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Cet espace se veut un lieu de rencontres et d'échanges entre ressortissants de l'Afrique Centrale et Australe . Tout étranger connaissant ou voulant faire connaissance de cette partie de l'Afrique est le bienvenu. Nous y aborderons des sujets culturels en français, portugais, ou en lingala, selon les interlocuteurs . Notre devise:réduire la distance qui nous sépare du continent, par l'entretien de la mémoire collective, en recourant à notre musique dans toute sa diversité

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  • 06/21/16--23:12: Malao Hennecy for ever
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    Malao Hennecy for ever

    Malao Hennecy est un de ces artistes-musiciens étrangers qui s’est installé à Kinshasa pour vivre son art. La RDC lui a permis de s’exploser et d’écrire son nom en lettres d’or dans l’histoire de la musque congolaise moderne et africaine. Après un séjour de huit ans, celui qui a été considéré comme le Rochereau tchadien alors qu’il était de nationalité centrafricaine, quitta définitivement le Congo en 1975. Voici un article qui parle de sa vie musicale.

    Samuel Malonga

    Malao Hennecy, le compositeur de la chanson célèbre Mon associé est Centrafricain et né à Bangui vers 1947. D’aucuns pensent qu’il est Gabonais ou Congolais. Il commence sa carrière musicale dès l’âge de 16 ans au sein du groupe Centrafricain Jazz auprès de Prosper Mayélé en 1963. La même année il sort sa première chanson  Sassa Modé avec Centrafricain Jazz qui rencontre un grand succès auprès des Centrafricains. En 1965, Malao prend le chemin de l’exil pour aller développer sa nouvelle carrière musicale. Ainsi, il arrive au Tchad à Fort Lamy devenu maintenant N’Djaména où il évolue dans l’orchestre national le  Chari Jazz.  


    Au cours d’un gala présidentiel animé par le Chari Jazz, à la demande du Président François Tombalbaye pour rendre hommage à son pair Mobutu, le Tchadien obtient de son collègue la formation du groupe au Congo-Kinshasa. Ainsi le  Chari Jazz bénéficie d’une formation d’un an au sein des groupes Ok Jazz de Franco Luambo Makiadi et d’Afrisa International du Seigneur Rochereau. Lorsque le groupe arrive dans l’Afrisa International après sa formation au sein de l’OK Jazz, Rochereau découvre le talent du Centrafricain Malao Hennecy pendant un duo qu’il chante avec ce dernier dans  Kimakango mpé Libala qui rencontre un succès inattendu.

     

    Les Diablotins du Gabon

    Le Seigneur Rochereau décide de poursuivre la collaboration, mais malheureusement le groupe Tchadien  Chari Jazz doit retourner à Fort Lamy du fait que la formation vient de prendre fin. Une année plus tard Rochereau se rend au Tchad en compagnie de Michelino Mavatiku et d’Empompo Déyès à Fort Lamy où il obtient un accord pour l’intégration de Malao Hennecy dans l’Afrisa International. Ainsi, en 1966 Malao intègre l’Afrisa International où il évolue durant 8 années. En 1972, Malao sort avec l’Afrisa International  Mimi Marthe qu’il chante en Arabe Tchadien comme pour payer sa dette morale envers le Tchad qui finance sa formation et qui permet son départ pour le Congo-Kinshasa. Malao compose en 1973 Bilinga Linga qui rencontre un grand succès. En 1974, il devient chanteur Indépendant et chante Libreville la Coquette dont le succès amène le Gabonais Jean-Baptiste Assélé à l’engager dans le groupe  "les Diablotins". Malao vient encore d’entamer une autre aventure au Gabon après le Tchad et le Congo.

     

    Sok Sokambi

    En 1982, Malao Hennecy sort  Mon Associé avec les Diablotins de Libreville qui devient un grand tube Africain et mondial. En 1986, il rentre dans son pays à Bangui après 21 ans d’absence. Il monte avec le soutien du Président André Kolingba une formation dénommée "Arc-en-ciel". La formation rayonne au niveau national et peine à prendre sa marque et à s’imposer du fait de la concurrence locale avec les groupes "Makémbé", "Musiki" et  "Canon Stars". Face à ces difficultés, Malao Hennecy reprend le chemin de l’exil en 1988, cette fois avec son guitariste soliste Sox Sokambi. Il réintègre les  Diablotins, formation qui engage également son guitariste Sox Sokambi. En 1991, Princesse Dabany s’offre le service de deux Centrafricains jusqu’en 1993 où ils la quittent pour un groupe religieux. De cette nouvelle aventure spirituelle va naître l’album Gloria et depuis c’est un silence radio sur le plan de la production musicale. Joint à Libreville, Malao Hennecy déclare continuer à servir Dieu en compagnie de son frère Sox Sokambi. Sans doute, il s’agit d’une meilleure reconversion dans la mesure où nous assistons à une période de la vache maigre musicalement et que des églises Africaines Messianiques et Pentecôtistes font recettes. Le Chanteur Centrafricain Malao Hénécy est décédé le lundi 22 mai 2006 à Libreville suite à une longue maladie. Il a été inhumé à Libreville même quelques jours après sa mort.

     

    maziki.fr

     

     

     

    Nota :- La chanson « Mbo Mapassa » de Malao Hennecy avait été offerte au site par Pépé                    Massaka.

               - Maradas dont le nom est cité dans la chanson fut un étudiant tchadien à l’ISTI durant                les années ’70, en tant que boursier du gouvernement de la RDC.


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    Chronique sur une signification formelle de Bankoko Baboyi

     

    Un titre comme celui-ci met dans la tête de beaucoup que je vais m’étaler, de prime abord, sur les principes de causalité et d’autres thèmes philosophiques. Malheureusement, je suis de ces esprits superficiels qui voient la forme avant le contenu, toujours enclin au ludique et soutenant l’horreur du sérieux. Je m’en vais vous le démontrer tout à l’heure, comme dans une fable de La Fontaine.

     

    Bankoko Baboyi est la première chanson où j’ai remarqué, à l’entrée de la deuxième phase de mon adolescence, qu’une chanson pouvait ne pas reprendre toute l’avant-refrain avant d’entamer son refrain. (Je dis « toute l’avant-refrain » au féminin pour permettre au mot « avant-refrain » de se placer dans la même case qu’ « après-midi », qui peut être masculin ou féminin – aucune autre raison). Qu’est-ce que j’entends par ce qui précède au-delà de la parenthèse ? J’étais habitué à la structure de la chanson qui reprenait l’avant-refrain à partir du premier couplet, après l’interlude instrumental. Un avant-refrain (masculin maintenant) commençait par « Naleli mingi o bandeko poso mine poso mine » et terminait pas « Alobi tokozongana te o », puis la guitare solo ou le saxo signifiait qu’on allait reprendre tout l’avant-refrain. Et Franco et quiconque chantait la première voix reprenaient la chanson à partir de « Naleli mingi o bandeko poso mine poso mine ».

     

    Quand Bankoko Baboyi vient, je remarque qu’il y a effectivement le même interlude instrumental pendant lequel on entend les paroles où dit que sur la route entre le port de Matadi et IME-Kimpese le volant refuse de lui obéir. Très bien. Je m’attends à ce que l’avant-refrain reprenne « Nakeyi na Poto nasali mosala e sima nazongi mboka e ». Mais non. Pour la première fois dans ma vie, je m’aperçois qu’une chanson peut ne pas faire ça. Le compositeur a décidé qu’après l’interlude instrumental, l’avant-refrain reprendra à partir du couplet qui dit « Mokili mawa te eloko namoneli pasi yango bati miso o ». J’ai commencé à faire attention à cette structure, et la deuxième chanson qui n’a pas repris toute l’avant-refrain, à ma connaissance, fut Maria Mboka. Après l’interlude musical, l’avant-refrain recommence par « Maria Mboka motema mwa nga » au lieu de « Nayoki ya solo opanzi nde sango okaboli nde libala a a ». Mais, dans ma perception d’élève du cycle d’orientation, il me paraissait que Maria Mboka avait beaucoup plus de raison de ne pas reprendre tout l’avant-refrain. C’est comme si « Maria Mboka motema mwa nga » était le commencement d’une autre étape de l’avant-refrain dans la forme : une espèce de rupture. Bankoko baboyi, par contre, avait des couplets de l’avant-refrain qui se ressemblaient, à moins qu’on n’essaie une analyse plus profonde. Laquelle ?  Avant de répondre à cette question, il faut dire que je me suis rendu compte plus tard que j’avais déjà entendu des chansons qui ne reprenaient pas tout l’avant-refrain. Il y en aurait aussi plus tard. Voici une liste de huit chansons qui ne reprennent pas tout l’avant-refrain après l’interlude musical. Elles sont dressées par ordre alphabétique de leurs titres. Certaines sont pré-Bankoko baboyi ; d’autres post-Bankoko baboyi :

     

    Titre de la chanson

    Commencement de la chanson

    Reprise de l’avant-refrain après l’interlude instrumental

    Ayidjo

    Posa ya la vie esili ngai bandeko nazoki na motema

    Naboya mibali nyonso Papa po nazelaka yo namona yo wapi e

    Bati miso

    Tongo etana nalamuka bandeko Motema ekobeta nga ngai mwana nasali nini

    Libala ekoti nde bafamille na kati Ekomi ya matata matata Helena

    Caroline mama

    Soki bayei koluka nga, ngai nakobomba te lakisa nzela nga nakei

    Mobali akopesaka nga makanisi azalaka étudiant na Poto bandeko

    Kimakango mpe libala

    Mama nalembi nakobondela, Maria wuta lelo nabendi nzoto

    Nabondeli ye po atika nalingi te oyo ezali etumbu ya famille

    La vérité blesse

    Tati yeye Tati lelo nazwi tango po nayebisa yo likambo ekoswa ngai

    Boni y’okomi e p’omona ngai e pamba na miso na yo Okomi kolakisa mobulu nayo dis e okobanga lisusu te

    Oya Sela

    O motema ekosala ngai pasi  ngai likambo te o Ya Sela

    Okozikisa nga motema soki nayoki yo na likambo o Ya sela Leya

    Ngoya

    Nakamwe mingi o nakamwe mingi mama Ndenge osali ngai e

    Bolingo mosusu bolingo ya mbongo e Ya ngai na yo Bolingo ya mbongo te

    Sata

    Mokolo nini tokokutana Sata Mbula nini nakoyoka mongongo na yo

    Mbula nini y’okozonga mboka yo Sata

    D’autres titres

    D’autres commencements

    D’autres reprises

     

    De retour à Bankoko baboyi, il fallait donc une analyse plus profonde où le début de la chanson est une narration, une succession d’évènements : « Je vais ici, je fais ceci, puis je reviens. J’arrive ici, je me renseigne et on me dit tout ce qu’il faut. Je me rends ici et à mon retour, il m’arrive ceci, etc. » La narration s’achève et le compositeur commence à interpréter ce qui lui est arrivé : « Mokili mawa te eloko namoneli pasi … ».

     

    Ça, ça me rappelle quelque chose d’autre. En 1972 ou 1973, notre professeur de français, M. Guy Tordeur, se rend à Kinshasa dans sa VW beetle (la même marque de voiture, nous disait-on, dont le volant a désobéi au conducteur de Bankoko baboyi entre Matadi et IME). Qui ramène-t-il à travers la route poussiéreuse de Ngombe Matadi ? Paul Lomami Tshibamba, l’auteur de Ngando le Crocodile. C’est la première fois que certains d’entre nous écoutaient un écrivain parler. Il nous raconta comment il a été chassé du séminaire par les prêtres. Pendant une leçon de philo, nous dit-il, il insiste que, contrairement à la ligne des principes de causalité qui leur était enseignée, quand on voit de la fumée s’exhaler d’une chaumière il ne fallait pas dire qu’il y avait du feu dans la case, mais plutôt que « QUELQU’UN avait allumé le feu dans cette case-là ». Ce raisonnement fut considéré comme dangereux et la direction de l’école lui montra par où quitter la mission catholique. Ce que Lomami Tshibamba voulait nous expliquer, c’est qu’il est parfaitement normal pour un africain de penser que si tu as un accident d’auto, quelqu’un a bloqué le volant.

     

    Maintenant, je vais demander aux mbokatiers de compléter le tableau ci-dessus avec d’autres chansons dont l’avant-refrain ne recommence pas par le début après l’interlude instrumental.

     

    Pour confirmer que les choses ne sont pas aussi simples quand on s’amuse à la recherche d’une théorie de classification de la structure de la chanson, voici l’exemple d’une chanson qui me donne l’impression qu’elle contient une introduction. Cette introduction, je ne veux pas la considérer comme le commencement d’un premier couplet de l’avant-refrain. C'est-à-dire, quand on reprend l’avant-refrain après l’interlude instrumental, c’est comme si la reprise portait sur toute l’avant-refrain et non pas quelque part au milieu, comme les chansons dans le tableau ci-dessus.

     

    Titre de la chanson

    Introduction

    Véritable commencement de l’avant –refrain

    Mokrano

    Mado nalingaki yo o Lelo nazali kokamwa na oyo osali nga a a solo eleki nga Nakobosana te

    Mado natiaki yo confiance Olongoli na nga posa ya kolinga

    D’autres titres dans cette structure

    D’autres introductions

    D’autres véritables commencements

     

    Il y a des chansons dont l’introduction est un couplet qui reviendra dans l’avant-refrain ou dans le refrain.

     

    Titre de la chanson

    Introduction

    Véritable commencement de l’avant-refrain

    Reprise de l’avant-refrain après l’interlude instrumental

    Ntumba

    Ntumba, yeba ozali moziki ya Fiesta ngo tozala a a a po nakoma sérieux

    Ntumba mama toyebanaki ngai na yo na Lubumbashi kino lel’oyo tozali kaka na yo

    Nakanisi ozalaki na sanza na Lubumbashi oyaki mobembo

     

    Et il y a des chansons qui ne reprennent pas l’avant-refrain. Les couplets de l’avant refrain sont chantés une fois chacun et l’on enchaine directement AVEC le refrain. Un exemple de ces chansons est Mofuku na Libenga.

     

     

     

    Chers mbokatiers, les chansons qui vous viennent à l’esprit, classifiez-les comme :

    1.       Dans la lignée de Bankoko baboyi

    2.       Dans la lignée de Mokrano

    3.       Dans la lignée de Ntumba

    4.       Dans la lignée de Mofuku na libenga

    5.       D’autres lignées

    6.       Dans la lignée de Fifi nazali innocent, c'est-à-dire la norme où l’on reprend tout l’avant-refrain.

     

    Pedro


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    La mort du guitariste-basse des Bantous de la Capitale  : Joseph Elenga "Elyngton"

    Joseph Elenga, plus connu sous le pseudonyme de "Elyngton", bassiste virtuose, est décédé le vendredi 17 juin à Brazzaville, après une courte maladie.

    Avec Joseph Elenga "Elyngton" vient de disparaitre celui qui depuis la disparition d'Alphonso Taloulou est tenu pour avoir été le plus loin, dans sa création personnelle, sur la voie d'une certaine assimilation de la rumba. C'était un grand technicien comme bassiste, il était intéressant, il représentait quelque chose dans l'histoire de la musique des Bantous de la capitale.

    En provenance de l'orchestre Télé-Music - et auparavant membre du groupe Les Orphelins de la chanteuse Joséphine Bijou -  "Elyngton" compte parmi les jeunes talents qui sont venus au secours des Bantous pendant que l'orchestre était au bord de l'implosion avec l'avènement de "Bantous Monument" en 1990. En effet, c'est au cours du premier trimestre 1991 et en remplacement d'Alphonso Taloulou, que Nino Malapet met à l'épreuve les bassistes Francis Livoro et Joseph Elenga. La période d'essai sourit à "Elyngton" qui est retenu comme titulaire du poste.

    Pour encourager les jeunes musiciens récemment recrutés, parmi lesquels Jean Miekoutima "Ketchel" (guitare rythmique), Edith Massengo (chant), Paul Maïtezo "Porquito" (saxo), une cassette éditée par Music Press est placée sur le marché avec des chansons signées Ngolo, Alhaji, Pambou, Pouela "Du Pool", Ngoualali et Boyibanda.

    C'est au cours de ce long engagement, depuis 1991 que Joseph Elenga "Elyngton" acquiert une renommée bien méritée de bassiste de grand talent. Doué d'une virtuosité typique de la nouvelle génération des guitaristes-basse, "Elyngton" va bénéficier de la grande confiance du duo mémorable Malapet et Essous. Car il s'est inventé un son  et une sensibilité au "sebene" qui plongeait d'une manière inattendue - et avec bien des détours - dans la grande musique de ses premiers idoles ; Loubélo "De la Lune" et Francis Bitsoumanou "Celi Btsou".

    Joseph Elenga "Elyngton "restera pour les fans des Bantous de la capitale un modèle de rigueur dans le style et de musicalité par la qualité de son doigté et l'excellence de son rythme.

    Adieu l'artiste

    Clément Ossinondé


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    Rassurez-vous, chers Mbokatiers. Je n’ai pas pris la grosse tête. C’est juste un clin d’œil en rapport avec mon retour dans notre famille. A ce propos, je voudrais d’emblée te remercier, cher Messager, pour ton aimable mot à mon égard. Je remercie également Clément et Sam pour leurs vœux de bon retour. Je n’oublie pas non plus que ce retour, juste au lendemain des 9 ans de Mbokamosika, est accompagné par un autre, celui de notre ami Julien Pouko de Centrafrique.

    Justement, je reviens, mais je ne reviens pas seul. J’ai le très grand plaisir de t’annoncer, mon cher Messager, ainsi qu’à l’ensemble des Mbokatiers, que j’ai dû forcer la main à un ami, un frère, de me suivre. Il a accepté, même si c’est du bout des lèvres et à une seule condition : c’est de rester anonyme. C’est son choix, que je respecte. Je suis juste autorisé à dire qu’il n’est pas Congolais mais ressortissant d’un pays frère d’Afrique centrale. De fait, il connait bien notre blog. Et à la vérité, c’est même lui qui me l’a recommandé en 2010.

    Pourquoi je vous parle de cet ami, de ce frère ? C’est parce que, à ma connaissance (je peux me tromper mais je ne le crois pas), à ma connaissance dis-je, cet homme possède la plus fantastique et la plus ahurissante discothèque privée qui ait jamais existée, avec des titres originaux datant des années 40 à nos jours.

    Ces titres et chansons, congolais pour la plupart mais en provenance également de toute l’Afrique et du monde entier, qu’il a patiemment et amoureusement collectionnés au fil des années, aujourd’hui il les a personnellement et soigneusement numérisés, avec les nouvelles techniques de pointe.

    Ce frère connait la musique congolaise en orfèvre. Il connait toutes les dates, tous les musiciens, toutes les anecdotes de ces époques-là. Il chante à la perfection les chansons congolaises. Et pourtant, il ne parle pas le lingala. Jouant de la guitare et de plusieurs autres instruments pour son simple plaisir, je lui dis souvent en rigolant qu’il s’est totalement trompé de carrière. Au lieu de faire de grandes et brillantes études et d’avoir occupé de très hautes fonctions dans son pays, il aurait dû faire de la musique son métier.

    Je suis donc de retour à Mbokamosika mais je ne suis pas seul. Pour vous donner une illustration de tout ce que j’affirme, cette anecdote... Il a suffi que je l’appelle hier soir pour lui citer les noms des six chansons que recherche notre ami Amaya du Haut Ogooué, au Gabon pour qu’il me réponde aussitôt : <<Mais bien-sûr que je les ai…>>. Bien-sûr, il les a. Il les a toutes. Que n’a-t-il pas dans sa gigantesque base de données ? A la limite, je me suis senti ridicule de lui avoir posé une telle question.

    Voici donc notre ami, notre frère, qui veut demeurer anonyme. Un seul bémol cependant. Il n’a pas le temps, il n’a pas beaucoup de temps. Comme tous les hommes de sa qualité, il est archi-occupé, il est surbooké. Il court de par le monde, toujours entre deux avions.

    Il m’a néanmoins envoyé deux chansons comme avant-goût :

    - Louise o boyi frigo de l’OK JAZZ sorti en 1965

    - Mpungu ya bolingo de l’OK JAZZ sorti en.

    Excellente fin de semaine à tous. Nous n’avons pas fini de fêter les 9 ans de Mbokamosika. Kimia na bino nionso.

     

    Simba NDAYE  

     

    Nos remerciements

    Nous remercions notre ami Simba Ndaye pour la manière avec laquelle il marque son retour : Un article assorti des deux raretés longtemps recherchées par les mbokatiers, et dernièrement par notre ami Amaya du Haut Ogooué au Gabon.

    Nos remerciements s’adressent également à son ami qui préfère garder l’anonymat, bien qu’étant celui qui lui avait fait découvrir mbokamosika, et grâce auquel les mbokatiers savourent en ce moment « Louise aboyi frigo » de Vicky Longomba et l’OK-Jazz. Dans plusieurs éditions, le titrage de cette chanson a été erroné, comme nous l’avions mentionné dans nos articles antérieurs. C’est un véritable exploit de retrouver la version authentique de Louise aboyi frigo. Cette erreur s’est répercutée même sur Youtube. Heureusement, les meilleurs collectionneurs collaborent avec mbokamosika.

    Messager

     


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                         L'Exploit de Dino Vangu:

               Réussir à interpréter fidèlement Dr Nico

                    ("Nasali na ngai likambo te")

           

    Le guitariste-solo Dino Vangu serait-il en train de réussir ce qu'aucun autre guitariste congolais n'a pu faire : Reproduire le difficile doigté du célébrissime Nico Kasanda.

     

    La possibilité de mettre son talent au service d'une musique plus accessible et influencée par les couleurs rythmiques d'hier. Tel est le but à atteindre de Dino Vangu.

    L'album : "La belle époque de la musique congolaise"

    En effet, son appartenance à la famille de la Rumba originale n'est certainement pas étrangère à la réussite de son nouvel album intitulé  : "La Belle époque de la musique congolaise" et qui comporte 12 titres d'anthologie, sur lesquels il traverse comme personne les trames difficiles qu'il s'est imposées : 1 -"Adios Tété" 2 - "Ndaya Paradis" 3 - "Kellya", 4 - "Nasali na ngai eloko te"  5 - "Maria Maria" 6 - "Aimé wa bolingo" 7 - "Félicité" 8 - "Indépendance cha cha" 9 - "Kiyedi" 10 "Déception d'amour" 11 - "Elo" 12 - "Ehomo Kato" . L'album sera dans les bacs dans les tous prochains jours.

    Dans "Nasali na ngai eloko te" du Dr Nico, le guitariste-solo Dino Vangu est là où son jeu de guitare limpide et cinglant peut se développer à loisir, là où aussi, son exubérance trouve le champ nécessaire pour s'exprimer.

    Dino Vangu a le don  et le sens de l'interprétation, il en connait toutes les ficelles et a su s'exprimer à merveille dans cette oeuvre largement instrumentale et qui honore la mémoire du Dr Nico, le meilleur soliste de tous les temps, décédé le 22 septembre 1985.

    C’est dans cet élan d’esprit et pour répondre à la demande de nombreux mélomanes, que le Comité de Gestion des œuvres de Docteur Nico dirigé par Ignace Mukendi,  devrait orienter ses efforts pour perpétuer la mémoire du Dr. Nico.  Les artistes meurent mais ils survivent à travers leurs œuvres.

    Clément Ossinondé

    Pratique : Comité de Gestion des Œuvres du Dr Nico, animé par Ignace Mukendi, que l’on peut joindre aux adresses e-mail : mukendi59@hotmail.fr et kasandag@yahoo.fr 


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    musee dapper
    CONCERTS, STAGE, PROJECTION AUTOUR DES PYGMÉES AKA
    MOAKA NA NDIMA ou L'HOMME ET LA FÔRET
    Concert du groupe Ndima

    Mercredi 6 juillet à 19 h

    Le musée Dapper est heureux d'accueillir un concert exceptionnel du groupe Ndima, à l'occasion de sa tournée en Europe.

    Moaka na ndima ou l'Homme et la forêt est un voyage dans les profondeurs de la forêt équatoriale. Ce spectacle invite les spectateurs à effectuer une plongée à la découverte des peuples autochtones aka du Congo et de leur patrimoine musical de nos jours menacé de disparition. 

    Tarif : 9 euros
    Acheter sur Eventbrite (très légère majoration)
    Renseignements et réservation : 01 45 00 91 75 ou reservation@dapper.fr


    En savoir plus
    STAGE 
    « Les voix de la forêt. A la découverte des Pygmées Aka et de leur musique »


    Vendredi 15 juillet, 
    de 10 h à 12 h et de 14 h à 16 h

    A l'occasion de sa tournée en Europe, le Groupe Ndima proposeun stage d'initiation à la musique des Pygmées Aka.

    Lors de cet atelier de quatre heures, Sorel Eta, manager du goupe Ndima et fondateur/directeur du musée du patrimoine culturel des autochtones aka à Brazzaville, et ses musiciens proposeront de partir à la découverte des techniques musicales des peuples autochtones aka et de leurs instruments.

    Il sera proposé une initiation aux chants polyphoniques pygmées et aux rythmes des tambours. Sera également abordée la technique de jeu de l'arc musical.

    Ce stage est ouvert aux musiciens comme aux non musiciens.


    • Horaire du stage : 10 h-12 h ---- 14 h-16h (soit 4 heures)
    • Tarif : 30 euros 
    20 pers. max.
    • Inscription obligatoire : 01 45 00 91 75 ou reservation@dapper.fr ou sur Eventbrite (légère majoration)


    En savoir plus
    ÉVÉNEMENT ACCUEILLI
    SIMHA, L'AFRICAIN 
    Projection, rencontre, concert


    Dans le cadre de la 12e édition du Festival des Cultures Juives : « Audace ! » - Proposé par l'Institut européen des musiques juives, la D'AC, Direction de l'Action culturelle du FSJU et le musée Dapper

    Mercredi 15 juin à 19 h

    Ethnomusicologue de renommée mondiale, musicien et directeur de Recherche émérite au CNRS, Simha Arom a passé cinquante ans à recueillir, étudier et décrypter les mécanismes des musiques traditionnelles, notamment les magnifiques polyphonies des Pygmées Aka de la République Centrafricaine. 
    Jérome Blumberg filme le travail de Simha Arom depuis 1990. Son film Simha sera projeté. Un débat, puis un concert suivront la projection.

    Un moment unique !

    Tarif :10 euros
    Réservation uniquement en ligne 
    sur le site de la billeterie du festival


    En savoir plus

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    Les merveilles de l’époque de Wendo.

    Durant la commémoration du 9ème anniversaire du site mbokamosika, nous avions annoncé l’ouverture de notre discothèque aux mbokatiers. En évoquant l’ouverture, nous pensions à toutes les œuvres que plusieurs personnes ont mises à notre disposition en vue de les partager avec nos lecteurs. Jusqu’à présent, toutes les chansons envoyées sont classées selon leur provenance. Aucune n’a été perdue ni bradée. Dieu nous est témoin. Nous n’avons jamais vendu une seule chanson mise à notre disposition, en dehors de quelques- unes rendues gratuitement à leurs auteurs.

    Parmi ceux qui nous ont aidés à enrichir notre discothèque, Princesse Kiku vient en première position, suivi par notre aîné Clément Ossinondé. Sans oublier Aimée Atipo de Pointe Noire, Maurice Yala de Brazzaville , Pouko de Bangui, et Zok Roger de la RDC lesquels nous ont permis d’auditionner de raretés qui étaient considérées comme perdues à jamais : « Bozoba esala Ngando », « Véa Mokonzi », « Tongo etani », « Chérie Nyota », "Pasi ya Mokili", " Mwambe No 1, 2, 3" etc, etc.

    Hier encore, l’ami de Simba Ndaye qui préfère garder l’anonymat nous a permis de réécouter « Louise oboyi frigo » de Vicky Longomba , et nous promet de nous surprendre prochainement avec d’autres raretés. Dernièrement, Samuel Malonga nous avait offert Kele Bibi, de Tabu Ley Rochereau sans compter d’autres œuvres diffusées sur notre site. Il y a trois ans, David M. avait exhumé quelques raretés de l’orchestre Négro-Succès. Qui oubliera les chansons envoyées par Damien Vuwa, papa Toto, Claude Kangudie, Mengi, Gaston Mulangu, Jessy Diassilua, Scorpion, Yandundu, Jean-Paul Kitenge, Boris, Levy, Dom Munsiensi, Mbiya wa Mpoyi, Kaïs, Godé Bayama, Papa Kinalo, Pedro, Lionel, Amaya ?  "Zaïre Oyee" de tantine Abeti a été réécoutée grâce à Armand Kabongo. La liste étant très longue, nous nous excusons auprès de tous les contributeurs dont les noms ne sont pas repris ici.

    Ainsi, en considérant les œuvres envoyées jadis par Kiku, nous avons, toujours en marge  du 9ème anniversaire de notre site, effectué un montage de quelques merveilles de l’époque de Wendo, desquelles beaucoup de musiciens se sont beaucoup inspirés. Une manière de prouver que la musique congolaise tire ses origines de cette époque et du folklore africain.

     

    Messager


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    Quatre tubes de Bowane, Bukasa, et Liengo, envoyés par Zok Roger de Kinshasa pour le 9ème anniversaire de mbokamosika.

    BOWANE

    Après avoir diffusé les merveilles de l’époque de Wendo , nous avons réceptionné hier de la part de Zok Roger de Kin, quatre tubes de Bowane, Bukasa ,et Liengo, pour fêter le 9ème anniversaire de notre site.  Parmi ces œuvres des années ‘50, deux signées Bowane, avaient été réalisées aux éditions Esengo, avec l’accompagnement du trio BEROS ; celle de Léon Bukasa avait été réalisée avec le groupe rythmique Ngoma ; et "Bakule Bakule" de Honoré Liengo avait été interprétée par l’orchestre Rock-A-Mambo , aux éditions Esengo.

    Sur l’ensemble de ces 4 chansons, trois sont connues, du moins en ce qui nous concerne, une seule : « Bowane akeyi Luanda », nous est totalement inconnue et nous la diffusons en primeur sur mbokamosika. Néanmoins, son rythme et sa cadence nous rappellent plusieurs œuvres qui s’en étaient certainement inspirées, sans la citer, comme de coutume dans la musique congolaise.

    Par ailleurs, Bowane révèle dans " Bowane akeyi Luanda" que lors de son voyage à Luanda, durant l’occupation portugaise, les bruits selon lesquels Bowane y aurait été appréhendé puis emprisonné avaient couru à Kinshasa. Une rumeur qui avait réjoui ses concurrents restés au Congo Belge. Cette page de l’histoire de la musique congolaise mérite d’être exploitée et éclairée aux mbokatiers par nos amis papa Kinalo , Sebastiano Kupessa, Pedro, Lused, et Nsingi Mabwassa à travers les archives coloniales portugaises. Les artistes musiciens africains étaient-ils bannis en Angola par les colons portugais ?

    En attendant les réponses à ces interrogations, nous poursuivons la liste de personnes oubliées sur la liste de ceux qui ont déjà envoyé des chansons au site, il s’agit de : King, AMM59, Joseph Pululu, Crispin Régis Lukoki,José Mvemba Dio-Dio, Anto Nickel, Bernard Manseka, Goya Nabu, Guy Mokulu, Jean-Paul Bodibo, Delman, Fred, Manwana, Clément 1950, Michel Kinzonzi, Monique, feu Rachid King, Salim, Pépé Massaka, et Seba Kupessa.  Une fois de plus nous excusons si quelques noms ont par mégarde été omis.

     

    Messager

     

     

    BON ANNIVERSAIRE "MBOKAMOSIKA"
    De la part de ZOK ROGER à KINSHASA.

     

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    Proverbe du jour sur le 56e anniversaire de la RDC

    Un bébé ne peut dégoûter le sein de sa maman à cause de la gale.

    Ce proverbe africain que nous avons essayé de traduire en français se passe de tout commentaire. Il nous est venu à l’esprit en ce jour marquant le 56e anniversaire de la RDC.  Il est connu que nous sommes nombreux à dégoûter la manière dont la politique est pratiquée dans nos pays. Parfois, il nous arrive de refuser de lire l’actualité africaine.

    Pourtant, au début des années ’60, la commémoration de l’indépendance de la RDC donnait lieu à des festivités grandioses : défilés, rencontres sportives, jeux, manœuvres militaires, bals populaires, etc, etc. Aujourd’hui, cette époque semble révolue, l’enthousiasme s’est émoussé. Personne ne croit plus aux politiciens. Nous nous demandons si la RDC est réellement indépendante.

    Mais le sang congolais qui circule dans nos veines finit toujours par nous rattacher et nous intéresser à notre patrie. Ni la distance qui nous sépare du pays, ni l’abondance de la vie occidentale n’ont jamais réussi à nous faire oublier totalement d’où nous sommes venus. Ce rattachement à la patrie est à la fois naturel et un danger permanent pour les dirigeants actuels et à venir. S’ils se croient en sécurité, ils ignorent toutefois d’où peut provenir le danger !!!

    Ainsi, en ce 56ème anniversaire, nous dédions du de même aux mbokatiers « Matinda », une œuvre de Franco  qui décrit à sa manière les premières heures du Congo Dipanda.

     

    Messager


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    LES STATISTIQUES DU MOIS DE JUIN 2016

    Voici les statistiques du mois de juin 2016 du site www.mbokamosika.com , telles qu’elles nous été communiquées ce 1er juillet par l’administration d’Overblog.

     

    MOIS DE JUIN 2016.

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    Visiteurs                            : 22105

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    DEPUIS 2007.

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    Visiteurs                            : 1.539.877

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    LES PAGES LES PLUS LUES AU COURS DE JUIN 2016

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    Nsingi Mabwassa retrace la genèse de la lutte de libération angolaise .

     

    Référence : http://www.mbokamosika.com/2016/06/une-question-politico-culturelle-a-nos-amis-angolais.html

     

     

    Non c´est non, comme le disait le feu Marechal Mobutu.Notre lutte de libération a commencé depuis le Royaume Kongo au XVème siècle.On se souvient encore la bataille de Mbianda Ngunga vers les années 1918 sans oublier la bataille d´Ambuila.

    On ne parlait pas encore des réfugiés angolais au Congo.Nos traditions culturelles étaient bel et bien conservées même pendant l´époque coloniale de triste mémoire.Regardez seulement nos noms de famille.Au contraire, les portugais ont lusophonisés les prénoms kongo tels que Ndontoni comme António,Ndompetelo en Pedro, Ndofunsu comme Dom Afonso etc..

    Le mieux connu de tous c´est Nzadi, devenu Zaire.Donc, le déclenchement de la lutte de libération a bien commencé avec le mouvement méssianique au Kongo avec Simon Kimpangu et en Angola avec Simão Gonçalves Toko. C´était vers les années 50.

    Ensuite, la révolte du 4 Février 1961 pour des meilleures conditions de travail revendiquées par les colonisés indigènes, suivi du 15 Mars de la même années avec le FNLA/UPA.Tout ceci se passait à l´intérieur de l´Angola avec des armes rudimentaires devant le géant Portugal alors membre de l´OTAN.

    Le Congo-Kinshasa et le Congo-Brazzaville, pays indépendants en 1960, avaient établi un pacte pour venir en aide au Congo portugais, constituant ainsi comme le tremplin de la lutte d´indépendance de l´Angola sans oublier la Zambie.

    Dans un livre écrit par un ancien ministre de la défense Iko Carreira, on préconisait la création d´une nation à la brésilienne c´est á dire laisser le pouvoir aux populations non indigènes du pays, l´Angola étant à l´époque une colonie de peuplement au contraire des français, anglais, belges, espagnols et allemands.

    Aujourd´hui encore, qui suit de près la politique angolaise peut le constater sur le terrain. La main- mise des portugais est visible dans tous les secteurs stratégiques du pays, en dépit des mesures cosmétiques qui s´opèrent en Angola.

     

    Nsingi Mabwassa


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    CHRONOLOGIE DES SOLISTES de L’orchestre AFRISA International de TABU LEY ROCHEREAU.

                                                                 (Par MWENZE)

    Décembre 1965 : Dislocation de l’orchestre AFRICAN-FIESTA des éditions Vita, issu de l’éclatement en 1963 de l’orchestre African-Jazz dit « Mokili Mobimba » de Joseph KABASSELE. Notons que l’éclatement de l’orchestre African-Fiesta coïncide cette année-là  avec la fin de l’âge d’or de la musique congolaise (1960-1965).

    1966 : Création de l’orchestre AFRICAN-FIESTA National 66 de Rochereau.

    Soliste : GUVANO . Ce pseudo est simplement la lecture à l’envers de son patronyme, autrement dit son nom en verlan, auquel il ajoué un « o » pour la beauté phonétique. GU-VAN+O = GUVANO

    1968 : Premières défections au sein de l’African-Fiesta National 66, qui entretemps a troqué ses deux chiffres symbolisant l’année de sa création pour le vocable « Le Peuple », rançon de son grand succès intitulé « Peuple » une année plus tôt. Guvano quitte Rochereau, arrivée de  BUMBA « ATTEL » au poste de soliste.

    1971 : Peu après la tournée d’Abidjan, Rochereau enregistre de nouveaux départs. L’orchestre rebaptisé AFRISA en 1970 , avant le concert de l’Olympia de Paris - devenu International à la suite de cette prestation - note le départ de Bumba Attel parmi les mutins. MAVATIKU VISI Michelino, son accompagnateur, monte en grade et prend les rênes de soliste attitré. Pour la petite histoire, Mavatiku est le deuxième et dernier cas du genre, en date dans notre musique, après ARMANDO Brazzos, accompagnateur dans l’OK-Jazz, bassiste dans l’African-Jazz, passé soliste en 1967 de l’orchestre Révolution de Muntsi Kwamy.

    1975 : Mavatiku Michelino fausse compagnie à Rochereau et intègre l’OK-Jazz.  Il est remplacé par Dizzy MANJEKU

    1978 : Départ de Dizzy  Mandjéku, arrivée de DINO VANGU

    1982 : Réconciliation Nico-Rochereau. Le premier intègre l’Afrisa International, et avec lui KAMBITE Damoiseau, tous deux officiant le temps d’un feu de paille avec Dino Vangu.

    1985 : Dino  VANGU tire sa révérence de l’Afrisa International, remplacé au pied levé par « 8 KILOS » pour la tournée des Etats-Unis immortalisée par l’album « Nzoto na ngai sé moko oyo » et ce, jusqu’en 1990 avec l’album « C’est comme ça la vie », le dernier dudit ensemble.

    Après quoi Rochereau entamera une traversé du désert, interrompu par quelques albums solo voire un jam, avec l’orchestre Africando, au succès mitigé.

    Mwenze


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    VOICI « CONFESSION », DE DALIENST, ET MELELI MELELI, DE PHILIPPE LETZUNGU ET AFRICA MOD MATATA, RECHERCHÉES PAR ESSO ET MACLEM

     

    Bonsoir Mboka mosika,

    J’ai toujours visité votre site , qui me permet de découvrir et me cultiver sur la riche discographie congolaise.
    Je cherche une rareté de la musique congolaise dont les paroles disent à peu près ceci :
    « attention pila mosi keba.. to zali baso ndenge moko…, na kelasi to yekoli mateya…. »

    Esso

    ESSO

    Eh oui j 'ai cherché cette chanson depuis des années. Chanta BOUITA. Voila que je la retrouve alors que je viens d 'apprendre que le compositeur vient de nous quitté. J 'ai donc vécu plusieurs années avec le compositeur Mwana ZAMA sans le rencontrer... Dommage .. que son âme repose en paix.

    A présent je suis à la recherche de deux chansons

    - Méléli-méléli de Luli Madera je pense dans African Mode Matata de Pointe-noire

    -Macedoine de l 'orchestre Nasimina de Dolisie. Je ne me rappelle plus du compositeur. C 'est soit KUCHAVA Philippe ou TCHIMS

    merci à tous les Mbokatiers

    Maclem

    MACLEM

     

    Les deux chansons recherchées par nos amis Esso et Maclem sont déjà sur le site. Étant donné qu’il est devenu difficile de déceler toutes les œuvres diffusées depuis neuf ans, nous reprogrammons volontiers « Confession » et « Méléli Méléli ». Cette dernière, offerte par Aimé Atipo, avait été diffusée pour la première fois en 2012.

    En bas, nous reprenons sa traduction réalisée en 2012 par Muana Gabon depuis l’Asie.

    Messager

     

     

    Traduction de Meleli Meleli par Muana Gabon

    Meleli, meleli, ma mere l'a fredonnee en faisant la cuisine...En voici le contenu traduit en Francais ici signalee par "Fr". Desole pour le manque d'accents. J'utilise un clavier qui en est depouvu. Le refrain m'est malheureusement inaudible, aussi ne l'ai-je pas traduit. J'en suis egalement desole.


     

    Meleli meleli, meleli we tsuhu e yeni we  

    (Fr) Je pleure, je pleure, O que je te pleure, le jour ou tu es partie  

    Me kisi we o nzo, me muni muatihi a we, nde we mi ye  

    (Fr) Je t’ai manque a la maison), (ou) j’ai vu ton petit-frere qui m’a dit que tu etais partie  

    Aii nya mesa buni ye e, cherie a me mi ye, mama me tala nde kuni ye

    (Fr) Que vais-je donc faire, ma cherie s’en est allee, ou vais-je la retrouver ?

    Me tenne we okana, na me ya (inaudible...pila?) eli we eh, motema me

     (Fr) Je t’ecrirai donc une lettre, et je viendrai (te retrouver) la ou tu es mon coeur.

     

    De L'Asie, Muana Gabon ( Commentaire publié sur notre site pour la 1ère fois en 2012)

     

     


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  • 07/04/16--07:15: QUI A TRICHÉ QUI ?
  • QUI A TRICHÉ QUI ?

     

           
                Lucie EYENGA                                                       KOffi Olomidé                   
     

     

    << L'autre jour quand j'écoutais la chanson de LUCIE EYENGA "Dis
    Moninga", mon petit neveu a crié "TRICHEUSE!!!". A la question de
    savoir pourquoi ce qualificatif, il me répondit que LUCIE EYENGA avait
    triché sur une chanson de KOFFI "
    Aspirine de V12". Il a fallu du temps
    pour lui démontrer que c'était le contraire. C'est pourquoi j'ai
    sélectionné quatre paires de chansons dont les plus récentes ont
    extrait des passages des plus anciennes.

     Il s'agit de:
    1-
    Dis Moninga de LUCIE EYENGA et Aspirine de KOFFI OLOMIDE
    2-Masanga Njia de J-BOSCO MWENDA  et Mongali de TABU LEY
    3-Bakule Bakule de LIENGO et Moyibi de PEPE KALLE
    4- Santa de FATAKI ADOLPHE  et Sata de Diana


    BONNE ECOUTE>>

    Zok Roger

    QUI A TRICHÉ QUI ?

     


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    Ne pas dépasser la ligne des micros

     

    .

     

    J’ai relu l’article du 8 mai 2011 par Mwan’a Mangembo sur http://www.mbokamosika.com/article-choquez-le-defi-gagnant-de-jossart-et-bimi-aux-isifi-73423861.html et dans un des commentaires de l’auteur en réponse à Ya Moti, quelque chose a retenu mon attention. Jossart, dit-on, a imposé cette règle qui interdit à quiconque dans l’attaque-chant (y compris lui-même) de dépasser la ligne des micros. Ce comportement symbolise la starisation d’un des chanteurs et Jossart a lui-même tenu à respecter cette règle jusqu’à ce jour où il est l’incontestable « vieux na biso » au sein de l’orchestre Zaïko Langa-Langa. Qu’est-ce qu’on entend par dépasser la ligne des micros ? Il s’agit de Mbuta Mashakado qui patine et veut démontrer ses talents de danseur-pop devant les autres chanteurs ou d’Evoloko qui se place devant tous les autres chanteurs quand il entonne son Pétrole. Donc il ne s’agit même pas d’une institutionnalisation de la pratique où le micro de Rochereau dans l’African Fiesta National est carrément devant celui de Pépé Ndombe, même quand ce sont seulement les deux qui chantent et que la chanson n’a pas de section entonnée et d’une réponse en chœur par des back-vocals. C’est-à-dire, à mon avis, la structure de la chanson justifie une telle disposition géographique des micros sur le podium. Il y a des chansons où l’un des chanteurs est clairement le « lead-singer » et les autres sont les « back-vocals », et « back » signifie en arrière-plan. Donc, je dirais que dans les orchestres où cette disposition a été adoptée, c’était une façon de dire « Voilà le chef ! ». Vous verrez qu’il y a un clip où Viva la Musica chante Ngonda, et Papa Wemba est devant ba-petits na ye.

    Photo de l' African Fiesta National "Le Peuple", extraite "dans les coulisses de la musique congolaise" de Faugus Izeidi

     

    Je ne sais pas comment ça se passe avec les groupes et les artistes du kuduro et hip hop, puisqu’ils font du play-back la plupart du temps. Nous vivons dans un siècle où les gens qui ne seraient pas décrits comme des chanteurs en 1970 ont trouvé leur place dans le monde musical. Parmi d’autres véritables chanteurs individuels qui chantent R&B, tarrachinha, kizomba, semba ou d’autres rythmes, nous avons à signaler chez les femmes Yola Araújo, Ary, Margaritha do Rosário, Patrícia Faria, beaucoup d’autres et Pérola qui en 2005 fut la meilleure chanteuse d’Afrique Australe aux All-African Kora Awards. Parmi les hommes, nous avons Paulo Flores, C4 Pedro, Anselmo Ralph, Puto Português et d’autres. Il y en a tellement que, comme vous voyez, je n’ai pas cité Kyaku Kyadaff qui a interprété Siluvangi wapi accordéon que nous avons écoutée  très récemment. La dernière fois que je l’ai vu chanter, il était accompagné par un orchestre (cette fois-ci, le mot portugais n’est pas banda, mais orquestra) avec des violons, des clarinettes et d’autres instruments dits classiques. Les musiciens sont assis, y compris les back-vocals ; le vocalista est debout, seul devant tous.

     

    Pedro


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    Lionel recherche 4 titres de Viva la Musica.

     

     

    Bonsoir chers frères.,

     

    j' espère que vous vous portez , ainsi que vos familles .Le 14 Juin , est une date importante chez nous . C'est le jour ou le feu Papa Wemba voit le jour .

    Malheureusement, il nous a quitté le 24 Avril 2016. Je suis à la recherche de quatre chansons de Viva La Musica , et je me demandais si quelqu'un peut les partager sur ce blog .Je suis à la recherche de :

     

    -Samaritain partie complète par Papa Wemba ,1979 Editions Molendé

    -Mobembo Okende Djamusket par Papa Wemba en 1980 Editions TS VEVE MAZADIS

    -Ozia par Papa Wemba entre 1983 et 1984

    -Musulman 1ère version en 1984 par Sangwa Maray Maray , Editions SAKALA

     

    Savourez la chanson Antaya par Josky Kiambukuta ,Poète Simarro & Viva La Musica 1980

     

    Merci de réagir à cet article .

     

    Fraternellement.

     

    Lionel


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    QUI ÉTAIT LE PIANISTE DE KABASELE ?

    African-Jazz , de g à dr: De puissant, willy, Roger, Menga, Kallé, Dèchaux, Kibonge Charles, et Nico Kasanda. Photo fournie par Clément Ossinondé

     

     

    BONJOUR MBOKAMOSIKA!!!
    Oui! c'est encore moi!
    <<Que des points d'interrogation et surtout des discussions entre amis
    sur l'identité du pianiste de KABASELE dans les chansons suivantes:
    1-Chanson d'Orphée
    2-Ma Doudou
    3-Manuela
    4-Timide sérénade
    S'agit-il de
    DIBANGO? de LUTULA? ou de KIBONGE CHARLES? Je pense
    surtout à notre frère OSSINONDE qui pourrait éventuellement nous
    donner la réponse.Excusez-moi pour la qualité de l'écoute car ce sont
    des chansons tirées des disques 78 Tours très anciens.

    ZOK ROGER>>

    Les quatre chansons de l'African-Jazz

     


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    Une sculpture de l'épopée Lianja, extraite de l'Aequatoria

    Une sculpture de l'épopée Lianja, extraite de l'Aequatoria

    À travers « l’épopée Lianja » : un plaidoyer pour la culture, en provenance de la République du Congo/Brazzaville.

     

    Réf : http://www.mbokamosika.com/article-22332073.html

            http://www.mbokamosika.com/article-28417236.html

     


    Je viens de lire ce que vous aviez écrit sur LIANJA; je suis très surpris que les hommes de culture de votre pays ont tout délaisser au nom peut être de la démocratie ou peut être encore des droits de l'homme ou encore tout simplement au nom de la politique politicienne. je crois que c'est sans doute ça qui tué ou qui est en train de tuer la richesse culturelle de votre cher beau pays.
    ils (les hommes de culture) ont oublié le slogan: "SOIES LE MEILLEUR QUOI QUE TU SOIES".


    J'été beaucoup passionné par la présentation de LIANJA à la télé zaïre. C'était "miracle; un chef-d'oeuvre" je suis du Congo Brazzaville. Depuis plusieurs années je cherche à revoir ce chef-d’œuvre mais hélas. La culture d'un pays c'est le patrimoine de ce pays, c'est ce qui reste comme vestiges.


    Aujourd'hui, on a comme l'impression que la culture d'un pays se résume qu’à la musique. À  mon avis, je crois que la musique en fait partie, c’est une entité de la culture. Dans le contexte africain ou le manque de l’écriture ; la culture était conservée par des symboles comme les statues, les masques, les contes, les griots les danses et autres. Mais aujourd'hui avec l'arrivée des médias c’est plus la musique qui est devenue comme la totalité de la culture. Et en plus de cela on pense que la musique comme elle fait danser et qui donne la joie, il faut donc y accorder de l’importance.

     

    Je déplore et je regrette que la profondeur culturelle de la RDC soit oubliée. Dans ma jeunesse j'étais beaucoup inspiré par le théâtre. Je parle du vrai théâtre à l'époque incarné par ce qu'on appelait la Compagnie Nationale Mobutu Sese Seko. (je ne fais pas allusion aux sketchs). Je ne peux pas croire que ces chefs-d’œuvre joués par les grands acteurs à l'époque soient rentré dans l’oubliette tout simplement à cause de cette appellation Mobutu Sese Seko alors que la culture c'est ce qui reste quand on a tout perdu. On aurait pu changer simplement le nom lais le patrimoine reste Congolais.

     

    Vous aviez lancé un appel pour trouver qui peut avoir l'intégralité de ce ballet mais pourquoi ne vous référez-vous pas aux archives de télé Zaïre. Je vis pas chez moi au Congo je déteste la politique, je déteste les hommes politiques mais quand il faut parler culture je n'ai pas de frontière. On peut être un bon politicien tout en étant un homme politique et vice versa. Aujourd’hui quand on cherche n’importe quelle chanson de la musique Congolaise de tous les temps ; on en trouve mais par contre trouver LIANJA ça relève du mystère 


    Liva ITH

     

    ENFIN, LA VERSION COMPLÈTE DE NSONGALIANJA.

     


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    Une chanson du Dr Nico à identifier, expédiée par Amaya Mokihini de Franceville (Gabon)

    Cher Bibi.

    Je termine ce mois de juin avec bonheur d'avoir réécouté les 3 titres que je cherchais en vain ici. Merci.

    Je vous envoie ces quelques 2 minutes d'une chanson du Dr Nico que nous écoutions lorsque nous étions encore au primaire. J'avais le morceau sur une K7 qui s'est dégradée, et n'ai pu récupérer que ces 2 minutes. Je ne rappelle plus son titre et arbitrairement je l'ai intitulé "Ngai Mpe mosolo té", la phrase d'un refrain.

    Quel est son titre?


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    Texte révolutionnaire malgré lui

     

                 ( par Pedro)

     

    Dans les années 1980s, un poème n’avait presque pas de place dans une salle de classe s’il n’était pas révolutionnaire. Malheureusement, le caractère révolutionnaire de beaucoup de textes de la littérature angolaise n’était pas toujours évident, et les enseignants avaient de la peine à prouver aux étudiants que ces textes étaient révolutionnaires. En même temps, si ces mêmes textes n’étaient pas étudiés, l’enseignant aurait le sentiment du devoir non-accompli. Un de ces textes est le poème de Viriato da Cruz intitulé Namoro (http://www.lusofoniapoetica.com/artigos/angola/viriato-da-cruz/namoro.html). C’est un poème narratif qui commence par « Mandei-lhe uma carta em papel perfumado » (Je lui ai envoyé une lettre écrite sur du papier parfumé). Le narrateur, Benjamim (remarquez la terminaison de ce nom en portugais), a tout fait pour conquérir une jeune fille qui invariablement disait NON et le méprisait abondamment, racontant ses déboires à tout le monde qui à son tour se moquait de lui. A la fin du poème, au cours d’une de ces sessions de danse qui caractérisaient la cité indigène luandaise d’avant l’indépendance, Benjamim danse avec la fille (le poème ne dit pas pourquoi elle a accepté de danser avec lui). La danse fut un tel succès que ce fut le début de leur idylle.

     

    Toutes les raisons étaient bonnes pour que les professeurs présentent ce très beau poème comme révolutionnaire. Un de mes professeurs a même dit que ce poème était plus révolutionnaire que les poèmes écrits en exil ou dans la clandestinité et qui étaient explicitement pro-indépendance. C’est comme si quelqu’un disait que Congo Avenir ou Objectif 80 était moins révolutionnaire que Teté Nakozonga :

     

    Tété kotiya motema likolo te

    Nakozonga e naza na nyongo ya moto te

    Mama omesana na mwana ya Tabu

    Lelo’oyo na mboka lobi nakeyi mboka mopaya

     

    O motema e motema na makanisi molimo e

    Nazalaka ata nakeyi

    Nakumbaka se nzoto motema natika

     

    Tete tikala pembeni ya bana e

    Nakozonga e naza na likambo ya moto te

     

    Oboteli ngai mwana mobali nalukaki

    Mwana akokisi se mposo misato nake(yi)

     

    Oyo mpasi

    O kobota e mobembo epesa makanisi bana e

    Lokola natamboli

    Sima batisa mwana na kombo ya bankoko

     

    Objectif 80 est une chanson à dessein révolutionnaire, mais c’était un mensonge. Il n’y aurait rien en 1980, tout comme il n’y aura rien à l’horizon 2063 que l’Union Africaine proclame. La différence, c’est que la plupart des gens qui ont inventé 2063 ne seront pas vivants en 2063 et n’auront donc pas le temps de s’avouer menteurs. Par contre, 1980 nous a très rapidement rattrapés. Or, kobatisa bana na kombo ya bankoko a été une réalité, peut-être la seule réussite du nationalisme congolais authentique. Je ne sais pas ce qu’il serait s’il avait fait partie d’une révolution culturelle non politisée. Malheureusement, il a dû être jeté par la fenêtre avec l’eau du bain. Le temps venu, tout le monde a repris volontiers son prénom occidental et l’enfant de Rochereau a certainement inventé un pour lui-même. Qui est cet enfant de Tété né vers 1972?

     

    Pedro


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