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Cet espace se veut un lieu de rencontres et d'échanges entre ressortissants de l'Afrique Centrale et Australe . Tout étranger connaissant ou voulant faire connaissance de cette partie de l'Afrique est le bienvenu. Nous y aborderons des sujets culturels en français, portugais, ou en lingala, selon les interlocuteurs . Notre devise:réduire la distance qui nous sépare du continent, par l'entretien de la mémoire collective, en recourant à notre musique dans toute sa diversité

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    ADIEU AUBERT MUKENDI KIZITO, LUFU KA DIESE.

     

    Mukendi Kanyeba et les petits enfants Mukendi

      

    Un sage qui s'en va, c'est une bibliothèque qui brûle, dit-on...ce 26 mars 2016, Aubert Mukendi Ntite Kizito s'en est allé aux Pays de nos Ancêtres. Quel hommage, vous rendre, Grand Homme...?

     

    Il me souviendra toujours que vous étiez un homme dans tous les sens du terme...un des derniers spécimen d'une génération sérieusement en voie de disparition en RD Congo.

     

    Que dire ? Il me souviendra toujours que vous m'aviez parlé de votre accrochage sérieux avec Joseph-Désiré Mobutu en ces années 1963, alors que vous étiez Directeur de Air Congo, compagnie dont vous étiez à la base de la fondation...L'homme, intègre et honnête que vous étiez, s'opposera vivement à Victor Nendaka, mis par le Groupe de Binza dans le conseil d'administration de Air Congo, et qui détournait les fonds. La compromission n'a jamais été de vos gènes...

     

    Aubert  Mukendi Kizito et Josephine Schiltz

    Que dire ? Il me souviendra toujours que vous m'aviez dit, alors professeur à Lovanium, que suite aux mouvements estudiantins des années 1969, le régime vous soupçonnant d'en être un des instigateurs, vous partîtes, via Brazzaville, en exil en Europe. Vous avez alors publié « Enterrons les Zombies ». Livre dans lequel vous compariez Mobutu à Duvalier père de Haïti...première dénonciation de Mobutu en tant que dictateur. En ces années 1970, le président Mobutu vint en visite officielle en Grèce. Un de vos frères et ami accompagnait le président Mobutu lors de cette visite. Il était « tout puissant ministre d'Etat » selon vos termes. Il vous invita en Grèce. Le but était que vous demandiez pardon à Mobutu pour avoir écrit « Enterrons les Zombies ». Chose que vous aviez repoussée. La compromission n'a jamais été de vos gènes...

     

    Que dire ? Il me souviendra toujours que vous m'aviez dit, que de retour au pays, après ce long exil, vous auriez dû choisir de « chanter et danser pour honorer le Guide » et avoir un strapontin au Comité Central du MPR, parti état...Au contraire, avec vos compatriotes des Kasaï, du Bas-Zaïre, de l'Equateur, de Bandundu, du Kivu et du Katanga, vous avez créé l'UDPS...S'ensuivit une longue période d'arrestation et de tortures en tout genre. Vous avez assumé stoïquement cette croix. La compromission n'a jamais été de vos gènes...

     

    Anne Cécile Mukendi...la perte d'un père si cher

    Que dire ? Il me souviendra toujours que vous m'aviez dit, que Laurent Désiré Kabila était votre ami et nationaliste. Vous l'avez rejoint pour mettre fin à la dictature de Mobutu. Vous fûtes son premier Directeur de Cabinet authentiquement nationaliste. Les luttes de pouvoir autour de Mzee Laurent Désiré Kabila dévieront ce dernier de la ligne purement nationaliste que vous avez toujours défendue. Certains se rappellerons votre passage à la télévision nationale pour répondre à Gaëtan Kakudji qui installait l'AFDL dans le fauteuil d'un parti Etat...vous aviez déclaré alors que l'AFDL ne sera pas le seul parti au Congo. La démocratie ne saurait reculer après tant d'années de sacrifices. Votre vision gênait beaucoup de vautours autour de Mzee Laurent Désiré Kabila. On a tenté de vous empoisonner...suite à cet acte, vous avez expliqué au président Laurent Désiré Kabila votre décision de vous retirer. Vous auriez pû vous accrocher aux ors du pouvoir et à l'aisance matérielle facile... La compromission n'a jamais été de vos gènes...

     

    Aujourd'hui, vous êtes parti...parti rejoindre les Grands Hommes du Congo qui vous ont précédé.

     

    Un nationaliste dans toute la dimension

    Vous avez toujours dit qu'il faut, aux Congolaises et aux Congolais, et quelqu'en soit le prix, se réapproprier le pays de leurs ancêtres, la RD Congo...puisse ce vœu être exaucé, afin que vous ayez le repos dans le Royaume Céleste de nos Ancêtres.

     

    Mukendi, Ntita wa bakua Kalonji, wa ba Evariste Lufuluabo Lobo Kalonda, bu kuetu, ba kudila ne ngoma ne biondo, ne nshiba ne madimba. Kueba ku muela ka kuena mashi, mulum'a niama...(intraduisible en français).

     

    RD Congo, un si long fleuve de larmes et de sang.

     

    Claude Kangudie.

     

    Article d’archive : http://www.mbokamosika.com/article-l-interview-de-l-ancien-commissaire-general-aubert-mukendi-52156014.html


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    Le tandem Toussaint Lyondholi & Michelino Mavatiku Visi (T.L & MMV)

    Le tandem Toussaint Lyondholi & Michelino Mavatiku Visi

     

    Quelques jours seulement après la publication par notre site d’un article sur le palmarès des chansons ayant engendré des orchestres en RDC, et qui évoquait dans son préambule la tournée qu’avait effectuée en 1979 à travers la ville de Kinshasa l’orchestre Mak’Fe de Michelino Mavatiku, nous venons de recevoir, en guise de réaction évidemment, un communiqué de presse du tendem Toussaint Lyondholi et Michelino Mavatiku Visi.

    En effet, ces deux artistes qui firent partie de Mak’Fe, nous apprennent qu’ils sont toujours actifs et qu’ils viennent de lancer sur le marché de la chanson : Un EP intitulé « Crois-moi » par Toussaint Lyndholi ; et  l’Album (une réédition) « Lebo-Super HP » sorti en 1985 sous format vinyle 33T par Michelino Mavatiku Visi. 

    Nous leur souhaitons une très longue carrière et plein succès.

    MSG

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    Communiqué de presse

     

    La performance à l'état pur ! La meilleure rumba congolaise

     

    T O U S S A I N T   L Y O N D H O L I - EPCrois-Moi“ 

    Le chanteur--compositeur congolais sang chaud, Toussaint Lyondholi, travaille depuis sa plus tendre enfant sur presque tous les continents du monde et aux côtés d'artistes de renom comme les Yondo Sisters, Kenichi Tamura ou Michelino Mavatiku Visi, avant de sortir son premier EP à l'âge de 57 ans. Le résultat est un petit chef d'œuvre: les mélodies et les textes de "Crois--moi" sont à la fois rythmés, mélodieux, amoureux, rêveurs et charmants; ils ne vont pas seulement séduire les amateurs de rumba congolaise.

     

    "Parfois, on a simplement besoin d'un peu plus de temps", dit Toussaint avec un sourire sagace, "avant d'oser faire ses propres choses". Je me suis donné autant de temps volontairement: quelqu'un qui a autant voyagé, qui a travaillé avec autant De  musiciennes et de musiciens du monde entier, court le Risque de copier  Inconsciemment, bien sûr. Je me devais d'atteindre tout d'abord la maturité nécessaire pour ME distancer et créer MA musique avant de me sentir prêt à sortir mes quatre chansons sur un EP. 

     

     Le CV de Toussaint se lit comme le who is who de la scène musicale congolaise – il a participé à ces divers groupes et projets en tant que chanteur, compositeur, parolier et interprète : des  tournées communes avec YONDO SISTER, participation dans les orchestres SEKE--‐SEKE, MOSAKA FUNA, LOS-NICK LOS, SUSPECT-NAYA BOUGER et, dans l'orchestre MAKFE, au projet  de Michelino Mavatiku Visi, avec lequel il est ami depuis longtemps et qui a participé à "Crois--‐moi" en tant que co- arrangeur et guitariste. Cependant, Toussaint ne s'est pas fait seulement un nom dans son pays d'origine. De nombreuses tournées l'ont amené dans presque tous les endroits du globe. Aujourd'hui encore, il continue d'échanger, de collaborer  et de côtoyer des musiciens venus d'Espagne, d'Italie, de Suisse, d'Allemagne, des USA et même du Japon. "Je veux mélanger l'Afrique au monde entier". Dans "Crois--‐moi", Toussaint met savamment en pratique son principe de vie :

    l'authenticité congolaise qui intègre avec magie les éléments les plus divers de la création musicale  internationale. Il n'est donc pas étonnant que les personnes étrangères à ce style musical se sentent quand même chez eux. Crois-moi!

     

    site web de TOUSSAINT LYONDHOLI

    Abonnez vous au NEWSLETTER de Toussaint Londholi 

     

    MICHELINO MAVATIKU VISI – album "Lebo-Super HP" 

        

    ​​  "L'artiste musicien Michelino Mavatiku Visi  vient de rééditer , sous forme d'un CD, son album intitulé "Lebo-super HP" (Horse Power) sorti en 1985 format vinyle 33 T. Une œuvre  de très haute facture artistique qui contient 4 titres : "Lebo", "Baby Amen", "Esala rien" et " Niama Nzoku". Sa particularité tient du fait que l'auteur, connu pour ses talents de guitariste, devient chanteur. Il s'est confié à Lepotentielonline.com. " lire la suite Robert Kongo, journaliste  

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    Le shop 

    click --> EP -CROIS-MOI- mp3

    click --> l'album - Lebo Super HP 

     

     


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    La condamnation d’Aubert Mukendi en décembre 1970.

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    Aubert Mukendi Kizito nous a quittés il y a quelques semaines. Claude Kangudie, auquel il avait accordé en 2013 une interview enrichissante, lui a dernièrement rendu un vibrant hommage à travers son article d’adieu, encore visible à la une de mbokamosika.

    Hier en fouillant dans nos archives, nous sommes tombés sur un bout de coupure d’article  du journal Le Progrès du 21 décembre 1970, annonçant la condamnation d’Aubert Mukendi par la 17e Chambre correctionnelle de Paris à trois amendes pour offense envers MM Joseph Mobutu, et Victor Nendaka à travers son livre « Enterrons les Zombis ».

    Cette condamnation prouve que M. Aubert Mukendi fit partie des rares intellectuels congolais qui osèrent braver Mobutu au moment où il fut cajolé par tout l’occident et lorsque tous les livres le critiquant (Mobutu) se vendaient sous le manteau et étaient strictement prohibés au Congo.

    Nous attendons de ceux qui avaient eu l’occasion de lire le livre (Enterrons les Zombis) de nous en envoyer quelques extraits pour publication sur notre site, dans le cadre du travail de mémoire.

     

    Messager

     

     

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  • 04/13/16--03:47: Une chanson dans la tête
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    Une chanson dans la tête

     

    Cher Messager,

     

    J’ai cette chanson dans la tête. Je n’en connais ni le titre ni le compositeur, donc je ne sais pas si nous l’avons déjà sur le blog. Si nous l’avons, nous pourrons reconstruire le texte plus facilement. Si nous ne l’avons pas, essayons de reconstruire le texte à partir des bribes de notre mémoire, comme je viens de le faire. Les mbokatiers qui reconnaissent cette chanson peuvent corriger le texte ci-dessous :

     

    Lutala mono

    Nzolele kwenda yobila

    Nitu ame nitu ame yavelela

    Lwaka kuna maza

    Nsuki za ntu zatelamene

     

    Diallo ooo Diallo aaa

    Mwana-nkento

     

    Kitoko ooo kitoko kisakidi

    Yambula twamokena diambu diambote e

     

    Ee eeee kwela ikwela o

    Ee eeee kwela ikwela o

    Kwela ikwela mama ooo

    Kwela ikwela mama ooo

    Nakobala monoko a mboka ooo

    Nakobala mwasi ya ndumba ooo

    Kwela ikwela mama ooo

    Kwela ikwela mama ooo

    Sompa isompa mama ooo

    Kwela ikwela chérie ooo

     

    Voici ce que j’appelle une chanson d’inspiration. Comment est-ce que le compositeur décide qu’il y aura deux vers en lingala au milieu d’une chanson essentiellement en kikongo ? C’est ce qu’on appelle code-switching. ‘Nakobala monoko a mboka’ et ‘nakobala mwasi ya ndumba’ ne sonnent bien qu’en lingala.

    Je crois me rappeler maintenant qu'il y a aussi, quelque part dans le refrain, un vers qui dit "Dansa idansa mama ooo". C'est ce que certains appeleraient non pas code-switching, mas code-mixing - le verbe français "danser" dans un environnement syntactique bantu.

     

    Pedro

     

    J’ai une idée sur la chanson, mais j’en ai aussi oublié le titre et le compositeur. Je suis persuadé que les mbokatiers ne tarderont pas à l’identifier, avant de la diffuser, au cas où elle serait dans notre discothèque.

     

    Messager

     


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    Enterrons les zombies, par Hubert Mukendi

    Référence:http://www.mbokamosika.com/2016/04/la-condamnation-d-aubert-mukendi-en-decembre-1970.html

     

    Aubert Mukendi compte plusieurs livres à son actif. Mais "Enterrons les zombies", publié au début de son exil parisien a troublé pendant longtemps le sommeil de ceux qu’il appelle les « binza-boys ». L’auteur lui-même a connu des soucis lorsque le livre est censuré à Paris. Sur plainte de Mobutu, Bomboko et Nendaka, il est déféré devant la 14ème chambre correctionnelle de Paris, celle des écrivains. Il risquait l'expulsion vers le Congo où l'attendait un "transfert urgent et discret" vers le paradis de nos ancêtres, selon ses propres termes. Aubert Mukendi Kizito fut condamné à un franc de dommages et intérêts dans le procès du Président de la République, mais relaxé dans les deux autres. L’extrait ci-dessous fait suite à une fable que sa mère lui avait contée en juin 1948. De cette histoire animale qu’il a partagée à la prison de Ndolo avec un codétenu  prénommé Jacques, ressort des similitudes frappantes avec les agissements de certains membres du groupe de Binza assoiffés du pouvoir et accrochés à ses honneurs et privilèges. La conversation nourrie entre Aubert et Jacques est en rapport avec la situation du pays. Car l’auteur l’affirme lui-même : « Enterrons les Zombies » ne se veut pas comme une œuvre littéraire, dont d’ailleurs il est éloigné et par la forme et par le style, ni comme un exposé pédant d’une quelconque théorie parachevée… « Enterrons les Zombies » est essentiellement et se veut essentiellement comme un essai d’analyse politique qui tend à montrer d’une part ce qui ne va pas, le faire sentir plutôt que le démontrer, et d’autre part montrer l’identité fondamentale existant entre toutes les tendances non inféodées au groupe de Binza et qui devront donc s’harmoniser pour faire éclore le règne de l’Harmonie. C’est en fait un document de travail et comme tel une base possible de discussion et d’entente entre toutes les tendances nationalistes malgré leurs nuances.»

     

    Samuel Malonga


     

    Le régionalisme

    « Dans le cas du Congo, l’équilibre interne ne pourra être atteint que lorsque les dynamiques selon lesquelles les différentes tribus congolaises ont évolué, seront infléchies dans le sens de la dynamique générale du développement du pays, en d’autres termes, lorsque la force que représente le tribalisme, sera correctement mise au service de la nation.  »


    -  Jacques : Moi, je ne crois pas qu’il faille chercher midi à quatorze heures, la fable est en elle même très claire, elle ne demande qu’une substitution de noms pour être dévoilée avec précision.


    Ainsi parlait Jacques, un prisonnier comme nous, modeste agent de l’administration de son état. Jacques avait été dans l’Est au moment de la rébellion, comme administrateur de territoire. Lorsque vint la rébellion, il ne put s’enfuir à temps pour rejoindre Kinshasa surtout avec une femme et quatre enfants. Aussi resta-t-il en poste pendant tout ce temps. Ses relations avec la population étant excellentes, celle-ci s’arrangea pour lui assurer protection et approvisionnement d’autant plus facilement que sa région n’étant pas au centre de la tourmente, personne ne songeait à venir lui chercher misère. Cela dura aussi longtemps que la rébellion, mais lorsque arrivèrent les premières troupes congolaises, Jacques eut à regretter de n’être pas mort. Il fut arrêté sous l’inculpation de collaboration avec la rébellion, collaboration qui était démontrée par le fait qu’il était encore en vie alors que les fidèles de Kinshasa avaient pratiquement tous été tués. Il fut, avec sa famille, ramené à Kinshasa en subissant le même sort que les rebelles qui étaient dans son escorte alors que sa femme passait d’un officier à l’autre… Il en était plus que dégoûté et en venait à regretter de n’avoir pas réellement été rebelle, de ne s’être pas enfui en emportant la caisse et d’avoir fait confiance aux bonzes de Kinshasa. Il attendait donc que l’on reconnaisse un jour au moins son innocence et qu’on le libère, surtout comme quatre mois étaient déjà passés.


    -  Moi : »Comment l’opérez-vous cette substitution ?  »

    -  Jacques : Pour moi, le premier homme n’est personne d’autre que Patrice Emery Lumumba lui-même, qui prêchait l’avènement d’un monde meilleur mais qui n’a pas su se méfier de certains serpents qu’il couvait dans son généreux sein. Il s’est mépris sur leur compte, sur leur nationalisme et sur leur volonté de participer à l’établissement de l’Harmonie ou Indépendance véritable. Aussi l’a-t-il payé par sa vie, victime de son idéalisme, et nous continuons à payer pour lui, nous ses petits, nous qui avions eu confiance en lui et qui l’avions suivi jusqu’au bout.  »


    -  Moi : »Comment, vous êtes nationaliste ?  »

    - Jacques : »Bien sûr que oui et c’est d’ailleurs à cause de cela que j’ai pu être nommé administrateur de Territoire du temps où Gbenye était ministre de l’Intérieur, mais cela ne signifie pas que je sois rebelle, je n’ai pas voulu avoir affaire à eux et comme ils me laissaient tranquille, je ne m’occupais pas d’eux.  »


    -  Moi : « Continuez, je vous en prie.  »

    - Jacques : « Après Lumumba, c’est l’anarchie pendant laquelle Mbomboko et ses commissaires généraux, Iléo et son gouvernement qui ne régnait pas, Adula et ses provincettes, ont essayé d’arrêter la chute et l’anarchie, mais en vain. Tout se dissolvait, le chaos prenait de l’ampleur sous la forme de la rébellion, si bien que même les  » binza -boys  » durent s’inquiéter, eux dont les milliards permettent pourtant de vivre brillamment n’importe où dans l’Univers. Ils eurent peur que la désagrégation du Congo ne puisse conduire à une catastrophe d’une ampleur inimaginable. Et pourtant tout ce chaos et ces malheurs, ce sont eux qui les ont provoqués par leurs sordides manœuvres, ils ont eu peur et sont allés jusqu’à faire appel à leur grand ennemi Moïse Tshombé.

    Moïse Tshombé est l’équivalent du Lion. Il parle le langage de la guerre, le langage de la force physique, la seule langue qu’il puisse d’ailleurs parler, parce que dès qu’il aura débité tout son texte en cette langue, moi, je prévois qu’il sera liquidé du pouvoir si pas liquidé physiquement. Sa liquidation tiendra à deux cartes principales, d’une part l’animosité et les manœuvres des binza-boys qui excellent dans la destruction plus que dans la construction, et d’autre part, son action contre les nationalistes, par son intensité même, lui donnera un choc en retour tel qu’il ne pourra jamais tenir le pouvoir fermement.

    Je crois à la liquidation de Moïse, simplement en analysant l’évolution de la situation actuelle. L’éclosion des enlèvements dictés par des raisons politiques, perpétrés en plein jour à Kinshasa et par des officiels, auxquels nous assistons, est un signe qui montre que les deux clans sont allés trop loin et que bientôt ce sera la bataille rangée. Or, ne l’oublions pas, Tshombé, malgré sa popularité, est un étranger à Kinshasa, il n’est pas habitué aux manœuvres des Kinois et cela est un handicap sérieux pour lui. Aussi si les choses évoluent comme je le vois, nous allons vers la chute de Tshombé et, connaissant les binza-boys, nous assisterons peut-être à son assassinat.

    Après la chute de Tshombé, ce ne sera pas l’Homme, le nationalisme qui prendra le pouvoir bien que le départ de son plus puissant ennemi puisse faire penser à une telle éventualité, l’Homme est trop faible et pratiquement mourant, il est donc objectivement incapable d’assumer le pouvoir juste après la chute du Lion. C’est un Léopard qui prendra alors le pouvoir, une force autre que le tshombisme ou le nationalisme.  »


    -  Moi : « Quoi par exemple?  »

    - Jacques : « Le mieux est d’attendre et de voir, mais on peut supputer l’avenir avec les indices en notre possession. Tshombé liquidé, le nationalisme mourant, à mon avis il n’y a plus que le groupe de Binza pour assumer le pouvoir. Toute autre personne ne sera jamais assez forte par elle-même pour résister au prestige de Tshombé, lequel prestige est très grand. Aussi le groupe de Binza se verra obligé non plus d’utiliser un paravent manipulé de loin mais de passer lui-même au premier plan, d’assumer lui-même le pouvoir. C’est d’autant plus vrai que personne actuellement n’est capable de tenir un Congo dans lequel se promènent armés les gendarmes katangais et les mercenaires engagés et travaillant pour Tshombé. Seul le groupe de Binza, qui peut compter sur l’appui des puissances étrangères et d’une A.N.C. bien que figurative, peut tenter une telle aventure. Et je crois qu’il le fera.
    Et comme le problème semble être avant tout un problème dans lequel les forces militaires ont un rôle important à jouer, je crois que c’est Mobutu, dans le groupe de Binza, qui passera au premier plan, parce qu’en tant que Commandant en Chef de l’A.N.C., il peut compter sur l’appui de celle-ci, la discipline militaire jouant. Et Mobutu, sera le Léopard, la perversion de l’intelligence trop soumise à la force bestiale. Si cette prédiction se réalise, et que la paix revienne, la traîtrise et la mauvaise foi seront les deux principes directeurs du gouvernement. Le peuple regrettera d’être congolais, il souhaitera le retour de Tshombé si pas purement et simplement celui de la colonisation Belge, il y aura des assassinats à peine déguisés, une misère des plus noires et devant cette misère, des dépenses somptuaires d’une rare importance; c’est-à-dire du bluff, des trucs pour épater mais qui ne touchent pas le fond du problème.»


    -  Moi : « Comment pouvez-vous dire des choses comme ça? Moi je connais certains membres du groupe de Binza, tel Mobutu, Bomboko et Nendaka, je leur trouve une certaine intelligence et même un certain souci du bien national…  »

    -  Jacques : « C’est ce que les gens retiennent des relations furtives qu’ils ont eu avec eux, mais moi, j’ai eu l’occasion de les connaître de près et croyez-moi, ils sont pires que tout ce que vous pouvez imaginer. Un groupe d’hommes qui recourt aux enlèvements suivis d’assassinats de quiconque leur déplaît et dont la solidarité ne réside que dans le fait d’avoir assassiné ensemble des gens. Un tel groupe à la tête d’un pays, quelle catastrophe cela peut-il représenter? Vous connaissez vous-même les V.W. noires et rouges qu’utilisaient les enleveurs. Eh bien, un jour, j’ai faillis faire dans ma culotte en rencontrant une de ces V.W. chez Nendaka à Djelo Binza, alors qu’officiellement les autorités, dont Nendaka, l’administrateur en chef de la sureté, (avec a privatif s’il vous plaît), prétendaient les rechercher. N’avez-vous jamais causé avec les pêcheurs qui se trouvent en aval de Binza sur le fleuve? Non? Demandez- leur le nombre de cadavres qu’ils ont vus rejetés sur les berges, et horriblement mutilés. Eh bien, c’est incroyable, ils en trouvaient chaque jour avant la rébellion.
    Vous connaissez l’histoire de Tshimanga Antoine, le garçon qui a été enlevé à Lemba, par des inconnus. Il a été amené à Binza, là un officier, qui dit-on a été « suicidé » par après, l’a envoyé à l’hôpital des Congolais où il a été réenlevé, malgré les soldats qui montaient la garde. Ceux-ci ont d’ailleurs été emprisonnés pour s’être opposés au réenlévement et avoir attiré l’attention d’autres malades. Eh bien, le pauvre Tshimanga a dû assister au viol de sa femme par tous ses bourreaux et après, on lui a crevé les yeux, on l’a mutilé et abattu. On ne sait pas où est son corps. Un des bourreaux m’avait assuré par après que c’était sur ordre des binza-boys qu’il avait dû appliquer une théorie aussi forte à ce brave gosse, qui n’avait rien fait d’autre que de soutenir la cause du nationalisme… Non, mon cher, avec ces brigands, ce sera pire que tout ce qui peut être imaginé…  »


    - Moi : « Et après le Léopard, il y a un serpent? Qui est-il celui là?  »
    - Jacques : « C’est Nendaka en personne, l’exécuteur des grandes œuvres du groupe de Binza. Nendaka est d’une ambition monstrueuse, qui le poussera même à sacrifier ses amis pour régner. D’ailleurs, il ne le cache pas, il affirme qu’il sera le patron du Congo, ne fut-ce qu’un jour et que rien ne l’arrêtera. Je crois que c’est le seul qui soit capable du forfait du Serpent et qu’il le réalisera.
    Je dis Nendaka, parce que le successeur du Léopard est un intime du Léopard et que parmi les intimes du Léopard, il n’y a que le pauvre Justin Marie Bomboko et Nendaka. Justin Marie Bomboko est une prostituée prête à se donner à n’importe quel patron pour garder son poste. Ce n’est pas lui qui pourra s’imposer comme patron, d’autant plus que son expérience de commissaire général a montré ses faiblesses, celles d’être incapable de se faire considérer comme premier-ministrable. Reste donc Nendaka et l’individu est suffisamment sinistre que pour assumer avec allégresse le rôle historique du Serpent. Vous qui avez toujours été à Kinshasa, vous ne savez que ce que représente l’actuel administrateur en Chef de la Sûreté. Nous qui venons de la province orientale, nous savons que seul, son regard signifie la mort. Et que des gens sont morts sur simple battement de ses paupières. Dans la Province Orientale, les gens le savent et son avènement signifiera la révolte sanglante, l’émeute désespérée déclenchée par désespoir. Chaque fois que j’avais l’honneur d’être invité chez lui pour quelle que raison que ce soit, je prenais le soin d’avertir toute ma famille comme si j’allais à l’échafaud. Avez-vous jamais constaté qu’il ne fixe jamais les gens en face? Le regard de l’homme semble le blesser, lui faire mal et il le fuit, c’est qu’il voit les milliers de regards des mourants chargés de haine qu’il a personnellement exécuté ou fait exécuter et c’est ce qui lui fait mal, qui le force à détourner la tête…  »


    -   Moi : « Et après?  »

    - Jacques : « Après la révolution, il y aura des chefs plus soucieux de l’intérêt du pays, plus humains et qui feront régner l’harmonie, l’indépendance réelle.  »
    -  Moi : « J’ai de la peine à croire ce que vous me dites là, tellement c’est effroyable. Croyez-vous que c’est bien que tout ça arrive? Quand est-ce que les misères du Congo vont se terminer?  »

    -  Jacques : « Je crains que cela ne soit inévitable tant que se trouvera au pouvoir la classe des évolués, ces gens que Patrice Emery appelait les P.N.P. Les « penepene na mundele » les fantoches, car avec une telle élite dirigeante, nous ne pouvons que voir sacrifier et le peuple, et tout ce qui a une quelconque valeur dans le pays. Il faut d’abord liquider cette classe d’évolués avant de songer à souhaiter un pays viable où les gens peuvent se développer complètement. Que cela prenne deux, dix ou vingt ans, cela n’a aucune importance, car qu’est-ce que vingt ans dans la vie d’un pays? Combien de temps a-t-il fallu aux U.S.A. pour devenir un pays stable et prospère? Et pourquoi vouloir que chez nous la gestation se fasse en quelques années? Serions-nous exceptionnellement plus intelligents que les yankees? Non, je ne crois pas. Ce qu’il faut pour le Congo, c’est la disparition de la classe des évolués, ensuite nous pourrons escompter une évolution normale du pays, une évolution qui pourrait nous conduire sur la voie du développement et du progrès.  »

    -  Moi : « Oui, mais cela est une autre question. Comment se fait-il que vous ne soyez pas, en tant que nationaliste, très féroce vis-à-vis de Tshombé. Vous semblez le ménager alors que vous êtes impitoyable envers le groupe de Binza. Il y a là une contradiction, ne trouvez-vous pas?  »

    -  Jacques : « Oui, peut-être qu’il y a une contradiction apparente, toutefois… Moi franchement, je n’en vois pas fondamentalement, en tous cas.  »

     

     

    La suite est à lire en cliquant sur ce lien :

    http://permanencebantoue.apps-1and1.net/category/enterrons-les-zombies


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     Armand Kabongo offre "Omona wapi", aux mbokatiers

     

    Référence : http://www.mbokamosika.com/2016/02/deux-chansons-recherchees-par-samba-ndongo-j-j.html

     

    Le 21 février 2016, J.J. Samba voulait réécouter deux anciens succès qui avaient marqué sa jeunesse, à savoir : « Bonbon sucré » de l’African-Jazz, et « Omona wapi » de l’Afrisa. La première chanson qui était dans notre discothèque a été aussitôt diffusée. « Omona wapi » que certains avaient prénommée « Essesse » était introuvable. Un des mbokatiers, Armand Kabongo qui l'avait bien identifiée avait promis de nous l’envoyer.

    Aujourd’hui, il vient de réaliser sa promesse en nous expédiant l’œuvre recherchée depuis le mois de février. C’est avec plaisir que nous la diffusons à l’attention de tous les mbokatiers, particulièrement J.J. Samba, de la République du Congo/Brazzaville.

    Msg

     

    Désolé pour le retard. Je ne sais pas si quelqu'un d'autre a pu dénicher la chanson en question, mais je vous l'envoie quand même en annexe sous forme mp3.

    Elle est tirée de l'album "Rochereau à Abidjan Vol 1".

    Coup de chapeau pour le bon travail que vous faites en maintenant ce site.

     

    Armand Kabongo

     


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    BIENTÔT EN LIBRAIRIE : Le paradigme Lumumba : Libre ou mourir de l’écrivain Lomomba Emongo (Montréal, Éditions du CIDIHCA, 2016).


    Ceux qui ont lu le manuscrit sont unanimes : on n’a pas le droit de ne pas lire cet essai. Ce, pour plus d’une raison.


    1. Pour son style à la fois littéraire par son esthétique textuelle, oral en donnant la parole au personnage de Lumumba et scientifique en termes d’analyse politique d’une personnalité publique et d’une époque trouble. 


    2. Pour son contenu qui nous fait découvrir l’homme (Wana Lomomba l’Okit’Olenga), le sens profond de son discours impromptu du 30 juin 1960 (un rendez-vous avec l’Histoire), la dimension proprement prophétique de sa dernière lettre à Pauline Opango, sa femme, l’héritage humain, politique et initiatique de l’emblématique Lumumba (le lumumbisme).


    3. Pour sa perspective à la fois révolutionnaire et ésotérique, qui permet de comprendre la puissance de travail de Lumumba, la force de ses convictions politiques, la hauteur de son combat pour l’indépendance véritable du Congo, sa vision d’un monde qui devra compter avec le génie de l’homme noir longtemps asservi, son autorité morale devant les pire sévices jusque dans sa mort glorieuse en odeur de martyre, le peu d’impact de son héritage sur la destinée du Congo de son assassinat le 17 janvier 1961 à ce jour…


    Lire ce livre est un devoir, également en regard du moment de sa sortie. En effet, les enjeux en sous des combats actuels du peuple congolais pour s’affirmer comme nation sur l’échiquier international commandent une nouvelle utopie politique pour ce pays, des ressources humaines affranchies des pesanteurs néocolonialistes à son service, des outils théoriques et praxiques pour ce faire. Le livre de LOMOMBA EMONGO, auteur prolifique et polyvalent d’origine congolaise, plante les fondations d’une telle pensée et d’une telle action pour quiconque prétend aimer le Congo.

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  • 04/19/16--03:44: SHABA KAHAMBA EST MORT !
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    SHABA KAHAMBA EST MORT !

    Nous venons de recevoir de la part du prof. Augustin Odimba un bref message annonçant le décès du bassiste Emmany Shaba Kahamba, respectivement ancien ténor de l’orchestre Bella-Bella et ancien chef d’orchestre de l’Afrisa du Seigneur Tabu Ley. En attendant de plus amples details sur ce décès, nous présentons nos condoléances les plus attristées à sa famille, sur un air de l’un de ses tubes intitulé:Pambi Ndoni.

    Messager

     

    MADAME, MONSIEUR,

    JE VOUS INFORME QUE LE BASSISTE 
    SHABA KAHAMBA VIENT DE DECEDER .
    QUE SON AME REPOSE EN PAIX.

    A SUIVRE...

     

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    Le parcours de Bipoli avant Viva la Musica

    Référence: http://www.mbokamosika.com/2014/02/tableau-des-noms-d%E2%80%99orchestres.html

     

    Mbote bana mboka. 

    Nasepeli ko eclairer ba mboatiers sur epai Bipoli abetaki entre les Isotos. Bipoli azalaka na Sotoka Way way na Q1 tango Tout choc Eyano ezalaki na Q7 kaka na N´djili. Feu Raoul Biwonza,(chanteur), Ntoura (Chanteur) Feu Ray(Drummer, yaya na Ntoura) batikaki Eyano, bakeyi Sotoka, mais ba masta ya kuna ba décevoir bango na ba absences prolongées na rep. Baninga misato wana ba se joindre na TT Bulay( Manager) pona koformer Isoto Molende. Ba recruter DG (Soliste) ba reprendre Achile(Accompa)oyo ba remplaçaki par Sylva Watergate. Na ba chanteurs, tokotanga, par ordre d'entrée: Feu Povys, Muira,...par la suite Rossy, Jeansy, Marcello de Kinshasa, Django, Debat, Djo Ngobila, Bengali Petit Prince et autres Ringo na Drum....

    Tango succès ya Isoto Molende eningisi secteur, Bipoli (Pepe Nkosi) aye mpo tosangana pe tokoma korepeter epai na bango na Q7, idée wana esimbaki te. Na sima akoki koconvaincre Ntoura na Rossy, bakeyi kosala Academie Isoto na Ntawu Mikanda( Technicien na la Voix du Zaire, ye nde azalaki ko assurer publicité na bango na média).

    Na orchestration , na arrangement ya musique pe na public physique, Isoto Molende azalaka kaka meilleur pe likolo, aprouvaki yango na ko remporter premier prix ya 1er Festival de Musique Jeune, organisé à Kinshasa em 1977, par Père Buffalo na ba Chroniqueurs de Musique et, auquel ba orchestres jeunes connus ya 24 zones ya Kinshasa ba participaka na Cabaret Liyoto. Tokoki kotanga en passant: Ototombe de Limete, Ototale de Kinshasa, Mekano de Kasavubu, Kanako de Lingwala, Tout choc Bondeko de Ngaliema .... Chaque commune ebandaki ba éliminatoires avec au moins 4 orchestres.

    Isoto Molende abimaki vainqueur na miso ya ba Commissaires de Zones nionso. Coupe ya Isoto Molende, ComZone Luemba Mudi Nzanza grand témoin pe asimbaki yango ti na ndaku naye, na Q7 na rythme ya danse Sabola NGE KINA YO.

    Bipoli Pepe Nkosi azalaki recruté par Papa Wemba pona kobina naye na style Evoloko, ezalaka na concert ya Yoka Lokole na Ciné Cité 4 ya N´djili Q7,organisé en matinée par Emile Lukezo, les deux Isotos babetaki en lever de rideaux.

    Na tango wana, na ba mbula 1975 à 1978, ba orchestres ya N´djili oyo pe tokoki kotanga, ndakisa: Myrthes Q 4, Bella Soum avec 8 kilos, Lozele Nzenze de Feu Tomatala na basusu balandaki sima.

    Mbala mosusu tokolobela ba activités misusu ya notre Chère N'djili po tozali boko ya baye ba viva N'djili ya ebandeli, oyo ya sept quartiers dont: Q1, Lucifer; Q2, Godjila; Q3, La Mort de Quelqu'un; Q4, Tamanaco; Q5, Okinawa; Q6, St Remi et Q7, Lumière. 

    Kimia pe Boboto,

     

    TT Bulay, Muan'a Mayi de l'IBTP


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    Les orchestres de Lemba à l’époque des phonographes

     

    les orchestres à Lemba na époque ya phono.

    Zakama Mondial avec Teddy Kinsala: chant; Tonton Ricos: solo avant Bella bella; vieux Ngunza Lemba foire: chant; John: bassiste; Papa Frigo Dizolele ou Ditomene:drum etc...

    Mondongo tembe pilipili ekasi ya bankonko de Castro Castriana pour les intimes avec la chanson “Feu rouge” ye azali yaya na Tschoupy Modja swiss Citizen,na président na bango Garry Mukoka na France, yaya na Maurice Mukoka et comme musiciens na chant, leader: Castro, Dechaut Mongala; Ambarras yaya na Nyam Nyamalembe; René, Mac Lolo, yaya na Odon Mbiti Ngueli;  Emile ya ndjili, cousin ya ba famille Ambua; feu J.P, feu Henri-Paul Spaak, Adrien Dring Chang, Janvier, vieux Emile ya Lemba, Anne-Marie oyo napesa kombo ya AM de Pegado etc...vieux César na solo; rytmique vieux Veron moto alakisa Koffi Olomide lindanda; Médard, leki ya Ngunza ya Zakama; bassiste un vieux ya ndjili collègue ya Castro na Banque du Congo, JP na drum etc..,

    Concorde Muro et somtin, Mbonge ya Vincent Indanga, le premier soliste na ebandeli ya Quartier Latino, Ewawa de Roy, muana ya Bangamelo balabala ya ba mama Antho, Cosmos ya ba Paclas, Sele Sele, Esakala galopé ya Ependa wa Kikada (miroï) .

    contribution ya wa bino muana ya époque ya phono,sans un iota de graisse,anti-cycle,malamu ma mpokua esengo ehh

     

    Manzengo TM

     

     

    Brève traduction

     Manzengo TM donne l’historique des formations musicales de la commune de Lemba (Kinshasa) à l’époque des phonographes, (NDLR:éventuellement Durant les années 1960).

    Il en énumère: Zakama mondial, avec Teddy Kinsala et Tonton Ricos….; Mondongo tembe pilipili avec Castro Castriana….; Concorde Muro, Somtin, Mbonge, Ewawa, Cosmos, Sele Sele, et Esakala galopé.

    Pour plus de claraté, nos avons mentionné les noms des orchestres en rouge, et ceux des musiciens en bleu.

    Parmi les formations musicales citées, nous disposons d’une oeuvre de l’une d’entre- elles, à savoir, l’orchestre "Sele Sele". Une question cependant, s’agit-il ici du même orchestre de Lemba ou d’une autre formation ?

    Messager

     


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    Un hommage cadencé à la Shaba Kahamba.

    C’est avec consternation que nous avons publié le décès du bassiste Shaba Kahamba Emmany. En tant qu’africain, Shaba était un « aîné », un « grand-frère » qui a fait la musique de notre époque. À ce titre, il mérite les hommages les hommages qui sont rendus par les mélomanes de sa génération.

    Sur scène, Shaba arborait un « look » spécial, symbolisé par son inséparable béret. Rythmiquement, il maniait la basse d’une manière particulière, comme l’a si bien relevé Luison Cosmos "

    "Adieu l'artiste.

    Souvenons-nous qu'Emmany Shaba fût celui qui a révolutionné la façon de grater les 4 cordes. Dans l'oeuvre de Soki Vangu intitulée " nakweyi ndeke" il a surpris avec une nouvelle marche pour accompagner le chant. Et,tous les bassistes l'imitèrent, faisant par conséquent naître des vocations.

    Qu'il repose en paix.

    Luison Cosmos"

    En cette fin de semaine, nous avons décidé de lui rendre hommage, en concoctant ne sélection musicale faite de chansons et séquences empreintes de son génie musical.

    Adieu Emmany Shaba.

     

    Messager

     

     


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    La photo de Gerry Gérard des Bantous

     

    Chers Messieurs,


    Pourriez-vous nous présenter au moins une photo du soliste Gerry Gérard De Bantou de la capitale.
    Merci

    Fulgence Alitiri

     

     

    Suite à cette question très pertinente, dans la mesure où l’image du soliste Gerry Gérard est inconnue de plusieurs mélomanes, particulièrement des Kinois, nous avons contacté notre complice Samuel Malonga qui s’est référé à son tour au doyen Clément Ossinondé. Après ce contact, Sam nous a envoyé plusieurs images du soliste Biyela Gerry Gérard des Bantous de la capitale desquelles nous avons retenu deux.

    Pour compléter les informations sur cet artiste,  nous reprenons un article signé Mfumu, de l’Agence d’Information d’Afrique Centrale, qui retrace sa carrière musicale, qui a débuté à Kinshasa en 1962 avant de se poursuivre à Brazzaville de 1963 jusqu’à son décès en 2003 .

    Messager

     

     

     

     Deux photos de Gerry Gérad, guitare à la main.

     

    Gerry Gérard, avec sa guitare bleue

     

     

    Le parcours de Biyela Gerry-Gérad extrait de l'Agence d'Afrique Centrale

     

    Source : http://www.adiac-congo.com/content/gerry-gerard-biyela

    Agence d’Information D’Afrique Centrale

    Brin d’histoire

    Biyela Gérard, dit Gerry, arrive à Brazzaville à la faveur des flux et reflux des musiciens entre les deux rives du fleuve Congo. Tels des limons, ils ont bonifié la musique congolaise moderne.

    Gerry-Gérard est né le 24 janvier 1944 à Léopoldville (Kinshasa). Peintre-décorateur, il fait ses premières armes musicales en 1962 au sein du Jekokat (Jeunesse congolaise du Katanga) d’Édouard Katiki. En 1963, il traverse le Pool et se retrouve dans l’orchestre des fonctionnaires dénommé Festival, en qualité de soliste. C’est Taloulou Alphonse qui le découvre, en 1964, dans cet ensemble musical, lors d’un concert chez Pigalle. Ce dancing, situé au Marché Total, appartient, alors, à Nzalakanda, ancien ministre dans le gouvernement de l’abbé Fulbert Youlou. Taloulou l’emmène, quelques jours après, chez le chef Nino pour un essai. Il est recruté sur-le-champ, le 3 février 1964. Dès son premier concert, sa prestation est plébiscitée par les nguembos (spectateurs resquilleurs) de l’orchestre Bantous, très influents à l’époque. Gerry remplace, au poste de soliste, Passi Mermans qui en a assuré l’intermède après le départ de Papa Noël, en juillet 1963. Mermans devient mi-soliste. C’est un vrai tournant dans la musique des Bantous de la capitale.

    On peut affirmer, sans risque de se tromper, que Gerry-Gérard est l’un des disciples de Tino Baroza, guitariste émérite qui, avant lui, a influencé Nico, Déchaud, Dicky ou Casino. À son tour, Gerry fascine les guitaristes des deux rives et fait office de référence tutélaire pour Pépé Fely Manuaku de Zaïko Langa Langa à Kinshasa ou Lucky Mahoungou de l’orchestre Le Peuple à Brazzaville.

    Dès ses débuts dans les Bantous, Gerry imprime sa marque. Son empreinte est décelable dans des œuvres comme Lolaka lua boso, Anto na nganda (Essous) ou Nameseni boye te (Célestin). Il donne la pleine mesure de ses talents, transfigurant artistiquement, avec des partitions incandescentes, les morceaux de Mujos qui résonnent encore dans nos oreilles : Mbanda tika tomeka ou Elie Bolingo. C’est une explosion de sonorités nouvelles et un véritable temps fort de l’évolution des Bantous de la capitale.

    Dix-huit ans après, grosso modo, lors de la grande désertion des Bantous de la capitale, par Edo, Celio, Pamelo, Kosmos, Théo, et Mermans, en 1972, Gerry-Gérard reste avec Essous, Nino, Pandi. Dans les chansons Celia Shantina (Tchico) et Bongo (Essous), enregistrées par les Bantous de la capitale nouvelle formule, il y déploie, à la guitare, une technique fortement inspirée par Sennen Suarez, brillantissime guitariste cubain.

    En 1990, Gerry quitte les Bantous de la capitale et participe à la création de l’orchestre Bantous Monument, en compagnie de Célestin Kouka, Edo Ganga, Bemba Pamelo, Alphonse Taloulou et Samba Mascott, sous la houlette de Didier Kabala et Jacques Ongotto. Après cette escapade, il retrouve les Bantous de la capitale. S’il a contribué à la gestation de chefs-d’œuvre comme Masuwa, Congo na biso, etc., sans être un grand compositeur, Gerry-Gérard laisse aux mélomanes des reliques musicales splendides : LisieNa gagner bangoMeno kumbi nzila, extraites d’un répertoire d’environ une douzaine de titres.

    Le 23 juillet 2003, c’est la fin tragique d’une icône de la musique congolaise moderne. Gerry-Gérard Biyela décède, dans un quasi-anonymat, quelques jours avant la quatrième édition du Fespam.

    Mfumu

    Edition: 

    Édition Quotidienne (DB)


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    Papa Wemba, le « Nkuru yaka » s’éteint sur la scène !

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    Nous avons appris  le décès de l’dole de la Musique africaine, SHUNGU WEMBADIO DIT PAPA WEMBA,  à travers une vidéo le montrant par terre en plein concert en Côte d’Ivoire. Après quelques instants, plusieurs dépêches ont annoncé son décès, ce dimanche 24 avril 2016, suite au malaise survenu durant un concert .

    Né en 1949, papa Wemba qui s’éteint pratiquement sur scène tel un soldat sur un champ de bataille, vient d’écrire la dernière page de sa carrière d’une manière spectaculaire, devant les caméras et ses nombreux fanatiques.

    Tout en présentant à sa famille nos condoléances les plus sincères, nous invitons les mbokatiers affectés par cette disparition, à bien vouloir s’exprimer en bas de cet article.

    Messager

     

    Référence:http://www.rfi.fr/afrique/20160424-disparition-papa-wemba-embleme-musique-africaine?ns_mchannel=fidelisation&ns_source=newsletter_rfi_fr_monde&ns_campaign=email&ns_linkname=editorial&rfi_member_id=1007859024939&aef_campaign_ref=article&aef_campaign_date=2016-04-24

     

    Réactions

     

    Jules Presley, Papa Wemba, Chef coutumier du village Molokaï, Bakala dia Kuba, Ekumanyi, Mwalimu, M'zée, Fula Ngenge, Kolo Histoire, Kuru Yaka, Vieux Bokul, Grand Maya, Elombe, Formateur des idoles, Notre Père..


    - Acteur : La vie est belle (1987), Combat de fauves (1997), Kinshasa kids (2012).

    - Hobby : peinture. M’zee a exposé ses toiles au centre Wallonie Bruxelles en mars 2015.

    Par rapport à son père décédé en 1966, Ekumanyi est allé le rejoindre 50 ans plus tard.

    Par rapport à sa mère, Papa Wemba lui avait dédié la chanson "Liwa ya somo". Et que dire du sien ? Sa mort inattendue en plein concert a été à l’image même de ce titre. 

    Par rapport à lui-même, Le Kuru avait prédit sa mort sur scène. Elle est survenue sur un podium d´Abidjan en direct suivie par des millions des téléspectateurs et des milliers de spectateurs..

    Par rapport à moi, Vieux Bokul est né le 14 juin 1949 soit dix jours seulement avant mon grand-frère qui lui a vu le jour un certain 24 juin 1949. Il est malheureusement décédé le 24 juin 1996, le jour même de ses 47 ans. Triste souvenir !

    Je me rappelle encore de la dernière fois que je l’ai vu. C’était à Brazzaville au Beach en juin 2015. Alors que nous attendions nos passeports, Le Kuru qui avait traversé le pool après nous, est allé directement s’engouffrer dans l’une des ces Mercedes qui l’attendaient. Le Mwalimu n’était pas passé par le service d’immigration comme nous. Comme il est avantageux d’être une star.

    Repose en paix Bakala dia Kuba, que la terre te soit légère et que tous les artistes qui t’ont précédé dans le royaume d’Orphée t’accueillent avec bienveillance.

     

    Samuel Malonga

     

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    Cher Mbokatiers,

    Les fans de Papa Wemba et de son groupe Viva La Musica sont nombreux et disséminés à travers le monde...s'ils ne réagissent pas ou n'ont pas réagi c'est tout simplement qu'ils sont tous sous le choc d'avoir perdu un leader pour certains, un mentor pour d'autres, un Papa, un modèle voire un parent.

    Apaisez-vous je connais Mbokamosika les réactions et postings pleuvront le moment venu.

    Personnellement je ne sais pas par où commencer pour décrire l'homme, l'artiste avec un A majuscule car il est ,il l'était et le restera.

    Il avait tout gagné sur scène et tout ce qu'il voulait avoir il l'obtenait non pas par la triche mais par son travail, son mérite et le talent.

    Ecoutez Bokulaka pour comprendre que tout ce qu'il avait rêvé ,souhaité, il l' avait obtenu. Couronné Chef Coutumier du village Molokai plagiant son aîné et rebelle Fela roi de Kalakuta,il avait clamé haut et fort qu'il devait régner 5 ans de suite qu'il réalisa avec brio et maestria élu et plébiscité par les chroniqueurs et tous les fans du Zaire comme Meilleur Vedette.

    Je m'arrête là pour aujourd'hui Vieux Juventus,Le TP Englebert,Vieux Mazembe reposes en paix aux côtés des tes parents, aux côtés de Grand Maître Franco et du Seigneur Ley Ngunza comme tu aimas l'appeler....bozongisela biso Chorale Hindou-Sankara kuna esika bokozala na le Grand Kisimbi Kester, Debaba,Ya Théo-Dindo,Vieux Djenga-Kinsangani .....somo trop = trop somo ndenge ozalaka koloba.

    Michel Kinzonzi

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    Papa Wemba, le « Nkuru yaka » s’éteint sur scène !

    Papa Wemba avait évoque sa mort sur scène !


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    Le Dr André Beloy, premier chirurgien cardio-vasculaire et pulmonaire congolais.

     

    Premiers parmi les congolais, tel a été le titre d’un article publié le 4 mars 2010 par Samuel Malonga. Vu l’abondance du sujet, cette publication avait été échelonnée en plusieurs parties (6), sans que l’énumération soit exhaustive, par manque d’archives.

    Aujourd’hui, nous avons l’honneur de présenter à nos lecteurs le Dr ANDRÉ BELOY, premier chirurgien cardio-vasculaire et pulmonaire congolais, grâce à une coupure du journal « Le Progrès, du jeudi 10 octobre 1970 » signé par Sébastien Massamba, que notre site a pu se procurer, après plusieurs années des recherches.

    En 1970, le Dr Beloy était âgé de 33 ans, et détenait le diplôme en médecine chirurgicale et accouchement depuis 1964 de l’Université catholique de Louvain. Après sa spécialisation de 1964 à 1969 aux cliniques universitaires St. Pierre de Louvain et dans les hôpitaux de Paris, il était rentré au pays en janvier 1970 où il fut affecté à la clinique Danoise à l’époque (Kinoise) et occasionnellement à la clinique Reine Elisabeth ( Ngaliema).

    Le 4 janvier 1970, le Dr Beloy avait effectué une ablation pulmonaire partielle sur un homme de 55 ans, sous les caméras de la RTNC (Radio télévision nationale congolaise).

    Les images ci-dessous font partie de l’interview titrée "Les prouesses du bistouri" qu’il avait accordée à Sébastien Massamba en décembre 1970 à l’issue d’une série de six opérations dont deux ablations pulmonaires totales gauches effectuées respectivement sur un homme de 40 ans et une fille de 14 ans, trois ablations pulmonaires partielles sur un sujet de 25 ans, une fille de 15 mois, et sur l’homme de la télévision, enfin une ablation de la rate sur un enfant de 14 ans (clinique Reine Elisabeth) devenue Ngaliema.

    Compte tenu de l’importance de ce document d’archive, nous publions l’article sous plusieurs formats afin de permettre à nos lecteurs de lire l’entièreté de l’interview réalisée en 1970 par Sébastien Massamba du journal Le Progrès.

    Compilé par Messager 

     

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    L’article découpé et agrandi  

     

     

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    Luzolo « Amazone » à 24 ans (en 1979), neuf ans après leur union avec Papa Wemba.

    Au moment où le corps du célèbre chanteur Papa Wemba, décédé inopinément le dimanche 24 avril 2016 à Abidjan, s’apprête à être rapatrié à Kinshasa, nous proposons aux mbokatiers un document d’archive rare, c’est-à-dire le portrait de son épouse Luzolo Kibenga (Amazone), réalisé en décembre 1979 sous la plume de Nila Mbungu d’Elima dimanche, avec les photos de Nesba Babaka.

    Cet article a été rédigé lorsque Amazone qui avait rencontré Papa Wemba le 27 octobre 1970, n’était âgé que de 24 ans,  lorsque leur union totalisait 9 ans.

    A travers ce document, Amazone décrit les dix premières années du parcours artistique de son mari, Papa Wemba depuis Zaïko jusqu’à son escapade dans L’Afrisa, pour un contrat qui devrait expirer en 1980. Une escapade qui fut à l’origine du retour précipité d’Amazone à Kinshasa, après un séjour prolongé à Bruxelles. Les détails se trouvent dans le texte.

    Ce document nous apprend que les chansons : « Zina Zonga » (1971), le premier titre de Wemba ; « Amazone » (1975) ; « Zonga-Zonga » (1978) ont été dédiées à Amazone, sa femme. Tandis que « Lèvres roses », et « Ngambo moko » (1979) ont été composées pour éviter une rupture.

    Pour permettre aux fanatiques de Papa Wemba de revivre ses neuf premières années d’union avec Amazone, nous nous sommes débrouillés pour rendre le plus lisible possible, l’interview que son épouse avait accordée au journal Elima en 1979.

    Par ailleurs, nous informons les mbokatiers que très prochainement, ils auront droit à un document exclusif sur la mort de Papa Wemba, par un de ses plus proches amis.

    Messager 

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    L'article décomposé

     

     

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    La mort de l’artiste vedette Shungu Wembadio dit Papa Wemba le 24 avril 2016, pratiquement en plein concert à Abidjan, a été commentée en divers sens sur la toile. La multiplicité de sites, favorisée par la liberté de publier une vidéo sur Youtube fait que nous avons eu droit aux propos de plus en plus loufoques.

    En effet depuis cette triste nouvelle, les commentaires lucides, sont trop rares. La récupération et l’exhibitionnisme semblent avoir pris le dessus. Presque tout le monde voudrait faire de ce décès et de l’émotion ambiante, une occasion rêvée de transmettre un message intéressé et saupoudré.

    Dans cet imbroglio, nous avons néanmoins décelé les propos très lucides du chanteur Reddy Amisi rapportés par le site www.cleboa.com. D’abord, il a humblement relevé que Papa Wemba l’avait qualifié de fils aîné (artistiquement parlant), lors de son mariage religieux avec Amazone. Une position qui l’aurait placé en première ligne des artistes qui se sont montrés atterrés par cette disparition. Ensuite, il a explicitement dénoncé le fait que certains musiciens qui entretenaient de mauvais rapports avec Papa Wemba étaient en train de verser des larmes de crocodile. Enfin, il a souligné que les musiciens congolais qui avaient chanté pour le pouvoir en place ont accusé un manque à gagner suite à l’interdiction de se produire en Europe. Un préjudice que le gouvernement n’a jamais compensé.

    Cette lucidité devrait inspirer les congolais, en cette période agitée politiquement, où la moindre erreur d’appréciation risque de pérenniser leur misère. 

     

     Messager


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    Les statistiques du mois d’avril 2016.

     

    Voici les statistiques du site mbokamosika.com  telles qu’elles nous ont été communiquées aujourd’hui par Overblog.

     

    Pour le mois d'avril 2016.

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    Depuis la création du site (2007).

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    Maître Gims, le prototype de la 2ème génération de l’exil congolais.

     

    Jusqu’aux alentours des années 1970, les ambassades étrangères en République démocratique du Congo se plaignaient du nombre très réduit des demandes de visas des ressortissants congolais pour l’étranger. Les congolais aimaient tellement leur pays que même ceux qui l’avaient quitté pour les études, les voyages d’affaires ou artistiques, se pressaient de regagner le bercail aussitôt.

    Ce relent patriotique a commencé à s’émousser progressivement durant la 2ème  République suite à la crise socio-politique qui s’en est suivie. C’est ainsi que des milliers, voire des millions de personnes qui n’avaient jamais rêvé de quitter leur pays ont été contraintes à l’exil et se trouvent actuellement disséminés à travers le monde entier.  

    Parmi ces exilés congolais, il existe de nombreux enfants ayant quitté la RDC à très bas âge, d’autres sont nés en exil mais tous baignent dans la double culture, celle du pays d’accueil et la culture congolaise. Aujourd’hui, les résultats de cette double culture commencent à porter des fruits. Les enfants d’origine congolaise tout en parlant parfaitement les langues de leurs pays d’accueil respectifs, maîtrisent également certaines langues congolaises, particulièrement le lingala, qui constitue le trait d’union linguistique entre tous les congolais.

    Qui plus est, ces enfants de la 2ème génération de l’exil s’illustrent par l’humilité et le manque d’orgueil, comme en témoigne cette vidéo de GLTV dans laquelle Maître Gims surprend par sa simplicité. Malgré le trophée glané lors des Victoires de la Musique en France, il évite de s’en vanter et reconnaît qu’il existe des artistes plus haut placés que lui. Jamais il n’a manifesté une quelconque autosatisfaction à laquelle les artistes congolais nous ont habitués.

    À ce sujet, nous lui disons bravo et lui souhaitons bon succès dans sa carrière, en dépit d’un véritable « bashing » dont il est actuellement victime sur le net, certainement de la part de ceux qui sont jaloux de son succès.

    Longonia muana mayi!!!

     

    Messager

     

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  • 05/02/16--23:34: Le temps des adieux
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    Le temps des adieux

     

    Le compte à rebours a commencé. Dans 48 heures, le Congo fera ses adieux à Papa Wemba. Son inhumation aura lieu au Nécropole de la Nsele. Il a été honoré à Abidjan puis à Kinshasa et décoré à titre posthume dans les deux pays. Pour un ultime hommage, nous avions eu l’idée de présenter l’idole des jeunes autrement en faire un saut dans sa petite enfance et dans sa vieillesse. Pourquoi ne devrions-nous pas connaître sa mère, mama Niondo, immortalisée par Bakala dia Kuba dans deux chansons : Liwa ya somo et Maman ? Nous avions déniché une photo où l’on voit le petit Jules debout à côté de sa maman pointant son regard innocent vers l’avenir. Il y a aussi une image de synthèse d’une photo prise chez lui en 2013 et traitée par ordinateur. Elle montre le visage qu’aurait eu Papa Wemba en 2033. 

    Samuel Malonga

     

     


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    "PAPA WEMBA, La voix de la musique congolaise moderne - Contribution et Odyssée"

    C'est le titre d'un ouvrage consacré à l'icone de la musique congolaise Papa Wemba et paru en Octobre 2014 aux éditions l'Harmattan - France. Il constitue un  témoignage important qui éclaire d'une façon inattendue le travail de cet artiste-musicien hors du commun.

    Le souvenir du 31 Décembre 1974

    Ce livre de 270 pages est l'oeuvre d'un auteur congolais de Brazzaville, Anicet Etou Nianga qui du vivant de Jules Shungu Wembadio "Papa Wemba" a eu le privilège de séjourner à Kinshasa le 31 décembre 2014 pour lui remettre solennellement ce livre. L'occasion était tellement belle, au point où l'intervention de Wemba avait pris l'allure d'un testament. Pour entendre une dernière fois, un an et demi avant sa mort le 24 Avril 2016 à Abidjan, Côte d'Ivoire.

    Anicet Etou Nianga justifie son choix pour Papa Wemba.

     

    En 1969, aux côtés de Pépé Fely Manuaku et de Jersy Jossart Nyoka, Papa Wemba est l’un des membres fondateurs de l’orchestre Zaïko Langa-Langa : c’est le point de départ de la Troisième École de la musique congolaise moderne. Résolument avant-gardiste en même temps qu’il est attaché à la tradition musicale de son pays, il enrichit la musique congolaise moderne par des emprunts aux musiques des terroirs et par l’introduction d’instrument traditionnel tel le lokolé. Créant la rumba-rock, une fusion de rumba et de pop-rock, il sort la musique congolaise des sentiers battus et devient le porte-étendard de la culture congolaise sur la scène internationale, marquée des empreintes de cette dernière. Sachant se départir des thèmes habituels de la rumba congolaise, Papa Wemba n’hésite pas à scruter son temps avec une acuité de sociologue. En témoigne la chanson « Esclave » composée pour soutenir la lutte contre l’apartheid. À travers ce livre sans complaisance présentant de manière vivante la carrière de Papa Wemba, le lecteur comprendra pourquoi depuis quarante ans, ce chanteur, par son style, sa personnalité et sa voix parmi les plus belles d’Afrique, ne cesse de susciter l’admiration des mélomanes du monde entier.

    Qui est l'auteur Anicet Etou Nianga ?

    Anicet Etou Nianga est un passionné de musique, qui livre à travers cet ouvrage son analyse de la carrière musicale de l’artiste Papa Wemba, qu’il a découvert à l’âge de treize ans lors de l’éclosion de l’orchestre Zaïko Langa-Langa. De nationalité congolaise, père de famille et comptable-assistant en gestion immobilière locative, il vit en France métropolitain.

    Clément Ossinondé

    Pratique : Le livre "Papa Wemba la voix de la musique congolaise moderne" est disponible à L'Harmattan et dans toutes les grandes librairies en France, au prix de 28,50 £. Il fait partie d'une collection qui regroupe des monographies et travaux d’études divers sur la vie culturelle en Afrique. Organisée par thèmes, elle concerne l’ensemble du continent africain du nord au sud.

    Invité de l’émission Afronight, il y a quelques années, sur chaîne Télé Sud, le Roi de la Rumba congolaise, Papa Wemba, avait fait des révélations, qui peuvent être interprétées aujourd’hui après sa mort, comme une prémonition !


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