Are you the publisher? Claim or contact us about this channel


Embed this content in your HTML

Search

Report adult content:

click to rate:

Account: (login)

More Channels


Channel Catalog


Channel Description:

Cet espace se veut un lieu de rencontres et d'échanges entre ressortissants de l'Afrique Centrale et Australe . Tout étranger connaissant ou voulant faire connaissance de cette partie de l'Afrique est le bienvenu. Nous y aborderons des sujets culturels en français, portugais, ou en lingala, selon les interlocuteurs . Notre devise:réduire la distance qui nous sépare du continent, par l'entretien de la mémoire collective, en recourant à notre musique dans toute sa diversité

older | 1 | .... | 24 | 25 | (Page 26) | 27 | 28 | .... | 56 | newer

    0 0

    Longo Tété, femme la plus chantée du Congo

    La musique congolaise dans son ensemble a pour thème principal l’amour. La femme occupe et domine l´espace musical par sa présence, par son influence et par l’inspiration qu’elle apporte à l’artiste dans la fabrication de ses œuvres. Elle est la sève qui nourrit la chanson. Sans elle, la musique congolaise n’aurait sans doute pas eu cet aura qui l’a aidée à conquérir l’âme de l’Afrique. La femme en est le symbole vivant et l’incarnation. De ce fait, plusieurs parmi elles ont été immortalisées. Les premières célébrités s’appelaient Marie-Louise (Wendo), Bondowé (D’Oliveira) ou Maria Tebo (Mputu /D’Oliveira). Phil-Philo est peut-être le premier à écrire plusieurs chansons de suite pour Marie-José son amour. Bavon Marie-Marie lui a emboîté les pas avec ses dédicaces à sa chère Lucie. Tabu Ley a fait autant avec des titres dédiés à son épouse Georgette Mowana dite Tété et Mundi. Le flambeau de la beauté est plus tard porté par d’autres jeunes dames dont les noms se retrouvent  dans des chansons comme Ndaya Paradis, Getou Salay, Sizarine, Jaria, Beloti, Mansanga, Flora et toutes les autres comme pour colorier la magnificence de ce jardin d’Éden qu’est Kin Malebo. Les filles ont toujours été la  source d’inspiration de plusieurs tubes sentimentaux et sensationnels qui ont fait danser l’Afrique tout entière. Mais de toutes les Congolaises, une seule a emballé le cœur des artistes-musiciens dans des proportions exponentielles. Cette miss des miss s’appelle Longo Tété ou Thérèse Muyaka. C’est elle qui détient le record de la femme la plus chantée du Congo, toutes les époques et toutes les générations confondues.

     

    On disait d’elle qu´elle était la nymphe de Léopoldville. De son vrai nom Thérèse Longo Muyaka, ses intimes l’ont surnommée Tété la beauté ou Tété la sirène. Belle et influente, membre  à la fois du comité de l’AS V,Club et du fan-club La mode Préférée ou Bana La Mode, un moziki qui supportait l’OK Jazz, elle était considérée comme la Brigitte Bardot du Congo. De mémoire de Kinois, aucune Congolaise, aussi belle fut-elle, n’a jamais été aussi adulée qu’elle ; aucune splendeur féminine n’a jamais été autant contemplée par les artistes-musiciens que la sienne, aucune fille n’a autant inspiré les artistes dans l’écriture de leurs chansons que Thérèse Muyaka.  Son cas semble unique dans l’histoire de la musique congolaise moderne. Rossignol Cantador ouvre la série des chansons dédiée à la sirène kinoise en décrivant dans Tété Rossignol le charme et la joliesse de cette perle rare qui a tant hanté ses nuits et ses insomnies:

     

    « Oh ! Thérèse d’amour

    Je t’aime pour ta gentillesse

    La grâce de ta démarche

    Et la douceur de ton verbe

    Une femme de ta classe et de ta beauté

    N’a pas d’égales dans tout Kinshasa

    Oh ! Thérèse

    Ton sourire angélique ma pâme

    L’éclat de tes dents irradie mon cœur

    Et inspire un baiser à la mesure de ta grâce

    L’élégance et le charme de ton habillement

    Te confèrent les allures d’un ange du ciel. »

     

    Au fils des années, plusieurs autres titres suivent et se succèdent dans une cadence effrénée pour marquer dans le marbre la quintessence de la beauté mythique de Longo Tété. Pétrifiés ou mystifiés par la jeune dame, les plus grands noms de la chanson congolaise se donnèrent à cœur joie dans l’exercice contemplative de la vénusté de cette reine. De 1956 jusque plus tard dans les années 70 lorsque s’estompe l’engouement autour de son nom, plus de 25 chansons lui sont dédiées. Quelle performance ! Plus que ses contemporaines, personne n’a jamais été autant immortalisée : Rossignol Lando Cantador (trois chansons dont Thérèse d’amour et Théthé Rossignol éditées par Loningisa en 1956 et 1957), Paul Ndombe (quatre chansons dont Longo), Kwamy (trois chansons), Tabu Ley (une chanson), Mujos (une chanson). Certains pensent même que la chanson Mousa de Mavatiku qui en décembre 1970 fit fureur à l’Olympia lui était dédiée. Mimy Mavatiku, aujourd’hui devenue une des divas de la musique chrétienne, n’est-elle pas le fruit de leur idylle ?

     

    Du haut de son piédestal de femme la plus immortalisée de RDC, Tété la Sirène trône dans le palmarès des chansons dédicacées. Son record d´adulation établi depuis plus de 40 ans tient toujours.  Sera-t-il battu un jour ? Personne ne saura le dire ou le prédire. Mais pour y arriver, la prétendante doit avoir non seulement la beauté mais aussi et surtout beaucoup de chance.

     

     

    Source : Terre de la chanson, Antoine Manda Tchebwa.



    Samuel Malonga

     


    0 0

    Réaction du prof. Lomomba Emongo aux allégations de M. Kwebe Kimpele à propos de Lumumba.

    Référence : http://www.mbokamosika.com/2017/01/les-doutes-de-kwebe-sur-les-origines-tetela-de-patrice-lumumba-balayes-par-les-documents-historiques.html

     


    Non seulement le nom Lumumba (orthographié à la flamande) existe chez les Atetela dont je suis, mais je m'appelle moi-même Lomomba Emongo comme mon grand-père paternel. LOMOMBA est le singulier de MOMBA, une variété de fourmis arboricoles, de couleur orangée et très chatouilleuses.

    Par ailleurs, M. Kwebe rappelle à qui veut l'entendre qu'il a fait des études de journalisme en France, qu'il a mené des enquêtes, etc. Je m'étonne qu'il prenne la parole publiquement sur un sujet susceptible de discréditer le statut de héros national de Lumumba, sur la base des simples rumeurs et soupçons. Il nous renvoie à nos devoirs pour vérifier ses allégations;  mais a-t-il vérifié lui-même ses prétendus rumeurs et soupçons avant de se prononcer sur un sujet aussi grave? Si oui, quelle a été sa méthodologie pour ce faire? En somme, ceux qui ont versé de telles affabulations sur le Net sont tout aussi blâmables dans cette affaire que M. Kwebe..

     

    Lomomba Emongo


    0 0

    Les parents de Patrice Lumumba

     

    Nous avions réagi aux allégations de Kwebe Kimpele et avions promis une photo des parents de Patrice Lumumba aux mbokatiers. Elle avait été prise par l’agence soviétique RIA Novosti. En plus, nous sommes tombés sur une autre image de 1952 prise à Onalua dans laquelle on voit Lumumba avec ses parents et un oncle.  

     

    Les parents biologiques de Lumumba

    Le père s’appelait François Tolenga Otetshima (1897 – 1963 ?) tandis que la mère se nommait Julienne Amato Lomendja (1900 - 2000). Ils vivaient au village et étaient agriculteurs. Le couple avait eu quatre fils : Charles Lokolonga (1922-1969), Esaïe Tawosa Tasumbi dit Patrice Émery Lumumba (1925-1961), Émile Kalema (1928) et Louis-Richard Onema Lumumba (1931-2009). François Tolenga avait aussi un fils né d’un autre lit qui se nommait Jean Tolenga.

     

    Lumumba et son père

    Deux photos sont juxtaposées pour tant soit peu essayer de trouver des ressemblances entre les deux hommes. On voit nettement plusieurs traits du père sur la face du fils : la forme de la tête, le front, le nez, les lèvres, le regard. On peut aussi remarquer que sa taille, Lumumba la doit à son géniteur car il est aussi grand que lui. Même sans procéder à un test ADN, on peut voir l’homologie entre François Tolenga et Patrice Lumumba.

     

    L’accent tetela

    Patrice Lumumba s’exprimait avec élégance dans la langue de Molière. Mais le tetela avait imbibé son français. On le remarquait surtout dans l’emploie de certains mots. Le Premier ministre prononçait certains mots avec déclivité.  Le nom du roi des Belges Baudouin, il disait Baudoué ; révolution était révolucho. Ce fort marquage du patois qui a marqué son timbre montre la suprématie de sa langue maternelle sur celle qu’il a apprise à l’école. Le fait qu’il soit né des parents tetela et qu’il ait porté différents noms otetela entre autre Tasumbu, Tawosa, le pseudo Osungu (blanc) puis enfin Lumumba, démontre à suffisance que le héros national avait hérité de la tribu de sa parentèle et qu’il était bien tetela donc Congolais. Outre le français et le tetela, il parlait aussi le lingala, le swahili et le tshiluba.

     

    Les doutes de Kwebe Kimpele sur son appartenance à l’ethnie tetela n’est qu’une diversion et une manœuvre de désinformation qui n’engagent que lui-même. Le récit de la vie de Lumumba a commencé à s’écrire dès sa  naissance à Onalua, dans le territoire de Katako-Kombe dans l’ancien Kasaï au Congo belge en 1925. Son mythe ne souffrira d’aucun révisionnisme, n’en déplaise à ceux qui veulent dénaturer l’histoire du Congo.

     

    Samuel Malonga   

     


    0 0
    0 0


    0 0

    Une chanson de l’orchestre Continental à identifier

    En présentant « Nilikupenda sana » de Western  Jazz Band, nous avons souligné que notre site s’attelle chaque jour à recenser les aspects méconnus du répertoire de la musique congolaise. C’est dans ce cadre que nous vous proposons une œuvre de l’orchestre Continental à identifier, envoyée par notre ami David. M des USA.

    Que celui ou celle qui découvrira le titre de cette chanson puisse nous en informer, sans oublier d’indiquer approximativement l’année où elle était sortie.

    Nous en profitons pour signaler Lend Nyanguila que nous aborderons incessamment   les questions qu'i nous avait soumises avant la période de la mobilisation politique

     

    Messager


    0 0

    Mise au point à propos de la mobilisation politique .

     

    Chers amis,

    Nous remercions tous ceux qui nous écrivent en nous demandant de ne pas regretter ce que nous avons fait durant la période de mobilisation comme nous l’avons exprimé à travers une des nos publications antérieures.

    En effet, de septembre à décembre 2016, notre site avait chambardé ses rubriques pour se ranger derrière le peuple congolais dans sa lutte pour mettre fin au pouvoir dictatorial de Joseph Kabila. Cette attitude nous avait été dictée par notre fibre patriotique. Personne ne nous avait contraint à nous mobiliser.

    Si nous nous étions engagés, c’était par amour pour le pays de nos ancêtres. Ce que d’aucuns oublient est qu’étant installés en Occident, nous pourrions nous occuper de nos enfants et de nos épouses et laisser nos compatriotes se débrouiller. Mais le sang qui circule de nos veines nous empêche d’abandonner le peuple congolais.

    Mais qu’avons-nous constaté ? Durant la période de mobilisation, nous avions émis certaines propositions susceptibles d’aider l’opposition à peaufiner sa stratégie. Curieusement, aucune de nos propositions n’a été prise en compte.

    Durant cette période, le rapport de forces était du côté du rassemblement. Nous l’avions maintes fois mentionné et avions prié nos politiciens de ne pas s’engager dans un dialogue qui n’avait comme but que de légitimer le pouvoir de Kabila. Qui plus est, nous avions sonné l’alarme sur le timing en disant qu’il était matériellement impossible d’entamer le dialogue même à deux mois de l’expiration du mandat de Kabila.  Curieusement, le rassemblement s’est autorisé à dialoguer avec Kabila, sous l’égide de la Cenco à trois jours de l’expiration de son mandat.  Résultat : Kabila a gratuitement prolongé son mandat. Sans contrepartie. L’opposition et le peuple congolais ont tout perdu. Ne leur avions pas rappelé que négocier en ce moment là équivalait à réanimer un moribond ?  Aujourd'hui qu'il a repris de force, il poursuit la répression aveugle de la population.

    Voilà pourquoi nous avons regretté le fait que l’opposition, en s’engageant dans son dialogue avec Kabila, a trahi ceux qui sont morts et ceux qui s’étaient mobilisés pour la libération du pays. Toutefois, nos cœurs restent attachés à notre pays et nous aurons toujours l’occasion de le défendre d’une manière ou d’une autre. Mais pour le moment, nous ignorons toute la classe politique.

     

    Messager

       

    RÉACTIONS

     

    Pendant que Samuel Malonga et le Messager s’engageaient presque seuls, ils m’ont rappelé ces vers de Victor Hugo qui disent :

    « Si l’on n’est plus que mille, eh bien, j’en suis ! Si même
    Ils ne sont plus que cent, je brave encore Sylla
    S’il en demeure dix, je serais le dixième
    Et s’il n’en reste qu’un, je serai celui-là ! »

     

    PEDRO


    0 0

     

    Une œuvre de l’African-Fiesta à identifier.

     

    Il y a quelques mois, durant la période où nous étions préoccupés par l’agitation politique en RDC, notre ami Lend Nyanguila nous avait signalé qu’il se trouvait sur Youtube une chanson de l’African-Fiesta faussement intitulée« Mabusele ».

    L’ayant repérée, nous l’avions soumise dans un premier temps à l’expertise du doyen Ignace Mukendi. Étant donné la situation qui a prévalu dernièrement,, il nous a été difficile de poursuivre notre enquête auprès de Mwenze, un des nos spécialistes de l’African-Fiesta.

    Comme Lend Nyanguila nous a rappelé ce cas aujourd’hui, nous avons jugé bon de diffuser la chanson sur notre site, avec l’espoir qu’un mbokatier va trouver son véritable titre.

    P.S. Vu la diversité de nos sources, il est possible qu'en un jour, nous puissions publier plusieurs articles sur ce qui est devenu un journal culturel en ligne. L'ordre ne publication ne joue aucun rôle dans la mesure où tous les articles et commentaires publiés depuis 2007 sont non seulement bien conservés, mais facilement repérables.  

     

    Messager

     


    0 0

     

    Etienne Tshisekedi est mort ce mercredi à Bruxelles.

    Etienne Tshisekdi, l’opposant historique congolais est mort aujourd’hui à 84 ans  d'une embolie pulmonaire  à Bruxelles où il était hospitalisé, selon son fils Félix Tshisekedi, contacté par RFI.

    Ce décès qui survient au moment où la RDC traverse une crise politique due à l’échec des négociations engagées entre l’opposition et le pouvoir de Joseph Kabila, sous l’égide de l’Eglise catholique aura certainement des répercussions sur l’avenir du pays.

    Nous risquons d’assister prochainement à une radicalisation des positions de part et d’autre, susceptible de déboucher sur une situation imprévue en RDC.

    Messager


    0 0

    Etienne Tshisekedi s’est éteint à Bruxelles

    La nouvelle est tombée à Kinshasa, annoncée à l’AFP par Bruno Tshibala, le secrétaire-général adjoint de l’UDPS et porte-parole du Rassemblement. "Il est parti consulter son médecin à Bruxelles où il était suivi. Les premiers examens étaient bons mais d'une manière surprenante, il a succombé. Je confirme que le président de l'UDPS a rendu l'âme", confirme-t-il.

    "La mort d’un grand leader de la trempe du président Tshisekedi ne pourra qu’un grand impact sur les tractations pour parvenir à finaliser l’accord du 31 décembre 2016 et l’avenir du pays", estime M.Tshibala.

     

     Le sphinx de Limete est mort à 17h42 à la clinique privée Sainte-Élisabeth de Bruxelles des suites d’une embolie pulmonaire selon les médias occidentaux. Il avait 84 ans. On le savait malade. En pleine négociation, il avait dû quitter Kinshasa le 24 janvier dernier pour des soins appropriés en Belgique. Sa disparition laisse un grand vide dans l’opposition radicale dont il était le dirigeant le plus influent. Il a connu tous les présidents du Congo indépendant et avait été l’opposant le plus farouche et le plus radical que la RDC ait jamais connu.

    Samuel Malonga


    0 0

     

    Rareté de la semaine : Alexandrine de Johnny Roger

     

    Aimé Atipo (en 2012)

    « Monsieur Messager, ce serait bien qu'on remette à cesar ce qui est à cesar. Oui la chanson "Luta" est une oeuvre de l'artiste musicien Jean Bosco BAYANGU et non du tout petit Emile SOKI DIAZENZA le prince. La face B de cette chanson c'est "Alexandrine" de johny Roger je profite d'ailleurs pour demander a celui qui le détient, qu'il puisse le disponibiliser à Messager j'en suis dans le besoin. »

     

    Aimé Atipo (en 2013)

    « Je suis toujours à la recherche de la chanson "Alexandrine" de johny roger. »

     

    Claude Kangudie (en 2016)

    « Bonjour et merci mon frère Sam...j'ai les larmes aux yeux en réécoutant cette chanson. Mes années de jeunesse à Matadi ressurgissent. Le Bella-Bella à ses tout début...Sam, aurais-tu le titre "Alexandrine" de Maxime Soki ? Là je l'appelle Maxime Soki et non Soki Vangu pour vraiment faire la différence entre deux époques de Bella-Bella

    Adei Toko (en 2016)

    « J'ai toujours cru que c'est une chanson de Johnny Roger. Alexandrine aussi est sienne et pas de Maxime. »

     

     

    Johnny Roger était à la fois un  soliste et un excellent auteur-compositeur. Ses œuvres léchées sont d’une grande qualité artistique. Ce n’est pas pour rien qu’elles avaient emballé les mélomanes.

     

    Pendant un peu plus de trois ans, la chanson ALEXANDRINE était recherchée par les mbokatiers. En témoigne, les échanges ci-dessus tirés parmi les différents commentaires et réactions sur Bella-Bella des Frères Soki et certains de leurs compositions mises en ligne sur le site.

     

    Nous sommes tombés comme par enchantement sur cette œuvre maintes fois demandée. Les amoureux de la bonne musique sont invités à goûter sa saveur. La qualité de l’enregistrement n’est certes pas bonne. Mais cette petite défaillance n’altère en rien le bonheur d’auditionner après tant d’années cette belle mélodie de Bella-Bella sorties aux éditions La Musette.

     

    Samuel Malonga

     

    .

    RÉACTIONS

     

     

    Chers Mbokatiers,

    Je ne suis pas sûr d'être entrain de me tromper. Il est une chanson des frères Soki, avec comme titre "Alexandrine", mais ayant des paroles nettement différentes de celles reproduites dans l'oeuvre que vous diffusez ci-dessus. L'Alexandrine de Bella Bella qui a bercé mon enfance reprend les paroles de refrain que voici:

    Chérie kanga motema na koya oh na mbala ya sima
    Eloko esali nga boye mosala ko eleki ngai
    Yaka nde ko yamba nga na plaine oyo ya Ndjili
    Na mona yo na miso eh eh! ( 2 x)
    Yaka nde ko yamba nga na libongo ya Otraco

    Que l'on me dise que je suis vraiment entrain de me fourvoyer.!

    D'avance merci

    Lacessah

     

    .

     

    Mobali akende voyage" est le titre de cette chanson. Elle est d'Émile Soki.

     

    http://www.mbokamosika.com/article-en-souvenir-de-prince-emile-soki-dianzenza-50315506.html

     

    Samuel Malonga


    0 0

     

    Mbuta Miyalu, auteur de Mwana Nsuka est mort ce 7 février2017 à Kinshasa.

     

     

    Référence : http://www.mbokamosika.com/article-22724443.html

     

    Nous venons de recevoir de la part de Carine Tshiyombo,  un mesage annonçant le décès ce 7 février 2017 à 3heures, de Mbuta Miyalu, auteur du célèbre tube « Mwana Nsuka », auquel notre site avait consacré un article en 2008.

    Que son âme repose en paix

    .

    Je suis locataire de mbuta miyalu juste vous informez que c'est aujourd'hui vers 3h que notre artiste a rendu l’âme chez lui à la maison.

     

    Carine Tshiyombo


    0 0

    Critique pratique d’un texte 1 : fille ou copine ?

     

    En 1929, un prof de littérature, I. A. Richards, publia un ouvrage intitulé « Practical Criticism ». C’est le nom qu’il choisit pour l’analyse faite seulement à partir des mots qui sont dans le texte, sans tenir compte d’éléments tels que l’auteur, la période, le courant littéraire et toute autre information extérieure au texte. Ainsi, si je pose la question : « à qui s’adresse l’auteur dans la chanson qui suit? », la réponse est dans le texte : « à sa fille ».

     

    Piquita

    Agora que te tenho aqui (maintenant que je t’ai ici)

    Não quero te ver sofrer (je ne veux pas te voir souffrir)

    Só quero é viver para você (tout ce que je veux, c’est vivre pour toi)

     

    Piquita

    Agora que eu sou feliz (maintenant que je suis heureux)

    Eu quero repartir minha alegria com você (je veux partager mon bonheur avec toi)

    Cante comigo (chante avec moi)

     

    E saber que você é feliz (et sachant que tu es heureuse)

    Vou ser o pai que sabe dar (je serai le père qui sait donner,)

    Receber e compreender sua alegria (recevoir et compredre ton bonheur)

     

    Agora que eu sou feliz (maintenant que je suis heureux)

    Eu quero repartir minha alegria com você (je veux partager mon bonheur avec toi)

    Cante comigo (chante avec moi)

     

    Piquita, menina pequena (Piquita, petite fille)

    Piquita, menina bonita (Piquita, jolie fille)

     

    Vem comigo, ô pequena (Viens avec moi, ma petite)

    Piquita, menina mimosa (Piquita, tendre fille)

    Piquita, menina [caquinda] ([je ne connais pas cet adjectif])

     

    Vem comigo, ô pequena (Viens avec moi, ma petite)

    Piquita, menina pequena (Piquita, petite fille)

    Piquita, menina bonita (Piquita, jolie fille)

     

    Si l’on retire du texte la phrase qui dit « Je serai le père qui sait donner, recevoir et comprendre ton bonheur », je parie que beaucoup de gens croiront qu’il s’agit d’une copine ou, tout au moins, une jeune fille qu’on veut séduire et transformer en copine. Les mots « petite fille » et « ma petite » ne renvoient pas toujours à une enfant ; c’est souvent une façon d’exprimer la tendresse envers une copine ou même une épouse. Pourquoi donc pensera-t-on à une copine, quand bien même le texte ne le dit pas ? Parce que nous sommes programmés à croire qu’en principe le thème sera celui-là. Donc, la critique pratique ne fonctionne pas toujours. Nos préjugés prennent le dessus en l’absence d’une référence claire à une fille au lieu d’une copine.

     

    Voilà pourquoi, l’autre fois, j’ai dit que je croyais que la chanson Tika Makanisi de Pépé Kallé était dédiée à une copine et je me suis étonné : tout le monde connaissait déjà l’histoire de Mbula dans tous les détails. La fille a refusé de prendre ses repas jusqu’à ce que le père revienne du voyage. Et celui-ci supplie et rassure :

     

    Nayei awa na Poto (je suis venu ici en Europe)

    Se kosala, chérie, po na yo (travailler pour toi, ma chérie)

    Nakozonga nakomemela yo ’mwa souvenir (au retour, je t’apporterai un petit souvenir)

    Tika kokanisa (ne te fais plus de soucis)

     

    Il n’y a aucun mot dans tout le texte de Tika Makanisi qui témoigne de la paternité. L’amour paternel se confond lyriquement dans des mots qu’on aurait pu adresser à une copine. Evidemment, maintenant que je connais l’histoire, je crois que les mots qui sont là auraient été adressés à une fille et pas nécessairement à une copine. Et que dire des mots suivants ?

     

    Motema mokutani na ye (moi cœur a fait sa rencontre)

    Mwana-mwasi oyo abebisi ngai motema (cette fille a gâté mon cœur)

    Etamboli na ye o o akofoler mibali (sa démarche est une véritable séduction pour les hommes)

    Ngai nakufa na zuwa (de sorte que je mœurs de jalousie)

     

    Une fois de plus, j’étais le seul à ne pas savoir qu’il s’agit d’une fille. Le reste du monde savait tout sur la rue Lukandu à Dendale, comme si tout le monde y habitait. Aucun vers ne contient une référence comme « mwana na ngai ».

     

    Mon dernier exemple est J. P. Buse qui raconte son séjour dans Zaïko Langa-Langa. Il dit que ses collègues ont émis des doutes sur sa capacité de composer lui-même l’une de ses chansons les plus réussies. Mais c’est ma fille que je chante, a-t-il rétorqué. Devinez donc le statut que les autres artistes ont attribué au personnage de Kevalina – fille ou copine ?

     

    PEDRO


    0 0
  • 02/08/17--23:36: Les Lions du Congo-Léo
  • Les Lions du Congo-Léo

    Lorsque le Congo accède à l’indépendance, le lion est choisi comme l’animal-totem du pays. L’effigie du roi de la savane est présente dans les armoiries de la jeune république et frappé sur certaines pièces de monnaie. Sur le billet de 50 francs émis en 1962, on voit l’imposant félin montrer son allure royale dans toute sa splendeur. Le Onze national opte pour cette appellation afin de garder symboliquement le mythe et la magie du félidé. Quelques années auparavant, ce nom fut celui porté par la sélection de Léopoldville qui en 1957 effectua un périple mémorable en Belgique. Les Lions du Congo-Léopoldville sont les ancêtres des Léopards actuels.

     

    Au début des années 60, le sport congolais cherche à sortir de l’ornière. Un homme dont la probité morale se confond avec son personnage, François Kalala se met à l’ouvrage pour faire reconnaître le football congolais auprès des instances internationales. Président de la fédération fondée par le père Raphaël de la Kethule de Ryhove en 1919,  Papa Kalala affilie la FECOFA à la FIFA en 1962 puis à la CAF  en 1963. L’équipe nationale est constituée avec les meilleurs footballeurs de Léo et d’Éville. La belle aventure peut commencer. Les Lions s’envolent pour Dakar afin de livrer une série des matchs amicaux. Le 11 avril 1963, ils marchent sur la Mauritanie sur le score sans appel de 6 buts à zéro. La première confrontation entre les deux Congo a lieu en terre sénégalaise et tourne à l’avantage des Brazzavillois (2-1). Le 17 avril toujours au Sénégal, ils battent la Tunisie par 1-0. Ces diverses rencontres permettent aux Lions d’affuter leurs armes pour les grands rendez-vous sportifs à venir.

                                                                                                             

    La Coupe des Tropiques 1964  à Yaoundé,  du 11 au 19 juillet 1964.

     

     

    C’est la première participation du Congo à une compétition africaine. Les premiers jeux des Tropiques ont eu lieu à Bangui en 1962 et furent remportés par le Congo Brazza suite à sa victoire sur le Cameroun (3-0). Cette compétition régionale regroupe tous les pays d’Afrique centrale. Ils sont six pour cette deuxième édition et sont repartis en deux groupes. Le Congo Léo entre en jeu le 13 juillet contre le Cameroun. La rencontre se solde par un nul (1–1). Deux jours plus tard, les Lions battent la RCA. En demi-finale, les fauves sont plus forts que les Gabonais. Le 19 juillet, en finale, ils sont battus par le Cameroun par deux buts à un. Pierre Kalala inscrit l’unique but congolais de la partie. Le colosse d’Élisabethville a fait trembler la capitale camerounaise par la puissance de ses tirs meurtriers. Auteur de plusieurs buts d’anthologie, les Congolais lui donnent le surnom de Yaoundé en souvenir de ses exploits. Un mythe est né.

                                               

    Le tournoi de Léopoldville, du 1er au 7 avril 1965

     

    Pour participer aux Jeux africains de Brazzaville, des matchs de qualification sont organisés dans tout le continent. Les pays sont groupés selon leur position géographique en sept zones différentes et seul le vainqueur du groupe est qualifié. Le tournoi de la zone 5 qui regroupe les pays de l’Afrique centrale est organisé à Léopoldville. Le Gabon ayant désisté, trois équipes (Cameroun, RCA et Tchad) font le voyage de Kinshasa. Elles s’affrontent en double confrontation dans des matchs aller et retour. Jouant à domicile, les Lions profitent de l’appui du public et s’imposent  durant tout le tournoi. Le onze national congolais est sorti premier donc meilleur équipe de l’Afrique centrale. Les Lions ne perdent aucun match sur les six joués. Ils battent tous leurs concurrents en aller comme au retour. Ils prennent même leur revanche sur le Cameroun (3-2 à l’aller, 3-1 au retour). Le dernier match contre la République Centrafricaine est une véritable promenade de santé. Ils l’emportent haut la main par huit buts à deux. Les Lions font un parcours sans faute avec six rencontres gagnées et un maximum de 12 points. Leur billet en poche, tous les espoirs sont permis  pour le tournoi final à Brazzaville.

     

    Les premiers Jeux  Africains de Brazzaville : du 18 au 25 juillet 1965

     

    Ces jeux sont les premiers organisés en Afrique indépendante avec plusieurs disciplines sportives. Le rendez-vous du football regroupe les sept pays vainqueurs des poules et Congo Sport, le onze national du Congo Brazzaville. Les équipes sont reparties en deux poules. Les Lions se trouvent dans le groupe 2 avec la Côte d’Ivoire, l’Algérie et Madagascar. Après avoir battus sèchement les Malgaches par 7 buts à zéro, les fauves perdent devant l’Algérie (4–1). La dernière rencontre contre les Ivoiriens se termine par un nul (1-1). Avec trois points, les Congolais doivent participer aux play-offs pour tenter de gagner la cinquième place des Jeux. Dans les matchs de barrage, ils écrasent successivement le Togo (5-1) puis l’Ouganda (6-2). Les cinq rencontres livrées à Brazzaville révèlent la grande classe de Luc Mawa. L’avant-centre de V. Club a  fait trembler à plusieurs reprises les filets adverses de superbe manière. Les férus du ballon rond le récompensent en le surnommant L’Homme de Brazza.

     

    Les matchs de qualification pour la CAN

     

    L’année 1965 est aussi celle de la Coupe d´Afrique des Nations. La cinquième édition est organisée par la Tunisie. Les matchs de qualification se jouent entre le 17 janvier et le 21 septembre 1965. Le Congo se retrouve dans le groupe 3 avec la Côte d’Ivoire et le Libéria. Les Lions perdent les deux déplacements à Abidjan et Monrovia mais se ressaisissent lors des duels à domicile en battant les Ivoiriens par 4 buts à 2 et les Libériens par 3 buts à 2. Les deux victoires à Léopoldville ne suffisent pas pour assurer la qualification et les fauves sont éliminés. Mais grâce aux circonstances politiques, le Congo-Léo est repêché après le désistement du Soudan. En effet, pour remplacer l’Égypte qui a refusé d’aller en Tunisie suite aux problèmes diplomatiques entre les deux États, la CAF programme un tournoi tripartite entre les trois meilleurs deuxièmes issus des qualifications mais le Soudan décline l’invitation. Un match de barrage opposant la Guinée-Conakry au Congo Léo est alors prévu à Accra le 31 octobre 1965. La Guinée ayant refusé, le Congo se trouve qualifié par défaut. Les Lions vont participer à leur première CAN.

     

    La Coupe d’Afrique des Nations en Tunisie, du 12 au 21 novembre 1965

                                                                                                                                     

    La cinquième édition de la CAN regroupe six pays repartis en deux poules. Le Congo se retrouve dans le groupe B avec le Ghana (tenant du titre) et la Côte d’Ivoire, autre nouveau venu dans la compétition continentale. Les deux rencontres se terminent par des défaites. A Sousse, le 12 novembre en match inaugural, les Lions sont battus 5-2 par les Black Star. Pourtant menés au score (2-0), les Congolais parviennent à rétablir l’équilibre grâce à deux penalties convertis par Pierre Kalala avant de s’effondrer. Deux jours plus tard à Sfax, le Congo Léo courbe  à nouveau l’échine devant les Ivoiriens (3-0). Inexpérimentés, les fauves sont éliminés dès le premier tour de la compétition. Ils sont bons derniers au classement de leur groupe avec deux défaites, zéro point, deux buts marqués contre huit encaissés. Les Lions rentrent la queue entre les pattes. Le pays a connu pendant leur absence un grand bouleversement politique. A leur départ pour la Tunisie, c’est Joseph  Kasa-Vubu qui était le chef de l’État. A leur retour, ils trouvent le général Mobutu confortablement installé au Mont Stanley.

     

    Les pionniers de la CAN

     

    L’entraîneur Trouet Mokuna a pour la campagne tunisienne sélectionné les joueurs suivants : Makiadi Castello (Daring), Paul Ngoie (Don Bosco), Pierre Katumba (Englebert), Antoine Lessa (Dragons), Mabela Routier (Léo Sports), Ernest Mokili Saïo (Dragons), Paul Mbuli (Himalaya), Joseph Kibonge Gento (V. Club), Augustin Diantela (V. Club), Luc Mawa (V. Club), Pierre Kalala (Englebert), Kabeya Sotcho (Englebert), Albert Mwila (Dragons), Kabala etc. Sur cette liste, il faut aussi ajouter le nom de l´arbitre Philippe Fula qui a eu l’insigne honneur d´officier le 12 novembre 1965 à Tunis, le match Tunisie-Éthiopie, largement remporté par le pays hôte par 4-0 au stade Chedly Zouinten.

                                         

    Mabela, capitaine inamovible

    L’international Mabela Routier de Léo Sports surnommé aussi Patron est resté longtemps le capitaine inamovible des Lions. Il a joué ce rôle pendant des années avec brio. Il doit cette longévité à son exemple et au rôle déterminant qu’il n´a cessé de jouer au sein de l’équipe nationale. Cet arrière central atypique, véritable maître de la défense congolaise, n’a jamais voulu céder aux sollicitations des grandes équipes kinoises. Le capitaine exemplaire a terminé sa carrière dans son équipe de toujours, le Léo Sports de Kintambo.

     

    Des Lions aux Léopards

     

    L’épopée des Lions a commencé au Sénégal le 11 avril 1963 par une écrasante victoire sur la Mauritanie. Elle se termine dans la douleur au stade Tata Raphaël par une cuisante défaite (3-0) contre le Ghana le 30 juin 1966. A partir de cette date, les Lions ont cessé de rugir. Le général Mobutu par un tour de passe-passe magique les transforma en Léopards afin qu’ils écrivent les nouvelles pages de l’histoire du football congolais.

     

    Samuel Malonga

     

     

     


    0 0

    Etienne Tshisekedi fut le 1er docteur en droit congolais, palmarès à l’appui !

     

    Référence : http://www.mbokamosika.com/2016/05/les-premiers-diplomes-de-l-universite-lovanium-faculte-de-droit.html

     

    Durant la 1ère et la 2ème République, il était connu que c’est Etienne Tshisekedi qui était le premier docteur en droit congolais. Quelques années plus tard, certaines personnes se sont mises à contester cette évidence. Une controverse favorisée en partie par le manque d’archives à la portée du public et motivée par des raisons politiques.

    Animé par le souci de rétablir la vérité, et pour satisfaire nos nombreux lecteurs qui voulaient enfin connaître les noms des premiers diplômés de l’Université Lovanium (la 1ère en RDC fondée en 1956), nous avions mandaté un fouineur à Kinshasa, lequel avait heureusement mis la main sur le palmarès officiel de l’Université Lovanium, édité en 1970.

    Sur base de ce palmarès, nous avions publié plusieurs listes des 1ers diplômés de Lovanium dont celle de la faculté de droit le 31 mai 2016, sur laquelle il était clairement mentionné que durant l’année académique 1960-1960, l’Université Lovanium avait décerné les 1ers titres de docteur en droit à deux africains : le camerounais BETTY HUBERT, et le congolais TSHISEKEDI  ETIENNE.

    Un palmarès en guise d’hommage à Etienne tshisekedi.

     

    Après la mort d’Etienne Tshisekedi, notre site a jugé utile de lui rendre hommage en publiant la copie du palmarès de l’Université Lovanium attestant son titre de docteur en droit. Une manière de mettre définitivement fin aux ragots non fondés.

    En agissant ainsi, nous confirmons l’idéal que s’est assigné notre site, consistant à ne se baser que sur des documents fiables et authentiques dans son travail de mémoire, en évitant de publier des informations tronquées et calomnieuses.

    Nous l’avons dernièrement fait pour rétablir la vérité sur origines tetela  de Patrice Lumumba, nous l’avions fait il y a quelques années pour stigmatiser ceux qui s’en prenaient à Joseph Kabila pour avoir été le chauffeur de Defao(sic), et nous le faisons aujourd’hui pour confirmer le titre de docteur en droit d’Etienne tshisekedi. 

     

    Messager

     


    0 0

    Rareté de la semaine : Merci Roi Champro

    Dans les années 60-70, plusieurs orchestres kinois avaient des chanteurs pop. Ceux-ci montaient au podium avant le groupe pour annoncer les couleurs avant que les choses sérieuses ne commencent.

    A l’époque, bien des concerts étaient précédés par des rythmes venus d’ailleurs, de la musique euro-américaine qu’on appelait Variétés internationales. L’afro rock ou l’afro jerk côtoyaient la rumba congolaise qui s’en accommodait. Ces styles étaient aussi admirés par une partie des mélomanes. Les chanteurs pop utilisaient souvent l’anglais ou le français dans les œuvres de leurs répertoires.

    C’est le cas de Billy Barell pour Bella-Bella, Bovic Bondo pour l’African Fiesta Sukisa, Champro King pour le Cobantou. Après avoir largué sur le marché kinois du disque des chansons d´anthologie comme "Semeki kinsekua", Champro délaissa la rumba pour se consacrer entièrement à la variété. La musique pop, le jerk et le rock répondaient bien à ses aspirations et à son tempérament. C’est alors que Malonga Malanda Miyamu  composa vers 1968 la chanson "Merci Roi Champro". Un véritable succès !

    Samuel Malonga

     


    0 0

    Le jour où Kasa-Vubu rencontra son tombeur

    Une image surréaliste. Le président Mobutu rencontre l’ancien chef d’État Kasa-Vubu en qu’il a chassé du pouvoir presque deux ans plus tôt. Qui l’eut crû ? Marie-Rose qui semble être l’enfant préférée de son père en parle dans une intervieuw qu’elle a accordée à l’émission Polele-Polele.

     

    En 1967, Mobutu revient de Pointe-Noire. Il rentre au pays par bateau. Le Lumumba jette l’ancre et accoste au port de Boma. Le président y est accueilli par les notables de la ville et de la province. Bien que certains membres du comité d’accueil n’ont pas souhaité la présence de Kasa-Vubu parmi eux, Marie-Rose et son père sont présents pour saluer le nouveau locataire du Mont Stanley.

     

    A sa descente du bateau Lumumba, Mobutu est prévenu de la présence de son prédécesseur. Lorsqu’il met pieds à terre, il passe les troupes en revue. Puis, il aperçoit Kasa-Vubu debout sur un coin du quai accompagné de sa fille. Il l’interpelle aussitôt:

    - Monsieur le Président, dit-il, vous êtes là ?

    - Oui, monsieur le Président, lui répond  Kasam. On est venu vous saluer.

    Ils se serrent cordialement la main. Aucune trace de rancœur n’est présente sur le visage des deux Joseph. Seul un sourire circonstancié marque ces retrouvailles.

     

    L’informel face à face est bref, l’entretien inattendu est court mais plein de signification et d’émotion. L’expression sur leur visage en dit long. L’ancien et le nouveau président se sont quités sur une bonne note. Pour l’histoire, leur poignée de main est immortalisée par le photographe attitré de la présidence et paraît aussitôt le lendemain dans le journal L’Étoile du Congo.

     

     

    Samuel Malonga

     


    0 0

    « Minzele ya Kalac » de Dewayon, interprétée par Johnny Bokelo et en version originale.

    Notre ami Simba Ndaye, en véritable mélomane, nous a dernièrement appris qu’il avait visionné une vidéo de Johnny Bokelo et le Conga sur Yoube, reprenant tous ses anciens succès ainsi ceux de son aîné Ebengo dit Dewayo. Parmi ces raretés, il y a « Minzele ya kalac » composée par Dewayo et l’African Rock en 1958.

     

    En analysant la vidéo, nous avons remarqué que la qualité diffère de la version originelle réalisée en 1958. Raison pour laquelle nous avons recouru à notre ami commun, qui a bien voulu nous envoyer par le biais de Simba Ndaye l’œuvre originale retravaillée et expurgée de toutes les scories dues à l’âge.

     

    Nous soumettons les deux versions aux mbokatiers : D’abord celle extraite de la vidéo sur Youtube, et l’œuvre originelle offerte par notre ami commun.

    Soulignons que "kalac" est un déformation du mot "clerc" en lingala. Les kalac étaient des employés de bureau à l'époque coloniale, donc des intellectuels congolais surnommés "Mindele Ndombe", donc des blancs à la peau noire par la population.

    Bon week-en à tous les mbokatiers

     

    Messager


    0 0

    Le palmarès des diplômés en sciences politiques et administratives de Lovanium, de 1954 à 1970.

    En date du 9 février 2017, notre site a publié les extraits du palmarès confirmant qu’Etienne Tshisekdedi fut effectivement le 1er congolais docteur en droit de l’Université Lovanium.

    Aujourd’hui, nous avons l’honneur de présenter aux mbokatiers  le palmarès des diplômés en sciences politiques et administratives.

     

    Si le palmarès de la faculté de droit de 1954 à1970 a renfermé les meilleurs juristes que la RDC a connu de l’indépendance à nos jours, celui des sciences politiques et administratives que nous découvrons aujourd’hui comprend les politologues les plus attitrés de la RDC. Parmi eux, nous pouvons citer entre autres : les professeurs Wembi Antoine et Mpinga Honoré, l’ancien directeur du Bureau politique du MPR Prospère Mandrandele Tanzi, et  le diplomate et ancien chef des services de renseignements Edouard Mokolo Wa Pombo, sans oublier leur aîné Mabika Kalanda Auguste.

     

    Comme nous l’avons déjà promis, la publication du palmarès de Lovanium de 1954 à 1970 se fera progressivement. Si le temps nous le permet, nous publierons incessamment celui de la faculté de philosophie et Lettres.

     

    Messager

     

     

     

     

    Sur cette photo prise lors de la visite du président Mobutu en Chine en 1974, on reconnaît sur le 1er rang en 2e position, UMBA di LUTETE Jean-Th. lauréat en droit (1963-1964), et sur le 2e rang, derrière maman Mobutu: Edouard MOKOLO wa Pombo, lauréat en sciences politiques et administratives (1967-1968). Les deux figurent sur le palmarès de L'Université Lovanium en notre possession et publié sur mbokamosika.


    0 0

     

    « Guatanamo », par Rochereau  et l’African-Fiesta, pour Lend Nyanguila.

    Nous ne sommes pas entièrement sûrs du titre de cette œuvre trouvée sur Youtube, laquelle nous a été recommandée par Lend Nyanguila, qui voulait réécouter les partitions envoutantes de l’African-Fiesta. Nous l’avions téléchargée et égarée sur l’ordinateur depuis l'année passée.

    L’ayant repérée aujourd'hui, nous nous empressons de la diffuser non seulement pour notre ami Lend Nyanguila, mais pour tous ceux qui se souviennent encore de l’époque dorée de la musique congolaise. Il est regrettable que de nombreuses personnes qui admiraient cette musique, tout comme la quasi totalité des artistes qui l’avaient interprétée  ne sont plus de ce monde.

     

    Messager


older | 1 | .... | 24 | 25 | (Page 26) | 27 | 28 | .... | 56 | newer