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Cet espace se veut un lieu de rencontres et d'échanges entre ressortissants de l'Afrique Centrale et Australe . Tout étranger connaissant ou voulant faire connaissance de cette partie de l'Afrique est le bienvenu. Nous y aborderons des sujets culturels en français, portugais, ou en lingala, selon les interlocuteurs . Notre devise:réduire la distance qui nous sépare du continent, par l'entretien de la mémoire collective, en recourant à notre musique dans toute sa diversité

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    Voici la chanson « Chacun pour soi » tirée de l’Album « Le Choc Choc 85 »

     

    En dépit de la morosité ambiante dans notre communauté, due à la confusion  entretenue et prévisible qui gangrène la politique congolaise, notre site poursuit son travail de mémoire.

    Ce matin, nous auditionnerons une œuvre intitulée « Chacun pour soi » tirée de l’album « Le Choc Choc 85 » de l’éditeur Don Dass, réalisée avec le concours de Nzaya Nzayadio, Mopero, Dindo Yogo et Emeneya.

    En diffusant cette chanson offerte par notre ami David M. des USA, nous espérons  que les mbokatiers qui maîtrisent l’histoire musicale des années ’80 vont nous édifier sur le regroupement inédit des chanteurs célèbres de l’époque dans l'enregistrement de cette œuvre sous la houlette de l’éditeur Don Dass.

     

    Messager


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    La Rumba congolaise : un patrimoine aux contours non encore explorés.


     

    Ce matin, dans nos échanges avec Petit Bizet de la “Société des Ambianceurs” dont le lancement avait été commenté sur Mbokamosika, nous sommes revenus sur notre patrimoine culturel qu’est la Rumba congolaise.

     Il m’a notamment informé que “quand il a pu constater “l’an dernier à Brazzaville, qu’il y a encore des gens pour qui des termes “Sébéne”, Rumba classique ont encore un sens, il s’est senti investi presque d’une mission”. Cela dit, a-t-il poursuivi, ”une fois rentré en Europe, il a constaté que nos compatriotes n’en ont pas grand chose à faire :Quand ils mixent, les salles sont remplies à 95% de mindele.

    Sur ce, je lui ai répondu entre autres que la Rumba congolaise est un patrimoine pas tout à fait encore exploité, et qui peut être décortiqué de mille et une manière sans se lasser.

    En effet, depuis la création du site mbokamosika en 2007, des milliers d’articles ont été consacrés à la Rumba congolaise, sans que tous ses aspects aient été complètement analysés.

    C’est ainsi qu’à l’occasion du 10ème du site, notre ami Simba Ndaye nous a dernièrement suggéré de regrouper les oeuvres d’anthologie à diffuser par écoles: Odemba, Fiesta,..., et par années: ‘50, ‘60, ‘70, et ‘80 par exemple.

    Voilà une suggestion que nous répercutons auprès de tous les mbokatiers voulant contribuer au succès du 10éme anniversaire de leur site préféré

     

    Messager

     

    TROIS MORCEAUX CHOISIS DE L’AFRICAN-JAZZ, OK-JAZZ, ET BANTOUS DE LA CAPITALE.


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    ANICET MOBE FANSIANA nous a quittés…

    Il a plu à Dieu de rappeler à Lui son fils Anicet MOBE en date du 4 avril 2017. Sa famille, ses sœurs et frères, ses amis, et tous ceux qui l’ont connu en ont été choqués et profondément attristés.

     

    QUI EST ANICET MOBE ?

    De gauche à droite: Lewo Yayé-Hortense et Anicet Mobe-Guillame Bayama- Assis Godé Bayama

    Fils de MOBE Léon et de MANGA Thérèse, enlevés tôt à son affection. Anicet MOBE est né à Kinshasa-Ndjili le 22 juin 1952. Il est l’ainé d’une famille de neuf enfants. Ses frères et sœurs s’appellent :      Josée, Della, Nana Clémence, Arthur Dany, Bab Albert Mbuta, Marie-Claire, Dhy, Robert Julien Titina.

    Juriste de formation, diplômé de Louvain-la-Neuve, Anicet MOBE était un intellectuel chrétien congolais, chercheur, expert socio-politique et chercheur en Sciences sociales dont les pertinentes réflexions et productions ont été publiées dans tous les grands journaux de l’espace francophone : Le Monde, Le Monde Diplomatique, Le Soir, La Croix, RFI, TV5-Monde, France 24, la Libre Belgique, Le Point, l’Express, Nouvelle Afrique-Asie etc…

     

    Membre du Collectif des Intellectuels Congolais "DEFIS" et du comité de Rédaction de L'Africain (Belgique), il a été Vice-Président de l’U.E.C.A et Conseiller Spécial du Président du Congrès Panafricain de la Jeunesse, il a toujours milité pour la fondation en R.D.C d’un Etat de droit au cœur de l’Afrique.

     

    L’HOMME ET SES PASSIONS

    Anicet  Mobe et son épouse Hortense Ehila Nkolo

    Porteur d’une grande sensibilité artistique et musicale, mélomane averti des arcanes et de l’évolution de la musique congolaise moderne, il grandit à la musique en ces premières années de l’indépendance de la R.D.C. en partageant au Collège Albert 1er la même cour de récréation que des noms célèbres de la jeune chanson congolaise qui naît. On peut citer : Jacky PELASIMBA (co-fondateur des groupes musicaux Yss Boys, Saphirs et de Thu-Zahina), Pierre NKUMU, Marcellin DELO, Damien NDEBO et Jhersy-Jossart NYOKA LONGO (co-fondateurs de Zaïko Langa-Langa), Mbuta SANSA (Musicien de Zaïko Langa-Langa).

    Après le décès de ses parents, Anicet MOBE grandira dans la famille d’un gradé de l’Armée nationale Congolaise.  C’est sans doute cet itinéraire de son enfance qui explique sa grande proximité avec les questions militaires et l’histoire de l’Armée nationale Congolaise.

    En effet, Anicet MOBE était historiographe des forces armées, des mouvements éstudiantins et de la musique congolaise moderne. Il laisse une œuvre de réflexion qui respire la solidarité, l’humanisme et la dignité de l’homme noir.

    Sa pensée maîtresse : « Les élites congolaises discréditées doivent se ressourcer dans les leçons de notre histoire afin de s’engager intellectuellement dans une alliance salutaire avec les masses laborieuses, seul viatique capable de redorer le blason de la République Démocratique du Congo, de l’Afrique, d’un monde nouveau. »

     

    SON ŒUVRE

     

    Il a notamment écrit sur :

     

    Intellectuels serviles de Kinshasa

    Dans Le Monde diplomatique 2016/2 (N° 743)

    Ctrl+clic sur le lien ci-dessous :

    https://www.cairn.info/magazine-le-monde-diplomatique.htm

     

    De Léopold II à Joseph Kabila

    Dans Le Monde diplomatique 2016/10 (N° 751)

    Ctrl+clic sur le lien ci-dessous :

    https://www.cairn.info/magazine-le-monde-diplomatique.htm

     

    Patrice Lumumba, une inspiration

    Dans Le Monde diplomatique 2014/6 (N° 723)

    Ctrl+clic sur le lien ci-dessous :

    https://www.cairn.info/magazine-le-monde-diplomatique.htm

     

    On les appelait les tirailleurs sénégalais

    Dans Le Monde diplomatique 2014/12 (N° 729)

    Ctrl+clic sur le lien ci-dessous :

    https://www.cairn.info/magazine-le-monde-diplomatique.htm

    Le Congo au long d'une histoire mouvementée

    Dans Le Monde diplomatique 2011/4 (n°685)

    Ctrl+clic sur le lien ci-dessous :

    https://www.cairn.info/magazine-le-monde-diplomatique.htm

     

    Le Congo, un géant sous tutelle

    Dans Le Monde diplomatique 2010/1 (n°670)

    Ctrl+clic sur le lien ci-dessous :

    https://www.cairn.info/magazine-le-monde-diplomatique.htm

     

    Paix entravée dans les Grands Lacs

    Dans Manière de voir 2005/2 (n°79)

    Ctrl+clic sur le lien ci-dessous :

    https://www.cairn.info/magazine-maniere-de-voir.htm

     

    Héros méconnus de la seconde guerre mondiale

    Dans Le Monde diplomatique 2007/6 (n°639)

    Ctrl+clic sur le lien ci-dessous :

    https://www.cairn.info/magazine-le-monde-diplomatique.htm

     

    Tous les articles en français de Anicet Mobe (3)

    Le Congo, la Belgique et la Grande Guerre 1914-1918

    Publié le 9 octobre 2013

     

    La Belgique en quête désespérée du graal perdu au Congo

    Publié le 18 août 2013

     

    Le roi des Belges, roi souverain du Congo ?

    Publié le 14 août 2013

     

    Et Dieu créa Pascal Tabu Ley Rochereau

    Ou les 70 ans du Seigneur Ley

    Publié en 2010

     

    TEMOIGNAGE D’UN AMI D’ENFANCE, Hofée Bavon SEMOPA

     

    J'ai la tristesse d'avoir perdu ce soir un ami de 55 ans ; un frère :

    Anicet MOBE, "MOBELISTAR" pour les intimes.

     

    Nous nous sommes connus au Collège Albert 1er en 1963 ; il avait 11 ans et moi 9. Nous étions ensemble en 4ème année C, classe de Monsieur Van LANDEUYT, avec entre autres, Jean BANDUKA, Félix MVUEMBA, Jean-Marie DIOMI, John KANZA, Marcellin DELONGAMBO, Antoine SUKAMA, Raoul KAMA, Pierre SALEBONGO, Willy MANGALA, Jean-Denis EDJIDJIMO, Jean-Pierre MAYASI, Jean-Pierre MANGELESI.

     

    Notre relation commune s'est ensuite faite de séparations et de retrouvailles, au gré de nos parcours scolaires et professionnels respectifs, mais en gardant toujours le même respect, la même estime, la même amitié.

     

    Plus tard, vers la fin de l'école secondaire, nous avions cheminé ensemble dans le mouvement Catholique "Constellation" avant que nos chemins se séparent, pour nous retrouver durant l'année scolaire 1971-72 où je l'ai retrouvé au Collège Notre-Dame de Mbansa-Mboma. Nous y avons partagé l’amitié de Jean Maurice KANYINDA, Yvon OTENGA, Narcisse BAYAMA, Nico LOFONGO, Essous KILEMBI, Magloire NKUNDA etc.

     

    Du Kongo-Central, à une année d'intervalle, nous sommes revenus au village de notre naissance, Kinshasa.

     

    Des années après, nous nous sommes retrouvés en Europe, lui en Belgique et moi en France.

    En 1989-90, il a décidé de venir vivre en France pour continuer ses études. Il a habité quelques jours avec moi à Evry en attendant de pouvoir s'installer chez lui.

     

    Nous ne nous voyions plus souvent ces derniers mois, mais avions toujours gardé un contact chaleureux, notamment en animant, avec d'autres, l'ASSACOM (Association des Anciens du Collège de Mbansa-Mboma qui perd ce jour une de ses sommités intellectuelles et culturelles.

     

    Le 31 décembre 2016, il m'avait laissé sur le répondeur téléphonique un message d'absence m'exprimant ses souhaits de bonne année 2017. Je l'ai appelé un ou deux jours plus tard et nous avions parlé, parlé et parlé… Comme à chacune de nos rencontres depuis 55 ans. Nous avions promis de nous voir, sans savoir que cet échange avait valeur d'adieu...

     

    Amoureux de Kinshasa en particulier, et de la RD Congo en général, érudit de politique, d'histoire et des lettres, homme des médias, chroniqueur et historien de la musique congolaise, éminent conférencier et farouche débatteur, Anicet MOBE a tiré sa révérence à Villejuif ce mardi 4 avril 2017 à 18 heures, sans avoir vu le renouveau qu'il n'avait cessé d'espérer de tout son cœur pour son Congo natal.

     

    Je veux exprimer ici une pensée de compassion et un vœu de consolation pour ses sœurs, frères, cousines, cousins, nièces et neveux, ainsi que pour tous ceux qu’il a aimés et qu'il aimait.

     

    Homme de paix et de réconciliation, Anicet avait en horreur des discussions oiseuses, de vaines embrouilles et chamailleries inutiles. L'hommage qu'il mérite, c'est que ses funérailles se déroulent dans la paix ; qu'elles constituent un moment de retrouvailles, de réconciliation et d'unité.

     

    Notre Dieu a souverainement décidé de le rappeler à lui en ce jour. Que dire ? Le Seigneur a donné le Seigneur a repris. Que le nom de l'Eternel soit béni !

     

    Cher MOBELISTAR, que le Dieu de Jésus t'accueille dans la chaleur de son amour, aux côtés de ta mère et de ton père dont tu m'as si souvent parlé.

    Qu'il t'accorde sa paix !

     

    MERCI à toi, cher ami, bien-aimé frère


    Hofée Bavon SEMOPA

    France

     

    Encore un des nôtres qui s’en va au Dieu Créateur si loin du pays de nos ancêtres, la RD Congo, Libanga ya Talo…Que la terre lui soit légère et douce. Qu’il trouve la paix, la concorde et l’amour éternels au Royaume Céleste…Bon voyage Kulutu ya ebele !!!

     

    Guillaume Bayama et Claude Kangudie

     


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    Requêtes de Jazzman sur la musique congolaise et certains personnages historiques kinois !

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    Bonjour FRERE MBOKATIER

    Je vous écris parce il m'arrive de vous lire et à travers vos articles.

    Je découvre beaucoup de choses sur la vie de Kin la Belle et des kinois.

    Si vous pouvez nous dire qui étaient ces personnages ou ces lieux que Le Grand Maître FRANCO cite dans le titre MBanda akoti kikubi

    Je vais mettre une vidéo c'est entre 2mn 07s et 3mn40s

    Je vais peut-être écorcher les noms, je m'en excuse d'avance :

    1 -OKOURÉKÉKÉ

    2- KOUKOULOU ÉLOMBÉ

    3- PAKADJUMA

    4- MOROUMA NA DEBARON

    5- VIEUX ÉBOMA

    6-MBÉRÉKÉTÉ

    7-WILLIAM BOTH

    8-TALASSA YA ÉSSANGUÉ

    9-NZANDO YA YIMBWA

    10- ZAMBA YA AVOCATS

     

    Merci de tout cœur.

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    JAZZMAN.

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    Ndeko

    Lisusu ngayi

    Je cherche une chanson dont je ne me souviens plus que d'un bout d'une strophe. Je sais ce n'est pas grand chose mais bon je vais essayer,

    J'étais trop jeune à l'époque et c'est mon frère cadet qui la fredonnait il et

    ne s'en souvient plus. C'est au tout début des années 80:

    En juillet 81 mois des parents et des enfants instauré par Mobutu.

    La chanson disait:

    <<Mama ah mama ah ngayi na lémbi

    To ko kufa Mongali éh >>

     

    Si vous pouvez m'aider

    Merci

     

    JAZZMAN

     

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    Jazzman,

    En dehors de votre question sur le titre de la chanson à découvrir,  toutes les autres  ont déjà été posées . Vous trouverez des réponses appropriées à travers les liens ci-dessous. Veuillez donc les consulter attentivement, sans omettre les commentaires.

    Messager

     

    Références à consulter:

     

    http://www.mbokamosika.com/article-kanisa-decrit-mieux-pakadjuma-64084540.html

     

    http://www.mbokamosika.com/article-pakadjuma-contre-bassin-vert-64606778.html

     

    http://www.mbokamosika.com/article-ya-moti-revient-sur-pakadjuma-64373472.html

     

    http://www.mbokamosika.com/article-des-paroles-de-gd-maitre-franco-luambo-a-decortiquer-63223130.html

     

    http://www.mbokamosika.com/article-17588104.html

     

     


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    La Conférence nationale du MPLA à Léopoldville

     

    En 1990, l´Afrique est en ébullition. Le vent de la démocratie secoue le continent et l’oblige à suivre la marche du monde. Déjà, de grands changements se sont opérés dans le bloc soviétique avec la perestroïka de Gorbatchev. François Mitterrand surprend ses hôtes africains. Il annonce à la 16e conférence des chefs d´État d´Afrique et de France à La Baule, le conditionnement de l´aide française à la démocratisation et à la bonne gouvernance. Les despotes les plus cruels acceptent de se muer en pseudo-démocrates pour à la fois ne pas accompagner la fin de la guerre froide qui les a si longtemps gardés au pouvoir et pour ne pas précipiter leur propre fin. Les bouleversements en Europe de l’Est les forcent à s’ouvrir et à tendre l’oreille à ce peuple qu’ils ont tenu des décennies durant en laisse.

     

    La volonté populaire au changement dicte l’avènement d’une concertation d’un genre nouveau baptisée Conférence nationale. Le Bénin, donne le ton. Au chevet de cette nation sont conviées toutes les forces vives pour parler sans tabou de tous les maux dont elle souffre. Comme un effet domino, le concept gagne l’Afrique francophone (Bénin, Gabon, Congo, Mali, Togo, Niger, Zaïre, RCA,  Cameroun, Burkina Faso, Mauritanie, Tchad et Madagascar). Le débat  national devenu dès lors la panacée aux problèmes et aux maux qui rongent l’Afrique, plusieurs régimes totalitaires et leurs peuples arrivent à se parler droit dans les yeux, à laver les linges sales en famille, à se pardonner, à trouver non sans difficultés des idées nouvelles pour l’avenir.

     

    A l’époque, beaucoup pensent et croient que ce concept est nouveau et qu’il est une invention béninoise. En réalité, cette notion est antérieure à 1990, année du début de la Conférence nationale du Bénin. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, le premier débat qui a mobilisé les couches populaires en Afrique n’a pas été organisé par un État indépendant mais plutôt par un mouvement de libération en exil : le MPLA. Ce parti a eu l’insigne honneur de tenir sa Conférence nationale en 1962 à Kinshasa alors Léopoldville. Le Congo a offert le cadre, les moyens, la possibilité et toutes les facilités pour l’organisation de ce débat interne au parti marxiste angolais. Le sommet qui s’est passé dans des conditions particulières marquées par l’exil n’a pas mobilisé l’Angola encore colonie portugaise. Mais ce groupe restreint a été représentatif de la diaspora angolaise et manifestait une certaine volonté prononcée au changement.

    Né à Léopoldville en 1956, le MPLA veut se restructurer. Le Dr Agosthino Neto, président d’honneur, parvient à s’évader de sa prison au Portugal et rejoint la capitale congolaise où le mouvement a sa base. Son but est de reprendre la direction du parti. La Conférence nationale rassemble autour de sa personne des délégations venues des communes de Kinshasa, de Muanda, Matadi, Lukala, Boma, Songololo, Kikwit, Tshikapa, Pointe-Noire voire de l’intérieur de l’Angola encore sous domination portugaise. Du 1er au 3 décembre 1962, 70 délégués représentant les Comités d’Action, l’Armée Populaire de Libération de l’Angola, les travailleurs, l’Organisation des Femmes, la Jeunesse et le Corps Volontaire d’Aide aux Réfugiés débattent en commissions les trois projets élaborés par le comité préparatoire. Les débats ont lieu au siège du parti sur sise avenue Tombeur de Tabora n° 51 à Kalina. A l’issue de la Conférence nationale, un document reprenant toutes les résolutions et décisions prises est publié. Le 5 décembre le comité directeur rend public un communiqué relatif aux travaux de ces assises.

    La conférence nationale du MPLA a vu le retour de Neto aux affaires. Règlement des comptes ou restructuration du directoire du parti ? Le secrétaire général Viriato da Cruz est limogé. Le métis est considéré comme trop blanc, jugé trop marxiste et réputé trop prochinois. En réalité, il constitue une menace pour le leadership de Neto qui a repris le contrôle du parti. Le révérend Père Joaquim Pinto de Andrade, détenu au Portugal au Fort de Caxias, est élu président d’honneur du MPLA par acclamation.

     

    Parmi les 70 délégués qui ont participé aux travaux de ce colloque, il y a un jeune homme de vingt ans nommé Edouardo Santos. Son nom apparaît à la fois dans la liste des membres du comité préparatoire de la Conférence et dans celle du comité directeur dans la composition des délégations. Il s’appelle Edouardo Santos. Dix-sept années plus tard, il va devenir le président inamovible de l’Angola indépendant sous le nom de José Edouardo dos Santos.

     

    Samuel Malonga

     

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    RDC: la piste  des passeports biométriques mène au clan Kabila

    Encore un scandale financier en RDC, orchestré toujours par le clan Kabila, sans que la presse officielle n’en fasse écho. On se demande jusqu’à quel niveau de complaisance se situeront les journalistes rémunérés par l’argent du contribuable congolais dont l’unique mission se limite à « critiquer » l’opposition. Quelle honte !!!

    Lisez cet article du journal Le Monde.

    Référence :http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/04/13/rdc-la-piste-du-scandale-des-passeports-biometriques-mene-au-clan-kabila_5110933_3212.html


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    La Critique Pratique 2: De qui/quoi s’agit-il réellement ?

     

     

    Il y a au moins trois sortes de chanteurs, comme nous le savons tous : le professionnel, l’amateur et le domestique. Le domestique, c’est nous tous qui depuis l’enfance chantonnions sur le chemin de l’école ou de la rivière. Un jour, alors que je chantonnais : « Yo Jacques osi’obomi mboka likolo ya songi-songi oo o iya », ce garçon qui a l’air kinois fait signe que je dois m’arrêter et me regarde avec dédain. « Tu as dit Jacques ? ». Je ne réponds pas. Je sais qu’il y a quelque chose qui ne va pas avec mon Jacques et le kinois doit en savoir plus. « Tala movill’oyo. Ce n’est pas Jacques. C’est JeanKe. C’est-à-dire Jean Kembo. Tu n’as jamais entendu parler de Kembo ?» Quel Kembo ? L’avant-centre de V.Club et des Léopards ? – Lui-même. Tu ne sais pas que Bavon Marie-Marie et Kembo ne s’aiment pas à cause de Lucie ? Lucie yaka e ngai na leki na yo tositoboyana e e. Tout le monde connaît cette histoire.

    Et il y a cette vidéo où, chaque fois que Bozi Boziana chante en exemple une de ses nombreuses chansons, le curieux journaliste qui conduit l’entretien veut en savoir plus. De qui parle-t-il ? Et Bozi Boziana dit à chaque fois : « Ezali kaka inspiration ». C’est-à-dire, personne en particulier.

     

    PEDRO


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    La Critique Pratique 3: Le compositeur n’est pas toujours la première personne

     

    Mabusele. Mais, c’est fantastique, Mabusele. Mabusele est une jeune fille qui a bougé Yolo. Elle était tellement belle que …Quand j’ai chanté Mabusele, je n’avais rien à faire avec elle. C’est mon ami, qui n’est personne d’autre que le célèbre chanteur Kabasele Tshamala, qui l’aimait bien et qui m’a dit : « Rochereau, chante un peu quelque chose pour cette fille ».

     

    Donc, quand Rochereau chante « Ngai awa nakeyi e/ Nakeyi kasi nakanisi bolingo oyo ya ngai na yo ya tango yakala. », ce « ngai » n’est pas lui. Mais, quand Franco dit : « Likambo ngai Franco naboyaka/ mwasi apanza ngai sango ngai nalingaka ye/ nzoka na motema na ngai nayinaka ye », ce ngai, c’est lui. Par contre, quand le même Franco chante : « A ngai naluta tembe, nakomona pasi ya pamba o mawa, yakosalisa mobali o mawa, soki abimi akoyeba ngai te », on voit très bien que la première personne est une femme. Ce n’est pas le compositeur. Cela signifie aussi que, si la chanson avait été chantée pas une femme, la femme chanteuse ne serait nécessairement pas cette première personne qui dit « ngai ». Toutes les premières personnes dans les chansons chantées par Mpongo Love ou Mbilia Bel n’ont pas comme référents elles-mêmes. Mpongo e nazoki na motema/ pasi biso basi tomonaka/ soki mobali aboyi yo o soni o. C’est peut-être elle-même. A ngai Ndaya o/ Nayebi kombo ya mbanda te/ Po ya ngai Ndaya o/ Libala yango ya bombanda te a e. Pas nécessairement elle-même. Voilà pourquoi il y a une contradiction entre la personnalité de la femme qui chante dans Boya Ye et celle qui chante dans Eswi yo Wapi. Celle-ci est plus matérialiste que celle-là.

     

     

     

    PEDRO


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    LES RARETÉS DE L’ORCHESTRE ISIFI MÉLODIA AVEC EVOLOKO

     

    Cher aîné,

    J'en profite également pour vous demandez un service. Je souhaiterai que vous puissiez publier un article sur les raretés de l'Orchestre Isifi Mélodia avec Evoloko Antho. Pour égayer la joie des mélomanes, je vous offre trois raretés de cet orchestre qui avait un bel avenir :

    1 Amba Face A&B par Evoloko & Isifi 1977 Editions Bella Bella 36
    2 Kalela Faces A&B par Evoloko & Isifi 1977
    3.Mimi Mindo Faces A&B par Evoloko & Isifi 1977

    A mon tour, n'oubliez pas de mentionner dans l'article de m'aider à rechercher les chansons d'Evoloko & Isifi à savoir : Toto Litina (sortie en même temps que Mimi Mindo, 1977), Nenedina sortie vers 1977-1978 Malaika version originale sortie en 1978 .Toutes ces chansons rappellent la période Nsoté Coin .


    Bonne écoute et bon week-end .

     

    Lionel


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    Balade à travers Kinshasa au rythme des succès d’antan (1)

     

    Chaque jour, mbokamosika exhume de vieux souvenirs ayant marqué notre vie au pays. Ainsi, après les témoignages sur le boxeur Mukeba Djerba wa Djerba initiés par Eric d’Irlande, et complétés par Claude Kangudie et Lused, nous recourons aujourd’hui aux clips télévisés de la Voix du Zaïre des années ‘70’ et ’80.

    Ces clips représentant une balade à travers Kinshasa au rythme des succès des années ‘7’ et ’80 proviennent  des archives de nos amis belges du site Katembo.be  à l’époque où ils furent expatriés en RDC.

    Les deux clips choisis aujourd’hui montrent l’état des artères de Kinshasa sous le rythme de la chanson « Zunguluke » du saxophoniste Empompo avec l’orchestre Tiers monde coopération.

     

    Nous rappelons aux mbokatiers que tous les souvenirs(clips, photos, récits.....) pouvant contribuer au travail de mémoire sont les bienvenus.

     

    Messager


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    Omona wapi bakaba mobali par Kwamy Munsi et l’Afrisa

    Références : http://www.mbokamosika.com/2016/02/deux-chansons-recherchees-par-samba-ndongo-j-j.html

    http://www.mbokamosika.com/2016/04/armand-kabongo-offre-omona-wapi-aux-mbokatiers.html

     

    Cette chanson de l’Afrisa International qui a connu un grand succès à l’époque est au centre d’un grand quiproquo. Le nom de l’auteur-compositeur prêtait à confusion. Est-ce André Kiesse Diambu ou Dino Vangu comme le pensai le mbokatier Samba Ndongo qui l’avait demandée?  Depuis Kinshasa, j’ai toujours cru que ce hit avait Essesse pour titre. Ce nom est présent au début et est même repris plusieurs fois dans le refrain.

     

    Lorsque notre ami Armand Kabongo expédie l’œuvre tant recherchée à Messager, c’est sous le titre Omona wapi qu’elle est mise en ligne dans le site. Sur Youtube, il est signalé que ce hit est tiré dans l’album Seigneur Tabu Ley et l’Afrisa International, Rochereau à Abidjan volume 1. Dans ce LP sorti sous le label ivoirien Disco Stock, la composition est attribuée à Dino Vangu.

     

    L’attribution de la chanson au soliste émérite de l’Afrisa semble pourtant être une méprise. Au regard de la pochette retrouvée dans la toile, il s’avère que ce chef d’œuvre est une composition de Kwamy et s’intitule Omona wapi bakaba mobali. C’est un 45 T pressé par Mazadis à Kinshasa, édité par la maison ISA du seigneur Ley, distribué au pays par Molende. Comme il était d’usage à l’époque, on retrouve le même titre sur les faces.

    Comment cette œuvre a-t-elle eu deux titres et deux auteurs-compositeurs différents ? L’orchestre Afrisa était-il au courant de cette erreur ou de l’existence de ce LP? Ce 33T édité en Côte d’Ivoire était-il un produit de piratage ? A ces questions sans réponse, il semble logique de restituer son œuvre à Kwamy la Sintura afin de le rétablir dans ses droits car cette belle composition est bien la sienne. A tout seigneur tout honneur.

     

    Samuel Malonga

     


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    1. RDC: L’IRDH DENONCE LA CONFUSION AU SOMMET DE L’ETAT

    2. Les chercheurs du Projet d’Application des Droits Civils et Politiques de l’IRDH ont suivi, ce 27 avril 2017, la cérémonie de signature d’un « arrangement particulier » par une partie à l’Accord du 31 décembre 2017 (les signataires de l’Accord facilité par Edem Kodjo), en l’absence d’une frange importante de l’opposition qui avait refusé les termes de l’Accord d’Edem kodjo. dénonce cette confusion entretenue au sommet de l’Etat, car les Présidents de l’Assemblée Nationale et du Senat qui ont organisé ladite cérémonie ont l’obligation de respecter la lettre et l’esprit de l’Accord qu’ils prétendent appliquer, la Résolution 2348 du Conseil de Sécurité de l’ONU ainsi que la Constitution de la République.

      La signature de l’arrangement particulier respecte la logique politicienne qui avait soutenue la nomination des Premiers Ministres, d’abord, Badibanga Ntita Samy, et ensuite, Tshibala Nzenze Bruno. Ces astuces ne résolvent pas la crise politique congolaise, par contre, elles débouchent sur des graves violations des droits humains, atteintes à la paix, la sécurité et la stabilité de l’Etat. Tel est le cas des tueries barbares qui s’opèrent actuellement dans les provinces du Grand Kasaï et du Grand Kivu.

      Il convient de rappeler que c’est suite à la non-organisation des élections présidentielles, législatives et sénatoriales que la population congolaise avait soutenu (au dernier trimestre de 2016) l’initiative d’un dialogue politique, afin que les partis politiques de l’opposition participent à la gestion de la période transitoire, aux côtés des dirigeants dont les mandats constitutionnels ont déjà expirés, afin de veiller ensemble à l’organisation des élections. C’est cet Accord signé le 31 décembre 2016 qui a accordé une légitimité au Président de République, aux Députés nationaux et Sénateurs.

      Par ailleurs, le Gouvernement issu dudit Accord devrait se fonder sur le rapport des bons offices des évêques de la CENCO, afin de mettre fin aux poursuites politiquement motivées contre l’ancien Gouverneur du Katanga, Katumbi Chapwe Moïse, libérer le Bâtonnier Muyambo Kyassa, ainsi que tous les autres prisonniers politiques, et solliciter la levée des sanctions ciblées contre « certains compatriotes ».

      Il est étonnant de constater que les dirigeants légitimés par ledit Accord du 31 décembre 2016 se refusent d’accéder aux autres dispositions convenues notamment l’acceptation du Premier Ministre présenté aux assises de la CENCO par l’opposition, le Président du Conseil National de Suivi de l’Accord (CNSA) qui est le Président du Comité des Sages du Rassemblement, la cessation des poursuites judiciaires politiquement motivées ainsi que la libération des prisonniers politiques.

      Les chercheurs de l’IRDH interpellent les anciens Hauts Magistrats convertis à la politique, les Honorables Aubin Minaku et Leon Kengo Wa Dondo que leurs faits et gestes constituent des leçons de Droit pour toute la nation congolaise et peuvent servir dans d’autres pays. Les actes qu’ils laissent au parlement peuvent constituer une source du Droit congolais. Pour ces raisons, les chercheurs s’insurgent contre le fait de vouloir léguer aux générations à venir, des actes constitutifs de tricherie, comme source de Droit congolais.

      En définitif, les chercheurs de l’IRDH recommandent :
      1. Aux organisations de la société civile à soutenir la démarche morale et saine de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), afin de corriger les entorses que multiplient les dirigeants dont les mandats sont déjà échus ;

      2. Au Conseil de Sécurité de l’ONU de mettre en œuvre l’application de la résolution 2348, en attirant l’attention de la MONUSCO sur la volonté de la population.

     


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    Youlou à De Gaulle : « Je demande que l’on protège mon Palais »

     

    En ce mois d’août 1963 si trouble, l’Abbé Youlou, père de l’indépendance de du Congo-Brazza passe ses derniers moments à la tête de l’État. La présidence est encerclée par une foule en colère qui n’a pas encore donnée l’assaut. Pris de peur, le prêtre-président appelle le Général De Gaule à la rescousse. L’homme de l’Appel du 18 juin 1940 n’est pas à Paris. Il repose chez lui à Colombey-les-Deux-Églises. Le Congolais n’est pas dupe. Il sait bien qu´en ce moment si particulier, seule la France-Afrique peut sauver son fauteuil. Tandis que gronde la colère populaire dehors, à l’intérieur du Palais présidentiel débute l’entretien téléphonique de la dernière chance entre un président sur le départ et celui qui l’a fait roi trois ans plus tôt. L’entrevue est enregistrée par la SDECE à Brazzaville. Youlou parviendra-t-il à convaincre De Gaulle ? La question centrale est celle de savoir si le général Kergavarat qui dirige les troupes françaises devrait donner l’ordre à ses hommes de tirer sur les manifestants en furie.

     

    Samuel Malonga

     

     

    Allo Colombey, Brazzaville appelle

     

    Mauricheau : Je suis un collaborateur de Foccart, je suis en ce moment dans le Palais du président Youlou. Le Président souhaiterait parler au Général De Gaulle. Pouvez-vous m’arranger cela. Le Général doit être au courant de l’évolution de la situation ce matin, et le président Youlou voudrait entretenir brièvement le Général De Gaulle de la nature des ordres qui ont été donnés ici à l’armée française. Ces ordres vont probablement créer une situation extrême grave, puisqu’ils prévoient l’enlèvement du président Youlou vers l’ambassade de France, en vue de ne pas assurer l’intégrité de son Palais. Le président Youlou voudrait demander au Général de Gaulle, s’il est possible de faire préciser aux autorités militaires françaises l’ordre d’assurer l’intégrité du Palais ; je reste en ligne.

    Officier d’ordonnance : Où est le président Youlou en ce moment ?

    Mauricheau : À un mètre de moi.

    Officier d’ordonnance : Restez en ligne, je passe la communication à Colombey.

    Mauricheau : Allô, le Général de Gaulle ? Mes respect mon général, je vous passe le président Youlou.

     

    Youlou : Le Palais est encerclé. Je suis encore au Palais, je ne peux pas en sortir, je crois que d’ici quelques minutes je vais tirer, je n’en sais rien, je voudrais que vous donniez des ordres précis à l’armée française, pour ne pas permettre au communiste international de prendre le pouvoir.

    De Gaulle : Voulez-vous répéter je vous prie ?

    Youlou : Mon Général, ça va très mal, le général Kergavarat me dit d’aller me réfugier à l’ambassade de France, je ne peux pas, parce qu’à ce moment, je me considère comme démissionnaire du gouvernement. Je suis le pouvoir légal, alors je demande que l’on protège mon Palais s’il était pris d’assaut, de la manière qu’on protègerait l’Ambassade de France.

    De Gaulle : Et alors vous demandez qu’on protège votre Palais ?

    Youlou : Oui, mon Général !

    De Gaulle : Et on ne le fait pas ?

    Youlou : Eh, on le fait mollement, très mollement, au point que si les assaillants attaquent le Palais, je pense même qu’on ne me défendra pas.

    De Gaulle : Qu’est-ce qui vous dit ça ?

    Youlou : Eh bien, ils voudraient avoir des instructions de vous-même mon général. Je vais aller chercher le général Kergavarat, et lui demander d’avoir tout de suite une conversation avec vous. […]

     

    De Gaulle : Ecouter, je m’en vais avoir le général à l’appareil.

    Youlou : Oui, on est allé le chercher mon général.

    De Gaulle : Très bien au revoir.

    Youlou : Allô, mes respects mon général, je vous passe l’ambassadeur de France qui serait heureux d’avoir de vous des ordres précis. Je ne peux pas quitter le Palais, parce que ce sera interprété comme une capitulation de ma part. Je reste au Palais, je demande simplement que le Palais soit protégé et que l’Armée française fasse le maximum pour aller jusqu’au bout. Mon général, je vous passe l’Ambassadeur de France. Merci mon général, je vous le passe.

    Ambassadeur de France, Des Darets : La situation est la suivante. Le Palais est investi, l’Armée et la gendarmerie congolaise ne sont pas sûres, la population à peu près unanime entoure le Palais. Si on veut dégager, le général Kergavarat indique que cela suppose mille ou deux mille morts congolais. Dans ce cas mon général, j’attends vos instructions.

    De Gaulle : Qu’est-ce que proposez que l’on fasse ?

    Des Garrets : Personnellement, je crois que le président devrait essayer encore de tenir compte de la situation, de se retirer et faire de nouveau des négociations. Pour le moment, je crois que c’est la solution sage parce qu’il y à l’avenir. Si le président Youlou a sur les mains, mille ou deux mille morts congolais, sa situation politique est perdue dans le pays définitivement.

    De Gaulle : Oui, d’ailleurs, nous n’avons pas…

    Des Garets : S’il n’a pas versé le sang dans le pays, il peut revenir à un moment donné. Moi, je crois que dans l’intérêt du président Youlou, il ne faut pas que l’on fasse deux mille morts congolais, sinon c’est perdu. Je suis à côté du président Youlou, et il comprend aussi que je dis la vérité.

    De Gaulle : Vous assurez sa sécurité ?

    Des Garets : Oui, naturellement nous assurons sa sécurité.

    De Gaulle : Vous l’emmenez d’office, alors ?

    Des Garets : Nous l’emmenons à l’ambassade, puis à Maya-Maya ; il voudrait rester ici, mais nous assurons sa sécurité, vous pouvez être tranquille de ce côté mon général.

    De Gaulle : Des Garets, alors vous m’entendez : premièrement, il n’est pas question qu’on se mette à tirer sur la foule, à l’heure qu’il est.

    Des Garets : Je répète, il n’est pas question qu’on se mette à tirer sur la foule.

    De Gaulle : Deuxièmement, le président Youlou, nous assurons sa sécurité.

    Des Garets : D’accord.

    De Gaulle : C’est tout ce que nous faisions pour le moment. Nous n’avons pas de raison d’entrer plus avant dans la question politique. La seule chose que nous ayons à faire, conformément à nos accords, c’est d’assurer la sécurité du président.

    Des Garets : Nous assurons la sécurité du président, il ne risque rien.

    De Gaulle : Vous m’entendez ?

    Des Garets : Je vous ai entendu, j’ai pris note et j’ai répété les phrases devant vous, je vous repasse le président Youlou.

     

    De Gaulle : M. le Président, il n’y a rien d’autre à faire pour vous, que de vous en remettre à notre force militaire, pour votre sécurité personnelle.

    Youlou : Je reste au Palais mon Général.

    De Gaulle : Pour le pouvoir, à l’heure qu’il est, je ne vois pas ce qu’ils pourront faire.

    Youlou : Je reste au Palais mon Général, si je quitte le Palais ce serait un peu comme démissionner à ce moment-là.

    De Gaulle : Si vous ne pouvez rien faire au Palais, je ne vois pas en quoi vous serez plus avancé.

    Youlou : Quand ils viendront prendre le Palais, le Palais, que je sorte…leur gouvernement, je ne pourrai plus reprendre les choses en main, c’est impossible.

    De Gaulle : Enfin, écoutez c’est comme vous voulez.

    Youlou : J’ai demandé des blindés, non pas pour tirer, mais pour disperser la foule simplement.

    De Gaulle : Oui, mais d’après ce qu’on me dit, on ne peut pas la disperser, autrement qu’en tirant, et alors…politiquement, la France ne se…de prendre cette responsabilité.

    Youlou : Je ne demande pas que l’on tire tout de suite, tout simplement que les blindés dispersent les gens.

    De Gaulle : Mais ils ne pourront pas les disperser autrement qu’en tirant.

    Youlou : Je ne sais pas mon général, les blindés rouleront, ils les verront, les gens vont se disperser d’eux-mêmes. Autrement, j’ai peur d’une chose, d’ici quelques minutes, ils vont entrer dans le Palais, alors à ce moment-là, on a beau assurer ma sécurité, mais le pays est perdu, il est communiste.

    De Gaulle : Il faut d’abord se pencher sur votre sécurité, c’est tout ce qu’elle peut faire, c’est tout ce qu’elle veut faire.

    Youlou : Oui, mon général. Est-ce que je peux demander mon général, que les chars fassent circuler les foules ?

    De Gaulle : C’est l’affaire du commandant des troupes.

    Youlou : Oui, il n’y a que lui qui peut savoir s’il peut disperser la foule sans tirer.

    De Gaulle : Il n’y a que lui qui peut le savoir. Enfin, j’ai dit ce que j’avais à vous dire M. le Président.

    Youlou : Oui, mon Général, merci, merci bien »

     

    Source: http://congo-liberty.com/?p=17438

     

     


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    La « Place Papa Wemba » aménagée en Côte d’ivoire.

     

    En 2008, le Musicien A'SALFO (TRAORE SALIF) ,le leader de l'orchestre MAGIC SYSTEM de la Côte d'Ivoire eut la pensée d'organiser chaque année un festival de musique dans le village de Anoumabo. L'objectif était d'aider les populations les plus démunies et qui n'ont souvent pas les moyens de payer un ticket de concert. Ces amateurs de la musique qui n'ont pas de possibilité d'assister aux concerts de ces Musiciens du monde ,alors qu'ils souhaiteraient voir de leurs propres yeux ces Stars qu'ils entendent de loin.

     

    C'est ainsi que chaque festival annuel leur donnerai l'occasion de voir de leurs propres yeux leurs Stars favorites et assister à leurs concerts ,occasion qu'ils ne comptaient pas faute des moyens. Les permettre de réaliser leurs désirs et leurs rêves , en recevant sur le même podium ,dans leur environnement les plus grandes Stars de la planète.

     

     

    Les fonds récoltés dans ces festivals seraient utilisés pour les actions sociales, réhabiliter et équiper les hôpitaux, dons aux réfugiés, construction des écoles .......Cette initiative fut bien accueillie par ses collaborateurs et amateurs de la Musique ,y compris le Gouvernement en place.

     

    Et la place choisie est le village Anoumabo,en reconnaissance aux populations du quartier ( Anoumabo) qui a vu naître le groupe MAGIC SYSTEM.Étant alors leur ancien quartier général

     

    Anoumabo est un quartier pauvre d'Abidjan ,aux ruelles boueuses, où se côtoient habitations précaires et maisons modernes et qui a vu naître Magic System.

     

    C'est ainsi que le FEMUA (Festival des Musiques urbaines d'Anoumabo) commença à organiser depuis 2008 , des festivals qu'ils dénomineraient FEMUA 1, FEMUA 2 ,FEMUA 3,4,5,6,7,8 et jusqu'en 2016 FEMUA 9.

     

    IL n'y avait pas encore d’appellation spéciale du lieu de concentration. On disait seulement la Place de FEMUA. Mais il n'était pas encore question d'une date fixe.Tout dépendait du comité organisateur de choisir la date et les Stars de l'année pour le FEMUA.

     

    En 2016 , c’est le FEMUA 9. ILs pensèrent d’inviter parmi les Stars : Papa Wemba dont la renommée ne faisait que s'accroître et que le public avait soif pour les uns de le voir et pour les autres de le connaître. Cette invitation d’honneur était pour deux concerts ,l’un au Festival et devait clôturer la manifestation ,ce Dimanche soir avec plusieurs artistes ,à KORHOGO ,une ville située au Nord d'Abidjan.

    C'est ainsi que le 24 Avril Papa Wemba montera sur scène, dans un concert chaleureux, mais qu'il ne terminera jamais.

    Papa Wemba succombera em plein concert ,après 24 minutes de production.

     

    Dans une interview Papa Wemba dit qu'il souhaiterait de mourir sur scène, c'est ce qui arriva ce jour là.Après 24 minutes de concert ,Papa Wemba sentit une malaise qui le faira tomber sans ne plus se relever.

    Tout le monde choqué, ainsi en guise de Mémorial, on pensera qu'il serait mieux que cette place prenne le nom de la PLACE DE WEMBA en mémoire du Musicien.

     

    C'est ainsi qu'en Avril 2017, une année après,On aménagea la place pour inaugurer le 24 Avril ,journée de la Musique africaine.

    Une petite plaque bleue portant l'inscription < Place Papa Wemba > ,est fixée sur un mur à quelques mètres de la scène où le 24 Avril 2016 s'était écroulé en plein spectacle Papa Wemba.

    Des Photos de Papa Wemba sont à l'honneur pour les visiteurs. Ainsi,les premiers visiteurs d'Avril 2017 amèneront des fleurs qu'ils poseront devant les photos de Papa Wemba.

     

    Parmi les visiteurs, il y ' a une catégorie particulière:les Sapeurs. Venant en masse de partout , défilant au quartier et devant leur Roi ,posant des photographies et montrant leur sape .

    Ils sont venus aussi marquer leur présence, en guise de reconnaissance à celui qui était pour eux un père ,leur Roi de Sape ,leur Pape de la Religion Kitendi.

     

    Désormais quiconque se rendra sur cette place rencontrera les photos de Wemba devant les fleurs.

     

    Alors les enfants de la génération future demanderont :"Qui est cet homme ?" ,"Que signifie « LA PLACE DE PAPA WEMBA ? »

    Alors les vieux répondront:"C'était un grand artiste Musicien Congolais. C'est lui poussa au loin dans le monde la Rumba Congolaise et Africaine.On l'avait invité,il joua Mais ne termina pas son concert.IL tomba et mourut en plein concert. Raison pour laquelle son nom et ses photos resteront ici en guise de Mémorial..."

     

    Désormais les foules venant par ci , par là au festival , en arrivant verront les photos, et en rentrant ,ILs informeront aux autres que nous vennont de la PLACE DE WEMBA en Côte d'Ivoire .

    Et ceux qui ne connaîtront pas PAPA WEMBA , demanderont : « Mais qui est ce Papa Wemba ? ».

    Alors, Ils répondront de la même manière, mais cette fois-ci en exhibant des photos tirées de la PLACE PAPA WEMBA.



     

    Alors quelqu'un dira voici l'homme en question ,voici ses photos !!!

     

    Ce sont les photos de L'homme qui tomba en plein champs de bataille , en plein concert, car il aima sa profession jusqu'à la mort.

     

    Félicitations pour la Côte d'Ivoire !!!

    Honneur pour le Congo Rdc !!!

    Grand Mémorial pour Papa Wemba !!!

     

    LUSED


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    En mémoire de Papa Wemba : le 24 avril décrété journée africaine de la musique.

     

     

    Il n'existait qu’une seule date de la musique internationale, il s'agissait du 21 juin : Journée internationale de la musique.

    Après la mort de Papa Wemba , le 24 Avril 2016, mort sur scène sur la place  de Femua, on en aura maintenant deux.

     

    Puisque , le Vendredi 17 Juin 2016 , l'ors d'une réunion des Ministres d'affaires étrangères de l'Union Africaine , la date du 24 Avril fut décrétée " « journée africaine de la musique » en l'honneur de Papa Wemba.

     

    Cette résolution étant approuvée , la date fut maintenue et non seulement la date , mais aussi  la place sera appelée « PLACE PAPA WEMBA ».

    Ainsi désormais on aura chaque année deux fêtes de la musique dans le monde :

    -Le 21 Juin : Journée mondiale de la musique

    -Le 24 Avril : Journée africaine de la musique, en l'honneur de Papa Wemba

     

    Mais pratiquement parlant , chaque année ,le 24 Avril ( « Journée africaine de la musique » ) sera célébré en premier.

    Ainsi avant de commémorer comme d'habitude la Musique mondiale le 21 Juin, on commencera tout d'abord de commémorer la Musique africaine en mémoire de Papa Wemba.

     

    Et pour inaugurer et mettre en pratique cette initiative , le FEMUA organisa  le Lundi, 24 Avril 2017 ,un an après sa mort ,un festival qui serait considéré comme le FEMUA 10 ,en mémoire de PAPA WEMBA. La place étant aménagée, plusieurs activités seront prévues:

    Au Congo RDC , Afrique, Europe et au Japon en mémoire de Papa Wemba.

     

    1-EN CÔTE D'IVOIRE


    Le défilé des sapeurs à la Place Papa Wemba à Abidjan

     

    -La 10º édition du Festival des musiques urbaines de Anoumabo fut prévue en l'honneur de Papa Wemba ,du 25 au 30 Avril.

    -La Place Papa Wemba fut aménagée , comme place centrale de cette date

    -Sur la place ,il eut une série des concerts avec plusieurs groupes

    -L'orchestre Viva la Musica fut invité à terminer le concert du 24 Avril 2016 ,que Papa Wemba ne put terminer 

    -Avec un incroyable défilé des Sapeurs qui marquèrent aussi leur présence pour honorer le Roi de la Sape

    -Avec la participation des Ministres de la culture du Congo RDC et Côte d'Ivoire

     

    2-AU CONGO RDC

     

    Une pancarte publicitaire  du "Festival Kin-Malebo 2017" à Kinshasa

     

    -Le Gouverneur de Kinshasa André Kimbuta Yango , après avoir sillonné la ville pour sensibiliser la population ,organise le "Festival Kin Malebo 2017" du 22 au 29 Avril dans 4 centres culturels :

    Académie de Beaux Arts(ABA), Zoo, Centre Wallonie Bruxelles(CWB) et Institut National des Arts (INA)

    Un concours fut organisé et le "Prix Papa Wemba" fut octroyé au meilleur.

    -une visite au cimetière fut prévue et il eut une foule au cimetière rendre hommage à Papa Wemba. Famille,Musiciens et Fans

    -Une consolation des villageois du « Village Molokai » (quartier légendaire oú Papa Wemba fut considéré Chef Cutumier) , fut prévue ,sous forme de concert de Viva la Musica au "Village Leopads" dans l'enceinte du stade Tata Raphaël.

    -Une Messe de requiem était prévue à la paroisse Saint Joseph de Matonge

    -Un Mausolée à l'honneur de Papa Wemba en construction , dont la première pierre fut posée et sera appelé  « Mausolée Papa Wemba ».

     

    Le futur Mausolée Papa Wemba à Kinshasa,en RDC

     

    3-EN FRANCE

    -La Radio Europafrique fit un hommage à Papa Wemba ,le Samedi,22 Avril 2017 , du 8h à 2h du matin.

    Au programme : exposition photo,Musique, témoignages en direct de ceux qui l'ont côtoyé (Artistes, Producteurs, Journalistes...)

    Par antenne direct, sms et dédicaces, e-mails, facebook.

    -Une messe de requiem fut organisée en mémoire de Papa wemba ,en présence de la famille, avec la participation de Efonge Gina wa Gina ,Bozi Boziana , musiciens et fans de Viva la musica,

     

    4-AU JAPON ET EN BELGIQUE

    -Des concerts de Viva la Musica prévus en hommage de Papa Wemba. Un an après.

     

     

    Désormais cette date du 24 avril servira non seulement comme " journée africaine de la Musique ",mais aussi d'hommage perpétuel à l'homme qui a répandu la Rumba congolaise dans le monde.

     

    Au Congo RDC , le Gouverneur de Kinshasa estime que les travaux du "Mausolée Papa Wemba"  ,prendront fin dans 40 jours.

     

    Désormais, le 24 Avril ,le monde bougera, ceux qui prient penseront à une Messe , les Politiciens Congolais observeront une minute de silence en mémoire de leur nouveau collègue ,PAPA WEMBA ,le nouveau "Grand officier de l'Ordre national  < Héros Nationaux Kabila-Lumumba>.

     

    Pendant qu’en Côte d'Ivoire des foules afflueront à la Place Papa Wemba ,au Congo Rdc aussi des foules afflueront au Mausolée Papa Wemba.

     

     

    Alors, les enfants demanderont: "Papa qui était ce Papa Wemba ?"

    Et les papas répondront : « C'est l'homme qui a amené au loin notre Rumba congolaise. Il était mort sur scène le 24 Avril, 2016 en Côte d'Ivoire. C'est pourquoi nous célébrons aujourd'hui dans toute l'Afrique et dans le monde LA JOURNÉE AFRICAINNE DE LA MUSIQUE ".

     

    Et quand les enfants demanderont: "Il était aussi politicien ?  ".

    Les Papas répondront : « Non ! Un artiste musicien seulement !!! Mais il a plu aux politiciens et au Gouvernement de l'époque de l'honorer et de l'élever au grade de Grand officier, la plus haute distinction dans l'Ordre national < Héros nationaux Kabila-Lumumba>  en raison de l'honneur qu'il a fait au pays vis à vis de l'Afrique et du Monde ,et cette date et ce Mausolée serviront de mémorial de générations en générations."

     

    À tout Seigneur , tout honneur !!!

     

    LUSED 

     
     

     


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    Blaise Lutete recherche une chanson on identifiée

    Bonjour ;

    Je salue tous les staffs de mbokamosika, vraiment ba mbote mingi na ba mbokatiers nionso.

    Naza be mukuse bandeko. Nazali koluka nzembo oyo dont je me souviens encore quelques phrases.

    OOO LA JOLIE VERONIQUE NA BENGAKA YE LA JOLIE BA JEUNE EEE BABENGAKA YE VERO NA KATI YA QUERTIER. AZALI KITOKO NA EZALELI KOMBO VERONIQUE PE NA BEAUTE YA KOBANGISA OO MWANA IMO.

    Refrain JOLIE VERO OO MWANA MUKE JOLIE VERO NA PONI III. Nabanzi batu bako se souvenir nzembo yango. Merci

     

    Blaise Lutete

     

     

    Qui peut aider notre ami Blaise Lutete ?


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    Papa Wemba, une année déjà

     

    Une année s’est écoulée depuis cette nuit fatidique où le chef coutumier du village de Molokaï a quitté cette terre des hommes. Depuis son décès, l’énigme de sa disparition inattendue reste entière. Le monde de la culture qui a porté son deuil a organisé des veillées funèbres un peu partout dans le monde. Kinshasa n’était pas en reste.

     

    Mais que sait-il réellement passé le dimanche 24 avril dernier 2016 à Abidjan lors du Femua ? Comment et pourquoi Papa Wemba est-il subitement mort alors qu’il paraissait en forme ? Bien des Congolais se demandaient et voulaient voir clair sur la disparition de leur idole. Lorsque Wembadio arrive à Abidjan, il est aussitôt invité à l’émission C’Midi de la RTI https://www.youtube.com/watch?v=Jvh2abLW_vY ensemble avec le musicien jamaïcain Ijahman Levi. Papa Wemba exhibe quelques pas de danse devant le public présent au studio. Deux jours plus, c’est le grand rendez-vous du Femua. Au tout début de sa prestation, Ekumanyi qui est monté sur le podium avec son groupe, harangue la foule des spectateurs en ces termes: « Bonjour Abidjan ! Est-ce-que vous êtes bien ? Nous allons maintenant vous amenez au pays de la rumba, la RD Congo. Nous allons tous battre les mains pour que vive l’Afrique. Et nous allons dire non aux terroristes. Merci.» Puis, il met sa machine musicale en action. Mais un peu plus de vingt minutes plus tard, au petit matin, alors que le Congo sommeille encore, Papa Wemba s’écroule et ne se relèvera plus. Selon une source médicale présente au moment du drame, il s’agit d’un infarctus massif, tout le cœur se contracte d’un coup et s’arrête de battre. Dans sa chute, Papa Wemba était déjà mort avant de toucher le sol. Dans l’ambulance qui a conduit la star vers un hôpital privé de la place, l’équipe médicale a tenté des massages cardiaques pour le réanimer. En vain.

     

    Pourquoi Papa Wemba est-il mort ?

    A cette question difficile, seule une autopsie (qui malheureusement n’avait pas eu lieu), aurait pu déterminer les causes de ce décès. Entretemps, la vidéo du spectacle de Papa Wemba a été visionnée plusieurs fois par beaucoup de Congolais dont certains se targuaient d’être criminologues. La  conclusion qu’ils ont tirée est sans équivoque : Le roi de la rumba congolaise a été empoisonné. Ces détectives d’un jour, dont des journalistes d’une chaîne de télévision kinoise, ont même évoqué l’hypothèse de la théorie du complot. Cette conclusion fut l’aboutissement d’une vision minutieuse de la vidéo du spectacle au cours duquel l’attitude suspecte d’un individu, sûrement un sujet ivoirien, a été relevée.

     

    Au début du show, alors que Jules Shungu s’adresse aux spectateurs, s’avance derrière lui un inconnu qui prend son micro. L’homme disparaît un moment des caméras puis réapparaît quelques instants plus tard tenant à la main un (autre ?) micro qu’il (re)place sur la scène. La première question qu’on se pose est de savoir pourquoi ce monsieur est-il venu chercher le micro (trépied) juste au moment de la prestation de Papa Wemba alors qu’il a été utilisé par tous les leaders des groupes musicaux qui avaient précédé le Congolais? L’a-t-il échangé contre un autre ? Difficile de donner une affirmation à ce stade. Pire encore, lorsque Papa Wemba s’écroule inconscient sur le podium, et alors que tout le monde se rue vers lui pour lui porter secours, on voit à nouveau le même bonhomme venir avec empressement  reprendre le micro incriminé sans se soucier de l’état de la star congolaise. Pourquoi  l’homme à la serviette s’est-il seulement intéressé à ce micro et à ce moment précis ?  Ce micro était-il réellement enduit d’un poison mortel qui a provoqué cet arrêt cardiaque ? Difficile de répondre à cette question.

     

    Quant à l’organisation du festival, des failles avaient été signalé. Comment comprendre que les organisateurs n’aient prévu aucune antenne médicale dans un site qui allait accueillir des milliers de personnes ? Lorsque le Nkuru tombe, il n’y a aucun médecin, aucun professionnel de la santé. On voit sur la vidéo une personne en uniforme de la Croix rouge monter vite sur le podium. Pour rien. Car il n’assiste pas le mourant, ne le réanime pas, ne pose aucun geste alors qu’il est sensé porter secours aux personnes en danger.

     

    Papa Wemba était convalescent

    Dans les interviews qu’il a données aux médias au mois de mars 2016, Papa Wemba  affirme qu’il a souffert de malaria. Avait-il seulement le paludisme ou avait-il caché sa vraie maladie ? La théorie du complot évoquée par les uns semble être balayée d’un revers de la main par des déclarations émanant de l’entourage même du chanteur. Plusieurs sources ont affirmé que convalescent, le Kuru devrait en principe être momentanément loin de la scène et respecter les recommandations de son médecin. Il aurait peut-être été prudent qu’il ne fût pas présent en Côte d’Ivoire pour raison de santé. Mais n’a-t-il pas souhaité mourir sur scène comme Myriam Makeba ? En tout cas avec la mort subite de Papa Wemba, le Femua 2016 qui se voulait être la fête de la musique dans la nuit abidjanaise s’est vite transformé en un drame que le monde de la culture et la RDC en particulier n’oublieront pas de si tôt.

     

    Samuel Malonga

     

     


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    L’inflation rappelée à mes compatriotes

     

    En République démocratique du Congo (RDC), c'est la valse des prix sur le marché de Kinshasa. C’est l’une des conséquences de la chute vertigineuse de la valeur du franc congolais. Il y a encore quelques mois, un dollar américain valait à peine 1 000 francs, aujourd'hui il en vaut 1 500 et les prix du quotidien s'en font très concrètement ressentir.

    RFI  (30 avril 2017)

    Cette dépêche de la RFI du 30 avril 2017, relaie les préoccupations de nombreux congolais qui se plaignent de la chute de la valeur du franc congolais par rapport au dollar USA.

    Pour essayer de discerner ce phénomène, nous avons recouru à nos  cours d’économie  politique et  des problèmes économiques contemporains, vieux de plus de 35 ans.

    Il convient de souligner d’emblée à nos compatriotes que la RDC , tout comme presque tous les pays du monde actuellement,  est tributaire des règles de  l’économie du marché. Par conséquent, toute dérogation à ces règles a des répercussions sur la vie quotidienne de la population.

    À cet égard, sans vouloir déballer toutes les notions apprises sur l’inflation, nous allons nous limiter à ses aspects spécifiques qui caractérisent la situation économique prévalant en RDC.

     

    D’abord, le rappel de quelques notions :

     

    La monnaie : C’est un étalon de valeur, c’est un bien procurant un pouvoir d’achat immédiat, général et indéterminé.

    Bien : Toute chose apte à satisfaire un besoin humain et  disponible pour cette fonction.

     

    Le pouvoir d’achat : C’est la quantité des biens qu’on peut se procurer avec une unité monétaire. ( c’est  la même chose que la valeur).

    Il faut différencier la valeur nominale de la valeur réelle.

    La valeur nominale : C’est la somme qu’on remet lors de la paie.

    La valeur réelle : C’est la quantité de biens contre laquelle vous pouvez vous procurer avec de la monnaie ( pouvoir d’achat)

    L’illusion monétaire : C’est l’augmentation de salaire, en même temps du prix des marchandises.

     

    Après le rappel en amont de ces notions, venons- en à l’inflation, en commençant par la variation de la valeur de la monnaie.

     

    Variation de la valeur de la monnaie.

    La monnaie peut subir une diminution de sa valeur, c’est-à-dire de son pouvoir d’achat ; comme elle peut connaître une augmentation de celle-ci. Les fluctuations de la valeur de la monnaie s’observe  grâce aux d’indices des prix et des dépenses.

     

    L’INFLATION

    L’inflation signifie la perte du pouvoir d’achat de la monnaie provoquée par un déséquilibre entre l’offre et la demande des biens et des services. Concrètement, ce déséquilibre qu’on appelle également « écart inflatoire » s’identifie soit avec une augmentation de la demande des biens et des services sans une augmentation correspondante de l’offre ( transactions ou quantités échangées), ou soit avec, une diminution de l’offre non accompagnée d’une diminution correspondante de la demande.

    Les causes de l’inflation se trouvent tant du côté de la monnaie comme telle, c’est-à-dire  de la demande que du côté des transactions, c’est-à-dire de l’offre des biens et des services.

     

    Les causes de l’inflations tenant à la demande.

    Les causes de l’inflation tenant à la demande sont celles qui provoquent un gonflement du volume de monnaie en circulation. Il s’agit de l’accroissement des dépenses publiques finançant soit une distribution des revenus (traitements et salaires), soit des investissements ; de l’accroissement des dépenses de consommation privées, dû à l’utilisation des liquidités accumulées (déthésaurisation)…….

    Les causes de l’inflation liées à l’offre.

    En ce qui concerne l’offre, l’inflation peut provenir des pénuries provoquées par plusieurs facteurs : calamités naturelles, guerres, troubles, difficultés d’importation, épuisement des stocks, etc…

     

    Notre commentaire.

    Au regard des causes de l’inflation, nous constatons que la crise monétaire actuelle en RDC est liée à la fois à la demande (monnaie) et à l’offre ( Transactions).

    En effet, depuis une décennie, la production, en dehors de  la fraude minière est quasi nulle en RDC. Paradoxalement, le pouvoir politique met en circulation un volume impressionnant de monnaie destiné à corrompre fréquemment  la classe politique et religieuse.  Il faut mentionner que l’inflation s’accroit toujours en RDC durant les phases de négociations politiques. La débauche de la classe politique contribue ainsi à l’inflation galopante en RDC au détriment de la situation sociale de la population. La cupidité de la classe politique congolaise est consécutive au volume énorme de monnaie dilapidé par le pouvoir. Tous les opposants et les responsables des confessions religieuses qui ont changé de camp dernièrement  ont été corrompus par les deniers publics ,  et l’opinion semble occulter ce fléau . Pourquoi s’étonner alors du niveau de l’inflations ?

    Par ailleurs, les conflits et les troubles à répétions, entretenus par le pouvoir contribuent également à l’augmentation de l’inflation.

     Pour mettre fin à cette situation, la mise en place d’un état de droit s’impose en RDC.

     

    Messager


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    « Spécial Congo » : 2ème édition, par la Société des Ambianceurs

    "La Société des Ambianceurs en partenariat avec MbokaMosika poursuit son voyage initiatique musicale pour vous proposer la Rumba des deux Congo: Dr. Pili Pili et Le Fils de Bizet de France sont accompagnés de leur frère Aloko et Tonton Arthur connu sous le pseudonyme de Dj Aka."

     

    Lien :https://www.mixcloud.com/Les_Ambianceurs/17ième-épisode-mbote-na-beno-pt-2/


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