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Cet espace se veut un lieu de rencontres et d'échanges entre ressortissants de l'Afrique Centrale et Australe . Tout étranger connaissant ou voulant faire connaissance de cette partie de l'Afrique est le bienvenu. Nous y aborderons des sujets culturels en français, portugais, ou en lingala, selon les interlocuteurs . Notre devise:réduire la distance qui nous sépare du continent, par l'entretien de la mémoire collective, en recourant à notre musique dans toute sa diversité

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  • 07/11/16--00:03: Dimba dya Ngola.
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    Dimba dya Ngola.

     Dernièrement, l’occasion nous a été donnée de publier les photos et les chansons de trois orchestres angolais, dans l’article de Pedro intitulé : « Ne pas dépasser la ligne ».

    Ainsi, sur l’ensemble de 4 photos de formations musicales angolaies envoyées par Samuel Malonga, seules trois d’entre-elles, en l’occurrence celles des orchestres Os Bongos, Os Jovens do Prenda, et Os Kiezos ont été publiées. Il restait la photo de l’orchestre Dimba dya Ngola.

    La dénomination.

    En découvrant la dénomination « Dimba dya NGola », nous avons été intrigués par son authenticité africaine dans un pays lusophone où les langues africaines étaient reléguées au second plan durant la colonisation. Pour avoir le sens exact de cette dénomination, nous nous sommes renseignés auprès de notre ami Pedro, lequel nous a révélé, après avoir consulté trois sources différentes, qu’elle (dénomination) signifie en Kimbundu « Le xylophone d’Angola ». Dimba (Madimba), comme dans plusieurs langues bantoues signifie Xylophone.

    Par ailleurs, cette dénomination en langue africaine, en pleine colonisation portugaise pourrait-elle être interprétée comme une forme de résistance?

    La discographie.

    En effet, l’Anthologie de la musique angolaise de plus d’une centaine de chansons en notre possession nous a montré que Dimba dy Ngola n’a produit que deux œuvres, reprises dans l’album des années 1956-1970, et dans celui des années 1968-1976.

    En nous référant aux autres orchestres angolais qui ont produit plus d’une dizaine de chansons dans cette Anthologie, nous nous demandons pourquoi les œuvres de Dimba dy Ngola sont si rares ? Cet ensemble musical existe-t-il encore de nos jours ? Quelle fut la configuration sociale de la cité de LINDA qui figure sur la pochette de sa photo ?

    Voilà quelques questions que nos amis angolais, connaissant mieux l’histoire de l’orchestre Dimba dya Ngola pourront nous aider à répondre.

     

    Messager

    LA DISCOGRAPHIE DE L’ORCHESTRE « DIMBA DYA NGOLA ».

     

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    PAPA KOURAND, la dernière figure historique de la "Sanza" est mort à Brazzaville le lundi 4 Juillet 2016.

     

    Papa Kourand qu'on ne présentait plus, était reconnu comme dépositaire de la tradition orale bantoue, son conservatoire personnifié et qui avait fait de la "Sanza" l'élément essentiel de son discours musical.

     

    Chanteur à la voix passive, au timbre rocailleux, c'était un merveilleux "sansiste" qui a créé une manière de jouer la rumba authentique, et d'autres rythmes   traditionnels en se servant d'éléments urbains tirés du folklore du bassin du Congo.

     

    Son tempérament, comme son sens de nuances et sa parfaite technique lui ont permis de dominer la scène depuis les années 50 dans le style des griots. 

     

    Né à Ngoma-tsé-tsé (Congo-Brazzaville) le 10 Novembre 1935, "Papa Kourand", de son vrai nom Nkouka André a maîtrisé dès son jeune âge le "Likembe" ou encore la "Sanza" (un genre de piano à pouces constitué de lamelles en métal ou en bois fixées sur une caisse de résonance) dont il sert pour traduire en termes simples, mais très colorés, parfois très crus, les événements de la vie quotidienne. 

     

    Dès 1940, Papa Kourand qui est un fervent croyant , attire l'attention des religieux catholiques qui l'initient aux cantiques chrétiens. Il devient vite une vedette populaire ; la voix séduit, et Papa Kourand sait admirablement tirer parti de ses ressources vocales , combinant avec talent le jeu en accords hérité des anciens de sa paroisse.

     

    Au cours des années 50, la petite liberté autorisée dans le culte, donne à Papa Kourand l'occasion de chanter et de jouer sa "Sanza"" très régulièrement dans les manifestations publiques avec des amis dans la forme de la musique urbaine, notamment le "Zebola", le "Walla", le "Maringa", "la rumba", la "Polka-Piké", etc...

     

    C'est également à cette époque que le "sansiste" commence à faire la preuve d'un exceptionnel talent de compositeur cultivant dans le thème comme dans son travail de soliste , un goût extraordinaire pour les ambiguïtés tonales et rythmiques. Comme la plus part des choristes d'églises qui se lancent dans la musique de danse , Papa Kourand est devenu ensuite l'un des grands noms de la "Sanza".

     

    Son histoire se confond quelque temps après avec celle d'un autre grand pionnier de la "Sanza" et vedette des éditions phonographiques "Ngoma" (1953-1958), Antoine Moundanda, véritable créateur d'un art qui puise dans les rythmes et les thèmes populaires, et avec lequel il a fait un bout de chemin ensemble. Car en effet, en 1966, Papa Kourand et Antoine Moundanda ont fait partie du groupe "Likembe géant", groupe sélectif formé à Brazzaville pour représenter le Congo en 1966, au Premier Festival Mondial des Arts Nègres de Dakar.

     

    La renommée du "Likembe Géant "commence dès ce grand événement, lorsqu'il remporte avec l'Orchestre Bantous un très grand succès continental. Vont suivre toute une série de réussites à travers diverses manifestations en Afrique et dans le monde.

     

    Cependant, depuis plusieurs années Papa Kourand a poursuivi avec son petit groupe , une carrière qui l'a conduit à une renommée internationale bien méritée. Sa brillante et dernière participation en Mai 2007 à la 32ème édition du Festival des Musiques Métisses d’Angoulême a témoigné de sa réputation dans le public français. Aussi son dernier album réalisé aux Editions Cyriaque Bassoka, dans le registre de la musique congolaise tradi-moderne , a dévoilé des titres pleins d'émotions et d'une grande profondeur. Il est salué comme l'une des plus belles pièces qu'ait jamais enregistrées Papa Kourand.

     

    Papa Kourand qui était devenu une véritable "pop star" en France et en Europe était attendu avec ferveur, ces dernières années dans plusieurs festivals en France, et par son producteur Cyriaque Bassoka, mais son mauvais  état de santé ne lui a pas permis de se déplacer. 

     

    Clément Ossinondé


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    5 ALBUMS "ANTHOLOGY OF AFRICAN MUSIC" DISPONIBLES SUR ITUNES, DEEZER, AMAZON….

    Monsieur Ignace Mukendi Mbambi nous a informés hier par courriel qu’il a sorti 5 albums « ANTHOLOGY OF AFRICAN MUSIC » en mémoire de Grand Kallé et Docteur Nico. Ces albums sont disponibles sur toutes les plates formes au prix très abordable.

    Le 18 prochain, 2 autres albums inédits, avec les chansons de Mujos, Pamelo Munka et l’African-Fiesta Sukisa seront disponibles sur les mêmes sites.

    Ces œuvres sont des titres originaux remastérisés OPIKA, ESENGO et FONIOR, choisis parmi la collection personnelle de Mr Ignace Mukendi Mbambi, qui fut le manager de l’African-Fiesta Sukisa du vivant du Dr Nico et qui représente actuellement les intérêts de sa famille.

    Tous ceux qui ont toujours recherché les raretés de l’African-Fiesta Sukisa savent où ils peuvent désormais se ravitailler.

    Mbokamosika

     


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    L'Orchestre Cercul Jazz, pour qu'il nous rappelle toujours le duo Franklin Boukaka et Ntouta Mamadou. 

    L'Orchestre Cercul Jazz qui a cessé d'exister depuis 44 ans, a bien été un des grands groupes historiques de la rumba, des musiques envoutantes aux climats étranges réalisés suivant une inspiration très éclectique : Salsa, Biguine, Folk, Jazz...

    Au commencement était le Cercle culturel de Bacongo.

    1954 - A la faveur de la création à Brazzaville de plusieurs activités culturelles, notamment au sein du célèbre Cercle Culturel de Bacongo, (dirigé par Dominique Nzalakanda, ancien maire et ministre sous l'Abbé Fulbert Youlou) la formation musicale "Armonie Brazza" de Bacongo qui existait depuis 1952, intègre le Cercle Culturel et en devient l'animateur principal, au point où il se fait désormais appeler "Orchestre Cercul Jazz". On compte dans le groupe les musiciens : François Bamanadio (chef d'orchestre - guitare solo), Joseph Ndebeka (guitare rythmique), Honoré Loubayi (saxo), Auguste Mahoungou (clarinette) Alphonse Malanda, Sangou "De la danse", Jean Bakanga... qui créèrent un véritable enthousiasme parmi les milieux musicaux de Brazzaville.

    Plus tard en 1959, Miguel Samba, Didi Siscala, Joseph Ndebeka, Dominique Ntoudissa et Michel Miadeka, Ntouta Mamadou, Freddy Nkounkou complètent les effectifs de l'orchestre.

    En 1960, le Cercul Jazz traverse le Pool pour séjourner à Kinshasa. Pendant plusieurs mois, l'orchestre fait les beaux jours dans les dancings "Ciné Bar", "Paris soir", et surtout le bar du "Vieux Moudzale".

    L'intégration de Franklin Boukaka

    En 1962, la première équipe sera relayée par une autre dont les musiciens Franklin Boukaka, Ntounta Mamadou (chant), Pecos (guitare solo) Paul Nzoungou (guitare rythmique), Alphonse Taloulou, Diam, Papa Moziki (basse) Henry Bibi de Massouka (batterie), Siméon Malonga "Rikky" furent les grands architectes de la brillante carrière de cet ensemble  dont l'oeuvre aux climats passionnants a représenté une étape importante de la musique congolaise.

    La présence de Franklin Boukaka, issu des orchestres, Negro Band et Jazz Africain va être d'une grande opportunité. Grand interprète, ses textes dominent  l'ensemble de la production du groupe avec une poésie axée sur l'Afrique, le monde, son décor et ses obsessions. Sa musique rencontre l'écriture et de là est né un climat engagé et dansant.

     

    Entre 1963 - 1964, Cercul Jazz va alors entreprendre une tournée africaine qui le conduit au Gabon, au Tchad, au Cameroun et au Nigéria. Sur le chemin de retour, l'orchestre qui est au sommet de sa gloire, séjourne deux mois à Dolisie via Pointe-Noire avant de rentrer triomphalement à Brazzaville. Il élit domicile, "Le Club Lomeka" (ex-bar Bouzoumou) dans la rue des Martyrs à Poto-poto, et de s'appeler désormais Cercul Jazz "Lomeka". C'est à cette époque que l'orchestre réalise ses plus belles oeuvres phonographiques. Musique à la congolaise, parfaitement mise en place et produite dans les meilleures conditions par les éditions Stenco puis Pathé Marconi.

    Franklin Boukaka et Albert Ntouta Mamadou vont s'imposer comme les meilleurs chanteurs du groupe et les leaders incontestés jusqu'en 1967, année au cours de laquelle, Franklin Boukaka crée son propre groupe "Sanza", composé des "sansistes" Albert Mampouya, Pierre Bandinga et du batteur  Dominique Otomba.

    Seul maître à bord, Albert Ntouta Mamadou  conduit avec brio les destinés de l'orchestre Cercul Jazz jusqu'en Novembre 1972 , date à laquelle il décède à Kinshasa pendant le séjour qu'effectuait le groupe dans la capitale congolaise. (neuf mois après la mort de Franklin Boukaka en Février 1972)  Il sera inhumé à Brazzaville avec tous les honneurs et en présence des grands musiciens kinois, dont Gérard Madiata qui présente l'oraison funèbre avant de faire un vibrant tour de chant à la mémoire du défunt.

    Avec la mort de Ntounta Mamadou, le Cercul Jazz cesse pratiquement  d'exercer. En 1975, le chanteur Matingou et le batteur Biniakounou "Tochino" tentent d'exhumer l'orchestre, mais sans succès. Enfin, notons que le Cercul Jazz a réuni tout au long de son histoire des musiciens d'horizons très divers et tenté une synthèse de leurs différents idiomes. On peut citer entre autres musiciens, des noms comme: Pierrot Loukouamoussou, Arthur Samba Nona (saxo) Francis Bitsoumanou (guitare basse) Domsis (tumbas), Matingou (chanteur),  Didier Mouanga Rondos, Mabwa... Le résultat était étonnant. Une belle page de l'histoire de la musique congolaise.

    Clément Ossinondé


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    « KUELO » une rareté de Lipua-Lipua offerte par Pouko de la RCA.

    Sur la liste des chansons recherchées dernièrement par Amaya Lokihini du Gabon, figurait entre autres « Kuelo » de Lipua-Lipua 1ère formule, avec Canta Nyboma, Mulembu, Bissika, Zeus Kayembe, ect, etc.

    Réagissant à cette requête, notre ami Pouko, qui venait de marquer son retour sur le site après les tristes événements qu’avait traversés son pays, n’a pas hésité à nous expédier aussitôt cette chanson dans un parfait état.

    Après l’avoir envoyée à notre ami de France Ville, il a réagi en ces termes.

    Merci de tout coeur. Kuelo c'était ma période de lycée à Franceville. Beaucoup de souvenirs me sont revenus en écoutant Kuelo, des larmes aussi en pensant à un pote qui m'a quitté il y a bientôt 3 ans.
    Merci
    Amaya Mokihini
    Franceville
    Gabon

    Amaya Mokihini

    Pour rappeler à nos lecteurs les mélodies de cette chanson qui est aussi en vente sur Amazon, nous en diffusons seulement un extrait, comme il en sera le cas désormais avec beaucoup de raretés, afin de décourager ceux qui viennent sur mbokamosika dans le but de télécharger les œuvres.

    Les personnes qui contribuent au fonctionnement du site qui seraient intéressées par les chansons diffusées partiellement peuvent nous contacter à tout moment par courriel, en vue d’auditionner l’intégralité des chansons.

     

    Messager

     

     


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    Paul MWANGA s'en est allé ce samedi 16 Juillet 2016 à Kinshasa à l'âge de 84 ans.

    Le célèbre chanteur à la voix puissante et haut perchée, conjuguant l'apport des "fox-trot", des crooners, des rumbas et surtout des airs traditionnels de son Banza-Kongo natal s'en est retourné au pays des rêves, à Pemba.

                                  

    Paul Mwanga, un chanteur authentique

    C’est très jeune que ce chanteur d’origine angolaise s’installe à Kinshasa, où à côté des musiciens locaux, il travaille et parfait sa technique vocale, avant de mettre sur pied en 1944,  une petite formation d’une couleur et d’un esprit très novateur : Le groupe « PASTORIA KIN ».

    Paul MWANGA se présente comme l’artiste le mieux placé pour réactualiser le « maringa »  traditionnel, le plier aux nouvelles sonorités et en accentuer la popularité auprès des mélomanes. Il bénéficie à cette époque du savoir faire de Paul KAMBA et son Victoria Brazza, crée en Août 1941 à Brazzaville, considéré comme le meilleur groupe des années 40 sur les deux rives du fleuve Congo. Paul KAMBA et Paul MWANGA vont se lier d’amitié au point de jouer régulièrement ensemble, comme Paul KAMBA l’avait profondément  fait auparavant avec son cadet WENDO qui sur le modèle de « Victoria Brazza » a crée en 1943 le « Victoria  Kin ». 

    Ainsi s’explique également l’implication manifeste de Paul MWANGA,  dans la production d’une discographie très remarquable aux Editions Opika de l'éditeur Benatar et  Ngoma de l’éditeur grec Nico JERONIMIDIS, dans les années 50. Il est considéré comme l'un des précurseurs de la chanson  populaire urbaine à cette époque.

    Le duo mémorable JHIMMY na MWANGA

    C'est avec Jhimmy que  Paul Mwanga obtiendra un succès considérable. En effet, c'est en 1947 que  Zacharie ELENGA dit Jhimmy (né en 1932 à Brazzaville de père  Michel ELENGA congolais de Brazzaville et de mère centrafricaine), excellent clerc, sténo dactylo aux établissements Israël, à Léopoldville, fait la connaissance de celui qui allait jouer un rôle capital dans sa carrière musicale : l’Angolais Paul MWANGA. Ils habitent dans la rue Isoke. (Commune de Kinshasa)

    JHIMMY opte pour la guitare rythmique. Et s’extériorise dans l’Odéon Kinois d’Antoine KASONGO. Paul MWANGA, attiré par la chanson, compose depuis 1944, dans le groupe Pastoria Kin, des œuvres dans la tradition congolaise. Les deux consacrent désormais des recherches de subtilité sonores dans le domaine de l’harmonie et du timbre. JHIMMY  modèlera sa sensibilité sur celle de son ami au point d’en arriver à une magnifique entente musicale.

    Ainsi s’explique l’apport considérable de Paul MWANGA et Zacharie ELENGA  « JHIMMY » en 1949, dans la création, par les frères belges (d’origine juive) MOUSSA BENATAR, des éditions musicales " KINA"  puis « OPIKA ». L’un des premiers enregistrements de cette firme, qui a rendu Paul MWANGA célèbre, est « Iyaya naboi monoko ya mboka » qui fut longtemps classé dans la catégorie des chefs-d'œuvre.

    Le groupe JHIMMY na MWANGA

     En 1950, pour avoir le meilleur engagement et la meilleure place aux éditions OPIKA, Paul MWANGA et JHIMMY unissent leurs talents autour d’un solide duo qui porte ainsi l’appellation « Groupe JHIMMY na MWANGA » lequel a conquis ses galons de grande vedette et est parvenu à imposer sa personnalité.

     JHIMMY constituera particulièrement le plus grand évènement de cette année, car le guitariste « hawaïen » est un virtuose. Musicien élégant, fin et spirituel, il introduit le « fox-trot » dans la danse congolaise qui ne connaissait alors que la rumba, la biguine, le high live et la polka piké.

    Les disques de JHIMMY et MWANGA, dont le succès a fait le tour de l’Afrique, ont exercé une influence considérable sur bon nombre de jeunes musiciens de cette époque, on retiendra avec nostalgie les admirables et véritables best sellers de la chanson syncopée, entre autre, « Ondruwe » (maboko likolo), « Henriette », « Putulu », « Viva  Benatar », etc. MWANGA se contenta de leur fournir un solo chant magnifique, la guitare hawaïenne de JHIMMY leur octroya une conception harmonieuse très originale et avancée de l’époque.

    L’ère JHIMMY, qui désigne particulièrement les années 1950 à 1953, a été aussi marquée par le renforcement du groupe en 1951 par les talentueux rythmiciens Charles MWAMBA « Dechaud » et  Emmanuel TSHILUMBA  BALOJI « Tino Baroza », (tous deux formés par lui) Albert KABONDO, Albert TAUMANI,  GOBI et  Lucie EYENGA.

    En 1953, après une séparation conflictuelle avec Paul MWANGA due à la perception on ne peu frauduleuse par JHIMMY des droits d’auteur réservés à la chanson « Ondruwe » réclamés par MWANGA, son vrai compositeur, le guitariste hawaïen met  fin, en 1954, à sa carrière musicale à Léopoldville. Il regagne Brazzaville où il renoue avec sa profession de sténo dactylo au cabinet de l’avocat français Me PROUCEL.  Aussi, en marge  de ses activités professionnelles, il anime avec Marie Isidore DIABOUA  le groupe « Atomic Jazz » qui va révéler un nouveau  JHIMMY dans un genre  ouvert à la musique du monde.

    C’est au début  des années 90, à l’issue de son admission à la retraire que

    JHIMMY quitte Brazzaville pour Bangui où il tire peu de temps après sa révérence.  Il n’en reste pas moins qu’il figure au gotha des musiciens les plus remarquables et les plus attachants de l’histoire de la musique congolaise.

    Quant à Paul Mwanga, il refait surface aux éditions Ngoma en 1955  avec son nouveau groupe Affeinta Jazz. Un bon groupe qui va perpétuer un certain esprit du rythme kongo bien taillé. Des chansons fraiches, pleines de soleil et de tendresse. Une sorte de relève pour la Polka-Piké. C'est depuis des nombreuses décennies que Paul Mwanga à cesser de chanter. Il passait paisiblement sa retraite dans la commune de Ndjili où il a rendu l'âme le samedi 16 juillet à 01 h du matin à la clinique chinoise de Ndjili.

    Clément Ossinondé

    Pratique. Ci-après la chanson "Ondruwe" reprise avec l'orchestre Affeinta Jazz

     


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    Une vedette et ses chansons, "Kale Kato" et "Ngai na yo se liwa" de Joseph KABASELE.

    La musique fait du bien. Cette nouvelle rubrique à pour but de présenter les auteurs légendaires qui ont mis en avant le rôle social de la musique congolaise, à travers des oeuvres mémorables.

    Le nom de Joseph KABASELE "Grand Kallé" évoque l'époque délirante d'enthousiasme qu'a connue la chanson congolaise dans les années 50. Il est indéniable qu'il est parmi les pionniers qui ont apporté une contribution considérable à l'histoire de la musique congolaise.

    Dans les deux chansons de 1953 "Kale Kato" et "Ngai na yo se liwa" mélodieusement chantées par Joseph Kabasele avec l'accompagnement de l'African Jazz, on écoute avec délection Fud Candrix, le premier saxophoniste belge qui a su accompagner de façon magistrale, les mélodies congolaises en 1953 aux éditions Opika des frères Moussa Benattar à Léopoldville (Kinshasa)

    Bonne écoute.

    Clément Ossinondé


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    Encore une rareté en provenance de Franceville au Gabon.

    Bonjour Bibi.
     
    Je n'ai pas pu avoir le temps de vous remercier du cadeau ci-joint. Grâce à notre site j'ai pu graver un CD que j'ai intitulé " Repères d'une Vie ".
    En retour je vous offre  ce titre de Youlou & l'Ok Jazz que beaucoup de mbokassiers ont certainement oublié.
    Je termine en vous suggérant d'ouvrir une rubrique permettant une analyse des morceaux qui ont marqué, soit un orchestre, soit les mélomanes, etc.. à l'exemple d'une émission de La Voix du Zaire qui s'appelait si j'ai bonne mémoire "La chanson a son visage". Cette émission décortiquait un tube en présentant son compositeur et son orchestre, le contexte, etc. J'avoue comme vous le faites à certains égards, notamment c'est par ce site que j'ai appris que Tonton de Vicky Longomba fut un pamphlet à l'endroit du Grand Maître, mais pas suffisamment. 
    Merci encore
    Amaya Mokihini.
     

     

    Chaque fois que notre ami Amaya Mokihini nous envoie une chanson, il se fait qu’elle manque toujours dans notre discothèque. « Super -Baka », « African-Fiesta Sukisa » , et aujourd’hui « OK-jazz », toutes leurs œuvres émanant de Franceville étaient  censées perdues. Pourtant, en les auditionnant, leurs souvenirs nous paraissent indélébiles.

    En ce qui concerne la chanson de Youlou, vu son état, nous souhaiterions que celui ou celle qui pourrait disposer d’une copie plus audible puisse nous l’envoyer pour diffusion. Nous pensons particulièrement à l’ami de Simba Ndaye.

    Pour revenir à la suggestion de notre ami sur l’émission de la RTNC dénommée jadis « Chansons aux cents ou aux mille visages », nous estimons que nous essayons sur ce site de s’y conformer dans la mesure de notre disponibilité. Pedro s’adonne à cet exercice avec brio.

    Messager

     

     

     


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    Ignace Mukendi Mbambi se confie à Mbokamosika

    Dr Nico Kasanda

     

    Une question de Mwenze à Ignace Mukendi Mbambi sur le contenu de la chanson « Nakeyi Abidjan » a donné lieu à un échange à trois entre (Mwenze, Mesager, et Ignace Mukendi) durant une semaine. Vu la pertinence et le caractère historique des propos recueillis auprès de celui qui fut le manager de lAfrican-Fiesta Sukisa, et qui représente encore les intérêts de cette formation, nous avons avec son accord, jugé utile de les consigner dans les annales de notre site à travers un article intitulé : « Ignace Mukendi Mbambi se confie à Mbokamosika »

     

    La chronologie de l’entretien

     

    Un adage affirme qu'il faut connaître l'univers de l'artiste pour comprendre son œuvre. C'est à ce titre que  je voudrais en appeler aux souvenirs du doyen Ignace MUKENDI-MBAMBI, s'il peut nous éclairer sur l'identité exacte du sympathisant de l'African-Fiesta Sukisa à Bouaké ayant inspiré SANGANA dans "Nakeyi Abidjan" et qui transmet ses salutations à MUNGA, supposée se trouver à Léopoldville.

    L'amour ékomi na suka koboya té

    ...(?) na Bouaké atindéli yo mboté

    En effet, il est plus que fréquent dans la musique congolaise que certains noms, voire certaines phrases des chansons demeurent incompréhensibles et indéchiffrables, même à ce jour.

    MWENZE

     

     

    Char aîné Ignace, Je vous transmets le message que notre ami Mwenze, de Mbokamosika vous a adressé.

    Par ailleurs, nous avons toujours soif de vos commentaires sur site, tout comme nous attendons les dernières oeuvres de l'African-Fiesta avec Mujos, comme promis.

    Messager

     

    Bonjour,

     

    C'est avec grand plaisir que j'ai reçu votre lettre avec annexe  la demande de Monsieur Mwenze.

    Le supporter de l'African Fiesta à Bouake  en Côte d'Ivoire qui a inspiré Sangana s'appelle DIDIER BONI.
    Et la dame que Sangana a cité dans la chanson qui s'appelle MUNKA habite  à Kinshasa bien sûr et je ne peux pas donner plus de détails, je la connaissais très bien c'était sa copine.

    C'est vrai  j'ai l'avantage de connaître les sources d'inspiration : notamment les personnes  pour qui telle ou telle chanson est dédiée et composée dans presque  toutes les chansons de l'African Fiesta Vita et Sukisa ainsi que quelques chansons de l'African Jazz. En fait c'est très compliqué si j'avais le temps et si j'étais autorisé, je pourrais expliquer beaucoup de choses que je connaissais et que j'ai vues  mais discrétion oblige !

    Enfin vous avez pris connaissance que j'ai sorti 5 albums  ANTHOLOGY OF AFRICAN MUSIC en mémoire de Grand Kallé et Docteur Nico sur Itunes, Deezer, Amazon etc, le 18 courant suivront d'autres oeuvres parmi lesquelles les tubes de Mujos. Ces oeuvres sont des titres originaux remastérisés  OPIKA, ESENGO et FONIOR choisis dans notre  collection personnelle.

     

    Sincère collaboration.

     

    Ignace MUKENDI MBAMBI

     

    Mon Dieu!  Alors que les gens entendent, qui Izéboni, Iléboni, Idéboni, Liéboni etc... et moi le premier, loin d'entendre Didier Boni. . Enfin...48 ans après!

    Messager, combien de fois n'ai-je pas été sollicité, 48 années durant, par des gens de toute part cherchant précision de ce nom qu'ils comprenaient à peine, et de manière confuse! Il y a quatre ans, un artiste de la place ayant retenu le refrain de  "Nakéyi Abidjan"  entre autres pour un medley, fut dirigé vers moi pour la même chose. Déçu, il avait promis qu'il se débrouillerait. Je ne saurai jamais ce qu'il reproduisait à la place. En tout cas merci pour ce mystère enfin levé!

    MWENZE

     

     

    À propos des 5 Albums de L’anthology  of African Music.

    Comme je pense l' avoir indiqué dans mon courrier précédent , les 5 premiers albums sont déjà sortis et sont disponibles sur toutes les plates formes et j'ai offert parfois 15 à 30 jours de gratuité suivant la plateforme il s'agit : Deezer, Amazone, Google play Itunes etc.

    2  albums sortent le 18 courant et seront disponibles sur toutes les mêmes plates formes avec les chansons de Mujos, Pamelo Munka de Brazzaville
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    Bonne soirée.
     
    Ignace MUKENDI
     
     

    Ses rapports avec Dr Nico ,  ses études au collège Albert, et sa collaboration avec Mbokamosika.

     
    Bonjour,
     
    Je viens de te lire ce matin et merci de cette proposition qui rejoint ce que j'ai dit dans Mbokamosika mais illisible pour vous proposer de travailler en collaboration  . C'est une bonne idée, j'interviendrai sur ce que je connais de la musique de l'époque (à partir de 1960 à 1972) pour toutes les formations musicales sans distinction. Et pour  ANTHOLOGY OF AFRICAN MUSIQUE mon idéal est de pérenniser Grand Kallé et Docteur Nico ainsi que leurs oeuvres sinon notre culture disparaîtra et la future génération en sera privée.
     
    Quand je réponds ou j'écris spontanément, je dis tout ce qui me vient dans ma tête et je ne saurais les réproduire textuellement.
     
    J'ai l'avantage d'avoir été à côté de Dr Nico au retour de l'African Jazz de la Table ronde et je faisais des chroniques musicales  et de la publicité sur lui dans le journal  Présence congolaise (j'étais au Collège Albert 1er  actuellement Collège Boboto dans la promotion d'Adolphe Kasavubu).
     
    Voyez-vous, beaucoup d'événements ont inspiré les musiciens congolais, à commencer par les femmes, les situations sociales, économiques, politiques, la nature etc, et quand on sait qu'on chante pour telle ou telle femme telle circonstance de la vie, je trouve que nos musiciens sont des vrais artistes créateurs.
    J'en sais beaucoup, il faut avoir le temps de le dire ou de l'écrire et surtout l'autorisation de tout dire, discrétion oblige j'ai le devoir de réserve de la vie privée d'autrui.  
     
    A suivre. Bonne journée.
     
    Ignace MUKENDI
     
     

    Bref aperçu sur les éditeurs et  distributeurs à l’époque.

     
    Bonsoir,
     
    Les grands musiciens à l'époque étaient leurs propres éditeurs, le Grand Kallé avait les Editions Matanga et Surboum African Jazz, l'African Fiesta (coéditeurs NICO, ROCHEREAU ROGER) avaient les Editions Vita, Franco avait Epanza makita, Editions populaires, Vicky avait les Edtions Viclong etc...Ils avaient des contrats de distribution avec la Société Belge Fonior pour la distribution à l' étranger tandis qu'en RD Congo ils étaient eux-mêmes producteurs pour vendre leurs disques.
    Le distributeur Fonior avait des sous distributeurs et des contrats pour céder le répértoire des musiciens congolais comme il voulait , ce contrat était exclusif. Dans les pochettes des cd  ou disques le distributeur  à l'étranger avait toute latitude de choisir les chansons à vendre à l'étarnger avec les photos sans tenir compte de réalités de beaucoup de choses, c'est pourquoi tout ce désordre là et il y en a beaucoup.
    Pamelo Munka de Brazza était fan de Rochereau, il lui donnait des chansons, exemple Lucie de l'African Fiesta Vita, et est venu chanter à Kin avec l'African Fiesta Vita, lui-même Rochereau a donné sa composition Kelya à Kallé Jeff, le chanteur Sangana de l'African Fiesta Sukisa donnait également des chansons à Rochereau dont la chanson Sangana et Mangwana a donné à Rochereau la chanson Ya Gaby. 
    La photo de Roger a disparu de l'actuelle pochette c'est la pochette du cd ou disque 33 tours  et reproduit par qui ?
     
     A suivre....
     
     
    Bonjour, 
     
     
    Les auteurs et les compositeurs sont protégés par des lois internationales, ils sont affiliés auprès des organismes comme Socoda, Sabam, la Sacem etc. Il existe une législation qui les protège en matière des oeuvres de l'esprit dont ils sont propriétaires. 
    Si vous avez lu ce que j'ai écrit hier, en ce qui concerne la RD Congo par exemple, le auteurs passent par les les éditeurs congolais ou autres producteurs à qui ils cèdent leurs oeuvres avec les clauses telles que ceux derniers peuvent à leur tour opérer des cessions ainsi de suite, il est  parfois difficile de contrôler, mais il faut savoir qu'avant de produire une oeuvre on demande de justifier sinon l'auteur peut demander de retirer le titre diffusé sur internet par exemple, il faut faire attention il y a des procès et nous SUKISA on en a intenté à Sonodisc et autres usurpateurs qui ont perdu et paient des amandes sauf si on trouve un arrangement. 
    Tous les titres publiés sous ANTHOLOGY OF AFRICAN MUSIC j'en suis producteur et j'ai des justificatifs.
     
    A suivre et bonne journée.
     
    Ignace MUKENDI
     

     

    Quid de la récurrence de titres erronés  des chansons congolaises sur les sites de ventes ? 

    Je viens de vous lire. Dans ce domaine de droit d'auteurs il y a beaucoup de choses qui ne vont pas bien.
    Pour ne parler que des erreurs sur les titres, maintenant que tout est informatisé l' erreur d'omission d'une lettre peut avoir des conséquences  telles que si le titre devient erroné ne correspond pas au titre déclaré à la Socoda ou Sabam ou Sacem l'auteur perd son droit et donc de l'argent , à fortiori si le même titre porte un autre nom, voyez-vous !
    La plupart des producteurs sont des étrangers, occidentaux  ou africains ne connaissent pas le lingala, écrivent n'importent comment les titres et ne comprennent rien, ils font également des erreurs . A ceux-là il faut ajouter ceux qui exploitent le titre sans en avoir le droit.
    Il faut savoir que beaucoup de nos musiciens cèdent leurs droits d'auteurs contre la monnaie sonnante etc.. que faire c'est un problème d'ignorance et de pauvreté.
    Le titre Kamulangu de Dr Nico sur You tube on l'écrit Kamulanga par conséquent on ne verse pas à Dr Nico son droit.
    Une autre erreur au lieu d'écrire Lucie Eyenga on écrit Lucie Yenga, parmi le titres de ANTHOLOGY OF AFRICAN MUSIC, on  ne peut plus corriger mais faire une déclaration rectificative lors de paiement comme on a repecté le titre.
     
    A suivre....
     
    Ignace MUKENDI
     
    Il faut savoir que les producteurs avant l'indépendance ( 1960) étaient Ngoma ( Jeronimidis) Opika  (les frères Benatar Moussa)Loningisa ( Papadimitriu) Esengo (Antonopoulos) et après 1960 Fonior (Mr Pelgrims) suivi par Pathé Marconi.
    A partir de 1960 Kallé Jeff fut le 1er éditeur congolais mais devait passer par Fonior belge qui avait l'usine Macodis à Limete pour presser les disques 45 tours. Les orchestres African Jazz et Ok Jazz enregistraient sur Surboum African, avec Kallé leur Editeur
    En 1962/63 création des éditions Vita (Roger, Nico Rochereau (co-éditeurs) passaient toujours par Fonior belge pour distribution de leurs disques dans le monde. Puis Ok jazz a fait son édition Epanza makita (vers 1964) etc...
     Il y avait une usine de pressage des disques au Nigeria à Lagos et à Naïrobi, qui pressaient les disques congolais en accord avec Fonior.
    La période avant l'indépendance tout était bien organisé jusqu'en 1970 et après...
     
    A suivre
     
    IM
     
    Cher aîné  Ignace,
    Je vous réitère mes remerciements pour avoir accepté de vous confier sur notre patrimoine. Comme je l’ai souligné hier, votre récit est précieux pour la nouvelle génération. A cet égard, je me propose d’en publier prochainement les grands extraits sous forme d’interview, en commençant par la question de Mwenze sur Didier Boni.
    Sur ce que vous avez écrit jusque-là, j’ai remarqué votre respect de la vie privée. C’est sûrement le reflet de votre éducation. Me permettez-vous de mentionner le passage où vous dites que vous avez étudié avec la fille de Joseph kasa-vubu ?
    Par ailleurs, pour poursuivre notre échange, j’aimerais vous poser quelques questions sur vos rapports avec les artistes.
    1.      Comment et quand avez-vous fait connaissance avec DR Nico et Kallé ?
    2.      Aviez-vous des relations aussi poussées avec d’autres artistes musiciens ?
    3.      Quelles sont selon vous les grandes étapes de votre collaboration avec Dr Nico ?
    4.      Quels sont les meilleurs et les mauvais moments de votre implication dans le management musical ?
    5.      Pourriez-vous nous offrir quelques documents, particulièrement des photos souvenirs marquant ces moments ?
    6.      Comment pouvez-vous décrire la musique congolaise actuelle en rapport avec la musique de l’époque de Nico, Kallé, Rochereau, Franco ?
    7.      Quels étaient les rapports privés entre Nico et Franco, sachant qu’ils habitaient le même quartier ?
     
    Avec ces questions, je crois pouvoir terminer la première étape de notre entretien.
     
    Merci et à bientôt
     
    Messager
     
     
     
    Bonjour,
     
    J'ai reçu votre é-mail et ce week-end  je me libererai un peu,  j'y  répondrai. C'est avec Adolphe Kasavubu (fils ainé de l'ancien et 1er Président de la République  Joseph Kasavubu) que j'étais en 1960 au Collège Albert  1er actuellement Collège Boboto.
    Vous faites comme vous voulez avec les informations que je vous communique et qui m'engagent personnellement. 
    Bon week-end.
     
    Ignace MUKENDI
     
     
     

    Bonjour,

     

     

     

     

    Veuillez trouver ci-dessous les réponses que j'ai données à vos questions :

     

     

     

     

     

     

     

     

    1°  Nicolas KASANDA  dit Dr Nico est né à Luluabourg Saint Joseph Mikalayi, faubourg de l'actuelle ville de Kananga dans l' ancien Kasai. Il est mon aîné de 3 ans, je suis natif de Mikalayi, on était des voisins, ma famille et la sienne se connaissaient très bien et ont fraternisé, c'est facile à comprendre nos relations.

    Le Grand Kallé je le connaissais comme tout le monde connaît  ce premier et un grand  chanteur compositeur qui a créée un premier orchestre moderne l'African Jazz en 1953 et le premier congolais à créer la première  édition musicale Surboum African Jazz, lors de la tournée en 1960 à  Bruxelles a triomphé avec des chansons  Indépendance cha cha (Kallé) et Table ronde (Nico). Surtout lors de la réconciliation avec Dr Nico pour la refondation du Grand African Jazz en 1961 tout s'est passé devant moi.

     

     

     

     

    2° Je n'ai pas eu des relations aussi poussées avec d'autre musiciens sauf avec Dechaud le grand frère de Dr Nico mais le reste des musiciens juste des relations d'appartenir au même groupe où évoluait Dr Nico  l'African Jazz et African Fiesta.

     

     

     

     

    3° En 1961 j'ai commencé à écrire et commenter sur Dr Nico dans l'hebdomadaire Présence Congolaise où il y avait une rubrique musicale, je réalisais des prospectus avec des différentes photos sur lui qu'on distribuait pendant les concerts et j'ai accentué ma collaboration avec Dr Nico dans l'African Fiesta Vita. Et lors de la dislocation de l'African Fiesta Vita j'ai pris une part active à collaborer avec Dr Nico plus dans l'édition Sukisa où je m'étais très investi que dans l'orchestre.

     

     

     

     

     4° D'abord les moments difficiles mais pas des mauvais moments c'est quand il fallait remplacer Rochereau à la chanson après leur séparation, on ne s'y attendait pas, parce que Dr Nico et Rochereau s'étaient entendus pour écarter Roger, qui ne venait plus aux concerts et ne justifiait pas le compte des ventes des disques VITA . Ils avaient déjà fait des enregistrements et créée une autré Edition musicale SUKISA que Dr Nico a continué seul mais comme on a vendu la mèche  Roger a usé de ses relations très haut placé pour s'attirer les services de Rochereau .

    Nos efforts de management ont payé avec le recrutement de Chantal, Sangana et plus tard Lassan et Kiambukuta non seulement on a sorti la tête de l'eau mais l'African Fiesta Sukisa figurait en tête des orchestres , tout le répertoire était des tubes que je ne peux citer tous ici : Bougie ya motema (mipenda ya milangi) zadio, nasali eloko te, nakei Abidjan, limbisa nga canchita,tu m'as déçu chou chou, zongo, saidi naboyi masumu, kamunganziko. Sans oublier l'introduction de la guitare likembe et hawaiênne que Dr Nico maniait avec maîtrise incomparable.

     

     

     

     

    5° Les photos et autres souvenirs pour plus tard.

     

     

     

     

    6° Chaque musique a son époque et s'adapte aux circonstances du lieu et du temps ,au public et à son évolution environnementale

    L'époque de Kallé, Dr Nico, Franco  et Rochereau a jeté la base de la musique congolaise moderne et les jeunes de temps en temps ils reviennent à ces sources, n'a-t-on pas vu et apprécié les chansons de Carlyto, Fally dans liputa, le succès de Cindy est de 80% quand elle chante la rumba dans Bord ezanga kombo. Il n y a pas de mauvaise musique sauf si elle ne plaît pas ou sonne mal à l'oreille.



    7° Dr Nico et Franco avaient des rapports que les gens ne connaissaient pas et ne connaissent pas

     

    .D'abord, je cite le respect mutuel et la considération l'un envers l'autre. Vous dites qu'ils habitaient le même quartier non ils habitaient la même avenue de la Poste de Limete 5 parcelles les séparaient.Ils entretenaient de bonnes relations exemple Dr Nico était parti à Bruxelles quand  son épouse voulait retirer le deuil de la sa grande mère au ZEKA bar sur Wangata dans la Commune de Kinshasa, informé c'est Franco et l'Ok Jazz qui ont joué le concert gratuitement. Savez-vous que  Dr Nico est parrain du mariage de Simaro avec mama Kelani ? Pendant ses heures de repos à midi un employé  du bureau chez Franco qu'on appelalit 08 était tès souvent  chez le voisin Dr Nico dont il était fanatique et supporter, voyez-vous.

     

     

     

     

     

     

     

    Dr Nico, parrain du mariage Lutumba Simaro et Kelani

     

    A suivre. Excusez-moi pour les fautes d'orthographe, de compréhension je n'aime pas faire le brouillon je préfère la spontanéité et le direct pour la prochaine fois.



    Ignace MUKENDI

     

     

    Concernant les 2 derniers Albums (6e et 7e) de l’Anthology African Music

    Ce sont les chansons de Mujos dans l'African Jazz, avec Kallé Dr Nico et Rochereau ainsi que les chansons de Mujos dans l'African Fiesta Vita avec Dr Nico et Rochereau  tandis que Mujos avec Dr Nico dans l'African Fiesta Sukisa n'ont pas  été enregistrées  sur l'Edition Sukisa mais elles devaient être enregistrées dans la nouvelle édition de Mujos CREDO ( j'ai 2 titres à t'envoyer plus tard.

    Pour les extraits de Anthology of african music à diffuserdans votre journal en ligne c'est bien pour la pub  je suis très d'accord je t' en enverrai.

     

     

    Bonne soirée.

     

     

    Ignace Mukendi

     

     
     
     
     
    Un adage affirme qu'il faut connaître l'univers de l'artiste pour comprendre son œuvre. C'est à ce titre que  je voudrais en appeler aux souvenirs du doyen Ignace MUKENDI-MBAMBI, s'il peut nous éclairer sur l'identité exacte du sympathisant de l'African-Fiesta Sukisa à Bouaké ayant inspiré SANGANA dans "Nakeyi Abidjan" et qui transmet ses salutations à MUNGA, supposée se trouver à Léopoldville.
    L'amour ékomi na suka koboya té
    ...(?) na Bouaké atindéli yo mboté
    En effet, il est plus que fréquent dans la musique congolaise que certains noms, voire certaines phrases des chansons demeurent incompréhensibles et indéchiffrables, même à ce jour.
    MWENZE

     


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    Décès de Jacquito wa Mpungu, la veuve Rapha Bounzeki, huit ans après la mort de ce dernier le 10 Mai 2008.

    C'est à Brazzaville, dans la nuit de mardi 19 juillet 2016 que Jacquito wa Mpungu a quitté ce monde. Elle a été ce personnage sympathique, dans le discours duquel la sapologie a tenu une grande place.

     

    Avec Jacquito wa Mpungu vient de disparaitre celle qui est tenue pour avoir été la véritable moitié du chanteur célèbre Rapha Bounzeki, dans tout ce qui a constitué sa carrière musicale et "sapologique". Elle était la mieux à même de comprendre ce sens de la fête et du sacré qui nourrissait la musique de Bounzeki.

     

    Jacquito wa Mpungu a toujours été ce que la critique de la Sapologie voulait. Adulée par les musiciens et surtout par ceux qui jugeaient. Son cas a souvent laissé les profanes perplexes.

    Notons qu'en 2011, et en mémoire de son défunt mari Rapha Bounzeki, l'artiste musicienne Jacquito wa Mpungu avait sorti l'album "Cœur brisé".

     

    Il contenait douze titres chantés en lari, français, lingala et téké. Plébiscitée reine de la « sapologie », en début d'année 2010, l'artiste a perpétré cette philosophie prônée par Rapha jusqu'à ses derniers jours.

     

    Clément Ossinondé

       



    Pratique  :  Le deuil se tient au quartier Massissia à Brazzaville

    Pour plus d'infos contacter son fils: 06 661 0110 ou sa fille Aufrey Andreya


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    Le retour sur scène de Loko-Massengo "Djeskain" à la Guinguette Afro-Caraïbes de Suresnes. (avec "Les Miss Mama Liputa")

    Le chanteur Loko-Massengo "Djeskain" a retenu la date de Dimanche 14 Août 2016 à la Guinguette Afro-Caraïbes de Suresnes pour renouer avec la scène, en compagnie de son groupe "Rumbaya International".

    Depuis le 02 Juillet 2016 la Guinguette Afro-Caraïbes est devenue l'espace incontournable de la musique, la danse et la gastronomie afro-caribéenne à Suresnes, ville de banlieue parisienne située dans le département des Hauts-de-Seine.

    Pour la 5ème édition ce lieu de rencontre et de retrouvailles estivale abrite des spectacles et concerts pour tous. Des airs métissés, des mélodies joyeuses. Parmi les concerts et spectacles, on a vu évoluer les samedis et dimanches à partir de 16 h en plein air du Mont Valérien, les artistes musiciens invités à cette occasion : Ladis Arcade, La Reine Biabi, Luciana Demingongo, Eden Bal et bien d'autres.

    Cependant, le public attend avec beaucoup de ferveur le passage tend attendu du rescapé du célébrissime "Trio Madjesi", Loko-Massengo "Djeskain" et le Rumbaya International le Dimanche 14 Août 2016 pour la grande soirée de la fête nationale du Congo-Brazzaville.

    La résurgence de Loko-Massengo après plusieurs années de silence est un évènement majeur. En effet, il a joué un rôle important dans le développement de la musique congolaise moderne au Congo et en France au cours des années 1966 à 2000.

    Il était en effet arrivé à la musique en 1966, lorsqu'il choisi pour le début de sa carrière musicale, le « Jamel National », le creuset des jeunes talents. Un groupe qui a donné la vedette aux nombreux jeunes artistes dont le chef Tony Kabangu (guitare solo) qui a su sentourer des noms comme: Bavon « Marie-Marie », Verckys Kiamuangana, Empompo-Loway, Bumba-Massa, Maurice Mauro, Zozo Amba, Deesse, Nejos, etc.

    Sollicité par Bavon « Marie-Marie » en 1967, Loko-Massengo quitte le Jamel National pour intégrer l’orchestre Negro Succès. Une promotion idéale pour gravir les marches du professionnalisme. Sa carrière, en effet, a commencé à prendre une véritable forme dans ce groupe, surtout après la tournée fracassante à Mbuji-Mayi , au Kasaï. Loko-Massengo garde de cette tournée un souvenir inoubliable.. 

    En 1968, Loko-Massengo rejoint l'homme fatal de la chanson congolaise : Jeannot Bobenga. En effet, il a un objectif ; devenir larchétype et le maître à chanter dont le talent devrait aboutir à une importance expérimentale. Il quitte le Négro-Succès pour chanter dans lorchestre Vox Africa de Jeannot Bobenga, un grand mélodiste, qui lui apprend quelques techniques harmoniques. Avec le Vox Arica, Loko-Massengo effectue une tournée triomphale dans quelques pays de lEst-Africain, puis en Zambie, le pays qui particulièrement a contribué à sa notoriété.

    Toujours en 1968 - De retour à Kinshasa, Loko-Massengo est devenu un brillant virtuose acclamé par un vaste public qui dépasse largement lauditoire de la Rumba à KIN. Il est à coup sûr un chanteur magnifiquement doué, un très bon compositeur. Doù la préférence de Verckys Kiamuangana (nouvellement parti de lOK Jazz) pour lintégrer dans son orchestre « VEVE », un groupe qui sannonçait promoteur. Verckys avait besoin des nouveaux talents pour sinspirer du style OK Jazz et lui faire véritablement l'ombre.

    L’orchestre VEVE va apporter un nouveau souffle à la musique congolaise. Tout Kinshasa sera conquis par les jeunes et talentueux musiciens qui avaient décidé à révolutionner la musique congolaise, avec comme acteurs potentiels, le chef Kiamuangana « lhomme aux poumons dacier » et une attaque « bazooka » qui fera date dans lhistoire de la musique congolaise moderne : le trio Saak Sakoul, Mario Matadidi et Loko-Massengo «Djeskin». 
    1972, lorchestre VEVE au sommet de sa gloire, après mieux que jamais sêtre affirmé comme un inépuisable créateur des talents nouveaux perd lattaque « bazooka » Saak Sakoul, Mario Matadidi et Loko-Massengo «Djeskin » qui se sont vu léser dans leurs droits en tant  qu'employés dans l'orchestre VEVE.

    1972, « Sosoliso » ou La Révolution Rythmique incarnée par "Le Trio Madjesi"

    1972, lavènement du « Trio Madjesi » est comparé à une révolution rythmique. Sa renommée commence lorsquil invente des figures chorégraphiques qui donnent à son spectacle scénique une découverte inédite. Le trio va suivre toute une série de succès dû à la fois à lengouement provoqué par ce sport et la qualité de ses harmonies vocales. Ses premiers succès sintitulent « Feza », « Longoma Olive », « Camarade ekufaka », « Butteur ».Pas étonnant quon ait baptisé sa musique de « révolutionnaire », un genre unique que lon a comparé aux Beatles. De 1972 à 1975 cest le règne du Trio Madjesi sur le plan national et international. Un élément important pour la vulgarisation de la nouvelle musique congolaise : introduction du spectacle, organisation scénique, valorisation culturelle et synchronisation chorégraphique. Un véritable mythe rénovateur.

     Les belles choses, hélas ! Ne durent pas, le Trio va être victime dune machination politico-culturelle minutieusement organisée par ladministration Luambo-Makiadi, alors que le groupe préparait lOlympia. Les mauvaises langues vont spéculer, jusquà atteindre la sphère politique. LUmuza (Union des musiciens zaïrois) y apporte son grain de sel pour fustiger le caractère occulte du Trio dont les composants sont traités dusurpateurs et seront contraints de regagner leur pays respectifs (Angola) pour Mario Matadidi, (Congo-Brazzaville) pour Loko-Massengo, seul Saak Sakoul, originaire de la RDC est resté à Kinshasa. (puis en  France depuis de nombreuses années)

    1976 Retour au "bercail" -  En 1976, Loko-Massengo qui na vécu quà Kinshasa depuis son enfance est contraint de retourner au « bercail » Brazzaville dont il na que très peu d'affinités. Il n'a pas de choix.

    1978 - "Les Trois Frères" : Une légende qui à la vie ne dure pas.

    En Novembre 1978, un concours de circonstance fait que Michel Boyibanda, Youlou-Mabiala (transfuges de lOK Jazz) et Loko-Massengo (Sosoliso) décident de la création à Brazzaville de lorchestre « Les Trois Frères ». pour redynamiser la musique populaire congolaise, un nouveau cycle pour la carrière de Loko-Massengo, après avoir fait presque le maître à « Kin La Belle ». Une année a suffit pour faire danser tout Brazzaville avec un répertoire choc ; la rumba étant de rigueur, dans des titres endiablés, tels «Nénette », « Sale », « Diallo », « Nabatiya Tuku Tuku », etc. au rythme de la danse « Bloqué Zengué ». Une expérience qui à la vie n'a pas durée (1978-1979).

    1980 - Début de la carrière solo - Le Conservatoire - Les groupes Rumbaya et  Kekele. 

    Pour le reste de la carrière de Loko-Massengo notons : 
    - 1980, début d’une carrière solo. Il est accompagné par le groupe « Rumbaya », aux éditions Safari Ambiance (Mme Lacoste , Mr Mamatakis)

    - 1980 – 1983, Toute l’Afrique danse sous le rythme de Loko-Massengo, une période extraordinaire avec l’émission Canal Tropical de Gilles Obringer diffusée sur RFI.

    - 1986 – Admission au conservatoire de Paris, grâce à l’obtention d’une bourse d’études de l’Etat congolais. 
    - 1987 – Il fonde un foyer avec une étudiante congolaise qui lui fait trois filles. Installation définitif en France. 
    - 2001 – Sous l’impulsion de huit artistes musiciens de renom, dont Loko-Massengo, il est crée à Paris le groupe KEKELE, lequel a pour objectif renouer avec la rumba congolaise originale. Il est produit et soutenu par l’éditeur Sylla Ibrahima qui a déjà sur le marché international 2 albums signés : Syran Mbenza, Nyboma, Bumba Massa, Wuta Mayi, Loko-Massengo, Nedule « Papa Noël et Jean-Papy Ramazani. 

    2016 - Enfin, à la faveur de la tenue de la Guinguette Afro-Caraïbes de Suresnes, Loko-Massengo renoue avec la scène avec son groupe "Rumbaya International" et "Les Miss Mama Liputa", le  dimanche 14 Août 2016 de 16 h à 24 h. A vos marques, prêts, dansez !

    Clément Ossinondé

    Pratique : La Guinguette Afro-Caraïbes : Esplanade du Mont Valérien - Centre aéré des Landes - 6 chemin de la Motte 92150 Suresnes (Entrée et Parking gratuit) - 


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    Une vedette et ses chansons : "Aimée wa bolingo" et "Zozo kobanga te" de Ganga Edo et l'OK Jazz en 1957


    Dès sa présence dans l’OK Jazz le 27 Décembre 1956, Edo Ganga s’est attiré une réputation de chanteur de charme, par son élégante tenue sur scène et surtout par son timbre vocal, qui se révèle d’une grande ferveur.

     

    Successeur de Philippe Lando "Rossignol" qui a chanté en duo avec Vicky Longomba depuis la création de l'OK Jazz le 6 Juin 1956, Ganga Edo est parvenu à former avec Vicky Longomba, le meilleur duo de l'Ok Jazz de tous les temps.

    Le grand « EDO » est bien ce chanteur ténor d’une originalité exceptionnelle, qui est parvenu à créer un univers extraordinairement lyrique, où comme dans les grandes œuvres superbement structurées se sont mêlés avec beaucoup d’harmonies des arrangements constamment inspirés.

    Dans sa recherche un peu folle d’une musique universelle et d’un art qui parle à tous. EDO avait intégré à son chant les musiques populaires qui lui semblaient le mieux opérer au premier degré : celles qui font danser. Ses chefs d’œuvres enregistrées avec l'OK Jazz, aux éditions Loningisa entre 1956-1958 sont aujourd’hui des véritables classiques. 

     C'est le cas de "Aimée wa bolingo" et "Zozo Kobanga te" qui ont su remuer  les fibres secrètes de toutes les admiratrices congolaises de Ganga Edo.

     Sur cette vidéo, les deux compositions de Ganga Edo sont précédées de "Tomesani zonga Coco" de Vicky Longomba en duo avec Edo.

    Bonne écoute. 

    Clément Ossinondé


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    Koffi Olomide refoulé en RDC après avoir agressé sa danseuse à l’aéroport de Naïrobi au Kenya.

    Vendredi matin, un membre influent de notre site nous a transmis une dépêche de Mediacongo.net annonçant l’agression en date du 22 juillet 2016 à l’aéroport de Naïrobi, d’une danseuse de Quartier Latin  par Koffi Olomide.

    Aujourd’hui, le même média nous a informés que Koffi a été expulsé vers la RDC, après une garde à vue à Naïrobi.

    Comme d’habitude, cette nouvelle a été vivement commentée sur les réseaux sociaux. En ce qui nous concerne, nous pouvons avancer qu’un tel acte va une fois de plus ternir l’image du peuple congolais. D’aucuns verrons à travers cette « agression » le réflexe naturel d’une catégorie d’artistes gâtés, issus d’une société vivant dans l’impunité, et qui a oublié qu’il existe des états où tout n’est pas permis.

    Le comble est qu’au lieu de reconnaître les faits avec humilité et s’excuser auprès de tous les mélomanes déçus par son comportement, l’artiste incriminé a cherché à travestir la vérité en réalisant à la hâte une vidéo de démenti, aux côtés de la même danseuse victime de son agression.

    Cette situation est le reflet de la société congolaise actuelle, rongée par la corruption, l’impunité, et les combines.

     

    Messager

     

     

    Les deux dèpêches de Mediacongo.net

     

    Accusé d’agression sur une ex-danseuse, Koffi Olomide s’en défend !

    22.07.2016, Nairobi

     

    La vidéo de l'agression d'une danseuse de Quartier Latin par Koffi Olomidé, le patron du groupe, a été largement relayée vendredi sur les réseaux sociaux. Une "campagne pour salir [son] image", selon le chanteur congolais qui a livré à Jeune Afrique sa version des faits.

    Koffi Olomidé a sans doute oublié qu’à l’ère du digital, tout va vite. Vraiment vite. Quelques heures seulement après son arrivée à Nairobi où il doit jouer, le samedi 22 juillet, un méga-concert très attendu, l’auteur du célèbre Selfie (Ekoti te) se retrouve au cœur d’une polémique.

    En cause : une vidéo diffusée vendredi sur YouTube et très largement relayée sur Twitter et Facebook dans laquelle on voit le « Rambo » de la musique congolaise s’en prendre violemment à une personne – une danseuse de son groupe Quartier Latin, selon plusieurs sources, ou plutôt une « ex » danseuse qui vit au Kenya, selon Koffi Olomidé – à l’aéroport de la capitale kényane. 

    La version des faits de Koffi Olomidé « Une personne qui ne fait plus partie de Quartier Latin est venue disputer mes danseuses à l’aéroport de Nairobi, je suis intervenu pour les séparer. Mais pour salir mon image, l’on cherche à travestir les faits et me faire passer, comme d’habitude, pour le méchant », explique Koffi Olomidé, joint par Jeune Afrique quelques instants après l’incident. « Je suis intervenu avec force », reconnaît le chanteur. « Mais c’était pour les calmer et défendre mes danseuses. Je n’ai frappé personne ! » jure-t-il. Pas sûr que sa version des faits pourra convaincre la députée kényane Joyce Lay, qui réclame déjà l’arrestation de Koffi Olomidé et la saisie de son passeport

    Mediacongo.net

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    Après une nuit en garde à vue à Nairobi, Koffi Olomidé expulsé du Kenya

    23 juillet 2016

    Les autorités kenyanes ont expulsé le musicien après la diffusion d'une vidéo où il frappait une de ses danseuses.

    Le chanteur Koffi Olomide nie avoir agressé quiconque. Il a été arrêté peu après son arrivée au Kenya où il devait donner un concert.

    Selon son avocat, le chanteur est arrivé à Kinshasa avec trois de ses danseurs, ce samedi 23 juillet.

    Dans un entretien à la BBC, le chanteur a nié avoir agressé qui que ce soit et déclare avoir « empêché une bagarre entre deux danseuses ».
    Une vidéo diffusée sur la chaine kenyane KTN News montrait la police qui empêchait le chanteur de s'en prendre à la danseuse.

    La secrétaire d'Etat au ministère kenyan de la Jeunesse, Sicily Kariuki, a appelé à l'expulsion et à la révocation du visa du chanteur âgé de 60 ans.

    « Son comportement est une insulte au Kenyan et à notre Constitution(…) En aucun cas, les violences contre les femmes ne peuvent être acceptées. C'est une violation flagrante des droites de l'Homme », a-t-elle estimé.

    La star avait fait l'objet d'affaires similaires par le passé :Le chanteur, parmi les plus populaires du continent africain, avait été interpellé vendredi soir 22 juillet à Nairobi à l'extérieur des locaux d'une chaîne de télévision, où il venait de tenter de se justifier. Après une nuit de garde de vue au poste de police de l’aéroport international Jumo Kenyatta, Koffi Olomidé a été expulsé vers la RD Congo où il risque également des poursuites pour ces mêmes faits.

     En 2012, en RDC, il a été condamné 3 mois de prison avec sursis pour avoir agressé son producteur.

    En 2008, il a été accusé d'avoir brisé le matériel et donné un violent coup de pied à un caméraman de la télévision privée RTGA. Un arrangement à l'amiable a été finalement convenu.


    BBC / RTBF / MCN

     

    Médiacongo.net

     

     


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    Huit livres de Clément Ossinondé pour découvrir les pages importantes de l'Histoire de la Musique Congolaise.

    Si l'histoire de la musique congolaise est davantage connue à travers diverses contributions présentées par les éminents membres du site Mbokamosika, Clément Ossinondé vous donne désormais l'occasion de savoir davantage en se plongeant dans la lecture de ses huit livres disponibles sur commande aux éditions Edilivre.com, Amazon.com, Fnac.com et à la Galerie du Congo - Paris.

    Des livres  pour tous : Les Bantous de la capitale - 52 ans de musique congolaise au Congo-Brazza (1960-2012) - Histoire de la rumba cubano-congolaise - Les origines de la musique congolaise moderne - Chez Faignond Bar - 52 ans de la musique congolaise en RDC (1960-2012) - Panorama de la musique congolaise en RDC 2013-2014 - Panorama de la musique congolaise au Congo-Brazza 2013-2014. Très prochainement, Les 4 grands guitaristes-solo, de la musique congolaise (Tino-Baroza, Nico Kasanda, Luambo Franco, Nedule Papa Noël)

    Messager


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    Une œuvre de Youlou et l’orchestre Somo-Somo, pour Amaya Mokihini du Gabon

     

    Bibi


    Je voudrais d'abord dire un grand merci au frère  Simba Ndaye et à vous même de cette version moins abimée de "Naluka Ye banzela nionso" cette mythique chanson de mon adolescence. Avec un ami de longue date, on s'est demandé si la ré écoute de ces morceaux qui ont marqué notre adolescence, procurait le même sentiment à tous à part nous. Ne faut-il pas à Kinshasa, Brazza, Matadi, Mbandaka, Franceville (Gabon) que des nostalgiques ouvrent des endroits spécialisés (bistrots, nganda dialo, etc) dans la diffusion de cette musique des Indépendances.

    Sur un tout autre plan, je relisais un article que Mbokamosika avait consacré à Mose Fanfan, dans lequel il évoque  Okokoma Mokristo. Je me demande si "Bolingo Florence" n'est pas un morceau qui fait partie de ces tubes sortis hors OK Jazz, mais qui ont ont relent Ok Jazz.  Un frère archiviste pourra t-il nous fournir " Bolingo Florence" ?

    Bien que l'Orchestre Somo Somo fut éphémère, cet ensemble nous avait légué plusieurs tubes de qualité dont je ne me rappelle plus les titres. C'est le lieu de faire appel à nos frères qui détiennent encore ces raretés de les diffuser pour Mbokamosika. Ce serait une œuvre de salut public, compte tenu de la négligence que nos pouvoirs publics font pour la préservation de nos archives.

    Bien à vous avec mon affection fraternelle.


     

    Amaya

     

     

    Depuis que nous sommes en contact avec notre ami Amaya Mokihini de Franceville, nous sentons que nous sommes en face d’un véritable amoureux de l’âge d’or de la musique congolaise.  En peu de temps, il nous a soumis une série de suggestions tout autant pertinentes les unes que les autres.

    A cet égard, nous sommes déjà en train de finaliser sa première suggestion relative à la mise en place d’une rubrique intitulée : « Chansons aux cent visages ». Un clin d’œil à un vieux programme de la RTNC qui décortiquait les œuvres musicales sous plusieurs angles.

    En ce qui concerne les chansons de notre adolescence, bien que ce terme soit relatif, elles nous permettront de revenir sur les chansons des années ’70 et ’80 et des souvenirs que nous en gardons.

    S’agissant des œuvres de l’orchestre Somo-Somo de Youlou Mabiala, la visite de notre discothèque effectuée hier soir nous a permis de dénicher une seule chanson dont avons le plaisir de diffuser à l’attention non seulement de notre ami Amaya, mais de tous ceux qui se souviennent encore de cette belle époque.

    Messager

     

     


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    Une vedette et ses chansons : Johnny Bokelo-Isenge dans une compilation nationale, fait son festival.

    Johnny Bokelo

    Guitariste-chanteur, on reconnait en Johnny Bokelo-Isenge une imagination mélodique prodigieuse, un phrasé délicieusement parfait hérité de son frère aîné Ebengo "Dewayon", un timbre d'une homogénéité inégalable.

    Avec la fermeture des éditions « Esengo » en 1962, le Congo Jazz succède au Conga Succès. C’est à la faveur de cette modification de nom qu’intervient de plein pied, l’entrée dans la carrière musicale, des frères Jean Bokelo et Jean-José Lohota.  Bokelo était déjà bien apprécié aux Editions « Loningisa » où il travaillait en studio avant d’enregistrer avec l’OK Jazz ses deux premiers grands succès et bestsellers de l'époque, "Makanisi makondisi ngai" et "Elongi na yo ya bomwana".

    Les trois frères réunis commencent une nouvelle exploration instrumentale et sonore avant de se consacrer d’avantage à la recherche d’un équilibre orchestral basé sur le rythme traditionnel de la région du « Lac Léopold II » aujourd'hui "Maï Ndombe". (région de Bandundu)

    En 1968, Bokelo décide de faire cavalier seul. Il crée son « Conga 68 ». La première vertu de Bokelo est de présenter un grand orchestre plein de fouge, jouant avec une belle mise en place des arrangements simples qui combinent avec les conceptions des « Mwambe ».

    De plus en plus Conga 68 apparait comme le carrefour d’époques et de styles. Son art d’une étonnante habileté, fait appel à une sensibilité comme on il a pu perpétuer son règne au-delà des années 70.  La mort de Johnny Bokelo-Isenge  est intervenue le 15 Janvier 1995 à Kinshasa après une longue et pénible maladie.

    Dans cette vidéo compilation nationale suivie de son grand succès "Tambola na mokili", Johnny Bokelo-Isenge fait la part belle à la rumba traditionnelle lors des bals organisés à Kinshasa au beau vieux temps.

    Clément Ossinondé


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    Les raretés du net : Zing-Zong, de Soki Vangu et Bella-Bella. 

     

    Nous avions annoncé dans l’un de nos articles antérieurs, la mise en vente par Mr Ignace Mukendi Mbambi de plus de 7 Albums de « Anthology of african music » reprenant notamment les œuvres du grand Kallé et du Dr Nico Kasanda.

    Aussitôt, nous nous sommes mis à rechercher sur différents sites de ventes les chansons qui manquaient dans notre discothèque, sachant que les premières œuvres acquises par notre site avaient été achetées sur internet depuis 2007, avant de se poursuivre auprès des disquaires parisiens et bruxellois.  Vu l’immensité du répertoire de la chanson congolaise, notre discothèque a  également été  enrichie par les dotations provenant des personnes dont les noms ont été rappelés dernièrement.

    C’est autant dire que malgré la richesse relative de notre discothèque, il nous manquera encore des œuvres du répertoire de la chanson congolaise, comme en témoignent les différents messages de recherches  lancés sur notre site.

    Ainsi, pour éviter de ne pas toujours attendre des autres, nous effectuons depuis deux semaines sur le net, avec le peu dont nous disposons, quelques achats ciblés des raretés de la musique congolaise. Dans la mesure où ces œuvres sont encore en vente, nous ne saurons les diffuser intégralement . Nous n’en diffuserons que des séquences suffisamment repérées, de manière à rappeler l’ambiance de l’époque. Par ailleurs, les personnes qui contribuent au fonctionnement du site à travers leurs contributions financières et discographiques désireuses auditionner l'intégralité de ces chansons peuvent s’adresser à l’administration de mbokamosika.

    Nous démarrons la diffusion de ces raretés du net par une séquence de la chanson "Zing-Zong", de Soki Vangu et l’orchestre Bella-Bella.

     

    Messager

     


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    Etienne Tshisekedi de retour à Kinshasa, l’opposition doit saisir l’occasion pour contraindre Kabila à s’en aller.

    Réf : http://www.france24.com/fr/20160727-rd-congo-etienne-tshisekedi-retour-opposition-kabila-presidentielle-vol-retard-militants

     

    L’opposant historique Etienne Tshisekedi a effectué un retour triomphal à Kinshasa le mercredi 27 juillet 2016, après un séjour de deux ans en Belgique pour des raisons médicales. Selon des sources concordantes, il a été accueilli par plus de 100.000 personnes.

    Ce retour devrait souder toute l’opposition à parler d’une seule voix afin de délivrer la RDC du pouvoir totalitaire stigmatisé par le monde entier.

    Le souhait de tous les patriotes est que la RDC ait enfin à sa tête à partir de décembre prochain un nouveau président, quelle que soit sa région d’origine, animé par un sentiment de sacrifice et disposé à restaurer l’image du grand pays.

    Messager

    Le retour d'Etienne Tshisekedi à Kinshasa


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    Création de l'OK Jazz, Cassien Germain Gaston lève le voile sur les musiciens cofondateurs.

    Nous sommes en Juin 1986, et l'OK Jazz fête ses 30 ans d'anniversaire. Une opportunité pour Cassien Germain Gaston créateur de ce groupe d'accorder à Télé Zaïre l'interview ci-dessous (voir vidéo) dont nous ne disposons que d'une infime partie.

    Que retenir des propos de Cassien Germain Gaston, qui n'est devenu Oscar Kashama qu'en 1960, après l'Indépendance :

    - Avant l'OK Jazz Joseph Kabaselle, Tino Baroza, Musekiwa et Nico Kasanda se sont régulièrement produits dans son bar. Il se souvient encore quand il allait chercher Nico Kasanda dans son école et le ramener par la suite chez sa mère.

    - L'OK Jazz est né le vendredi 06 Juin 1956 au bar "Home de Mulâtre" croisement rue Ruakadingi et l'avenue Prince Baudouin ( aujourd'hui Kasavubu) - "Home de Mulâtre" était le lieu où se retrouvaient  régulièrement les mulâtres (métis) de Kinshasa, qui s'étaient constitués en association. Cassien Germain Gaston était lui-même  mulâtre.

    - Les cofondateurs sont en principe six : les 3 kinois  Luambo Franco (guitare) Lando Rossignol (chant) Moniania Roitelet (basse) et les 3 Brazzavillois Essous (clarinette chef d'orchestre), Loubelo "De la Lune (guitare, avant de devenir bassiste) et Pandi (tumbas) - Vicky Longoma n'a intégré le groupe que quelques mois après. Cependant Cassien Germain Gaston ne cite pas Bosuma Dessoin (serait-il venu après comme Longomba, ou un oubli ?..)

    "Chez Cassien" 102 rue Itaga, est devenu par la suite OK Bar et a donné ce nom à l'orchestre OK Jazz. (OK Bar semble-t-il, et pour citer Raoul Yela dans son livre consacré à Luambo Franco aux éditions l'Harmattan  dit ce qui suit :...Entre 1953-1956 il y avait un petit groupe de soldats américains qui campaient à proximité de Ndolo, et qui étaient devenus les clients réguliers de Chez Cassien, au point où ils ne cessaient de dire Cassien " your bar is OK, your is bar allright", et c'est comme ça  que Chez Cassien est devenu OK Bar, puis OK Jazz pour l'orchestre. ?... )

     

    Clément Ossinondé


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    Les statistiques du mois de juillet 2016

    Voici les statistiques du mois de juillet telles que nous les avons réceptionnées ce 1er Août 2016.

    Pour le mois de juillet 2016.

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