien chef d’État devenu pasteur est arrêté dans son domicile brazzavillois. Accusé d’être l’instigateur du complot ayant conduit à la mort du commandant Ngouabi, il est emmené de force à l’état-major où il connait de graves sévices corporels. La cour martiale avec sa justice expéditive n’a pas le temps d´attendre les résultats de l’enquête en cours. Elle statue à huis clos sans la comparution physique des accusés et condamne Massamba-Débat à la peine capitale. Sassou signe l’ordre de mission et le remet au peloton. L’ancien président dont les recours en grâce sollicités par ses avocats sont rejetés, est exécuté dans la nuit du 25 mars 1977 dans des circonstances sombres. Son corps n'a jamais été rendu à sa famille et l'emplacement de sa sépulture n'a jamais été révélé. A la conférence nationale, certains témoignages affirment que ses tortionnaires lui ont crevé les yeux avant de le pulvériser par une charge d'obus. D’autres sources prétendent que son corps dépecé en petits morceaux a été jeté aux fauves du parc zoologique de Brazzaville. Une troisième hypothèse dit que Massamba-Débat a été fusillé puis enterré à la sauvette dans une fosse commune au cimetière d’Itatolo. Selon la rumeur, l’acharnement sur sa personne est motivé par le fait que Marien Ngouabi a envisagé de lui restituer le pouvoir. Plusieurs membres de la garde présidentielle (le lieutenant Mboro, le sergent Raphaël Ontsou, les soldats Elouo et Mboro) sont également fusillés pour complicité ou pour negligence. Le lendemain 26 mars, sont exécutés les assassins présumés du Cardinal Biayenda. Condamné à mort pour complicité avec Massamba-Débat, Pascal Lissouba échappe au peloton d’exécution grâce à l’intervention directe du président gabonais Omar Bongo, appuyé dans sa démarche par les scientifiques français et africains. Sa peine est commuée en prison à vie. L’ancien ministre Claude-Ernest Ndalla se voit aussi condamné à perpétuité.

     

    Samedi 2 avril 1977 

    Les funérailles officielles commencent le 31 mars. La dépouille du défunt est placée dans un cercueil en verre exposé dans le hall du palais du peuple. Le 2 avril, à neuf heures, le corps placé cette fois dans un cercueil en marbre est transporté du palais du peuple à l’Hôtel de ville. Un détachement de l’APN rend les honneurs. Le commandant Denis Sassou-Nguesso en larmes lit l’éloge funèbre. Le cercueil est ensuite transporté dans l’enceinte de l’état major où le défunt a habité durant son règne pour y être enterré. Après les adieux de sa mère éplorée, Marien Ngouabi est inhumé en face de sa résidence. 

     

    Mercredi 6 avril 1977

    Les nouveaux dirigeants issus de la junte prennent leurs fonctions. Le colonel Joachim Yhombi-Opango devient président du CMP, Chef de l’État et président du Conseil des ministres. Au commandant Denis Sassou-Nguesso revient les fonctions de premier vice-président chargé de la coordination des activités du parti et de ministre de la Défense. Le commandant Louis-Sylvain Goma est bombardé deuxième vice-président, Premier ministre et ministre du Plan.


    La cour révolutionnaire d’exception (3 janvier – 6 février 1978)

    En 1978 est instituée une Cour révolutionnaire d’exception par le CMP afin de juger les assassins de Marien Ngouabi. Cette juridiction organise un second procès dans la salle d’audiences de la Cour criminelle du Palais de Justice à Brazzaville. Elle est présidée par Charles Assemekang, le président de la Cour Suprême. Un parent de Ngouabi, maître Jacques Okoko, est le Commissaire du Gouvernement (procureur). Le procès s’ouvre le 3 janvier pour juger 42 accusés. Le 6 février, le verdict tombe. Dix condamnations à mort sont prononcées contre des membres de l’entourage de Massamba-Débat, des travaux forcés à perpétuité, des peines de prison avec sursis et des acquittements. La grâce présidentielle est refusée aux condamnés à la peine capitale. La sentence est exécutée le mardi 7 février. Au petit matin, dix ressortissants du Pool sont passés par les armes. André Hombessa et le capitaine Barthélémy Kikadidi sont eux jugés par défaut puis condamnés à mort par contumace. Cinq semaines plus tard, l’ex-officier en fuite depuis le 18 mars 1977, est retrouvé par l’armée le 13 février 1978 à 3h30 dans sa planque à Makélékelé. Il est aussitôt abattu.

    Immortalisation de Marien Ngouabi

    Quelque temps seulement après son assassinat, le camarade président est l’objet d’un culte étatique posthume sans précédent. Le slogan "Gloire immortelle au président Marien Ngouabi, fondateur du PCT" est affiché dans tout le pays. Il est aussi prononcé dans tous les discours officiels. Des messages en son honneur sont relayés à la radio et la télévision ou par Etumba et Mweti, les deux journaux du PCT. Le 24 avril 1977, l’université de Brazzaville devient Université Marien Ngouabi. Le 31 juillet 1977, date de sa prise de pouvoir, est ouvert son musée. Le 18 mars 1978, la date de l’assassinat du camarade Marien est décrétée "Journée du sacrifice suprême" suivant une décision prise le 2 mars 1978. Les membres du CMP trouvent une certaine légitimité en se réclamant de lui. Un monument est même érigé en l’honneur du héros de la révolution.

     

    Qui a assassiné Marien Ngouabi ?

    Cette question est jusqu’à présent restée pendue sur les lèvres des Congolais.  L’assassinat de Marien Ngouabi reste une énigme. Même la commission des assassinats créée lors de la Conférence nationale n’a pu donner ni le nom du tueur ni celui du commanditaire. Beaucoup pensent que le fondateur du PCT et de la République Populaire du Congo a été victime d’un complot ourdi par ses propres frères d’armes. Le meurtrier est donc à chercher parmi les membres du CMP. La hâte avec laquelle les condamnations à mort étaient exécutées montre à suffisance que la junte voulait vite en finir avec cette patate chaude entre les mains. Selon la rumeur toujours persistante, les simulacres de procès dont le verdict était connu d’avance, ont envoyé des innocentes personnes dans la mort. En outre, l’ex-première dame Céline Ngouabi est cloitrée dans un silence hermétique. Depuis la mort de son mari, elle n’a fait aucune déclaration, aucun témoignage sur ce drame qui l’a rendue veuve. Ce mutisme entretenu pendant près quarante ans étonne, entretien le mystère et nourrit les rumeurs les plus folles.

     

    Samuel Malonga


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    Pâques et la fraude électorale

    Un portrait de Pontius Pilatus(Ponce Polate) réalisé au XVIe siècle

     

    Chers mbokatiers,

     

    Si on vous demandait s’il y avait une association quelconque entre Pâques et la fraude électorale, je suis sûr que vous seriez totalement perdus. Ce vendredi saint, j’ai suivi un film sur une chaine brésilienne. Selon ce film, quand Pontius Pilatus a annoncé aux chefs religieux juifs qu’il avait décidé de proposer à la population qui de Jésus de Nazareth ou Barabbas serait le criminel à libérer, comme les romains faisaient chaque année à l’occasion de la Pâque (c'est-à-dire la commémoration de la sortie d’Egypte), les chefs religieux se sont vite organisés pour corrompre une bonne partie de la population pour qu’elle vote pour Barabbas.

     

    Ce n’est pas que Barabbas ne le méritait pas. Il était le véritable révolutionnaire, chef de la bande de terroristes qui poignardait les centurions romains dans des embuscades et punissait de mort les collaborateurs juifs qui aidaient Rome à prélever les impôts parmi la population, sans pitié. Mais, les chefs religieux juifs ont même utilisé les 30 pièces de monnaie que Judas avait restituées. C'est-à-dire, il fallait mobiliser tous les fonds au profit de la fraude électorale, puisqu’il ne fallait pas prendre le risque que tous ces gens qui avaient été guéris par Jésus votent pour lui.

     

    Donc, beaucoup de gens qui avaient crié hosannah l’autre jour pendant l’entrée triomphale de Jésus dans Jérusalem sur une limousine (c'est-à-dire un âne) finirent par recevoir de l’argent pendant la campagne électorale qui s’ensuivit et sont passés dans l’opposition.

     

    Joyeuses Pâques !!!

     

    Pedro

     


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    Hommage à papa Ngoma, des éditions « Super Contact » .

    Durant l’époque coloniale, la musique congolaise a eu comme principaux producteurs et mécènes : les expatriés Juifs, Grecs, Oeust-africains, et quelques rares maisons locales. Après l’indépendance, particulièrement entre les années ’60 et ’70, la production de la musique congolaise a été assumée par les éditeurs congolais et résidents africains au Congo Kinshasa et Brazzaville dont les noms se trouvent dans nos articles antérieurs sur mbokamosika.

    Parmi ces producteurs, nous pouvons citer  papa Ngoma, propriétaire d’un somptueux bar dancing, d’une alimentation, et surtout des éditions musicales « Super Contact » à Matete, avec un grand rayonnement national,voire africain.

    Pour l’immortaliser, nous n’avons retrouvé ni sa photo, ni celle de son complexe, dans lequel était installées les éditions « Super-Contact ». Néanmoins, nous avons déniché une chanson et une pochette lui rendant hommage. Il s’agit d’une œuvre de Céli Bitshou  intitulée :"Tembe na Temba ya nini ?". éditée par les éditions Ngoma en 1978.

     

     

     

     

    Messager


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    Encore un titre Merengue, signé Dr Nico.

     

    Référence : http://www.mbokamosika.com/2014/11/mwenze-finalise-l-identification-des-merengue-du-dr-nico.html

     

    En novembre 2014, après avoir consulté les spécialistes de l’African-Fiesta, en l’occurrence Mr Ignace Mukendi et Mwenze, nous avions recensé cinq titres Merengue, réalisés par Dr Nico Kasanda, de l’African-Jazz à l’Afican-Fiesta. Toutefois, le premier cité (Ignace Mukendi) nous avait prévenus qu’il était difficile de dénombrer avec exactitude les titres Merengue produits par Dr Nico. Selon lui, Nico en improvisait fréquemment au gré de son inspiration.

    Ceci vient d’être confirmé aujourd’hui par une trouvaille parmi les chansons offertes en 2012 à notre site par princesse Kiku, d’un sixième titre Merengue intitulé : « Merengue-Nico ».

    Comme vous pouvez le remarquer, la pochette de ce 45T est produit par la maison Ngoma. Au regard d’autres pochettes en notre possession, que nous ne tarderons pas à publier, il ressort que la maison Ngoma a survécu jusqu’aux débuts des années ’70. Pedro verra que cette chanson réalisée pourtant au sein de l'African-Fiesta  porte un autre label que Vita.

     

     

    Messager


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    Les statistiques du mois de mars 2016.

    Les circonstances ne nous avaient pas permis de vous présenter les statistiques du mois de février. Voici en ce 1er avril  celles du mois de mars 2016 telles qu’elles nous ont été communiquées par l’administration d’Overblog.

    En publiant les statistiques mensuelles, nous permettons au public d’avoir un aperçu chiffré de la fréquentation de plus en plus accrue de notre site par ses lecteurs. Une évolution qui ne peut que réconforter les quelques donateurs qui font profiter à des millions de personnes, de rares documents sur notre patrimoine.

     

    LES STATISTIQUES

     

    Durant le mois de mars 2016

    Visiteurs : 24.670

    Pages lues: 49.995

    Pages lues par visiteur : 2.03

     

    Depuis la création du site 

    Visiteurs : 1.464.765

    Pages lues : 5.056.572

    Pages lues par visiteur : 3.45

     

    Les pages les plus consultées durant le mois de mars :

     

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    « Ekalago », interprétée par Les Maquisards.

    En consultant notre site, chaque lecteur espère y découvrir fréquemment du nouveau sur le patrimoine. Ce 1er samedi du mois d’avril, nous dédions à tous les mbokatiers une œuvre camerounaise intitulée : « Ekalago » interprétée au début des années ’70 par les Grands Maquisards. Mais la pochette de la maison Ngoma qui l’avait éditée ne mentionne que le nom « Les maquisards ».

    Comme on peut le remarquer, ce vol.8  de « Toute l’Afrique danse » comprend 9 titres des Maquisards dont les titres sont clairement affichés, et reproduit leur photo d’ensemble. Une exception dans la tradition de la musique congolaise qui a toujours mis en vedette les leaders des formations musicales. Sur les neuf titres, nous n’en disposons que deux : « Zebola « , et "Ekalago ", diffusé aujourd’hui. Les autres titres font partie des œuvres à rechercher.

     

    Étant donné que nous n’avons reconnu que Ntesa Dalienst et Kiesse Diambu sur la photo, nous invitons les mbokatiers à nous aider à identifier les autres musiciens présents sur la photo.

    Bon week-end à tous.

     

    Messager


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    Une chercheuse veut contacter les 1ères diplômées de Lovanium.

    Bâtiment administratif de Lovanium

     

    Bonjour, 

    J'ai entrepris une recherche dont l'objet est la femme africaine qualifiée. Ceci m'a amenée à découvrir l'université de Kinshssa crée depuis les années 50.
    Je cherche vivement à entrer en contact avec les premières diplômées de cette université, ayant fini leurs études vers le tout début des années 60.
    Pourriez-vous me donner des noms?

    Je vous remercie par avance de votre retour.

    Cordialement,


    Madeleine ABA

     


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    À la recherche d’un éditeur pour un manuscrit en Ciluba.

     

    J'ai un manuscrit intitulé  "TULONGAYI CILUBA,Mukanda wa Balongi" Il aborde des situations de la vie de tous les jours.Par exemple "Kuebeja Njila, Mu Cisalu,Ku nzubu wa madia,Ku nzubu wa manga, Ku Banka,Kwela nshinga......"Ce sont des dialogues accompagnés d'exercices interactifs dans lesquels les locuteurs emploient du vocabulaire en ciluba moderne et employé dans la vie de tous les jours.Ce manuscrit est accompagné d'un "Mukanda wa balongeshi" qui contient des réponses à certains exercices de "TULONGAYI  CIluba, Mukanda wa Balongi".

    Pouvez-vous m'aider à trouver une maison d'édition qui peut m'aider à publier ce manuscrit comme manuel d'étude du Ciluba? Il est souhaitable que les dialogues soient enregistrés sur CD-ROMs .Si ce manuscrit est publié comme manuel scolaire,il sera très utile pour les Congolais qui cherchent à retrouver leurs racines et peut être proposé dans les  écoles de la RDC (secondaires) et même dans les sections de la Faculté de philologie africaine des université congolaises pour la formation des maîtres.


    Bien à vous.

    Professeur Christophe KAMBAJI
    Avenue du Derby,7
    Boîte 6
    1050 Bruxelles
    GSM:0498839940

    Email:christophekambaji@outlook.com

     

    Nous invitons ceux ou celles qui pourraient aider le professeur Christophe Kambaji à réaliser son projet à le contacter directement à travers son adresse ci-dessus.

     


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    Les clochards de la République

    Le sport congolais a beaucoup marqué le continent africain par ses victoires. En témoigne la derrière victoire des Léopards locaux au CHAN au Rwanda. Nul ne peut le prévoir. Mais au vu de ce qui se passe après avoir pris la retraite sportive, il y a lieu de se demander ce que deviendront ces champions lorsqu’ils raccrocheront et qu’ils deviendront des Congolais ordinaires ? Les intéressés se préparent-ils à cette évidence ou grisés par leur succès actuel, ils ne songent pas à la vie du lendemain. Car les anciens sportifs congolais sont devenus aujourd’hui des véritables souffre-douleurs. Le sport amateur est une corporation qui fabrique sans cesse des laissés pour compte de demain. La quasi-totalité des sportifs au Congo sont logés dans la même enseigne.

     

    Les Léopards, champions d’Afrique 1968 et 1974

    Il y a 40 ans, ils avaient été jeunes, pétillant de santé et avaient joué dans la cours des grands. Leurs noms avaient tellement terrorisé leurs adversaires qu’ils étaient pour beaucoup de jeunes des exemples à suivre, des modèles voire des héros. Dans les années 1967-1974, les Léopards avaient été les meilleurs ambassadeurs du Congo. Leur talent avait émerveillé plus d´un. Aujourd’hui ces seniors sans repère sont devenus les clochards de la République. Et pourtant, c’est la patrie qui les avait roulés dans la farine en les privant de leurs primes lors de la Coupe du monde allemand en 1974 et en émettant des lois qui les privèrent d’une possible carrière professionnelle en Europe. Revendiquer leur droit fut un véritable parcours du combattant. Les anciens Léopards champions d’Afrique réclamèrent réparation. Pour ce faire, ils avaient erré de ministère en ministère pour revendiquer leur droit. Une prime mensuelle 500 dollars américains leur avait été promise en 2011 par Adolphe Muzito alors Premier ministre. Le groupe n’avait pu entrer en possession de cet argent que quatre fois: octobre et novembre 2011 ensuite mai et juin 2013. En décembre 2013, les anciens Léopards avaient fait un sit-in devant le cabinet de Daniel Mukoko Samba alors vice-premier ministre et ministre du Budget pour réclamer leurs arriérés. Sans résultat. Et pourtant, leur double victoire à la CAN en 1968 puis en 1974, enfin leur qualification à la Coupe du monde la même année sont les seules vraies références de notre football. Pour corriger cette injustice, la fédération prit la ferme résolution de résoudre le problème afin de rendre un peu d’honneur et de dignité à ces valeureux anciens Léopards. Une prime mensuelle de 200 dollars leur sera allouée. La Fécofa a sûrement un trésor de guerre car elle reçoit annuellement de l’argent de la FIFA dans le cadre de son soutien aux fédérations des pays du tires-monde. Reste maintenant à savoir pendant combien de temps Omari, l’inamovible président de la Fécofa, tiendra sa promesse.

     

     

    César Sinda

    Qui se souvient encore de César Sinda, le tigre de la boxe congolaise ? Qui se rappelle encore de ses exploits et de son punch? Très loin est l’époque où il dansait sur le ring et terrassait ses adversaires. Loin est l’époque où Tigre, fierté de Matete, de Kinshasa et du Congo faisait la une des journaux à grand tirage. Il se promènerait aujourd’hui dans les rues de la capitale, personne ne le reconnaîtrait, à part peut-être les anciens Matétois. La presse qui l’adulait l’a littéralement oublié. Pourtant, son unique médaille d’or lors des championnats d’Afrique de boxe à Lusaka en 1968 (et non 1967 comme initialement mentionné) a permis à la RDC de participer pour la première fois aux JO. C’était à Mexico en 1968. Le Tigre qui a pris de l’âge continue, parait-il, à vivre dans la parcelle familiale à Matete. Il est à la fois devenu méconnu et méconnaissable. Le félin ne sait plus comment bondir. Combien a-t-il reçu lors de sa médaille d’or à Lusaka ou lors de sa participation aux JO de Mexico ? A le voir aujourd’hui, on ne saurait manquer de dire que Tigre n’a pas vraiment profité de son éphémère carrière professionnelle aux États-Unis.

     

    Kele-Kele Lituka

    Il vit à Kisangani dans le dénuement le plus total. Kele-Kele est devenu paraplégique. Seul son nom fait qu’il existe encore dans les récits de ceux qui l’ont vu à l’œuvre.  Lui qui avait été le premier à donner un titre de champion du monde au pays fut victime de la fédération. C’est elle qui avait empoché ses primes. Dans un journal, il déclara : "Je ne connaissais rien de la valeur de mes titres", regrette aujourd'hui Pierre Kele-Kele, le regard tourné vers le passé, lorsqu’on lui demande ce qu’il a fait de sa fortune. Durant son séjour allemand, il déclare n’avoir reçu en mains propres des organisateurs que 110 marks (environ 87 euros). "On me disait que l’argent de mes titres était viré au compte de la fédération zaïroise de lutte", affirme l’ancien champion.

     

    Edingwe, Mangamba et les autres sportifs inconnus

    La liste des anciennes gloires du sport congolais ressasse aujourd’hui les noms des hommes et des femmes vieillissants dont le quotidien reflète l’état de la nation. De Mangamba à Edingwe, la longue litanie des noms ne s’arrête pas là. Moto na Ngenge s’est beaucoup plaint de sa situation dans de différentes chaines de télé à Kinshasa. Beaucoup d’anciens sportifs toutes disciplines confondues vivent dans la précarité. Ceux qui hier avaient fait vibrer nos cœurs par leurs exploits et qui ont porté haut l’étendard du sport national nous font aujourd’hui pleurer par leur triste sort, tant à Kinshasa que dans les provinces. Comment le sport amateur, cet incontestable pourvoyeur des sportifs au Congo, peut-il entrevoir l’avenir de la corporation ? Dans tous les cas, il doit évoluer, se restructurer en attendant l’avènement du professionnalisme qui titube encore. Il ne peut pas seulement se limiter à faire du loisir. La véritable révolution serait qu’il arrive à nourrir le sportif pendant sa retraite.

     

    Samuel Malonga


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    Jaynet Kyungu Kabila, parmi les responsables africains impliqués dans « Panama Papers ».

    Jaynet Dérirée Kyungu Kabila

     

    Référence :                     http://www.jeuneafrique.com/315420/politique/panama-papers-responsables-africains-cites-scandale-paradis-fiscaux/

                                              http://www.rfi.fr/afrique/20160404-panama-papers-evasion-fiscale-responsables-africains

     

     

    La publication depuis le dimanche 3 avril des résultats de l’enquête du consortium de journalistes internationaux  sur « Panama Papers » vient de révéler qu’en plus des sportifs, célébrités, hommes d’affaires, 140  responsables politiques issus de plus de 200 pays détiennent des sociétés offshore au Panama.

    Plusieurs proches des dirigeants africains sont concernés. La RDC particulièrement y est impliquée à travers Jaynet Désirée Kyungu Kabila, sœur du président Joseph Kabila.

    Les détails de cette enquête se trouvent dans les  dépêches de RFI et Jeune Afrique ci-dessous.

    Mbokamosika

     


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    Le palmarès des chansons ayant généré des orchestres en RDC.

    La coupure du journal Elima ci-haut annonce la tournée de l’orchestre « Makfe » de Mavatiku Michelino à travers les zones de Kinshasa en 1979. « Makfe » nous rappelle le titre d’une chanson à succès composée par Mavatiku au sein de l’Afrisa au début des années ‘70.  Après l’Afrisa , Mavatiku avait évolué dans l’OK-Jazz où il avait signé d’autres  œuvres. Avant l’Afrisa, c’est-à-dire au début de sa carrière,  Mavatiku avait réalisé de très belles chansons avec  Le Festival des Maquisards vers 1969 (Yambi chérie, Egale M-T, Nganda Renkin, Assana ,etc, etc) . Mais lorsqu’il s’est émancipé de l’OK-Jazz en 1979, il a décidé de monter sa propre formation à laquelle il a donné le nom de ce qui est supposé être la meilleure chanson de sa carrière « Makfe ».

    .

    À travers Makfe, l’occasion nous a été donnée de revenir sur les origines des noms de certains orchestres. Comment sont-ils nés en général ? En effet, en dehors de quelques noms originaux des orchestres nés durant les années ’50 et début ‘60 qui se terminaient par Jazz, Band, ou Succès (African-Jazz, OK-Jazz, Cercul-Jazz, Negro-Band, Conga-Succès, Négro-Succès…… et Les Bantous ) , la plupart de dénominations des formations nées après 1960 dérivent des titres des chansons à succès.  

    Des exemples sont légions à cet égard, mais nous nous limiterons aux chansons sorties durant les années ’60 et ’70 et qui ont généré des formations musicales.

     

    Dans le répertoire de l’African-Jazz, on retrouve une chanson intitulée : « Fiesta African-Jazz » réalisée lorsque l’African-Jazz était encore au complet avec Kallé, Nico, Rochereau, Déchaud, Roger, Willy… Lorsque tous les musiciens de l’African-Jazz désertent l’orchestre en 1963, laissant Kallé seul, ils vont recourir au titre de cette vieille chanson exécutée dans l’African-Jazz  pour baptiser la nouvelle formation musicale : « African-Fiesta ».

     

     

    En dehors des chansons ayant généré des orchestres, il existe aussi des cris ayant généré des orchestres comme :Sosoliso,  Etumba na Ngwaka, Isifi, Viva la musica, Somo-Somo, Makoso,… qui pourraient faire l’objet d’un sujet ultérieurement.

    En ce qui concerne le palmarès susmentionné, notons qu'il n'est pas exhaustif. Il peut être enrichi par d'autres personnes, comme de coutume sur notre site.

     

    Messager


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