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Cet espace se veut un lieu de rencontres et d'échanges entre ressortissants de l'Afrique Centrale et Australe . Tout étranger connaissant ou voulant faire connaissance de cette partie de l'Afrique est le bienvenu. Nous y aborderons des sujets culturels en français, portugais, ou en lingala, selon les interlocuteurs . Notre devise:réduire la distance qui nous sépare du continent, par l'entretien de la mémoire collective, en recourant à notre musique dans toute sa diversité

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    Qui peut nous renseigner sur le massacre au Stade de Mbuji-Maji ?

     

    Bonjour,
    Je cherche si cela existe un article ou une enquête menée après le massacre au stade de Mbuji-Mayi.
    C'était un dimanche, j'étais enfant à cette époque mais je me souviens toujours des coups de feu dans la ville. Il y avait des gens qui couraient de partout, beaucoup se sont réfugiés dans la ville Miba parce que les militaire n'avaient pas droit d'y pénétré ni d'y commettre un crime.
    Ce dimanche- là, le match opposait AS Bantou à une équipe de foot militaire  dont j'oublie le nom, éventuellement «  Mungano ». Le conflit paraît- il avait commencé quand l'équipe militaire a perdu le match, le gardien de but était capitaine il a sorti son revolver et a tiré sur un joueur et le stade c'est enflammé. Les militaires ont ouvert le feu sur la population et cela s’est poursuivi en dehors du stade. Le fils aîné de Mr Panu Sylvain(pharmacien) est mort ce jour-là. Il étudiait en Belgique et était venu en vacances, il était allé chercher du courriers à la poste qui était juste en face de chez  eux; du haut de leurs balcon(maison en étage) la famille avait assistée impuissante à l’assassinat de leurs fils par les militaires sur le parvis de la poste avec des baïonnettes.  Le massacre de la population a duré plus que 7 jours. J'aimerais avoir et lire ce qui c'était passé en réalité.


    Merci

     

    FUMU

     

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    « Joséphine », de Négro-Succès pour détendre les mbokatiers.

     

    Ce samedi, nous dédions la chanson Joséphine  de Négo-Succès  aux mbokatiers disséminés à travers le monde. Cette œuvre avait été offerte au site il y a un ou deux ans par notre ami David M. des USA. En effet, chaque fois qu’une chanson nous est envoyée, nous avons l’obligation de la diffuser, dès lors que toutes conditions sont réunies.

    En ce qui concerne les traductions, nous rappelons à tout le monde qu’elles constituent un des moyens de promotion de la chanson congolaise à travers le monde. Ceux ou celles qui voudraient poursuivre cette tâche sont toujours les bienvenus.

    En attendant, écoutons Joséphine, de l’orchestre Négro-Succès, une formation musicale qui a marqué les années ’60 et ’70.

    Nous rappelons les mélomanes que dans cette chanson,  Bohlen est à la guitare solo, et Deyesse au saxophone.

     

    Messager


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    DISENGEMOKA, BWANA, MANGWELE, NDUKA…CES VRAIS CHAMPIONS DES ANNÉES ‘50 !

     

    Dernièrement, nous avons relevé la confusion qui avait entouré l’organisation du 1er Championnat National des Clubs au Congo, remporté par St-Eloi en 1958. Nous disons confusion dans la mesure où durant l’époque coloniale, l’organisation des événements sportifs était quasi parfaite, et tous les championnats étaient reconnus officiellement et non officieusement.

     

    Comme l’indique la coupure du courrier d’Afrique du 12 janvier 1959 qui lance des brefs regards sur l’année sportive kinoise 1958, des athlètes ayant remporté des championnats de la Belgique et locaux sont clairement mentionnés, entre autres : Mlle DISENGEMOKA, qui avait remporté le titre de championne de Belgique ; JACQUES BWANA qui s’était vu attribué le mérite sportif ; et le cycliste NDUKA qui avait remporté le Grand Prix Raleigh.

     

    Disengemoka, sourire aux lèvres, alors collégienne ici au 1er plan

    En voyant le nom de DISENGEMOKA, nous nous sommes souvenus d’une collégienne répondant au même nom et dont la photo la présentant comme étant la 1ère pédiatre congolaise avait été publiée sur notre site. À moins d’une erreur, nous estimons que c’est cette demoiselle DISENGEMOKA qui était devenue plus tard la 1ère pédiatre congolaise. Si tel est le cas, pourquoi avait-on omis de le mentionner lorsque ses photos avaient été envoyées au site. Un titre de Belgique en athlétisme n’est-il pas aussi méritoire que le titre de médecin ? Un corps sain dans un esprit sain, dit-on.

     

    Messager

     


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    Traduction de « Géographie ya Léo » ou « Petit Pierre », de Kwamy et l’African-Fiesta

     

    Jean Kwamy en 1961, lors du voyage de l'OK-Jazz en Belgique, soit 4 ans avant son incorporation dans l'African-Fiesta

     

    Nous avons le plaisir de traduire la chanson « Géographie ya Léo », du célèbre chanteur Kwamy et l’orchestre African-Fiesta. Notre choix se justifie par le fait que cette œuvre fait partie des chansons mythiques de la musique congolaise, réalisée en 1965 avec l’apport de véritables monstres sacrés que furent les Rochereau, Nico, Roger, Kwamy, Déchaud, Willy, Jeff, etc, etc. Il suffit de l’auditionner pour s’en convaincre.

    Nous rappelons que la traduction des chansons est facultative et fait partie du travail de mémoire. Chacun peut traduire l’œuvre de son choix et nous la soumettre pour diffusion.

    Signalons que Petit Pierre était le "petit de confiance" ou le secrétaire particulier de Kwamy, selon Mr Ignace Mukendi.

     

    Messager

     

     

    « GÉOGRAPHIE YA LÉO » OU « PETIT PIERRE »,DE KWAMY ET L’AFRICAN-FIESTA

     

    Petit Pierre nazali nde mopaya

    Petit Pierre  je suis un  étranger.

    Pesa ngai géographie ya Léo

    Renseignez-moi sur la géographie de Léo.

    Ngai Pierros nakobombaka te

    Moi Pierros je ne me fais jamais prier

    Yoka nayebisa yo ba positions

    Laissez-moi vous  en indiquer les centres d’attraction.

    Soki okomi na Léo na butu

    Si vous arrivez à Léo la nuit.

    Tuna wapi apai  African-Fiesta azali

    Informez-vous du lieu où l’African-Fiesta se produit.

    Soki pe libaku nde ya moyi

    Si l’occasion se présente durant la journée.

    Kende na Wangata epai ya Cathy

    Rendez-vous sur Rue 44 Wangata, chez Cathy.

     

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     REFRAIN

     

    Géographie ya Léo sekele na yango tuna Petit Pierre

    Petit Pierre détient les secrets de la géographie de Léo.

    Bitikali bia Basantu soki bolinga bango bokomona

    Il y vous fera découvrir même les reliques des saints.

    African-Fiesta soki olingi oluka ye tuna Roger na Decathonio

    Si vous voulez voir l’African-Fiesta, informez-vous auprès de Roger et Décantonio.

    Rochereau Nico na Kwamy succès na bango ebongi boloba

    Le succès de Rochereau, Nico et Kwamy mérite d’être conté

    Paul na Déchaud, Armand, na Auguy eh bakolemba te

    Paul et Déchaud, Armand et Auguy ne se lasseront jamais.

    Mwena na Willy eh Jeff, Fracasseur Assassin, ye na Mukala

    Mwena et Willy, Jeff, Fracasseur, Assassin et Mukala

     

     

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    Des photos de Kula Mambo avec Niarcos

     

    Les deux hommes étaient liés par une amitié sincère et sans faille. L’aîné et le cadet s’affichaient ensemble dans les rues de Kinshasa. Le premier avait tracé la voie et paufiné la religion que le second par ses extravagances avaient porté dans les nues. Ces deux potes sont Kadima Kula Mambo alias Tarzan et Adrien Mombele Samba dit N'gantshie Stervos Niarcos Mukaravia Malela Eddie-Barra Niarka Kouroubio, papa na Gianni Versace.

     

    Selon ceux qui l’ont connu, Kula Mambo habitait Kintambo. Il fut un vrai yanké et un sapeur à sa manière. C’est d’ailleurs lui qui prêtait ses habits au Ngantsie lorsque celui-ci était encore à Kinshasa. Niarka lui vouait un respect et une admiration sans faille. Pour certains c’est lui, Kula Mambo, qui est à l’ origine de l’idéologie de la sape entraînant son cadet dans son sillage. Le grand-prêtre est à la fois père spirituel et mentor de Niarcos.  Ce dernier n’est que le continuateur de cette religion qu’il a autrefois créée et qui deviendra plus tard la sapologie. Papa Wemba avec son aura l’a propulsée au devant la scène africaine et mondiale.

     

    Kula Mambo avait refusé l’offre de Niarcos de venir vivre en Europe. Il a toujours vécu à Kinshasa faisant parfois quelques escapades à Brazzaville. Grand viveur et ambianceur invétéré, il avait côtoyé les artistes-musiciens. Niarcos aurait repris dans ses chansons certaines de ses paroles et idées. Kula Mambo a tiré sa révérence en 1985. Pour honorer sa mémoire, Adrien Mombele qui n’a jamais digéré sa disparition lui dédia « Nostalgie personnelle ». Cette chanson d’anthologie a connu la participation de Papa wemba, Bozi et Evoloko.

     

    La séquence parlée est l’œuvre de Koko Waya : « Ah! Nkaka ozako se rappeler encore na lisolo wana ya vieux Kula? Bakendeki nanu koluka madame Cotilédon. Bakoma kuna, bapesi bango nzungu ya Pondu. Bon, balambi Pondu pona nini ? Football Petit-frère, groupe epanzani. Heureusement, mama bakangama lupangu atekaka bamakaku. Makaku pe etikalaki moko ya suka. Balambi pe baleyi, batondi. Mais ndambu etikalaki, lobi na tongo, Vieux Kindukutu aye alie yango. Asanzi petit-frère. Goût na ye te. Nasala nini kasi? Ah! Bakende Kwamouth na makolo bazonga. Balia mitu ya makaku, petit-frère, lelo oyo batonga ba immeubles, ba Sheraton na bamboka lokola ba Miami, ba Texas. Ah! La mort. Kuani tina, tina kuani. Ah! Petit-frère, yebisa Papa Wemba, kitendi botika te. Wana eza religion na biso. Botika te, botika te. »

     

    Ce titre comme bien d’autres a donné aux jeunes kinois le goût d’émigrer en Europe.

     

    Samuel Malonga


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    PRÉCISION SUR L’ORIGINE DU TERME "MULENGE"

     

     

    Référence : http://www.mbokamosika.com/article-l-inventaire-des-ethnies-de-la-rdc-72662343.html

     

     

    En 2011, nous avions publié un article sus-référencié reprenant toutes les ethnies de la RDC et leurs emplacements géographiques. Nulle part sur ces espaces, le nom de l’ethnie Banyamulenge n’est mentionné.

     

    Aujourd’hui, le devoir nous impose de revenir sur l’origine de nos ethnies, dans le but de porter un démenti cinglant aux propos tenus dernièrement par un groupe des congolais d’origine rwandaise au micro de maître Donat aux USA.

     

    Selon les représentants de ce groupe, il existerait une ethnie « banyamulenge » et une langue dénommée « kinyamulenge ». Archi-faux.  En RDC, il n’existe aucune langue connue sous cette dénomination. Les congolais d’origine rwandaise parlent le « Kinyarwanda ».

     

    En ce qui concerne l’origine du terme « Mulenge », il s’agit d’une vaste plaine congolaise située dans les hauteurs de la ville d’Uvira, sur laquelle les immigrés Tutsi d’origines rwandaise et burundaise avaient été autorisés de paître leurs brebis par les chefs coutumiers locaux. S’étant installés, ils ont commencé petit à petit à s’enraciner jusqu’à ces jours, en corrompant les autorités locales et nationales.

     

    Le mwami de Bavira qui nous avait livré cette information dans sa résidence à Uvira, en nous pointant l'espace par lequel les tutsi s'introduisaient, lors d’une mission de service en 1987, avait reconnu que leurs pères avaient commis une erreur monumentale en autorisant ces immigrés à s’installer sur des terres congolaises.

     

    Messager


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    Johnny Hallyday à Kinshasa le 15 mai 1968

     

    Johnny Hallyday vient de s’éteindre dans la nuit de mardi à mercredi à l’âge de 74 ans. Les Congolais se rappellent encore de son passage à Kinshasa. En effet, en mai 1968, le rockeur  avait effectué son troisième voyage en Afrique. Cette tournée l’avait conduit successivement à Dakar, Niamey, Ouagadougou, Kinshasa, Yaoundé et Ndjamena à l’époque Fort-Lamy.

     

    Dans la capitale congolaise, L’Elvis Presley français s’était produit une seule fois le 15 mai au stade Tata Raphaël. Ce fut un grand spectacle. Le public avait répondu nombreux à ce rendez-vous artistique. Dans l’assistance se trouvaient Jean-Jacques Kande et Étienne Tshisekedi.

     

     

    Mais l’étape la plus mouvementée de sa tournée africaine fut celle de Yaoundé. Il y a connu de sérieux problèmes qui lui ont écourté son séjour. A l’hôtel Indépendance où il logeait, il frappa le ministre centrafricain de la Fonction publique sous l’effet de l’alcool. Les autorités camerounaises n’avaient pas apprécié le geste maladroit du rocker et l’ont expulsé le même jour. A l’AFP, l’artiste donnera sa version des faits qui était différente de celle avancée par le Cameroun.

     

    Nous avons trouvé quelques images de son passage à Kinshasa comme pour nous remémorer de son unique spectacle au Congo.

     

    Samuel Malonga

     


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    Retour sur scène de Maku Kongo alias Mobangu

         MAKU KONGO ALIAS MOBANGU

     

    L’artiste musicien Maku Kongo alias Mobangu, auteur du célèbre tube « Mobangu », résident depuis une longue période en Grande Bretagne, nous annonce son retour sur scène avec un Super Maxi Single intitulé « SAGRADA ESPERANCA », dont il a eu la générosité de nous offrir un extrait comprenant trois titres : « Ambeya », « Angola », et « Maria »,

    Nous  proposons « Ambaya » aux mbokatiers et  souhaitons  plein succès à Maku Kongo alias Mobangu.

     

    Messager

     

     


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  • 12/08/17--22:41: La république du Zaïre bis
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    La république du Zaïre bis

     

    En 1997, lorsque honni par le peuple et abandonné de tous, Mobutu s’enfuit au Maroc pour y mourir, personne ne croyait encore que les mauvaises manières de sa politique politicienne allaient faire école. Accueilli en héro pour avoir chassé le dictateur après 32 ans de règne sans partage, Laurent-Désiré Kabila s’empressa à redonner au pays le nom qu’il avait le jour de son indépendance en 1960. Était-ce une sorte de renaissance ? Le tyran parti, il a fallu faire table rase de son passage à la tête de l’État. Les symboles de son pouvoir sont tour à tour supprimés. Mais l’histoire est têtue. Mobutu est bien mort mais sa philosophie politique, son manque de respect pour l’homme congolais et sa mauvaise gouvernance ont survécu à sa disparition. La république du Zaïre continue à jouer les prolongations.

     

    Aujourd’hui, vingt ans après sa disparition, voilà que resurgit le mobutisme dans les accoutrements folkloriques du joséphisme. Joseph Kabila est sur les traces du Guide mais en pire. Lui qui s’est fait appelé raïs s’est entouré des caciques du MPR pour mieux ressembler au Président-Fondateur. Dans ce dernier carré d’anciens mobutistes qui le conseillent, se trouvent des proches collaborateurs de l’Aigle de Kawele. Des opportunistes qui ne pensent qu’à leur ventre et qui pour rien au monde ne lâcheraient leur bifteck. Edouard Mokolo wa Mpombo, Kengo wa Dondo, Lambert Mende, Kin kiey Mulumba, Tambwe Muamba ou Atundu Liongo jettent tout leur dévolu dans la réalisation d’un rêve inhumain, celui de voir Kabila rester perpétuellement au pouvoir. S’ils ont échoué avec Mobutu, ils veulent aujourd’hui réussir leur projet machiavélique. Toutes les manœuvres politiciennes qui maintiennent artificiellement Joseph Kabila sur sa chaise éjectable sortent de leur méninge.

     

    Aujourd’hui, le PPRD est devenu un parti-État qui contrôle tout le pays par la tricherie, l’entretien permanent de la peur et de la terreur, les enlèvements, les arrestations arbitraires, les assassinats, la corruption, le débauchage politique. Toutes les recettes macabres qui ont terni l’image de Mobutu et du MPR sont présentes dans un cocktail explosif dont l’issue est incertaine. Aujourd’hui, les mobutistes devenus joséphites trouvent chaque jour qui passe une raison farfelue, une échappatoire sombre pour tenter de prolonger le pouvoir inconstitutionnel de leur patron. Amnésiques, ils ont déjà oublié que tout ce qu’ils avaient jadis inventé pour le Guide n’avait servi ni la révolution, ni la Deuxième république, ni le mobutisme, ni ses collabos, ni Mobutu ni lui-même.

     

    Tous les maux du passé poussent à nouveau comme l’ivraie dans la prairie politique congolaise. La cause de cette résurgence est liée aux deux grands maux dont souffre le Congo à savoir : le manque de culture politique des dirigeants et l’incapacité notoire des intellectuels de mettre leurs compétences au service de la nation. Attirés par l’argent facile, ne possédant aucun sens de civisme et de nationalisme, les élites se prostituent au plus offrant.

     

    Aujourd’hui, la grande hantise de Kabila est l’organisation des élections auxquelles il ne peut officiellement pas participer. Après avoir marché sur la constitution, il occupe un poste qui constitutionnellement ne lui revient plus. En réalité, la présidence de la république est vacante en RDC mais pas en république du Zaïre bis.

     

     

    Samuel Malonga


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    Liste des bourgmestres de la ville de Léopoldville des années ’58 et ’59.

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    Liste des bourgmestres de la ville de Léopoldville des années ’58 et ’59.

     

    En compulsant les archives qui nous ont été fournies par notre ami Samuel Malonga, nous avons inventorié un certain nombre de bourgmestres qui administraient de 1958 à 1959 les communes de la ville de Léopoldville. Il s’avère qu’à cette époque, beaucoup de communes dites « indigènes » étaient  dirigées par des congolais, grâce à la politique de l’africanisation des cadres prônée tardivement. 

     

    Parmi la liste de ces bourgmestres africains, nous avons noté notamment : JOSEPH KASA-VUBU, leader de l'ABAKO, pour la commune de DENDALE ; GASTON DIOMI pour NGIRI-NGIRI ; ARTHUR PINZI, leader du PARTI LIBERAL CONGOLAIS, pour KALAMU ; LUTULA pour KINSHASA ; J.MBUNGU pour MATETE ; KIESE pour NDJILI ; et NGOMA O. pour BANDALUNGWA.

     

    Les archives en notre possession ne nous ont pas permis de dresser la liste complète des bourgmestres africains de l’époque. Ainsi, nous ignorons qui administraient les communes de Kitambo, Barumbu, Selembao, St. Jean, ect, etc. Nous attendons d’être complété à cet égard par d’autres historiens. Par ailleurs, il nous manque  les photos des bourgmestres Kiese, Lutula, et Ngoma, celle de Gaston Diomi ayant déjà été publiée dans l'article de notre frère Emmanuel Kandolo ci-dessous, en guise de réponse aux questions qui lui avaient été posées en 2011.

     

    Sources: Courrier d'Afrique , Horizons et Le Patriote illustré de 1958 et 1959

     

    Messager

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    LISTE DES BOURGMESTRES DE LA VILLE DE LÉOPOLDVILLE DES ANNÉES ‘58 ET ‘59

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    Commune Bourgmestre
    Léopoldville  VAN HECKE
    Ngaliema  VAN HEMELRIJEK
    Dendale  JOSEPH KASA-VUBU
    Kalamu  ARTHUR PINZI
    Ngiri-Ngiri  G. DIOMI
    Bandalungwa  O. NGOMA
    Ndjili  KIESE
    Kinshasa  LUTULA
    Matete  MBUNGU
    1er Bourgmestre  TORDEUR

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    INFORMATIONS SUPPLEMENTAIRES SUR ARTHUR PINZI ET GASTON DIOMI

     

     

    Ndeko Scott Ungina,

     

    Nazongiseli yo matondo na ba commentaires osali mpe nameki koyanola na motuna na yo sur Arthur Pinzi.

    Arthur Pinzi azali mu Yombe mpe abotami na ville ya Boma, na district ya Bas-Congo,  na mokolo mua 22 mars 1922.  Atangi ba kelasi na ye epayi ya ba Frères des écoles chrétiennes  na colonie scolaire ya Boma tee na kino asilisi mpe azui diplôme na ye ya école moyenne na 1938. Abandi carrière na administration publique na même année, 1938, mpe akomi na suka ya grade mutu moindo akokaki ko aspirer : Commis. Bongo, akomakii Commis na service ya géologie ya Congo belge. Asali bongo dix-huit ans de carrière na administration publique coloniale.  

    Na avril 1954, aponami Président ya Association du Personnel Indigène de la Colonie (A.P.I.C.)  

    Na 1955, Président ya Amicale libérale ya Congo belge (Cercle libéral ya Léopoldville).  Yango ezalaki lier na parti libéral belge.  Vice-Président  ya Association des Amis des écoles laïques.

    Na septembre 1956, azali kati na délégation ya ba notables Congolais oyo baponami mpo ko visiter Belgique.

    Na mokolo mua 8 décembre 1957, na ba élections communales ya Léopoldville, en tant que candidat ya A.BA.KO., aponami Bourgmestre ya Kalamu mpe confirmer na arrêté n° 11/582 ya 22 décembre 1957.  

    Na août 1958, akeyi na exposition universelle ya Bruxelles.

    Na 1958 azalai kati na seize personnes oyo ba signer pétition na Pétillon, Ministre du Congo Belge et du Ruanda-Urundi.

    Na mokolo mua 12 janvier 1959, akangemi na Léopoldville mpo na ba troubles esalemaki na commune na ye ya Kalamu. Mobulu ebandaki na The Young Men's Christian Association (Y.M.C.A.) tango ba autorités ba annulaki manifestation publique ya A.BA.KO. Mpe na lolenge oyo azuaki initiative na moninga na ye Bourgmestre ya Ngiri Ngiri, Gaston Diomi, ya kotindela roi Baudoin 1er télégramme na maye masalemaki. Pinzi na Diomi babengisaki ba avocats belges oyo mpo na défense na bango : ba Maîtres Jules Chômé, Jean Terfuve na Jules Wolff. Kasi, moyen bango ba défendre bango ezalaki te mpo ba autorités coloniales basalaki nionso mpo na ko compliquer ba avocats oyo.

    Na mai 1960, A.BA.KO.  esengi na ye a présenter candidature na ye na Congo-Central mpe aponami Député national. Atiki ebonga na ye ya Bourgmestre ya Kalamu.

    Na juillet 1960  a déposer motion ya kosenga bolimbisi na ba violences esalemelaki mindele na Congo mpe asengaki vote ya mokano mozali kolakisa ba regrets na nionso ekomelaki ba étrangers na Congo, sima ya lipanda.

    Na Octobre 1960, akeyi na Bonne, na République Fédérale ya Allemagne, esika a participer na séminaire africain esalemaki kuna na likanisi ya bakonzi ya Allemagne..

    Na 1961, aponami Ministre provincial ya Congo-central.

    Wuta 1er  Août 1961 tee na  20 mai 1962, Ministre ya finances. Ye azalaki forcer na démission  sima ya débat makasi esalemaki na Parlement, na Chambre  des Représentants, Pinzi apesaki démission na ye na Premier Ministre Cyrile Adoula mpe ye andimi yango na mokolo mua 20 mai 1962. Nionso oyo ewutaki na ba pointes d'ivoire saisies na ba services ya douane ya port ya Matadi. Yango etiamaki na ba entrepôts ya port. Douane  ezali moko ya ba services ezali kati na ministère ya finances. Ye, asalaki mbemba ya koteka ba pointes ya ivoire wana na profit na ye. Avant wana, akueyelaki lisusu likambo ya ba fasses quittances asalisaki na kombo ya ministère ya finances oyo babandaki kofundela ye que abandaki kobendela na yango mbongo illégalement.

    Na 1962 asali parti politique na kombo ya Rassemblement Progressiste Congolais.

    Wuta  1964 tee na 1966, atindami na Abidjan na qualité ya Chargé d’affaires.

    Kobanda 1966 tee na 1968, ambassadeur extraordinaire mpe plénipotentiaire ya R.D.Congo na Madrid. Suite na froid diplomatique ekotaki na enlèvement ya Moïse Tshombe, ba relations diplomatiques na Espagne ebebaki mua moke. Na yango, R.D.C. na Espagne ebengisaki ba ambassadeurs na bango mpo na consultation. Yango nde Pinzi azongaki na octobre 1967, na Kinshasa. Na janvier 1968 atindami comme ambassadeur extraordinaire mpe plénipotentiaire ya liboso ya R.D.Congo na Monrovia. Awe en poste na Monrovia, na 1970.

    Pinzi azali na ouverture na batu ebele mpe na ba leaders politiques mpe syndicaux ya ndenge na ndenge. Azalaki proche na Lumumba wuta 1955 na Amical Libéral mpe A.P.I.C. Membre ya A.BA.KO. wuta na ebandeli. Mu Yombe lokola Président  Kasa Vubu, ami syndical na Cyrille Adoula mpe confrère na kati ya franc maçonnerie ya Congo-Léopoldville. Azalaki lisusu en bon terme na Mobutu, oyo ayebaka wuta Lumumba mpe na Damien Kandolo, vice-Président na ye na A.P.I.C.  

    Abunda mpo na libre circulation ya batu na butu entre 21 h. ya butu na  4 h. ya tongo. Abunda lisusu mpo na respect ya ba droits de l’homme.

    Mpo na kosukisa, nakobakisa que camp Pinzi oyo ezali na Yolo-Sud, na Kalamu, ebandaki kobengama camp Baudouin 1er.  Ezui kombo ya Pinzi sima ya lipanda.

     

    Patriotiquement,

     

    Emmanuel Kandolo

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    Ndeko Mituna,

     

    Natngi mituna mia yo mpe nameki kozongisa biyano na bolandi yango.

     

     

    DIOMI GASTON
     

    Ndeko Mituna : Ba vieux Diogas na Pinzi est-ce que bazalaki ba originaires ya Bandundu (Kwango) to bazalaki ya Bas-Congo, puisque natangaki na commentaire moko que bazalaki entre MNC na Abako, puis vieux Kasa aloba na bango suite na comportement wana : Ne vous justifiez pas vous êtes assez grands.

    Emmanuel Kandolo : Gaston Diomi na Arthur Pinzi bazali batu ya Bas-Congo. Soki bango mibale bazalaki na ba liens na M.N.C. ezali mpo ba luttaki ensemble na ba futures leader ya M.N.C.

    Na janvier 1958, Gaston Diomi, Patrice Lumumba, Arthur Pinzi, Joseph Ileo, Joseph Ngalula, etc. ba signaki pétition na Ministre Pétillion mpo na kolobela absence ya ba Congolais na groupe de travail mpo na étude ya problème politique na Congo belge.

    Diomi akendaka na Accra, na Ghana, na Conférence panafricaine esalemaka kuna wuta 6 tee na  13 décembre 1958. Akendaki kuna na Patrice Lumumba mpe na Joseph Ngalula.

    Pinzi ayebanaka na Lumumba wuta Association du personnel indigène du Congo (A.P.I.C.) section africaine ya Cercle de Léopoldville na 1954.

    Tobosana te que A.BA.KO. ezalaki naino Association culturelle, yambo ekoma parti politique. Batu misusu babandaki ko considérer ba amitiés na batu ya ekolo mosusu neti impossible…pendant que ezali naturel batu bazala baninga sans pour autant ba partager ba convictions politiques moko ou encore bakoki kozala d’accord na makambo misusu sans pour autant bazala kaka na mouvement politique moko.

     

    Ndeko Mituna : Ya mibale namoni on dirait vieux Kasavubu abanda makambo na ye ya ko révoquer baninga banda kala puis amemi ezaleli wana na gouvernement central.

    Emmanuel Kandolo : Na ba grandes etapes ya Histoire ya Abako mpe na ya Congo, emonana malamu que Président Kasa Vubu azalaki souvent na attitude dictatoriale oyo ezali na ba conséquences minene tee na lelo oyo : Politique ya chaise vide na Table ronde politique ya Bruxelles, refus ya ko ouvrir A.BA.KO. na bikolo bisusu mpo yango ekomaki parti politique, révocation ya Patrice Lumumba, révocation ya Moïse Tshombe.

     

    Ndeko Mituna : Ya misatu entre vieux Kasam na Général Mobutu nani alakisaki moninga ba comportement ya ki DICTATEUR, puisque déjà avant independance na kati ya ABAKO vieux Ksa alakisaki ba dérives dictatoriales, peut-être le 24 novembre 1965 ezali date oyo élève azuaki diplôme d’état ya ki dictateur.

    Emmanuel Kandolo : Colonel Mobutu azalaki na besoin ya kokota kelasi epayi ya Président Kasa Vubu te mpo akoma dictateur. Kobosana te que ye, Colonel Mobutu, asalaka coup d’Etat militaire ya liboso na Afrique, na mokolo mua 14 septembre 1960.  Sima, atiki Président Kasa Vubu a continuer ko diriger Congo. En réalité, wuta 1960, Colonel Mobutu azalaka militaire mpe politicien. Atiaka gouvernement na ye ebengamaka Collège des Commissaires généraux wuta septembre 1960 tee na février 1961.

    Président Kasa Vubu mpe azalaki kaka intéresser na pouvoir personnel na ye. Azalaki très confortable na batu ya Groupe de Binza (soki otangi ba commentaires ya 25 juillet 2009, na titre ya : Réplique d’Emmanuel Kandolo a Papapoto). Nalobi boye mpo ye moko alakisaki volonter ya ko torpiller processus démocratique na révocation ya Lumumba, na 1960 mpe na oyo ya Tshombe na 1965. Nionso oyo contre avis ya Parlement. Na ba cas nionso mibale, Général Mobutu a saisir occasion ya kosala coup d’Etat militaire.

     

    Patriotiquement,

     

    Emmanuel Kandolo ,  1ère publication le 12 mars 2011

     

     


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    L’ANGOLA : COLONIE OU PROVINCE PORTUGAISE ? SE DEMANDAIT « PRÉSENCE CONGOLAISE » DU 6 JUIN 1959.

     

    En juin 1959, le Congo était à une année de son indépendance, et personne ne savait si l’Angola serait indépendant un jour. Mais pour les autorités coloniales de ces deux anciennes colonies, rien ne prédisait l’autodétermination de ces nations africaines.

     

    En effet, durant le séjour en Angola de M. Cornelis, Gouverneur Général du Congo, il avait déclaré que la politique de son gouvernement était axée sur l’africanisation des cadres et la politique de peuplement européen. Il avait ignoré l’imminence de l’indépendance du Congo.

    De son côté M. Sa Viana Rebelo, Gouverneur Général de la colonie d’Angola, répondant aux journalistes belges, avait déclaré qu’on ne pouvait pas parler d’immigration blanche, l’Angola étant « province portugaise », il s’agissait de déplacement à l’intérieur de certains groupes de personnes. Selon lui, « Les Portugais et les Africains avaient le sentiment d’appartenir à une même nation. » Et que "les mouvements panafricains émanant d'Accra n'avaient aucune influence sur les populations angolaises".

     

    Ces deux points de vue colonialistes contrastaient avec ceux des leaders des partis politiques et mouvements de libération congolais et angolais de l’époque. L’évolution des événements dans les deux pays respectifs a prouvé que la liberté a été arrachée. L’opposition congolaise ferait mieux de s’en inspirer.

     

    Messager

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    TRADUCTION DE LA CHANSON « ELOUZAM », PAR EVOLOKO LAYNGOY ET LE ZAÏKO LANGA-LANGA.

     

     

     

    « Elouzam », du chanteur vedette de Zaïko Langa-Langa, Evoloko, fait partie des chansons mythiques du début des années ’70. « Elouzam », est une des chansons qui avaient envoûté les mélomanes congolais et Africains. Une chanson dans laquelle le rythme rivalise avec la consistance textuelle.

    Il serait injuste de traduire deux ou trois chansons de Zaïko sans traduire Elouzam. C’est pourquoi nous avons eu le devoir de la programmer aujourd’hui pour rendre hommage à son créateur : Anto Evoloko Layngoy et surtout, pour nous souvenir des meilleurs moments de notre existence.

     

    Messager.

     

     

     

    ELOUZAM, PAR EVOLOKO LAYNGOY ET L’ORCHESTRE ZAÏKO LANGA-LANGA

     

    Balandaki, balandaki tembe

    Ceux qui avaient douté

    Lelo basuki wapi oh Gloria eh

    Où en sont-ils aujourd’hui Gloria?.

    Bilanda landa otikaka ah mama nakobondela

    Maman je te supplie de cesser le suivisme.

    Naboya mbondi eh naboya kobondela

    Je déteste les caprices, je déteste les supplications.

    Kasi epai na yo Elouza nasuki

    Mais toi tu m’as conquis

    Gloria, Gloria biseka seka na yo Kinshasa mobimba bayeba

    Gloria, Gloria, tout Kinshasa reconnaît ton sourire permanent.

    Ndenge nini bapesa yo te mbote ?

    Comment se priveraient-ils de te saluer ?

    Ndenge nini babenga yo te Gloria ?

    Comment ne te salueraient-ils pas Gloria ?

    Mbote, mbote ekoluka se matata

    Mais les salutations provoquent toujours des convoitises.

    Mbote , mbote ekoluka se bualé

    Les salutations entraînent toujours des sottises.

    Sima maloba etanga lokola mbula oh iya

    Ensuite les paroles pleuvent comme la pluie.

     

    REFRAIN

     

    Elouza, Elouza nga nalingaki bakosi nga

    Elouza, Elouza, je t’ai aimée, mais ils m’ont trompé.

    Balobi kutu  nga na yo tokabuana

    Ils ont voulu que nous nous séparions.

    Oyo soni, oyo soni,

    Quelle honte ! quelle honte !

    Elie oye Elie oye

    Elie oye, Elie oye.

    Nakolanda yo bipai binso okokende

    Je te suivrai partout où tu iras.

    Ata bakani nga na kotika te

    Malgré les menaces, je ne céderai point.

    Nasi nandima ye makala po na yo ye ye

    J’ai déjà accepté la prison pour toi.

    Nagangi oye Elie oye Elie oye

    Je crie oye, Elie oye.

    Bakoyoka na ndako bakotuna tuna

    Ils viennent enquêter à la maison.

    Bakoyeba te Elie obala 

    Ils oublient que tu es mariée (2X)


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    Les "Tutsis congolais": une assertion mensongère!
    Par Chryso Tambu, publié le 12 décembre 2017

    Ils sont plusieurs - ces "intellectuels" ou pseudo-lobbyistes congolais - à tenter de défendre la "cause" d'une catégorie des originaires du Ruanda-Urundi, particulièrement celle de la classe sociale tutsi venue du Rwanda. Après Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo et Jnfb Bondekwe (prétendument un Congolais), la dernière tentative sur les réseaux sociaux revient à un certain Basile Diatezwa sur le mur facebook de Jnfb Bondekwe qui partage d'ailleurs son avis. Ayant identifié par l'ordonnance-loi 71-020 du 5 janvier 1972, selon Basile Diatezwa, non seulement une violation des "droits acquis des personnes originaires du Rwanda et du Burundi établies au Zaire entre Janvier 1950 et Juin 1960" mais aussi des "contradictions", semble-t-il, qui "vont s'aggraver avec la loi 81-002 du 29 juin 1981..." et de nature à causer préjudice à la "nationalité congolaise d'origine" reconnue à la population d'expression kinyarwanda, d'après lui, depuis la Table Ronde et "confirmée" par l'article 6 de la Constitution de Luluabourg". Basile Diatezwa se trompe!

    La toute première observation à faire est que Basile Diatezwa ignore que l'ordonnance-loi 72-002 du 5 janvier 1972 rendait caduque celle du 26 mars 1971 portant numéro 71-020. Et le retrait d'un privilège - une naturalisation collective - n'est pas une violation d'un droit!

    Fondant son argumentation sur l'article 6 de la Constitution de Luluabourg, Basile Diatezwa se perd dans son raisonnement. Il est écrit à l'alinéa 1 qu'"Il existe une seule nationalité congolaise", tout en précisant à l'alinéa 2, qu'"elle est attribuée, à la date du 30 juin 1960, à toute personne dont un des ascendants a été ou est membre d'une tribu ou d'une partie de tribu établie sur le territoire du Congo avant le 18 octobre 1908". Et Basile Diatezwa a tort de considérer cette "population d'expression kinyarwanda", notamment des Tutsis ou "Banyamulenge", comme étant une tribu et de surcroit une tribu congolaise! Alors que, d'après la toute première carte ethnographique du Congo-Belge présentée par le révérend père Moellar de Laddersous en 1910, la présence d'une tribu tutsi, encore moins hutu n'est signalée! Cette information est relayée par l'archiviste belge EJ Vanderwood qui publie en 1939 de la documentation relative à la région du Kivu et qui couvre la période de 1870 à 1918. Et dans l'Encyclopédie du Congo Belge, Tome 1, au chapitre 1er consacré au recensement de toutes les tribus ou ethnies du Congo-Belge, la "tribu" ou "ethnie" tutsi et hutu ne sont pas répertoriées. Par conséquent, l'ordonnance-loi 71-020 du 26 mars 1971, laquelle accordait collectivement, dans un premier temps, la nationalité congolaise aux personnes originaires du Ruanda-Urundi établies "au Congo à la date du 30 juin 1960", se justifiait.

    Cependant, moins d'un an après exécution de la loi, cette première naturalisation collective sera déclarée nulle et non avenue par l'ordonnance-loi 72-002 du 5 janvier 1972. Se limitant à un certain groupe d'étrangers à l'article 15, cette nouvelle loi n'accordera collectivement la nationalité qu'aux personnes originaires du Ruanda-Urundi établies "dans la province du Kivu avant le 1er janvier 1950 et qui ont continué à résider depuis lors dans la République du Zaire jusqu'à l'entrée en vigueur de la loi". De ce point de vue, la question d'une prétendue violation de la loi ne se pose pas non plus étant donné que la procédure d'abrogation d'une loi précédente avait été effectivement respectée.

    Par ailleurs, l'abrogation de l'ordonnance-loi 72-002 du 5 janvier 1972 par la loi 81-002 du 29 juin 1981 introduisant entre autres le principe d'un "caractère strictement individuelle de la demande de la nationalite zairoise" était ni une violation de la loi ni une contradiction.

    Le Congo-Kinshasa est sous occupation. Et les occupants tutsis rwandais, sous la supervision de leurs tuteurs occidentaux qui en tirent des dividendes, ont élaboré et imposé aux Congolais une "Constitution" taillée sur mesure de l'imposteur rwandais, Hypolite Kanambe alias "Joseph Kabila", au sommet de l'Etat. Afin de tromper la vigilance du peuple congolais et accommoder ces occupants tutsis rwandais, dont le leader Paul Kagame est assis sur son trone à Kigali et manifeste ses vélléités expansionnistes, la notion de "tribu" qui caractérise la nationalité d'origine depuis l'accession du Congo-Kinshasa à l'"indépendance" sera remplacée par celle des "groupes ethniques" pour ainsi lire à l'alinéa 3 de l'article 10 de cette charte du pouvoir d'occupation - reconnue , à tort, comme la "Constitution" de la "République démocratique" du Congo - "Est congolais d'origine, toute personne appartenant aux groupes ethniques dont les personnes et le territoire constituaient ce qui est devenu le Congo (présentement la République démocratique du Congo) à l'indépendance".

    Certes, une tentative de falsifier l'Histoire!

     
     
      -- envoyé par Chryso Tambu 

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    Riccardo Petrella : « La guerre est rentable »

     

    Le Congo est embourbé dans une guerre qui ne dit pas son nom. Ce conflit armé sans fin qui dure des décennies ne pourrait se faire sans la main invisible des puissants qui y tirent des dividendes incroyables. Profitant de cette manne et  adoubé par la démission des politiciens congolais, l’Ouest euraméricain pille, saccage et tue car la vie des Congolais n’a aucune valeur. L’argent du sang ainsi amassé est injecté dans leurs économies.

     

    Malgré l’horreur qu’elle véhicule, l’exportation de la guerre est aux yeux des Occidentaux une véritable opération économique. Elle permet aux différentes sociétés commerciales d’engranger d’énormes bénéfices. L’Occident n’a jamais cessé de démontrer que son développement a toujours été synonyme d’exploitation des pays tiers. Il ne tient pas compte des souffrances endurées par les populations ni du sang versé, leur devise étant "business is business". La guerre au Congo est tellement rémunératrice qu’elle risque de perdurer si la classe politique composée de véritables BMW continue de regarder ailleurs pendant que le pays brûle.

     

    L’Italien Riccardo Petrella sait de quoi il parle lorsqu’il affirme que la guerre est rentable. Lui qui pendant 16 ans occupa de hautes fonctions à la Commission européenne révèle des vérités crues dans l’interview qu’il a accordée au journal POUR.

     

    Samuel Malonga


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    Lorsqu’une simple adresse et l’annonce d’un film revêtent une valeur historique.

     

    Hier soir, en découpant les archives pour leur mise en page, il nous était resté un bout de papier de quelques centimètres bon pour la poubelle. L’ayant retourné par réflexe pour confirmer son inutilité, nous avons été surpris de constater qu’il s’agissait d’un petit encadré, publié le 6 janvier 1959 par Présence Congolaise, annonçant la projection du film de la Coupe du monde 1958 à la Maison des Anciens Combattants, située sur Gambela, dans la Commune de Dendale, au profit de l’érection de la tombe du R.P. de la Kéthulle (Tata Raphël). Étant donné le poids de ce prêtre dans le patrimoine  sportif congolais, cette annonce  a revêtu une autre dimension et méritait d’être gravée sur notre site.

     

    Notons que la tombe du R.P de la Kéthulle ou Tata Raphaël est située aux alentours du Stade qui portait son nom, du côté du Camp Cito ou Kauka. Cette archive nous permet de découvrir comment la construction de la tombe de Tata Raphaël  avait été financée

     

    Un autre document que nous avons jugé utile de mentionner sur notre site est une simple adresse, trouvée sur une enveloppe vide. Il s’agit d’une correspondance adressée au Commissaire en Chef de la 2ème Division au Pont-Cabu. Sur cette enveloppe datant de 1959, la ville de Léopoldville était écrite en Français et en Néerlandais. Un détail que seules les archives peuvent fournir.

     

    Dans le 1er cas comme dans le second, les archives se sont révélées irremplaçables dans le cadre du travail de mémoire.

     

    Messager

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    TROIS SUCCÈS DES ORCHESTRES JEUNES DES ANNÉES ’70 EN GUISE DE DÉTENTE

     

    Référence : http://www.mbokamosika.com/article-l-interview-de-bruno-en-hommage-a-son-jeune-frere-denis-bonyeme-120467041.html

     

    Notre mémoire est aussi bien immense que diversifiée. Chaque fois que nous ouvrons une des ses pages, nos souvenirs se croisent. Mais lorsque nous évoquons des souvenirs vécus personnellement, entre autres des chansons des années ’70, nous ne pouvons cacher notre nostalgie.

     

    C’est pourquoi nous avons estimé en cette période qui précède les réveillons de fin d’année, de réconcilier les mbokatiers avec les succès d’antan parmi lesquels : « Komela mbondo po na mwasi te », de Bruno Bonyeme avec Thu Zahina. Une façons de lui réitérer nos remerciements pour l’interview sus référenciée, qu'il nous avait accordée le 7 octobre 2013 depuis le Canada.

     

    Messager


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    LA CHRONOLOGIE DES SÉCESSIONS SURVENUES EN RDC DURANT LES ANNÉES ’60.

       Moïse Tshombé

     

    Lorsqu’on évoque l’histoire des sécessions en RDC, on a tendance à la limiter à celles du Katanga et du Sud-Kasaï. Mais les documents historiques et surtout l’histoire approfondie de la RDC prouvent qu’il y en avait eu plusieurs.

     

    Il nous a semblé utile de revenir sur ces différentes sécessions en cette période agitée de l’histoire de la RDC, où ça et là certaines personnes mal renseignées brandissent le « séparatisme » comme la solution idéale pour la prospérité de leurs provinces respectives.

     

    Nous rappelons à tous ceux qui se trompent ainsi que le fait de se retrouver entre ressortissants d’une même province, d’une même ethnie, ou d’une même région n’a jamais été un gage de  cohésion. Au contraire, l’histoire des 21 provinces a démontré que ces anciennes provinces constituées sur l’homogénéité ethnique avaient engendré un clanisme sans précédent entre ceux du sud et ceux de nord, entre ceux de l’est et ceux de l’ouest. Un clanisme à l'origine des affrontements sanglants.

     

    L'union des congolais dans la diversité ethnique est plus vitale que toutes les richesses du sous-sol réunies. 

     

    Voici en effet la chronologie qui confirme qu’aucune province de la RDC n’avait été épargnée par les sécessions.

     

    Messager

     

     

    LA CHRONOLOGIE DES SÉCESSIONS SURVENUES EN RDC DURANT LES ANNÉES ’60.

     

     

    EX- PROVINCE DE L’ÉQUATEUR

     

    D’avril 1963 au 30 juin 1963 : La sécession de la Province de Bumba présidée par Denis Akundji au sein de la province du Moyen Congo présidée alors par Laurent Eketebi.

     

    EX-PROVINCE DU KASAÏ

     

    Du 6 août 1960 au 12 avril 1961 : Proclamation de l’Etat Minier autonome du Sud-Kasaï, présidée par Albert Kalonji.

     

    De 1962 -1965 : Le Territoire de Mwene Ditu devient Territoire contesté suite à sa convoitise par la province de Lualaba au Katanga et celle du Sud-Kasaï.

    18 février 1966 : Le Territoire de Mwene Ditu est annexé à la province du Sud-Kasaï

     

    EX-PROVINCE DU KATANGA

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    Du 16 juin 1960 au 12 janvier 1963 : Sécession de l’Etat du Katanga, présidé par Moïse Kapend Tshombé.

    Durant son emprisonnement, l’Etat du Katanga fut dirigé par un triumvirat composé de :

    -          Godefroid Munongo Muenda

    -          Jean-Baptiste Kibue

    -          Joseph Kiwele

     

    20 octobre 1960 : Rébellion des Balubakat du Nord Katanga, présidé par Jason Sendwe, contre l’Etat du Katanga

    31 mars 1961 : Reconquête du Nord Katanga par l’Etat du Katanga

    Novembre 1961 : Reconquête du Nord Katanga par le Gouvernement Central

     

    EX-PROVINCE DE LÉOPOLDVILLE

     

    Du 11 au 29 juin 1960 : Sécession de la Province du Congo Central, présidée par Gaston Diomi.

    Du 17 juin-1960 : Sécession de la Province du Nord Kwilu présidée par Gaston Midu.

    Du 18 janvier 1964- Août 1965 : Rébellion de la Province du Kwilu, sous le commandement de Pierre Mulele.

    Juin 1965 : Reconquête du Kwilu par le Gouvernement Central.

    Du 23 sept 1963 au 11 oct 1963 : Rébellion de la Province de Maï-Ndombe présidée par V. Bola.

     

    EX-PROVINCE DU KIVU

     

    Du 26 juin 1960 à juillet 1960 : Sécession de la Province du Maniema, présidée par Clément Walubali.

    En 1961 : Sécession de l’Etat sécessionniste du Maniema, présidé par Antoine Omari, et soutenu par l’Etat du Katanga.

    Du 24 juillet 1964 au 5 oct 1964 : L’ancienne Province du Kivu présidée par Charles Malembe est occupée par Les Forces de la République Populaire

     

    EX-PROVINCE ORIENTALE 

     

    1964 : L’est de la Province Orientale est occupé par la République populaire

    28 décembre 1966 : Réunification de la Province Orientale :

     

    Cette chronologie peut être enrichie par des éléments nouveaux

    LA CHANSON DE PAUL MWANGA « TUKANGA NZILA » EXPLIQUE MIEUX LA CHRONOLOGIE DES SÉCESSIONS EN RDC AU DÉBUT DES ANNÉES ’60.


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    « NOËL TRIOMPHAL », UN ESSAI DE FLAVIEN TEPATONDELE PUBLIÉ EN 1959 DANS « HORIZONS »

     

    À une semaine du réveillon de Noël , nous proposons à nos lecteurs un essai de Falvien TEPATONDELE, publié en 18 janvier 1959 dans le journal « Horizons ». Comme vous allez vous en rendre compte, ce texte reflète la piété des chrétiens congolais durant l’époque coloniale.

    Au risque de nous répéter, nous soulignons une fois pour toutes que les archives des années ’50 exploitées actuellement par le site ont été fournies par Samuel Malonga, qui les achetées auprès d’un archiviste belge, tandis que toutes archives des années ’60 à ’80 -y compris le palmarès de l'Université Lovanium- ont été achetées au pays par l’intermédiaire des collaborateurs locaux mandatés par le site.

     

    Messager

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    Traduction de « La simplicité de Bulundwe », par Kwamy et l’OK-Jazz

     

    La simplicité de Bulundwe est une rareté provenant de la discothèque de notre ami Blondé d’Abidjan, en Côte d’Ivoire. Elle figure sur la liste des chansons à traduire que ce dernier nous avait soumise il y a quelques mois. En la traduisant, nous enrichissons la liste des chansons introuvables exhumées par quelques personnes de bonne volonté.

     

    La simplicité de Bulundwe est la deuxième composition de l’OK-Jazz dédiée à Bulundwe Edouard, ancien gouverneur du Katanga Oriental, de 1963 à 1965, et ancien ministre de l’intérieur durant le régime Mobutu, comme en témoigne l’image ci-dessous.

     

    Si la 1ère composition intitulée « Bulundwe Edouard » en ligne sur notre site depuis quelques années, porte la signature de Franco, La simplicité de Bulundwe que nous auditionnerons aujourd’hui est certainement une œuvre de Kwamy et l’OK-Jazz. Nous l’affirmons ainsi après l’avoir comparée aux autres œuvres de Kwamy, et ayant constaté qu’elle renferme les mêmes structures de compositions de Jean Kwamy Munsi, à l’instar de  « Zeke », « Petit Pierre », « Faux millionnaire », etc, etc.

     

    Messager

     

     

      

     

    LA SIMPLICITÉ DE BULUNDWE, PAR KWAMY ET L’OK-JAZZ

     

    Bulundwe, gouverneur ya Katanga

    Bulundwe, le gouverneur du Katanga.

    Alingi bato nionso balingana, na boboto oh oh

    Il veut que tout le monde demeure dans l’entente cordiale

    Bulundwe, gouverneur ya Katanga

    Bulundwe, le gouverneur du Katanga.

    Alingi bana na ba kulutu, na ba maman na ba tata

    Il aime les jeunes et les adultes, les mamans et les papas.

    Bulundwe, Elombe nde mobali

    Bulundwe, le brave homme.

    Alingi ba riches na ba pauvres, bango nionso ndenge moko

    Il traite les riches et les pauvres de la même manière.

    Tuna bato oyo bayebi ye

    Informez-vous auprès de ceux qui le connaissent.

    Azali na ye se kaka simple

    Il est très simple.

    Mokonzi abongi boye na esika

    Le chef qui convient à ses fonctions.

     

    PONT.

     

    Bulundwe, Elombe nde mobali

    Bulundwe, le brave homme.

    Alingi ba riches na ba pauvres, bango nionso ndenge moko

    Il traite les riches et les pauvres de la même manière.

    Tuna bato oyo bayebi ye

    Informez-vous auprès de ceux qui le connaissent.

    Azali na ye se kaka simple

    Il est très simple.

    Mokonzi abongi boye eh na esika

    Le chef qui convient à ses fonctions.

    Lolendo ezali te eh na Bulundwe

    Il n’y a point d’orgeuil en Bulundwe.

    Mokonzi abongi boye eh na esika

    Le chef qui convient à ses fonctions.

    Bulundwe Edouard eh tata

    Bulundwe Edouard, papa.

    Mokonzi abongi boye eh na esika

     Le chef qui convient à ses fonctions.

     

    Salisa ba pauvres eeh tata

    Aidez les pauvres oh papa.

    Mokonzi abongi boye eh na esika

    Le chef qui convient à ses fonctions.

    Koyoka balobi te eh tata.

    Ne vous préoccupez pas des «on dit», papa.

    Mokonzi abongi boye eh na esika

    Le chef qui convient à ses fonctions

     


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    Victor Mangwele, double champion de Belgique

     

    Le sport militaire est aujourd’hui tombé dans l’oubli. Il n’existe plus. Pourtant, il y a 30 ans, les footballeurs de nos forces armées avaient le vent en poupe avec les Nkoy. Les exploits des Léopards militaires n’étaient en réalité que la suite normale de la pratique du sport dans les casernes.

     

    A l’époque coloniale, les soldats de la Force Publique pratiquaient le football, le basket, le volleyball, le judo comme une sorte de loisir. L’armée avait mis à leur disposition tout le matériel nécessaire. L’investissement de l’État dans le sport militaire avait donné des résultats probants. Pour l’athlétisme, les athlètes les plus performants étaient dirigés vers des centres d’entrainements mieux équipés. Plusieurs parmi eux avaient participé aux compétitions nationales et internationales. Victor Mangwele qui est le plus illustre parmi eux avait battu et détenu des records. Il est et reste jusqu’aujourd’hui une référence

     

     Né le 15 décembre 1930, le sergent Mangwele est le plus illustre de nos athlètes, le meilleur lanceur de javelot congolais de tous les temps. En juillet 1953, les athlètes congolais participent pour la première aux championnats internationaux militaires d’athlétisme au stade Heysel. Leur prestation est remarquable. A Bruxelles, Mangwele améliore le record détenu par Jean Masi-Masi. Il l’établit à 64,33 m. Dès lors, il est de tous les rendez-vous. C’est ainsi qu’il participe en juin 1954 à la rencontre internationale qui opposa la Belgique à la France. Le championnat de Belgique et des colonies est organisé à Léopoldville. Le 2 octobre 1955 devant son public, il bat son propre record en lançant son javelot jusqu’à 65,84 m. Le sergent détient deux titres de champion de Belgique gagné au stade Heysel à Bruxelles. En juillet 1955, il rafle la médaille d’or avec un lancer de 62,09 m. Il récidive en août 1956 avec 65,38 m. Le double champion de Belgique était affilié au CAM Léopoldville. Mangwele a détenu le record de Belgique du lancer de javelot de 1953 à 1957.

     

    Contrairement aux footballeurs qui ne faisaient pas partie des Diables Rouges, la Belgique avait toujours recouru aux athlètes militaires congolais pour défendre les couleurs de la métropole lors de différents meetings d’athlétisme. Plusieurs autres ces athlètes avaient réussi à écrire leurs noms dans le livre d’or de l’athlétisme belgo-congolais. Outre le sergent Mangwele, il y avait notamment le sergent major BWANA (800 m et 1.500 m), le caporal ELEMBA (100 m) et le sergent JEAN MASI-MASI (javelot).

     

    La population congolaise avait un double discours de ces exploits. Pour les uns, ces athlètes représentaient la politique rigoureuse de discipline imposée par la colonisation, tandis que pour les autres, ils étaient des compatriotes qui par leurs prouesses montraient au pouvoir colonial  ce que les Congolais étaient capables de faire.

     

    Samuel Malonga


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