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Cet espace se veut un lieu de rencontres et d'échanges entre ressortissants de l'Afrique Centrale et Australe . Tout étranger connaissant ou voulant faire connaissance de cette partie de l'Afrique est le bienvenu. Nous y aborderons des sujets culturels en français, portugais, ou en lingala, selon les interlocuteurs . Notre devise:réduire la distance qui nous sépare du continent, par l'entretien de la mémoire collective, en recourant à notre musique dans toute sa diversité

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  • 05/04/17--15:22: Code-mixing 1
  • Code-mixing 1

    Code-mixing, littéralement mélange de codes, c’est l’usage de deux ou trois langues dans le même texte. Si quelqu’un connaît le terme technique en français, veuillez nous le dire. Il ne s’agit pas du passage d’une langue à l’autre, comme dans Mado de Jeannot Bombenga où l’avant-midi est en lingala et l’après-midi en kiswahili (pour utiliser les termes de Claude Kangudie). Cette autre technique s’appelle plutôt code-switching, comme s’il y avait un interrupteur entre les deux langues. Code-mixing, c’est l’insertion, par exemple, des mots français dans un texte en lingala. Un francophone qui ne comprend pas le lingala peut commencer à apprendre cette langue à partir de la chanson Tantine de Ntesa.

     

    (http://www.mbokamosika.com/article-en-memoire-de-ntesa-dalienst-61006329.html)

     

    Yo Tantine, pardonne-ngai ooo po na silence na ngai

    O traité ngai na mabe nyonso o o po na kolinga na ngai méchante

    Pardon, chérie, natindeli yo mwa ndambo ya maloba na nzembo, ndima

     

    Yo Tantine, yoka-yoka nzembo oyo

    Okobosana Méditerranée na Sahara

    Badistance ekaboli ngai na yo

    Consolation na yo mama nzembo oyo

    Na hiver bina-bina nzembo oyo

    Na printemps, saison ya mama Mosanto

    Na moto ya mbeto tiyaka fololo mibale

    Nakozala na yo mama, Toti, Chérie

     

    Yo Tantine, tantine ngai o Mosanto

    Kakosenga na mongongo na yo angélique

    Yembela ngai jour après jour et pour toujours

    Nuit après nuit et pour la vie

    Mon bonheur, c’est toi

     

    Ntesa est un parolier dont certaines chansons sont vraiment longues. Nous n’allons pas transcrire tous les vers, mais, pêle-mêle voici certains vers dans le refrain et les solos :

     

    Amour na biso ekoti trouble

    Ngai najugé yango malamu obala

    Tolingani Tantine tala réalité

    Ekomi tango po toluka mama la paix du cœur

    Oboyi kopartager ngai mama obosani nabala

    Tantine, sois sincère

     

    Revenons un peu de plus près à la distinction entre « code-mixing » et « code-switching ». Tout d’abord, il nous faut savoir que certains linguistes n’acceptent pas cette distinction qu’ils trouvent forcée, fabriquée de toutes pièces et inutilement conventionnelle. Selon eux, c’est la même chose. Ceux qui défendent cette distinction reconnaissent aussi des zones d’ombres, mais croient qu’il y a sans doute des cas très distincts de code-mixing et des cas de code-switching. C’est une question d’unités du langage au sein desquelles s’opère le mélange ou le passage d’une langue à l’autre. Par exemple, nous reconnaissons le mot badistance dans la chanson Tantine comme étant pluriel à cause du préfixe ba-. C’est un mélange de deux codes dans le même mot, plutôt qu’un passage d’un code à l’autre. L’autre camp dit que, de toutes les façons, le mot badistance est tout entier un mot bantou avec une racine française. La preuve est qu’en français on ne parlerait pas de distances au pluriel entre l’Europe Occidentale et l’Afrique Centrale, tout simplement parce qu’on traverse la Mer Méditerranée et le Grand Désert. En français, il n’y a qu’une distance ; ce ne sont pas des distances au pluriel. Cette morphologie appartient aux langues bantoues dans lesquelles même les liquides comme l’eau, l’huile et le carburant sont au pluriel (mayi maleka ; mafuta masopani). Le camp d’en face rétorque que le mot distance est encore en français, parce qu’il n’a pas été apprivoisé par la phonologie bantoue. Comparez avec fololo (la fleur) qui est d’ailleurs pluriel ou singulier (fololo mibale=deux fleurs ; fololo moko=une fleur).

     

    A l’autre bout, nous avons tout un avant-refrain en lingala et tout le refrain et les animations en kiswahili. Donc le passage d’une langue à l’autre est au niveau de tout le texte. Entre un mot et un texte, nous avons quelques unités du langage parmi lesquelles la phrase. Au sein de la même phrase, si la proposition principale est en lingala et la subordonnée est en français, est-ce du code-mixing ou du code-switching ? Dans Tikela Ngai Mobali de Bella-Bella, que nous avons auditionnée très récemment, une phrase dit : « Natuna tina notre foyer n’a jamais connu le bonheur. » (Je me demande pourquoi notre foyer n’a jamais connu le bonheur). Voilà une des zones d’ombre. Je m’efforce de croire à la distinction entre code-mixing et code-switching. Pour cela, par exemple, dans Tantine, quand Ntesa dit « Yembela ngai jour après jour et pour toujours, nuit après nuit et pour la vie. Mon bonheur c’est toi », pour moi, c’est encore du code-mixing. Toute la séquence « jour après jour et pour toujours, nuit après nuit et pour la vie », c’est une longue locution adverbiale de temps dans une phrase simple qui commence en lingala. La locution est composée, mais ce n’est même pas une proposition subordonnée, puisque la phrase n’est pas complexe. Et quand il enchaîne avec une autre phrase indépendante « Mon bonheur c’est toi », il était déjà en français ; donc il n’y a pas de code-switching.

     

    Finalement, que dirions-nous de ce refrain des Grands Maquisards qui passe du kikongo au lingala ?

     

    Kwela ikwela mama ooo

    Kwela ikwela mama ooo

    Nakobala monolo a mboka ooo

    Nakobala mwasi ya ndumba ooo

    Kwela ikwela mama ooo

    Dansa idansa chérie ooo

     

    Remarquez le code-mixing « dansa idansa » avec le verbe français « danser » dans une structure kikongo.

     

    PEDRO


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    Code-mixing 2: particules lexicales et particules grammaticales

    La grammaire traditionnelle avait établi parmi ce qu’on appelait les parties du discours ou catégories de mots cette distinction entre particules lexicales et particules grammaticales. Avec le temps, la grammaire structurelle, la grammaire générative et transformationnelle et les grammaires fonctionnelles ont trouvé cette distinction binaire inadéquate, mais nous allons l’utiliser tout de même pour démontrer que le code-mixing n’est pas un désordre où Ntesa aurait, dans la chanson Tantine utilisé le français où il voulait et le lingala n’importe où. En principe, même s’il y avait plus de mots français que des mots en lingala, les particules lexicales seraient en français et toutes les particules grammaticales seraient en lingala, sauf dans une longue séquence qui est déjà en français. Ainsi, dans la séquence « jour après jour et pour toujours, nuit après nuit et pour la vie », tout est en français, particules lexicales aussi bien que particules grammaticales. Voici ce que la grammaire traditionnelle appelait « particules lexicales » ?

     

    Le nom (ou substantif) : Tantine, silence, badistance, consolation, hiver, printemps, saison, jour, nuit, vie, bonheur, amour, trouble, réalité, paix, cœur, etc.

     

    L’adjectif : méchante, angélique, sincère

     

    Le verbe : pardonne, otraité, najugé, kopartager

     

    L’adverbe : toujours

     

    Les particules grammaticales restent en lingala :

     

    Le pronom : yo, (pardonne)-ngai

     

    La préposition : na (hiver, printemps, moto ya mbeto, mongongo, etc.)

     

    La conjonction : (ngai) na (yo)

     

    Le démonstratif : (nzembo) oyo

     

    Le possessif : (silence, kolinga) na ngai, (consolation, mongongo) na yo, (amour) na biso

     

    On voit bien pourquoi la grammaire les appelle « particules grammaticales ». C’est comme si elles étaient auxiliaires des lexicales. Pour les énumérer, je dois les faire accompagner des particules lexicales, pour qu’on ne confonde pas la séquence « na yo » dans « ngai na yo » où « na » est une conjonction de coordination (moi et toi) et dans « mongongo na yo » où « na yo » est un possessif (ta voix). C’est comme si ces particules grammaticales ne peuvent pas tenir débout sans les particules lexicales, sauf les pronoms sujets ngai, yo, ye, biso, bino, bango. Mais remarquez comment j’ai écrit « pardonne-ngai » avec un trait pour montrer que ce « ngai » est un pronom complément d’objet direct et non sujet. Dans ce cas, les particules les plus dépendantes sont les préfixes et les suffixes : ba- dans badistance, o- dans otraité, na- dans najugé et ko- dans kopartager. Nous n’avons pas dans notre texte des suffixes utilisés dans code-mixing comme dans le verbe « kopembeniser » qui est utilisé dans la chanson Nkotela (nakosala nini lokola apembenisé-ngai/tika lelo amema ngambo).

     

    Comment savons-nous que la séquence « kwela ikwela mama ooo » est en kikongo, alors que la racine –kwela est aussi présente en lingala ? Les verbes kokwela et kokwelana existent en lingala, et la même racine forme le substantif makwela. C’est le préfixe verbal i- qui nous assure que toute la phrase est en kikongo.

     

    S’il est vrai que ce sont les particules grammaticales qui restent dans la langue-souche, kikongo dans le cas de « kwela ikwela » et lingala dans le cas de la chanson Tantine, même si la chanson est bourrée de particules lexicales en français, que dire d’une chanson qui est essentiellement en lingala, mais où une conjonction en français s’infiltre dans le discours ? La chanson Alimatou est presque toute en lingala, mais vous verrez que, quand il entonne, Franco dit : « Mais namoni alingi yo te o».

     

    (La chanson Alimatou de l’OK Jazz)

    Ce vers semble être tout en kimbundu, mais il y a l’emprunt « makalu » (des voitures) qui vient du mot portugais « carro », précédé du préfixe ma- du pluriel. Et puis, il y a le mot « pala » (pour) qui est le mot portugais « para ». Ce mot a envahi le discours kimbundu. Si tu écoutes des gens parlant kimbundu, tu verras que leur texte est plein de ce mot. Comment est-ce qu’une particule grammaticale empruntée peut faire la loi comme cela ? C’est peut-être parce qu’il a été apprivoisé dans la phonologie bantoue comme un cheval de Troie. Si c’est vrai, alors Franco du moins a retenu le mot « mais » en français. C’est-à-dire, le code-mixing nous aide à retenir l’authenticité des deux langues.

     

    PEDRO


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    Claude Kangudie dédie la chanson « Coup franc » aux joueurs  de légende

    Bonjour MSG,

     

    Je viens de regarder dans ma discothèque, je ne dispose pas malheureusement de la chanson "Jolie Véro"...Je t'envoie quand même "Coup franc" du Trio Madjesi...en souvenir de nos joueurs de légende que les Madjesi chantent dans cette chanson...Bien de bonnes choses à toi et à toute ta famille.

     

    Claude Kangudie.


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    Code-mixing 3: A Luta continua

     

    Est-ce que les gens font du code-mixing pour montrer qu’ils sont bilingues ? Le code-mixing et le code-switching ont intéressé beaucoup de sociolinguistes, et la plupart d’entre eux ont inclus dans leurs études des enquêtes essayant de déterminer des raisons pour passer d’un code à l’autre ou de mélanger les codes. Beaucoup de raisons ont été repérées, et montrer qu’on est bilingue est une de ces raisons. Nous allons nous intéresser à deux autres raisons. Dans Code-mixing 1, j’ai dit qu’un francophone pourrait commencer à apprendre le lingala à partir de la chanson Tantine. Je ne sais pas si c’est vrai, mais cela présuppose une fonction pédagogique. J’ai vu du code-mixing et du code-switching très habilement à l’œuvre de la part d’une de mes professeurs d’afrikaans. Elle racontait des histoires en passant de l’afrikaans à l’anglais d’une manière qui ne pouvait être que très bien planifiée. Voilà aussi pourquoi il y a des textes où le code-mixing est une véritable leçon où l’on donne d’abord un synonyme du mot dans la même langue (comme dans le journal en français facile), puis on passe à le traduire : bala-bala nzela bala-bala chemin bala-bala la rue. Dans une autre strophe, Rochereau enchaîne bala-bala avenue. Il aurait pu ajouter bala-bala boulevard, mais je ne crois pas qu’il aurait aussi dit bala-bala sentier. La fonction pédagogique.

     

    L’autre fonction, c’est le fait que certains mots et expressions, même si on peut les traduire, ne s’expriment mieux que dans une langue et non dans une autre. Par exemple, le mot « mineur » est utilisé dans Silikani : Na dix-sept ans nazali naino mineur mbula ekoya ozonga ee. Essayons de traduire : Na mbula zomi na sambo oyo nazali na yango nakokisi naino bambula te. Imaginez ça comme un vers de Silikani. Ou encore dans cette chanson de Pamelo Mounk’a qui dit :

     

    Vive la vie iii Vive la vie iii

    Na vingt ans na ngai balobi nazali naino mineur

    Kasi ngonga ebeti na kati ya motema a

    Namoni lokola nabandi kolinga a

    Nabandi kolinga

    Aleluia a

     

     

    (La chanson Alleluia de Pamelo Mounk’a)

     

    Finalement, il y a cette chanson de Sam Mangwana intitulée Soweto où, à la fin, on traduit « A luta continua » en anglais : « The struggle continues », avant de le dire comme il faut en portugais. Mais, en Namibie et en Afrique du Sud, pendant un meeting populaire de la SWAPO et de l’ANC, surtout de leurs groupes de syndicalistes, on dit tout en anglais sauf le slogan « A Luta Continua » qui demeure en portugais, qui est sa patrie mozambicaine et angolaise.

     

    PEDRO


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  • 05/12/17--01:51: La requête de Thomas Kanza
  • La requête de Thomas Kanza

    Patrice Lumumba et Thomas Kanza

    En 1952, un jeune Congolais de 19 ans prend son courage pour demander un coup de pousse financier au patron d’une grande société coloniale installée à Léo. Le  souci qui l’anime est d’aller parfaire ses études universitaires en Europe. Il ne sait pas encore que l’histoire fera de lui, le premier Indigène congolais à obtenir un diplôme universitaire. Son nom : Thomas Kanza.

     

    Privé de ressources, le jeune enseignant est obligé d’emprunter des sous à l’Administrateur-Directeur-Général de l’UTEXLEO, dette que sa famille aimerait bien rembourser. Sa lettre lève le voile sur la politique discriminatoire qui régissait la colonie. A cette époque, soit huit ans seulement avant l’inattendue indépendance, les Congolais n’avaient pas droit à une bourse d’études, que pour émigrer il fallait d’abord la permission de l’autorité coloniale. Pourtant, Thomas avait déjà été admis à Louvain comme le prouve l’attestation du Conseil de l’Université et la lettre du recteur mis en annexe.

     

    Ce document permet aussi d’en savoir plus sur l’homme  et sa famille. Thomas Kanza avait deux autres prénoms dont Rodolphe. Il a toujours été premier de sa classe, de la sixième année primaire jusqu’à l’obtention de son diplôme. Pour soutenir sa requête, il fait même référence au père Raphaël de la Kethule.

     

    Le patron de l’UTEXLÉO avait-il répondu favorablement aux embarras financiers du jeune congolais ? Thomas Kanza finit toutefois par s’envoler pour la Belgique où il  écrivit les nouvelles pages de sa vie et du Congo.

     

    Samuel Malonga

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    DE ELLIAS OKIT'ASOMBO A PATRICE EMERY LUMUMBA

     

     

    Référence; http://www.mbokamosika.com/article-vient-de-paraitre-congo-zaire-les-acteurs-de-l-histoire-par-ngimbi-k-119876056.html

    Loin de moi l'idée de soutenir les affirmations tres contestables de Kwebe Kimpele faites dans une récente vidéo selon lesquelles Patrice-Eméry Lumumba était d'origine rwandaise. Dans ma vie, j'ai eu la chance de parler de l'assassinat de Lumumba avec des personnes quI ont travaillé dans son Cabinet, des hommes politiques qui l'ont connu, des membres de sa famille biologique, des membres du gouvernement secessioniste katangais témoins du drame, les deux Commissaires généraux qui l'ont convoyé à Elisabethville, et même le Chef Larry Devlin, le Chef de l'Antenne de la CIA à Léopoldville en 1961. J'ai aussi lu de nombreux ouvrages, visionné des films documentaires, lu des témoignages, écouté des déclarations des hommes politiques étrangers et Congolais et consulté des documents d'archives sur Lumumba.

    En 2015, j'ai publié un livre sous le titre de CONGO-ZAIRE, LES ACTEURS DE L'HISTOIRE, dans lequel tout un chapitre est consacré à la vie et aux accomplissements de Lumumba. Le personnage m'a toujours fasciné. Je pensais en savoir ​suffisamment sur sa vie. Cependant des questions continuaient à tarauder mon esprit et j'ai voulu les mettre sur la place publique, espérant recevoir les réponses appropriées.

    L'on sait que Lumumba est né à Onalua et a été inscrit dans une école primaire protestante puis une école catholique sous le nom de Elias Okit'Asombo. Arrivé à Stanleyville à l'age adulte après avoir travaillé dans la cantine d'une entreprise minière à Kalima, il avait changé de nom pour devenir Patrice-Eméry Lumumba. En quelle année ce changement a-t-il eu lieu? Aucun manuel d'histoire ne le renseigne, ni les archives de l'état civil de la Colonie. En plus, connaissant l'extrème rigueur du contrôle des mouvements des populations pendant l'époque coloniale, on peut se demaner comment l'Administration coloniale avait accédé au changement de nom, procédure très rare, et quelles ont été les raisons pour le faire. Il en est autant pour son nom de baptème chrétien Elias changé en Patrice-Eméry. Pour en ajouter à la confusion, un drole de personnage se faisant passer pour un fils de Lumumba déclare sans rire dans une vidéo sortie il y a quelques semaines que Lumumba avait adopté le prénom de Eméry en référence au nom de la marque de boite de corned beef Eméry très prisé par les Congolais à l'epoque! Enfin, on a du mal a expliquer comment ce changement a pu affecter d'autres membres de famille comme ses frères dont le plus connu était Louis Lumumba ainsi que leur descendance. ​

    Par Ngimbi Kalumvueziko                                                                                   ngimbikal@gmailcom

     

     


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    Le pillage du contenu du site Mbokamosika se poursuit

            LUSED contemplant la carte de la RDC en Israël en 2014

     

    Référence : http://www.mbokamosika.com/2014/05/la-carte-geographique-de-la-rdc-surgit-sous-les-paves-d-un-ancien-synagogue-a-capharnaum-en-israel.html

     

    La semaine passée, nous avons visionné une vidéo du site Congomikilinews  diffusée le 16 mai 2017  intitulée « Qu’est-ce qui va arriver ce 17 mai 2017 au Congo ? », avec comme invité, le DR WAPITI.

    Durant la vision de cette vidéo, nous avons été surpris de découvrir que l’orateur exhibait comme un des documents de référence sur la situation spirituelle de la RDC, un livre publié récemment par la prophétesse maman Ruth de Dallas. En le feuilletant sur le plateau, nous avons clairement remarqué une des photos publiées sur mbokamosika en date du 20 mai 2014 montrant LUSED, l’auteur de l’article, devant la carte de la RDC sur les pavés d’une ancienne synagogue de Capharnaüm  en Israël.

     

    Intrigué, nous avons immédiatement contacté par courriel l’auteur de l’article en vue de savoir s’il avait autorisé quelqu’un à publier une de ses photos en dehors du site. La réponse de LUSED a été sans ambages : « Il n’a jamais autorisé qui que ce soit à publier cette photo. Qui plus est, il n’était au courant ni de la publication du livre, encore moins du nom de la prophétesse Ruth de Dallas.

     

    Par conséquent, nous tenons à rappeler tous ceux qui consultent le site mbokamosika que conformément à la déontologie , il est strictement interdit de recopier ses articles et ses images sans en avoir obtenu l’autorisation auprès de son administrateur.

     

    Messager


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    Frantz Fanon, le Revolver Afrique et l’Angola

     

    Je vous préviens : le titre ci-haut est plus éloquent et plus prometteur que les commentaires qui constituent le texte ci-dessous. Mais je vous conseille de lire tout de même.

     

    1. Le plus grand révolutionnaire du XXème siècle

     

    En 2008, le célèbre et médiatique sociologue angolais João Paulo Nganga publia un ouvrage de 296 pages, format presque A4, intitulé Le Père du Nationalisme Angolais. C’est le premier volume d’une biographie d’Álvaro Holden Roberto à la première personne, de sa naissance en 1923 jusqu’en 1974, c'est-à-dire la fin de la lutte de libération nationale contre le Portugal. L’ouvrage contient d’innombrables photos où l’on voit Holden tour à tour avec presque tous les leaders africains de l’époque, de Patrice Eméry Lumumba à Kwame Nkrumah. Mais, surprise, il y a au moins quatre photos de Frantz Fanon : sur les pages 72, 74, 126 et 128. La légende de la photo sur la page 126 dit : « Frantz Fanon, le plus grand révolutionnaire du XXème siècle, 1925-1961. ». (Remarquez que Lumumba est aussi né en 1925 et mort en 1961. Il y a un lien entre l’âge de 36 ans et certains révolutionnaires). Celle de la page 128 dit : « Frantz Fanon, l’architecte du 15 mars 1961 ». Je suis sûr que beaucoup d’entre nous n’auraient pas su ce que cette dernière légende signifie. Holden Roberto raconte comment Frantz Fanon a utilisé son expérience de la résistance au sein du FLN en Algérie pour dresser le plan des attaques aux plantations du nord de l’Angola auxquelles ont participé les guérilleros de l’Union des Populations de l’Angola (UPA).

     

    L’idée de la formation du GRAE (Gouvernement Révolutionnaire de l’Angola en Exil) a aussi été soufflée directement par Frantz Fanon à son ami Holden. C’était l’expérience de Frantz Fanon au sein du GPRA (Gouvernement Provisoire de la Révolution Algérienne) dont il a été l’ambassadeur au Ghana. C’est au Ghana que le diagnostique est tombé qu’il était atteint de leucémie. Le révolutionnaire ne voulait pas y croire. Il s’est rendu en Tunisie où, malheur, le diagnostique fut confirmé. Il s’est rendu alors en Union Soviétique pour y être traité, mais après trois mois, il revint sur le sol africain très malade et très déçu pour mourir et être enterré en Afrique. Il ne voulait en aucun cas se rendre aux Etats Unis. Pour l’encourager à essayer, Holden lui raconta l’histoire du Général Syrien Naaman qui ne voulut pas se rendre en Israël, mais fut finalement guéri pas le prophète Elysée. Pour Frantz Fanon, c’était trop tard. Il a dû être amené malgré lui à Maryland où il mourut en décembre 1961.

     

    Sur son lit de mort, il fit venir dare-dare son ami Holden et lui raconta le secret qu’il ne lui aurait jamais livré de son vivant, de peur que son intérêt pour l’Angola ne fût interprété comme un conflit d’intérêt au lieu d’une abnégation révolutionnaire. J’ai fait des recherches sur mes origines, révèle-t-il à Holden. Mon arrière-grand-père est un esclave originaire de l’Angola. Il venait de ce que nous appelons « a região dos Dembos » (aujourd’hui une partie de la province du Zaïre et une partie de la province de Bengo). Il lui raconte comment le contingent des esclaves a atterri aux Antilles, plus particulièrement en Martinique où Frantz Fanon est né.

     

    2. Le point d’interrogation malgache

     

    Pendant que Frantz Fanon s’engageait dans la lutte aux côtés du Front de Libération de l’Algérie (FLN), Agostinho Neto composa un de ses meilleurs poèmes, qui n’en est pas des plus célèbres. Le poème s’intitule « Poème ».

     

    Apetece-me escrever um poema (J’ai envie d’écrire un poème)

     

    Agostinho Neto commence à décrire en deux longues strophes de 12 et 13 vers respectivement le poème qu’il veut écrire, et puis s’exclame :

     

    Ah ! Quem comparou a África a uma interrogação

    cujo ponto é Madagáscar? (Qui a comparé l’Afrique à une interrogation dont le point est Madagascar?)

     

    Le poème est assez long. Quelque part au milieu, le poète change d’avis. Il dit qu’il ne va plus écrire le poème. Il écrira plutôt des lettres à sa bien-aimée, etc. etc. C’est une façon de dire que ce qu’il faut, c’est l’action, pas la poésie lyrique. Voilà pourquoi la littérature de combat de Frantz Fanon n’est pas de la poésie, mais des essais : Peaux Noires Masques Blancs. Les Damnés de la Terre (que Jean-Paul Sartre a eu le plaisir de préfacer). Et l’Afrique n’est pas un point d’interrogation, mais un revolver.

     

    Je tape « Frantz Fanon » sur le moteur de recherche du site et cette citation du revolver que nous répétions pendant les leçons du mobutisme est reprise dans beaucoup d’articles, entre lesquels :

    http://www.mbokamosika.com/article-reflexions-94206350.html

    http://www.mbokamosika.com/article-les-combattants-congolais-97293270.html

     

    Maintenant, chers mbokatiers, réfléchissons un peu à ces deux images : le point d’interrogation et le revolver. Supposons qu’on soit en train d’apprendre à un enfant comment dessiner un point d’interrogation. L’enfant trace sa courbe interrogatoire et met le point dans l’Océan Indien. Dirons-nous qu’il s’agit là d’un point d’interrogation ? Seule la poésie se donne des libertés asymétriques. Le point devrait sans nul doute se placer quelque part sur l’Antarctique. C’est aussi l’avantage du point d’interrogation sur le revolver, qui, bien que porteur d’action, est assez ambigu. Depuis octobre 1973, je me demande toujours où est le manche du revolver et où en est le tuyau. Si le manche est l’Afrique Australe et Centrale, le tuyau sera l’Afrique de l’Ouest. Si le manche est l’Afrique de l’Ouest, le tuyau sera l’Afrique Australe. C'est-à-dire, les balles sortiront du Cap de Bonne Espérance pour abattre les pingouins de l’Antarctique. Pauvres pingouins ! Je crois plutôt que Frantz Fanon voulait que les balles sortent de l’embouchure du fleuve Sénégal. L’île de Saint Louis, par exemple, pourrait être une balle transatlantique.

     

    Quant à la gâchette, chers mbokatiers, saviez-vous que l’idée que la plupart d’entre nous avions est fausse ? Quand nous disions que, s’il est nécessaire, nous devrons appuyer sur la gâchette de Frantz Fanon, nous imaginions l’index tirant ce qui est techniquement la queue de la détente (ou tout court, la détente). La gâchette proprement dite est une pièce intérieure qui est influencée par notre mouvement sur la détente. La queue de la détente sort donc du revolver par un orifice, qui pourrait être l’embouchure du Congo. La gâchette elle-même doit être sur le continent. Frantz Fanon, qui connaissait bien l’anatomie et la physiologie des armes à feu, ne s’est pas trompé. Il a peut-être voulu sa gâchette quelque part entre l’Oubangui-Chari et Kisangani. Néanmoins, dans certains revolvers, cette gâchette pourrait bien se placer en Centrafrique ou au bord du Lac Tanganyika.

     

    PEDRO


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    Mr Armand Diangienda est recherché au Festival du Cinéma

    Bonjour,

     je cherche à joindre M. Armand Diangienda pour l'inviter à notre festival de cinéma. Pourriez-vous m'aider ?
    Bien cordialement.


    Sabrina Leroyer

     

    -- envoyé par Leroyer (festivallesfilmeurs@gmail.com)

     

    Nous avons jugé utile que le meilleur moyen d’atteindre rapidement Mr Armand Diangienda serait de  répercuter le message sur mbokamosika.

    Il ne reste plus à l’intéressé qu’à contacter Sabrina Leroyer à travers son adresse mail ci-dessus.


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    Encore une chanson de Viva la musica à identifier

     

     Bonjour,

    Vous serait-il possible de m'aider, à identifier le titre d'une chanson de Viva La Musica dont je connais à peine les paroles: 


    Ah ma Jackie ooohh, soki bolingo ezokisi nzoto...Atakako lelo ohhh pona na yo etikali lisusu sekele te zaki mokili eza boye, mpo ba pasi na yo....

    Refrain :
    Tango ba mozindisa zaki oooohhh, ba mosindisa na mayi ya momgala mama obika na muindo ya ngolo.


    Veuillez m'excuser pour le dérangement, j'apprécierais une réponse de votre part.

    Votre lecteur,


    Gabby


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    L’Abako demande l’indépendance

    Les années 1950 doivent être considérées comme celles de l’éveil et de la prise de conscience des Congolais. Cette période est maquée par la naissance de plusieurs associations tribales qui se mueront en partis politiques. L’année charnière est bien entendu 1956 qui voit l’Abako devenir le premier parti politique du Congo belge.

    Cette année est aussi celle de la publication de deux documents de très grande importance ayant trait à l’avenir du Congo. D’abord celui des intellectuels catholiques. Réunis autour de leur inspirateur l’abbé Malula, Joseph Ileo, Victor Ndjoli et Joseph Ngalula publient le Manifeste de la Conscience Africaine pour répondre au Plan de trente ans du professeur Van Bielsen.

    Ensuite celui de l’Abako. Dans cet ordre d’idée et pour se placer dans le vif de la situation politique qui se dessine, l’anticolonialiste Kasa-Vubu et les indépendantistes de "Luwawanu lua Bakongo" section Léopoldville, prennent position dans le Manifeste de l’Abako. La question de l’émancipation de la colonie est posée en des termes clairs. L’Abako veut l’indépendance totale du territoire, car le peuple congolais est résolument décidé à présider lui-même à sa destinée.

     

    Samuel Malonga

     

    LE DOCUMENT  DE L’ABAKO EN PLUS CLAIR

     

    L’ABAKO DEMANDE L’INDÉPENDANCE.

       Au moment où la Belgique, fidèle à ses engagements internationaux vis-à-vis du peuple congolais, est décidée à appliquer, au Congo, la déclaration universelle des droits de l’homme, telle que définie par la Charte des Nations-Unies, spécialement en son article 73.-

       Étant donné que la Belgique ne renie pas sa signature à la Charte de San Francisco, mais qu’au contraire , elle se prépare à préciser sa pensée en ce qui concerne l’avenir du Congo, atteste que la Belgique compte parmi les peuples libres qui ont proclamé leur indéfectible attachement aux  principes  de la Souveraineté nationale et de la détermination des peuples, l’ABAKO, fidèle également à sa mission de servir les intérêts du Congo et de la Belgique, confirme au Gouvernement Belge, d’une manière définitive et précise la position qu’elle a adoptée et qu’elle a toujours exprimée en ce qui concerne l’avenir du Congo.

      Pour elle, l’Indépendance totale du Territoire congolais est la seule solution pacifique et  capable d’harmoniser et de stabiliser les relations qui pourraient exister entre le Congo et la Belgique.

      Elle est, en outre, persuadée que toute autre solution donnée pour résoudre  ce problème ne fera que perpétuer l’état d’inquiétude permanente qui affecte, depuis de longues années, ce pays, inquiétude provoquée par une politique coloniale dépassée et qui compromet gravement les intérêts de la Belgique.-

      Le peuple congolais est, en effet, résolument décidé à présider lui-même à ses destinées. C’est dans cette atmosphère de liberté qu’il pourra, de l’égal à égal, ouvrir un dialogue valable avec la Belgique par ses leaders.

     Il conteste énergiquement la validité du bureau de travail arbitrairement constitué à Bruxelles. Il proteste vivement  contre toute méthode de substitution et de consultation antidémocratique qui consiste à exploiter l’ignorance et la naïveté de certains chefs autochtones en leur faisant, malgré eux, signer des documents dont ils ne saisissent pas la teneur et de les présenter au public international comme des plénipotentiaires  authentiques.

     Des telles manœuvres n’honorent pas la Belgique.

     Et par voie de conséquence, l’ABAKO veut et demande la reconnaissance et la proclamation de l’indépendance du Congo.

     


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  • 05/26/17--01:00: MOBUTU : 20 ANS APRÈS.
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    MOBUTU : 20 ANS APRÈS.

     

    « Mobutu, 20 ans après ». Tel est le titre du N° 2941 de l’hebdomadaire Jeune Afrique, en vente dans les kiosques à journaux du 21 au 27 mai 2017.  L’ayant acheté hier dans un aéroport , nous avons découvert que ce numéro qui décrit la chute du « Léopard » 20 ans après, est recommandable à tous qui veulent comprendre l’étape actuelle du règne de Joseph Kabila.

    Messager

     


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    L’orchestre Bamboula de Papa Noël   

    Référence : http://www.mbokamosika.com/article-le-parcours-du-combattant-d-antoine-montswet-papa-noel-40774270.html

     

    En 1967, Papa Noël, jeune soliste de 27 ans, lassé par tant de pérégrinations, refuse de passer d’un orchestre à l’autre, d’une rive du fleuve à l’autre. Il décide de voler de ses propres ailes et fonde l’orchestre Bamboula. Cette naissance marque un nouveau départ dans la vie artistique du guitariste. La fête et la danse peuvent ainsi commencer. Vite, Ya Nono Nedule s´entoure des éléments valables. C’est un mélange hétéroclite d’anciens et de débutants. Le groupe est une véritable pépinière. On y trouve plusieurs artistes qui avec le temps deviendront de grosses pointures de la musique congolaise moderne. Aimé Kiawakana, Blaise Pasco Wuta Mayi, Madilu, Pépé Kallé, Bopol Mansiamina, Pirès, Tino Mwinkwa, Mangenza (drum), Jeff Lunam (saxo), René Moreno, Antoinette Etisomba, Decca, Bozi Boziana et tant d’autres participent à l’aventure.

     

    En 1969, le ministère de la Culture organise un concours dont le but est de sélectionner l’orchestre qui représentera le Congo au premier Festival Culturel panafricain d’Alger. Tous les grands groupes musicaux de la capitale sont présents. La concurrence est rude mais à la surprise générale Bamboula l’emporta haut la main. Le groupe parvient à s’imposer et est déclaré meilleur orchestre de la compétition. Ya Nono raconte l’exploit de la qualification en ces termes : « La plupart des orchestres kinois étaient là : les Grands Maquisards, Verckys et son Orchestre Vévé, Johnny Bokelo, etc. Chacun jouait deux morceaux devant une délégation venue d’Alger. C’était un vrai combat : il fallait gagner, alors j’ai mis le paquet ! Après notre passage, je suis parti sans assister à la suite du concours. Deux ou trois jours plus tard, les résultats étaient annoncés à la radio nationale. À midi, nous étions tous devant nos postes, et c’est l’orchestre Bamboula qui l’a emporté. » Du 21 juillet au 1er août 1969, Papa Noël et son groupe sont à Alger. Cette présence en terre algéroise est l’événement majeur dans l’histoire du groupe.

     

    De retour d’Alger, le groupe perd du personnel suite à la dissidence de ses artistes. Au début des années 1970, Papa Noël se retrouve seul. Bamboula se disloque et disparaît de l’espace musical congolais. Toutefois, l’orchestre aura laissé à la postérité la danse mambeta qui a accompagné des chansons d’une grande qualité artistique comme Nene Fifi, Pépé mwana moke, Veva, Wawali motema, Yoka ngai Sophie, Naboyi makambo, Club 113, Lili Mambeta, Boogaloo. Notons que Ya Nono est né d’un père Lari du Congo-Brazzaville et d’une mère de la tribu Banunu de Bolobo.

     

    Samuel Malonga


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    Ce qui n’a pas encore été révélé sur l'enregistrement téléphonique entre Clément Kanku et Constantin Tshiboko !

    Clément Kanku

    Depuis un moment, notre site se met provisoirement  à l’écart des sujets politiques suite à l’attitude décevante de la classe politique en RDC.

    Mais, ne pas dire un mot sur les entretiens téléphoniques entre le député Clément Kanku et Constantin Tshiboko ressemblerait  à la non- assistance à personnes en danger.

     

    En effet, ce document sonore révèle au monde et à l’opinion nationale le « Modus operandi » du régime de Joseph Kabila qui consiste à allumer soi-même les foyers de tensions,  à créer de l’insécurité à travers les différentes régions du pays, avant de faire semblant d’intervenir pour rétablir l’ordre et pérenniser son pouvoir.

     

    Cette stratégie qui a jusque- là  bien fonctionné à l’Est, à l’Équateur ,  au Bas-Congo, au Katanga, vient d’être dénichée  au Kasaï, grâce à l’analyse des  entretiens téléphoniques entre le député Clément Kanku et son acolyte sur le terrain, Constantin Tshiboko. En examinant minutieusement ce document, nous avons découvert que les traductions réalisées par plusieurs sites ont escamoté des propos d’une importance capitale pour la compréhension du cœur du texte.

    C’est pourquoi, nous avons décidé de remettre ce document à la une afin d’épingler les passages qui  accablent  directement Joseph Kabila dans les massacres au Kasaï.

     

    Les propos qui accablent Joseph Kabila.

     

    L’analyse des deux entretiens de 2minute et 11 secondes entre Clément Kanku et son acolyte Constantin Tshiboko révèle clairement que c’est Joseph Kabila qui en était le commanditaire.

    1ère Preuve : Ces propos  de Clément Kanku qui n’ont pas encore été analysés et traduits correctement.

    Uvua mubalaya, wakwenza bivuaye mulaye

    Traduction.

    Il leur avait promis.  il vient de réaliser ce qu’il avait promis.

    Ces phrases de Kanku ont été prononcées  après le rapport de Constantin Tshiboko annonçant que la prison de Tshimbulu a été brûlée.

    2ème preuve : cette réaction de Constantin Tshiboko qui n’a pas été comprise par les traducteurs.

    yeya kabila udi utupotela au, bidiye muakula ku Ouganda abi mututeka ku muaba wetu anyi ?

    Lui Kabila qui nous importune,  en tenant les déclarations  qu’il a tenues en Ouganda, nous-a-t-il considérés comme il fallait ?

     

    À travers ces phrases, on note l’utilisation du pronom personnel par Clément Kanku pour masquer l’identité de Joseph Kabila. « Uvua mubalaya » « Wakuenza bivuaye mulaye ». Il leur avait promis. Il vient de réaliser ce qu’il avait promis.

    Quant à Constantin Tshiboko , qui n’a pas la formation, donc la subtilité de Clément Kanku, il cite clairement le nom de Joseph Kabila pour dénoncer son manque de reconnaissance à leur égard  à travers son discours en Ouganda. « Yeya Kabila udi utupotela au ».

    Dans sa réponse à Constantin Tshiboko, Clément Kanku lui rassure qu’ils ont fait un bon boulot. « Badi benza mudimu muimpe » Ils ont réalisé du bon travail, en brûlant la ville de Tshimbulu, en cassant  sa prison, en tuant 6 policiers, 2 gardes du corps du colonel, et 2 éléments de Kamuena Nsapu.

    Ce qui démontre que ces éléments  non encore identifiés impliqués dans les massacres du Kasaï,  et qui avaient déstabilisé la ville de Tshimbulu dépendaient directement de Joseph Kabila . Que ceux qui contestent notre analyse puissent nous démontrer le contraire.

      P.S. Nous rappelons aux mbokatiers qu’il faut distinguer les mots « Nsampu » de « Nsapu ».

    Nsapu signifie une « gibecière » tandis que Nsampu signifie les "feuilles de haricots", légumes prisées au Kasaï tout comme les feuilles de manioc (Pondu). D'où la fameuse expression "kutwa mu nsampu, kutwa mu kaleji". Ce qui signifie "piler" tantôt des feuilles de haricots, tantôt des feuilles de manioc, c'est-à-dire susciter la confusion des genres..

    Messager

     

     


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    Tabu wangu, de Gerard & Festival des Maquisards.

     

    Notre ami David M. des USA nous a envoyé  la  chanson « Tabu wangu », de Gerard  et le Festival des Maquisards.

    C’est avec plaisir que nous  la  diffusons  en espérant d’en recueillir  des souvenirs auprès des mélomanes de cette génération.

     

    Messager


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  • 05/30/17--22:46: Savez-vous que ?
  • Savez-vous que ?

     

    • Avant l’indépendance, plusieurs Congolais étaient allés passer un stage dans des ministères belges afin d’apprendre le fonctionnement de l’administration car après l’indépendance, ils avaient à gérer celle du Congo.

     

    • Contrairement à ce qui avait été fait, notamment en France, les universités belges n'ont pas formé de futurs hauts fonctionnaires capables de préparer le pays à l'indépendance. En 1960, le Congo ne comptait que 16 diplômés universitaires, alors qu’en Afrique de l’Ouest, au Kenya ou en Ouganda, les Africains qui avaient bénéficié d'une formation universitaire se comptaient par centaines. Par contre, il y avait déjà, en 1960, plus de 600 prêtres congolais.

     

    • La société Générale de Belgique contrôlait par le canal de holdings et de filiales environ 70% de l'économie coloniale. La multinationale Union Minière  avait des concessions dans un territoire plus vaste que la Belgique, qu'elle administrait pratiquement seule. Elle était l'un des plus grands producteurs de cuivre, de zinc, de cobalt et de radium du monde. Les dividendes versés par les entreprises congolaises étaient plus importants que ceux versés par les entreprises belges.

     

    • Du point de vue sanitaire: l'appareil médical et hospitalier au moment de l'indépendance du Congo, était sans doute le meilleur de tout le monde tropical. En 1957, le taux de mortalité était de 20/1000 et près de la moitié des femmes congolaises venaient accoucher dans des maternités sous surveillance médicale. La mortalité périnatale était de 4%.

     

    • Avec ses moziki des filles modernes qu'il a initiées à la danse, Maître Ngombe a émerveillé l’administrateur territorial Emmanuel Capelle. Ce Belge avant de quitter Léo, lui a laissé en héritage un demi-quartier à Yolo-Sud qui s’appellera Kapela (déformation de Capelle).

     

    • En résidence surveillée à Léopoldville avant sa fuite vers Stanleyville, Lumumba avait constaté la montée des jouissances populaires et l’inflation des fêtes malgré les secousses de l’indépendance. Il s’en est plaint en ces termes : « Mes frères Congolais. Vous êtes en train de vendre votre pays pour un verre de bière. Une tragédie menace notre pays et les danses continuent dans la cité congolaise. Léopoldville est un cabaret populaire où les gens ne pensent qu’à leurs plaisirs, la dance et la bière. »

     

    • Le stade roi Baudouin actuel stade Tata Raphaël avait coûté la bagatelle somme de 12 millions de FB alors que les  festivités de l’indépendance le 30 juin ont coûté 60 millions de FB  dont la moitié fut payée par le trésor belge.

     

    • Construit en 1958,  l’actuel QG des Formes armées congolaises au mont Ngaliema abritait à l’époque l’administration de la province de Léopoldville qui comprenait la ville de Kinshasa, le Kongo Central et l’ex-province de Bandundu.

     

    • Vers 1958 débuta la construction du Palais de la Nation. Il était destiné à recevoir le Prince Albert pour ses vacances dans la colonie. Avec la vague de l'indépendance, il est devenu le siège du Parlement.

     

    • Mont Nkonzo Nkulu est le nom que portait naguère le Mont Stanley   aujourd'hui devenu Mont Ngaliema.

     

    • Le missionnaire belge Jozef de Laet, surnommé père Buffalo par les Bills, avait  songé traduire la Bible en hindoubill.

     

    • En vertu de l’ordonnance du 14 mai 1886 signé par l’Administrateur Général, la langue française était de facto devenue la langue officielle, administrative et judiciaire du Congo. Lorsque l’État Indépendant du Congo devint le Congo Belge en 1908, la Charte coloniale introduisit le néerlandais ou le flamand comme deuxième langue officielle. C’était la conséquence directe de la querelle linguistique interminable qui en Belgique oppose les Wallons aux Flamands.

    • José-Patrick Nimy Mayidika Ngimbi, qui fut avocat à la Cour d’appel de Kinshasa en 1965, directeur du bureau du président (1977-1986), ministre puis conseiller spécial de Mobutu entre 1990 et 1992, s’est fait couper dans sa jeunesse des kamôs par vieux Degazin.

     

    •  Georges Moulaert, dernier Commissaire de District du Stanley-Pool fut surnommé "Bula-Matari Tala Tala". Il fut le premier qui, le 12 février puis le 15 juin 1912, a demandé au Gouverneur Général de transférer la Capitale du Congo sur les rives du Stanley-Pool. Son nom fut immortalisé par le quartier "Bandal-Moulaert".

     

    • L’Association Confessionnelle Kintuadi kia Bangunza (ACK) a érigé sur le mont Nzululu (ex-Pic Ambier) à Matadi, le monument du prophète Simon Kimbangu. Le mémorial d’une hauteur de 7,92 m pèse 11.813 kg et a coûté 34.651,57 dollars.

     

    • Nicodème Kabamba est le seul joueur congolais à n’avoir jamais écopé d’un carton durant toute sa carrière footballistique (de 1956 à 1969), affirment des sources dignes de foi.                                                               

     

    • Devenu Premier ministre, Moïse Tshombe détenait plusieurs portefeuilles : Présidence du Conseil des ministres, Affaires étrangères, Plan, Commerce extérieur, Information, PTT et Travail. Le fonctionnement de tous ces ministères exigeaient 5.185.134.000 francs congolais. Les dépenses de ces cabinets ministérielles représentaient un total de 369.225.000 FC dont 245 millions pour la seule Primature.

     

    Compilé par Samuel Malonga


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    Témoignage du fils de Nzita Puati Di Mavambu sur Faustin Manzikala

    .

    Jean-Faustin Manzikala

     

    Référence : http://www.mbokamosika.com/article-la-vie-de-faustin-manzikala-eclairee-a-serge-par-e-kandolo-43251816.html

     

    Au fait en lisant cet article sur Jean Forster Manzikala,  je me suis rappelé une histoire que mon feu père m’avait racontee sur lui. Na tangu wana mon père awutaki kosilisa kelasi na ENDA ( Ecole Nationale de Droit et d'Administration), yango nde ezalaki lokola Grande école ya ba futurs cadres de la Republique . Ba Professeur minene lokola ba Jean Zigler ( auteur du livre Main Basse sur l'Afrique) nde bazalaki kuna.donc ba idees na bango ezalaki ba progressiste.

     Alors tango papa na ngayi Nzita Puati Di Mavambu ( ancien territorial,Commissaire de Region ,pe Vice Gouverneur ) bazuaki ye na mosala na Ministere de l"interieur comme Conseilleir Chargé des Affaires coutumières et contentieux. na époque wana élection esalamaki na Kibali Ituri, pe Manzikala azalaki en compétition na politicien mususu. tangu ba dépouillé ,Manzikala azalaki ko perdre élection. Alors a décidé  ya ko enlever rival na ye , comme ça devant vide de présence ba ko proclamer ye vainqueur. Likambo wana emati ti na kinshasa , pe baye kotinda Nzita Puati na Boboyi wabaka,ba jeunes conseillers bakende kosala enquête. Kuna Manzikala alakisi bango malle ya mbongo poba ndima ba procès- verbaux  bango baboyi. ba sali rapport pe ba annulé élection wana. kasi sima papa ba ye kotinda ye comme Commissaire urbain na Lubumbashi , kuna akuti Manzikala comme Gouverneur...tango manzikala azo koyamba ba commissaire nyonso ya Province na ye , atangi kombo ya Nzita puati pe a se souvenir na enquête ya kala na Haut Zaire. ayebisi ye omoni ndenge mokili esalaka makambo. Batindi yo awa comme commissaire urbain na lubumbashi po oza elite , mais ngayi na za na droit ya kosenga ba changer affectation -

    Alors alobi na ye na zo tinda yo na Kalemie ( tangu wana rébellion eza ko nginda kuna na ba Bob Denars pe ba Kabila). Vieux pe andimi kokende kuna .asali mosala ,pe a pacifier District na ye. si koyo ekomi likambu Gouverneur aya ko sala inspection , ye Manzika akomi kobanga ..peut etre Vieux akobomisa ye kuna,pona ba plan na ye il fallait Vieux abima vivant te na Kalemie. kasi na suka bayaki kosolola malamu. pe asengaki Papa alimbisa ye...histoire des annees 68-69.

     

    MAXIME


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    David a déniché la  chanson « Déception » , de Viva la Musica, recherchée par Gaby

    Référence : http://www.mbokamosika.com/2017/05/encore-une-chanson-de-viva-la-musica-a-identifier.html

     

    Bonjour,

    Vous serait-il possible de m'aider, à identifier le titre d'une chanson de Viva La Musica dont je connais à peine les paroles:


    Ah ma Jackie ooohh, soki bolingo ezokisi nzoto...Atakako lelo ohhh pona na yo etikali lisusu sekele te zaki mokili eza boye, mpo ba pasi na yo....

    Refrain :
    Tango ba mozindisa zaki oooohhh, ba mosindisa na mayi ya momgala mama obika na muindo ya ngolo.


    Veuillez m'excuser pour le dérangement, j'apprécierais une réponse de votre part.

    Votre lecteur,


    Gabby

     

     

    Nous remercions  notre ami David M., des USA qui vient de nous secourir, en identifiant et en nous offrant  la chanson recherchée par Gaby.


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    « Mobio Morgo », un air du terroir,  réalisé par Alphonso Epayo et le Négro-succès.

    De g à dr: Empompo Deyesse, Gaspy, Alphonso Epayo (derrière), Zozo, deux chanteuses inconnues, Flujos, et Bholen.

    L’article de Samuel Malonga sur l’orchestre Bamboula a suscité de nombreux  souvenirs , notamment ceux de  Samuel Malonga  et de Claude Kangudie  sur Decca Mpudi.

    Les fidèles lecteurs de Mbokamosika se souviendront que dans un de ses articles antérieurs, il est mentionné que Decca Mpudi, avait fourbi ses armes dans l’orchestre Vedette-Jazz, ancêtre de Los-Angel,  aux côtés de  Bohlen , Flujos, Alphonso Epayo, etc, etc.., lesquels avaient fait plus atrd la pluie et le beaux temps de l’orchestre Negro-Succès.

    Parmi les ténors de « Bana 15 ans », un ressortissant Banunu & Bobangi sur le fleuve congo, en l’occurrence  le bassiste Alphonso Epayo s’était illustré par une chanson intitulée « Mobio Morgo » qui fut parmi les grands succès de l’orchestre Négro-Succès.

    À titre de rappel, les Banunu ,les Bobangi, les Batende, etc, etc . font partie de ce peuple installé le long du fleuve congo entre Bolobo, Yumbi et Lukolela. Et  de cette partie du territoire sont également issus de grands  artistes musiciens tels que Nedule  Papa Noël, Seskain Molenga,  Bozi Boziana, ….. ainsi que le catcheur Edingwe.

    À cet égard, il convient de souligner que pour consolider la cohésion nationale, les colons belges avaient  baptisé de nombreuses  artères de la ville de Kinshasa (un véritable Congo en miniature) des noms des villes et importantes localités de l’intérieur du pays, de façon à les mémoriser et à les pérenniser , même sans y avoir foulé les pieds.

    C’est ainsi que Kindu, Lukandu,  Kalembelembe,  Kabambare,  Kabinda, Kabalo,  Sandoa, Kapanga, Bukama, Songololo, Banunu, Malandi, Batende, Lodja, Lubefu, Nouvelle Anvers (Makanza), Monkoto, Bolafa, Bambili, Bondo, Isangila, Pala-Bala, …sont autant connues des kinois que des ressortissants de ces localités.

    Voilà pourquoi ceux qui cherchent en ce moment  à diviser les congolais par égoïsme et par calculs politiciens, en recourant au tribalisme,  oubliant qu’ils ont été boursiers, c’est-à-dire qu’ils ont étudié grâce aux contribuables congolais, sans distinction de tribus ni de régions, sont non seulement détestables, mais à maudire.

     

    Messager


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    Vidéo choisie : Voici comment les sanctions atteindront Kabila bientôt !

     

    Voici comment les sanctions atteindront Kabila bientôt ! Tel est le titre d’une vidéo de Congo Five Tv diffusée le 1er juin 2017 par Serge Kabongo et à laquelle ont participé Christelle et Israël. La pertinence des interventions de ces journalistes mérite que cette vidéo soit répercutée  sur notre site afin de permettre à l’opinion internationale de se faire une idée sur l’actualité de la RDC.

     

    Messager


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