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Cet espace se veut un lieu de rencontres et d'échanges entre ressortissants de l'Afrique Centrale et Australe . Tout étranger connaissant ou voulant faire connaissance de cette partie de l'Afrique est le bienvenu. Nous y aborderons des sujets culturels en français, portugais, ou en lingala, selon les interlocuteurs . Notre devise:réduire la distance qui nous sépare du continent, par l'entretien de la mémoire collective, en recourant à notre musique dans toute sa diversité

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  • 12/15/14--11:06: Il s’appelait Wally Ngonda
  • Il s’appelait Wally Ngonda

     

    De son vrai nom Mbila Dilumona, Wally Ngonda voit le jour à Kinshasa en 1959. Il s’intéresse très tôt à la musique. Alors qu’il est encore ado, il accompagne ses aînés du quartier aux répétitions de l’orchestre  Mozaïf. Celles-ci ont lieu sur la rue Kimpoko au quartier 5 à Ndjili chez Albert Maketo dit Général Makezon, l’un des fondateurs du groupe. Sans pour autant être membre de cet ensemble, l’occasion lui est donnée de jouer à la  batterie pour couvrir le drummer lorsque celui-ci est en retard. Wally Ngonda poursuit son bonhomme de chemin dans la chorale de la CADZ au quartier 3 à Ndjili. Ensuite, il intègre le groupe musical d’une église de réveil dénommée A.C.A. Parallèlement à la chanson chrétienne, il pratique les arts martiaux au karaté club Tshiwara. Lentement mais sûrement, il gravit tous les échelons jusqu’à devenir lui-même ceinture noire et maître. Cet aspect sportif de la vie de maître Wally Ngonda passe quasiment inaperçu au détriment de sa prestance artistique qui l’a propulsé au devant de la scène musicale nationale. La passion pour la musique étant trop forte, il abandonne définitivement le karaté pour s’adonner entièrement à la chanson.

     

    Parcours musical.

     

    Wally Ngonda débute sa carrière professionnelle vers 1980 comme chanteur aux côtés de Djo Poster dans l’orchestre Regna Son de Ndjili dont le style avoisinait celui de Zaïko Langa-Langa. Plus tard, on le retrouve dans Stukas sous la direction de Lomingo Alida, Lita Bembo étant en Europe. Puis, il quitte l’orchestre cher à Kolo Kwanga pour rejoindre Victoria Principal de Bipoli pour atterrir plus tard dans Victoria Eleison de Kester Emeneya. Mais c’est dans Anti Choc de Bozi Boziana qu’il rejoint en 1987 qu’il se révèlera au grand public à la fois comme vocaliste, interprète, compositeur, danseur et animateur. Dans le groupe cher au Grand-Père de la musique congolaise moderne, il va connaître comme jamais auparavant ses heures de gloire. Il forme une attaque de choc avec Bozi, Fifi Mofudé, Koffi Alibaba, Déesse Mukangi et Joly Detta. Son talent éclate au grand jour. Il confirme sa classe et se crée une petite légende autour de sa personne. Sa participation au succès du groupe est sans conteste. C’est dans Anti Choc que Wally compose sa toute première chanson : "Département S", une vraie merveille. D’autres titres suivront aussi mémorables les uns que les autres : "Mauvais calcul", "Grâce à Dieu", "Fleur d’amour", "Réalité", "Déception". Il fait aussi montre de fair play. C’est lui le compositeur de  "Kenzo", mais c’est Déesse Mukangi qui la chante presque du début à la fin. Incontournable, Wally  prête sa voix dans les grands hits du groupe notamment "Doukouré", "Patricia Mundélé", "Wakamba", "Lubuaku", "Parmi les roses" et tant d’autres.

     

    Carrière solo

     

    Vers 1993, l’orchestre Anti  Choc est en France. Plusieurs musiciens dont Wally en profitent pour fausser compagnie à Bozi. Il s’installe alors à Paris. Dans la ville-lumière, il ne reste pas les bras croisés. Il crée le groupe Chic Choc. Avec le concours du chanteur Jarrys Fimbo et du soliste Dodoly, il sort "Tolence"  en 1994. Ce premier album solo comprend six titres dont une reprise. En 1995, Wally s’installe à Liège où il retrouve certains copains sociétaires de l’orchestre Welami qui aussitôt quittent leur groupe pour le rejoindre dans sa nouvelle aventure. Avec son ami d’enfance Americano Seto Le Grand et Mito Coin, il fonde Chic Choc Rénové. Mifune Kiabelva en est le président et le support financier. Le nouvel orchestre reçoit le renfort des anciens d’Anti Choc installés en Belgique entre autre Kidima Dodoly dit Machine à Coudre et Alexis Anzulino (solo), le fils de Makala Ngunza  connu sous le nom de Bangala Manglo (basse), Védos alias Monsieur Propre (drum) et Kalume (chant). On n’y retrouve aussi des nouvelles recrues comme Dierto (tumba), Américano Seto Le Grand, De Gaulle et Mito Coin (chant) sans oublier Albert Maketo Mbumba alias Général Makezon (guitare rythmique et basse), un ancien de Mozaïf. Chic Choc Rénové livre de nombreux concerts. Mais Wally ressent la nostalgie et la chaleur ambiante du Congo. La ville où il est né le manque terriblement. Il veut bien rentrer à Kinshasa mais avec l’intention d’intégrer Zaïko Langa-Langa une fois sur place. Il se rend à Paris pour intéresser Nyoka Longo à ce projet qui lui tient à cœur. Les deux artistes se parlent et se donnent rendez-vous au pays pour  les ultimes concertations afin de finaliser son insertion dans le groupe mytique. Satisfait, Wally regagne Liège pour la finition de l’album "Mody". Il sera enregistré au studio Diane au 18e arrondissement de Paris non loin du métro Marcadet-Poissonniers. Le titre phare de cet opus est dédié au frère cadet de son ami Charly Kimpuanza. Il chante cette sensuelle mélodie baignée de mélancolie en duo avec Sam Mangwana. L’album "Mody" est sponsorisé par Gas, beau-fils de l’Oncle Yorgho et ex époux de Mamy Luambo.

     

    Décès             

    Après la sortie de son CD, le chanteur fait ses bagages pour Kinshasa où il réintègre Anti Choc. Mais peu de temps seulement après son retour, Wally Ngonda meurt. Lui qui pouvait facilement passer du rythme saccadé à la rumba laisse pour la postérité des œuvres d’une grande qualité artistique et deux albums solo : Tolence et Mody.

     

    Remerciements

    Nous remercions vivement Albert Maketo Mbumba dit Général Makezon et Americano Seto Le Grand qui ont connu Wally Ngonda de près. Ils nous ont fourni des informations importantes sur le parcours du chanteur. Sans leur apport, ce texte aurait sûrement été tronqué. Qu’ils veuillent trouver ici l’expression de toute notre gratitude.

     

    Samuel Malonga

    L’œuvre de Wally Ngonda

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    Il s’appelait Wally Ngonda

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    LES ORIGINES DES YEMBE DU LAC MAINDOMBE

    Réf : http://www.mbokamosika.com/2014/12/la-signification-des-noms-muyembe-kayembe-muzembe-kazembe.html

    Réf : http://www.mbokamosika.com/article-le-busongye-70372990.html

     

    Un très grand merci à tous, en particulier à Claude! Vos explications me sont très précieuses!

    Mon point de départ, c'est l'intérêt pour l'histoire des Yembe (ou Iyémbé) du lac Maindombe. Pour les RR.PP. Nestor Van Everbroeck et Adrien de Schaetzen, qui leur avaient consacré chacun une très courte étude ("Les Yembe dits Sud-Lokoro"; "Les Iyémbé du lac Léopold II"), les Yembe ont une histoire "très confuse", "sont une des plus curieuses tribus du Lac Léopold II". Après plus de deux années de recherches et de tests ADN -je suis yembe par mon père- je suis arrivé à la conclusion que les Yembe du lac Maindombe provinrent du Katanga, où ils vivaient avec les Baluba, les Songye et divers autres peuples réunis dans l'Empire Luba. Dans son article sur le Busongye, Mbokamosika avait utilisé le vocable "Bayembi", considéré comme une des anciennes dénominations de Songye et l'appellation de divers peuples du Katanga et du Kasai, issus de l'Empire luba. Je suis convaincu que les Yembe du lac Maindombe font partie de ces peuples. En loyembe, yembe (iyembe) signifie "hache", "houe" et tout objet tranchant.

     Ce qui renvoie au sens indiqué par Claude Kangudie. Des vieux informateurs du R.P. Van Everbroeck lui avaient révélé que jadis "les Yembe étaient englobés dans les tribus batetela". On peut se demander si par "Batetela" ils ne désignaient pas également les Songye. Je suis convaincu que notamment les Bayembi du Kasai -descendants de Nkole wa Bayembi [cf. l'excellente étude: "Kasai Oriental: un noeud gordien dans l'espace congolais", disponible sur la toile] ont des ancêtres communs avec les Yembe du Lac Maindombe.

     Les "premiers ancêtres" de certains Yembe du lac Maindombe étaient, selon les informateurs du R.P. Van Everbroeck, Mputu et Nsongo. On peut se demander si "Mputu" (ou Mpoto?) ne serait pas le nom attribué à Nkongolo Mwamba par les Yembe du lac Mainbombe, en raison de son teint clair. "Nsongo" pourrait correspondre chez les mêmes Yembe à Nsungu, la demi-soeur de Nkongolo, avec laquelle il se maria. Le chef des Yembe avait jadis pour titre "Benja". Dans sa thèse "The soothsayers (Bambuki) and the Christian prayer petitioners (Balombi): a comparative and evaluative study of healing in the Luba Katanga area", le Pasteur Kasongo-Lenge K. Kansempe affirme qu'un des ancêtres de Nkongolo Mwamba s'appelait "Banze Mpuya".

     Je pressens que "Benja" et "Banze" (ou "Banza") seraient des vocables différents mais qui renverraient à un seul et même titre. Kazembe en lunda signifierait-il "rasoir", "hache", comme "yembe" en tshiluba ancien, en loyembe? Le sens que j'ai rencontré est plutôt "général" (militaire). Très fraternellement.

     

    Jean-Bosco Botsho

    La hache des Bayembi, actuels Basonge

    La hache des Bayembi, actuels Basonge


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    Bientôt l’histoire de Ngongo Leteta par le prof. Lomamba Emongo
     

    Chère Bibi Yangu,


    Je lis assidument les postings sur votre merveilleux site web. Particulièrement sur la culture de notre cher Congo. C'est une répétition, je sais, mais je ne connais aucun autre site web congolais qui vous arrive à la cheville: votre design qui ne cesse de s'améliorer, la qualité supérieure de la majorité des interventions, la diversité des sujets traités...

     

    Je me réjouis surtout de l'engagement de nos frères et sœurs à fouiller notre passé, à comprendre nos origines, à initier enfin l'histoire du Congo par ses enfants.

     

    Les textes sur les noms et mots dont la racine est «YEMBE» est édifiant. D'autant plus que ce mot existe aussi et dans le même sens d'objet tranchant (ici bêche) chez les Asambala de Katako-Kombe dont je suis.

     

    Pour finir, je vous reviens sous peu avec un certain nombre de choses sur Ngongo-Leteta...

     


    Joyeuses fêtes de fin d'année!

     

    Le professeur  Lomamba Emongo


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    Lionel ouvre le feu à l’occasion des fêtes de fin d’année.

    Nous avons reçu de notre ami Lionel un bon nombre de titres qu’il nous recommande de diffuser à l’attention des mbokatiers à l’approche des fêtes de fin d’année.

    Afin de permettre une meilleure audition de ces titres, nous avons préféré n’en diffuser ceux qui ne sont pas encore en ligne sur notre site, tout en informant les mbokatiers que notre ami Lionel recherche à son tour les titres de l’orchestre Stukas (1976) ci-après : Ivaliya (de Lita) ; Sono oyebi (de Lita) ; Isole Kereia (de Lomingo Alida) ; DC 10 original ( de Lomingo Alida).

    Msg

    Voici le message de Lionel aux mbokatiers

    "Bonjour chers internautes ,


    Mon nom est Lionel Marcel , abonné à ce blog depuis quelques jours . Je serai très heureux de partager des surprises pour notre site MBOKAMOSIKA .
    Pour l'évènement des fêtes de fin d'année, je mets à la disposition de tous les internautes qui consultent ce site , des trésors de notre musique congolaise-zairoise des années 1970 .
    Par admiration pour MBOKAMOSIKA et tous les kinois, congolais du monde entier,  je tiens noblement à vous offrir , de quoi savourer les fêtes de fin d'année 2014 .


    Tous les mbokatiers se rappelleront de l'Orchestre Stukas Boys , l'Orchestre Zaiko Langa Langa( l'orchestre de tous les âges ) , l'Orchestre Isifi Mélodia sans oublier l'Orchestre Isifi

    La sélection musicale contiendra également des œuvres emblématiques qui satisferont tous les amoureux de la musique zairoise-congolaise.

    Je tiens à remercier notre Ami Antoine Nickel , qui a contribué à la recherche de certaines chansons . Voici la sélection des hits inoubliables que j'ai retenue pour le site : 

    -Elopalo pts 1&2 par Lita Bembo & Stukas Mombombo 1976
    -Sosodoma pts 1&2 par Lita Bembo & Stukas Mombombo 1977
    -Bienvenue Ema pts 1&2 par Lita Bembo & Stukas Mombombo Caiman 1977-1978
    -Scania pts 1&2 par Lita Bembo & Stukas Sanga Mokolo 1975
    -Bawela Bazanga pts 1&2 par Suké Bola & Stukas Mombombo 1976
    -Sambolé pts 1&2 par Evoloko Antho & Orchestre Isifi 1976-1977
    -Namileli Djakarta pt 1 par Efonge Gina & Grand Libanko 1977
    -Elo pts 1&2 version complète par Teddy Sukami & Zaiko L.L 1975
    -Nalali Pongi 1ère Version par Nyoka Longo & Zaiko L.L 1976-77
    -Fololo Ya Nzembo pts 1&2 par Mwaka Mbeka Bapius & Zaiko L.L 1977
    -Souvenir Masa 1ère Version par Nyoka Longo & Zaiko L.L 1978
    -Souvenir Djeny pts 1&2 version compplète par Mbuta Mashakado & Zaiko L.L 1978
    -Feti pts 1&2 par Bakundé Ilo Pablo & Zaiko L.L 1978
     
    La sélection se termine là . J'espère que vous savourerez avec pleine satisfaction vos instants en réecoutant ces merveilles du passé .
    Votre bien dévoué Lionel Marcel vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d'année à vous et toutes vos familles . "
     
    Cordialement

     

    Lionel

    VOICI LA SELECTION DE LIONEL A L'OCCASION DES FETES DE FIN D'ANNEE

     

    Lionel ouvre le feu à l’occasion des fêtes de fin d’année.

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    Précisions sur la signification  de  « pene » et « she » chez les Tetela.

     

    Référence. http://www.mbokamosika.com/article-michel-wetshemongo-analyse-pene-en-tetela-80621313.html

     

    * En otetela (préfixe /o-/ au singulier : « otetela », et /a-/ au pluriel : « atetela »), /pene/ signifie effectivement « successeur » ou mieux « héritier ».

    * /she/ ne fait pas partie des anthroponymes généralement connus dans l’onomastique de la langue ; néanmoins, en plus de sa valeur sémantique se traduisant « son père », on retrouve /she/ dans la composition des anthroponymes constitués des syntagmes nominaux :

    - exprimant un syntagme nominal possessif se traduisant « père de » :
    ex. Shooyaka (littéralement « père de Oyaka »)
          Shaalanga (littéralement « père de Alanga »)

    - exprimant le sens d’un nom proverbial ou d'un fait historique … :
    ex. Shekooshinde (littéralement : « ressemblant à son père ») Ontonashe (littéralement « fils de son père »

    NB. En parler Dikonda (nord-est du Sankuru), les anthroponymes masculins sont souvent antéposés d’un morphème /shee/ ( à voyelles antérieures /-ee-/ ouvertes), signifiant « père »(ou papa). 
    Ex. Sheetambwe (père ou papa Tambwe)
          Sheelombe (père ou papa Lombe)



    MICHEL WETSHEMONGO


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     Encore une chanson à identifier pour Pedro

     

     

     

    Cher Messager,

     

    Avons-nous déjà parlé de la chanson dont j’esquisse le texte ci-dessous ? Je n’en ai plus le titre dans la tête, donc je ne parviens pas à la retrouver sur la toile ou sur le site :

     

    Bandeko ngai nalembi mobali oyo

    Mosala na ye kolakisa ngai bambanda

    Nakozonga nakozonga na baboti

    Bazongisa mbongo ya libala nalembi

    Nakokima nakokima na libala

    Nasala bondumba lokola baninga

    Nalingi nalata bilamba oyo ya malonga

    Nadendelaka mibali po balinga ngai

     

    Nabala te o nabala te o mama

    Bapesi ngai liteya namoni

    Nakoki kobala lisusu te na mokili

    Nakovanda se boye

     

    Pedro

     

     

     

    Il s'agit bel et bien de "Nademdela mibali" de Bavon Marie Marie

     

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      Encore une chanson à identifier pour Pedro

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    A propos de l’origine du mot « TSHOBO »

    Référence : http://www.mbokamosika.com/article-35282773.html

     

    Ce débat, à mon sens introduit depuis 2009, n'avait répondu à la question posée : quelle est l'origine du mot "tshobo". Pour les kinois d'alors, ce mot avait pris plusieurs connotation tels les uns et les autres, avec raison, l'avaient ici exprimé. Mais seulement voilà, on n'était pas allé à l'étymologie intrinsèque de ce nom.


    Dans ma jeunesse, à l'indépendance et dans les premiers gouvernements du Congo indépendant, il y avait un ministre, je crois qu'il fut le tout premier sinon dans les gouvernements qui avaient suivi celui de Lumumba, soit celui d'Adula ou d'Ileo. Ce ministre de l'éducation s'appelait Faustin Tshobo. Il habitait en face de Marché Anciens Combattants, actuel Marché Gambela. Tshobo fut son nom de famille, et si ma mémoire ne me trahit pas il était originaire de Mayombe (Boma ou Tshela).


    Quant à l'origine de nom, je peux dire que ce nom est d'origine Kongo. Dans l'ancien temps,Tshobo chez les bayombo ou N'TIOBO, chez les autres ne kongo est le nom que l'on donnait à un enfant prématuré ou qui était après que la maman aurait connu des enfants morts nés. Selon la légende ou tradition, on lui donnait c nom pour qu'il vive pour avec les autres morts.

     Donc voici en bref d'où provient ce nom. Pour mémoire, je me rappelle que Papa Faustin Tshobo fut, avant de devenir ministre de l'éducation, était Président de la JABAKO, Jeunesse de l'Abako, le premier parti politique du Congo belge qui signera le Contre Manifeste du Plan de Van Bilsen.
    Joyeux Noel et Boanana à tous les Mbokatiers qui me liront.

     

    MFULMU’A NLANZA


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    NILA MBUNGU CONFIRME LA RARETE DES ARCHIVES EN RDC !

     

    Réf:http://www.mbokamosika.com/article-les-meilleurs-de-l-annee-musicale-1978-87299207.html

    Merci pour ces archives. J'ai tout perdu. Les archives des quotidiens Salongo et Elima ont été détruits par les pillages de 92 puis par l'AFDL en mai 97...

     

    Nila Mbungu

     

     

    Notre commentaire :

     

    Nila Mbungu, une des plumes de la presse kinoise des années ’70 et 80 vient, à travers son commentaire ci-dessus,  confirmer  la rareté des archives dans notre pays, en donnant l’indication des  deux événements qui ont contribué à la destruction de notre mémoire collective.

    En toute honnêteté, il convient d’ajouter à ces deux tristes événements, l’usage irresponsable et destructrice des archives diverses par les commerçants durant des années. Ainsi, tous les documents et les images qui nous manquent aujourd’hui pour faire notre travail de mémoire, ont été inconsciemment  sacrifiés pour l’emballage de quelques cacahuètes  et  de quelques beignets.

    Chers amis, dans tous les domaines, il faut savoir s’organiser. Rien ne tombe du ciel. Tous les auteurs des articles sur mbokamosika se plaignent du plagiat systématique de leurs articles par les autres sites, y compris ceux qui sont  sur le terrain et qui ne savent comment faire pour se documenter. L’unique solution facile qui s’offre  à eux c’est venir extirper tout le contenu de mbokamosika.

     

    Messager


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    Vœux de bonne année à travers la dernière salve musicale .

     

    Le réveillon de Noël 2014 a vécu. Il nous reste celui de la St. Sylvestre. Mais  il se fait que nous n’avons pas encore accompli le rituel qui consiste à adresser des vœux de fin d’année à tous nos lecteurs.

    C’est ainsi que  nous voudrions souhaiter à tous les mbokatiers nos vœux de bonheur et de plein succès durant l’année 2015. Que cette nouvelle année puisse nous permettre de poursuivre ensemble le travail de mémoire entamée il y a bientôt sept ans.

    Afin de lier l’utile à l’agréable, nous avons concocté une sélection musicale sur base des chansons fournies au site par Lionel, David, Papa Toto, et  Samuel Malonga.

    En vous invitant de savourer ces belles mélodies , nous vous souhaitons une bonne année 2015.

     

    Messager

     

    LA DERNIÈRE SALVE MUSICALE DE L’ANNÉE 2014

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    A MESSAGER , Claude KANGUDIE, Ignace MUKENDI BAMBI et par devers vous, tous les MBOKATIERS , je fais mien à l'endroit de chacun le contenu de cette carte, en y ajoutant mes souhaits de bonne santé , sans laquelle vous ne sauriez apprécier ce dont Dieu vous feraient grâce en l'année nouvelle 2015. " Faîs de l'Eternel tes délices, et il te donnera ce que ton coeur désire" (Ps.37:4)
    Booonanééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééé!
    MWENZE

    carte virtuelle


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    Masuwa enani, ou 2014 enani !

    Cher Messager,bonsoir,

    J'espère que vous passerez bien les fêtes de nouvel an"2015"!En ce qui concerne votre dernière salve musicale,je vous en remercie mais il n'y a pas de place pour les commentaires et c'est pour cela que j'en profite pour vous adresser un questionnement ici!Sur cette rubrique,tout est bien fait.Et ma question peut paraître déplacée mais elle me tient à l'esprit!En effet,dernièrement sur la toile de youtube,il y a une vidéo de Boyibanda-Michel qui interprète sa première chanson"Masuwa Enani"dans l'O.k-Jazz.Si je me souviens bien,cette chanson date depuis 1964,les paroles sont dans une langue proche du lingala et les expressions sont:Ah ya ngaya oh,ah ya ngaya,...Oh,nga wah oh,ooh,..Ina kalele oh oh,...mboka oh,oh! O botaka nga oh,oh! ainsi de suite!

    Et je veux savoir,à partir de vos connaissances,de quelle tribu est issu notre Michel-Boyibanda?On voit bien qu'il est des Bangalas,de par son nom,en plus,de quel village?Car,dans le clip,on voit des villages sur "pilotis"dans le fleuve Congo et au bord de ce fleuve.Enfin,Michel-Boyibanda,après l'O.k-Jazz,était retourné à Brazzaville où il s'était associé à Loko-Massengo et Youlou-Mabiala pour créer l'ensemble"les trois frères"!Si j'étais attentif,en 1984,j'aurais pu demander à Franco-Luambo de m'expliquer tout cela car,durant son long séjour en belgique,je le côtoyais et on prenait un verre ensemble grâce à l'intermédiaire de son conseiller"Weber ou Webbe"!Et je serais satisfait si quelqu'un pourra me traduire cette chanson en français car cette langue c'est presque du lingala primordial!En attente,bien à vous et j'espère en votre service.

     

    Nyanguila

     

    NOTRE REPONSE

    Nous avions déjà dit adieu à l’année 2014 à travers la dernière salve musicale. Voilà que notre ami Nyanguila nous oblige à nous contredire en clôturant l’année  d’une manière plus poétique, sous cette image: " 2014 enani", comme le titre de la chanson de Michel Boyibanda.

    En ce qui concerne les origines de Boyibanda et la signification de sa chanson, nous reprenons les commentaires émis par les mbokatiers en 2011 afin d’édifier notre ami Nyanguila.

     

    Messager

     

     

    mboté mingui ba ndéko ngayi pé na sépéli mingui na nzémbo oyo lélo mboula mobimba na za kolouka yango ndé lélo na zoui wana ba mboula ngayi na bandaki mossala ya kotéya bana na éngoumba
    OUESSO kouna na CONGO BRAZZAVILLE OUESSO ndé mboka ya ndéko MICHEL BOYIBANDA yé aza koyémba na SANGHA SANGHA RESTE éza kombo ya masouwa ézalaka kolongwa BRAZZA téé OUESSO na
    sima posso moko MASOUWA RESTE EZA KONANA NGAYI NA LINGUI NA TINDA MOKANDA BASSAKOLI NSANGO NA KOKENDA TE MBOKA NA ZA KOKOUFA BOZELA NGAYI NA ZA KOYA TONGO EKOTANA NGAYI NA KOYA ndéko ZEMBE
    mwa moké ngayi na zoui mpo na yo ngayi wa yo
    MOLINGOU

    MOLINGOU

    Mbi bala ala koue c'est à dire je salue tout le monde


    Comme pour MALAO,je reviens ici,profitant de cet article pour demande une clarification sur ses origines.On nous a toujours laissé croire en CENTRAFRIQUE qu'il a des racines
    centrafricaines.Si CLEMENT OSSINONDE pouvait nous apporter des precisions je lui en serais bien reconnaissant


    Cordialament POUKO

    POUKO

    Réponses à FELIX, POUKO, SIMBA NDAYE....


    - A ce que je sache, Michel BOYIBANDA est bien congolais de Brazzaville, originaire du département de la SANGHA et de l'ethnie "Sangha-Sangha". Le département de la Sangha fait frontière avec le
    Cameroun et le Centrafrique. Et lorsqu'on sait comment les frontières en Afrique ont été tracées, il n'est pas impossible que son ethnie s'étende jusqu'au Cameroun ou au Centrafrique.


    - Effectivement, il est bien reconnu par les intimes par BO-BOY. Quant à la chanson "Misele" de l'OK Jazz, rien à voir avec Boyibanda


    - Michel BOYIBANDA et Max MASSENGO ont exhumé depuis l'année dernière l'orchestre NEGRO BAND qui on le sait à vu le jour à Kinshasa en Novembre 1958
    Clément Ossinondé

    CLEMENT OSSINONDE

    Masuwa enani, ou 2014 enani !

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    Des remerciements en lieu et place des statistiques mensuelles.

    En ce début de l’année 2015, nous avons voulu remplacer les traditionnelles  statistiques par des remerciements à l’endroit de la poignée de « donateurs » qui finance le fonctionnement du site.

    En effet, si notre site est toujours actif sur le net, c’est grâce au soutien financier de quelques bonnes volontés qui n’hésitent pas à puiser  dans leurs budgets familiaux pour l’intérêt de la communauté. En jetant un coup d’œil sur la liste des contribuables, on se rend compte que ce sont presque les mêmes personnes qui  cotisent.  

    Pourtant, le passage de notre site à la formule professionnelle a fait bondir les frais du domaine qui reviennent  désormais à 300 euros par an. Nous avions l’obligation de nous acquitter de ce montant jusque hier à minuit. Grâce aux contributions mensuelles des membres donateurs, nous avons réglé cette facture sans lancer des appels d’aide comme à une certaine époque.

    La question qui se pose au seuil cette année est de savoir si le poids du site sera  toujours supporté par quelques personnes alors que le fruit du travail réalisé sur cet espace profite  à des multitudes ? Que tous ceux qui sollicitent de divers services auprès du site méditent sur cette question.

    Voici la liste des membres donateurs ayant contribué au cours du mois de décembre 2015.

    1. Bernard Boribegnobeba (Guyane Française)
    2. Jacob Lusala (Belgique)
    3. Lend Nyanguila (France )
    4. Lenzo Makayi  (Grande Bretagne).

    A ces quatre membres ainsi qu’ tous les fidèles donateurs, nous offrons la chanson «Moninga mwasi na yo kitoko), de Tony Dee et Afro Negro, en guise de cadeau de bonne année 2015

     

    Messager


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    Une chanson et un auteur à identifier

    Au secours, pour identifier le titre et 'auteur de la chanson dont les paroles du refrain sont les suivantes: Est-ce Bombenga Rochereau ou Sam Mangwana?:

    Tala ngai na momi pasi ya bolingo oh
    Bibi ya mama eh nga na komi zoba oh
    Po nini oh?

    Se po ngai na sengi kaka to lingana ah
    Solo na ko kufa ba yini ngai pamba

    Bibi ngai na moni kaka to bima lelo
    Bango ba mona ndenge ya libal'oyo Loulou oh
    Soki ngai na kosi yaka to kende hè
    Ko tuna na Doudou ah hà tina ya libal'oyo


    Grand merci pour votre aide

     

    Pandha Depandhaert

     

    Notre réponse.

     

     

    Biby  n'est ni de Rochereau, ni de Bombenga, encore moins de Sam Mangwana. Elle a été composée par Maximes Mongali et interprétée par Rochereau et Sam Mangwana au sein de l'African Fiesta National.

    Messager

     

    Max Mongali et Zizi Nzanga, lors d'un concert des retrouvailles des anciens de Los Nickelos

    Max Mongali et Zizi Nzanga, lors d'un concert des retrouvailles des anciens de Los Nickelos


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    Patrice Lumumba, les femmes de sa vie

     

    Patrice Lumumba n’est plus à présenter. Le nom du Congolais le plus vénéré a parcouru les mers et les continents. Mais au-delà du mythe, que sait-on de l’homme, du père et surtout de l’époux qu’il a été ? Ses biographes se sont surtout penchés sur ses activités politiques. Faisant le chemin inverse, nous avons voulu explorer un autre aspect de la vie du héros national en parlant de sa vie de couple et de ses escapades amoureuses. 

     

     Vie privée, vie publique      

    Patrice Lumumba a vécu comme monsieur tout le monde. Si on connaît beaucoup de choses sur sa vie d’adulte, on sait très peu de choses sur sa jeunesse d’Onalua à Stanleyville où il vécut à partir de 1944 avant de s´installer à Léopoldville vers 1958. Il est encore très jeune lorsqu’il épouse sa première femme. Patrice connaît des amours en dents de scie, des relations à rebondissements avec des hauts et des bas. Si sa vie publique est rose avec une fulgurante ascension sociale, sa vie privée par contre est orageuse, tumultueuse, difficile. Les mariages, divorces, remariages voire concubinage se mêlent et se succèdent. Tout est marqué du sceau de sa personne. Plusieurs de ses relations affectives sont des parenthèses qu’il ferme pour ouvrir aussitôt la page d´une nouvelle aventure sentimentale. Pour le meilleur comme pour le pire, qui sont ces femmes qui ont partagé tant soit peu la vie de Patrice Lumumba? Voici une ébauche de ces amours qui ont marqué l’existence du Premier ministre.

     

    1. Henriette Maletawa

    Lumumba se marie très jeune. Il a 20 ans lorsqu’il se met en ménage. Henriette Maletawa est sa toute première épouse. C’est une femme lokele de la région de Stanleyville. Le mariage coutumier a lieu le 21 octobre 1945 à Stan mais l’idylle ne dure que l’espace d’un matin. Ils se séparent vite. Car ambitieux et soucieux de s´élever dans l´échelle sociale, Henriette Maletawa n´est pas pour Lumumba une épouse à la hauteur de l´homme qu´il est et de la personnalité qu´il souhaite devenir. Le divorce est prononcé en 1947. Le couple n’a pas eu de progéniture.

     

    1. Hortense Sombosia

    Lorsque Lumumba quitte Henriette Maletawa, il épouse directement Hortense Sombosia, une femme de la région. Il convole en noces avec elle le 25 juin 1947 à Stanleyville selon la coutume. Bien qu’il ait connu de bons moments avec elle, le mariage ne dure pas. Le divorce intervient le 9 février 1951 à la demande de Lumumba. En trois ans d’union conjugale, Hortense n´a pas donné d’enfants à Patrice.

     

    1. Pauline Nkie

    En 1947, Lumumba est à Léopoldville où il suit une formation à l’école postale. Il fait la connaissance de Pauline Nkie. C’est le coup de foudre. Patrice éprouve un amour fou à cette jeune femme née à Banningville (Bandundu-ville). C’est une Sakata originaire de Tolo dans la région du Lac Maï-Ndombe. Elle est déjà mère d´une fille prénommée Léonie. Son père est batelier à l’Otraco. Leur relation ne dure pas car Nkie doit quitter Léopoldville pour suivre ses parents mutés à Port-Franqui (Ilebo). Les deux amants se séparent contre leur gré mais se retrouvent de nouveau en 1948 à Stanleyville alors que Lumumba est marié à Hortense Sombosia. Dans cette ville, Nkie lui donne son tout premier fils. Celui-ci voit le jour le 20 septembre 1951 et porte le nom de son  père, François Tolenga. Les deux tourtereaux ne se marieront pas. La cohabitation est de courte durée. Lorsque l’idylle prend fin, Pauline regagne Léopoldville avec son fils dans les bras. Patrice envoie de l´argent chaque mois à son ex compagne pour les besoins de l’enfant. De Lumumba, Nkie dira que c’est un homme soigneux qui s’habille bien, qui dévore quantité de bouquins et qui écrit beaucoup. En 1960, elle viendra même rendre visite à Patrice Lumumba, premier ministre déchu en résidence surveillée.

     

    1. Pauline Opango

    Tetela par son père, elle voit le jour le 1er janvier 1937 à Wembo-Nyama dans le territoire de Katako-Kombe, district de Sankuru. Sa grande-sœur est l’épouse d’un ami de Lumumba. Une fois son mariage arrangé conclu, Pauline quitte son village natal pour rejoindre son mari dans le chef-lieu de la province Orientale. Elle et Patrice ne se connaissent pas avant leur union. C’est une fille nubile que Lumumba épouse coutumièrement à Stanleyville le 15 mars 1951. Novice dans cette nouvelle vie conjugale, Pauline qui n’est sûrement pas bien préparée à sa tâche de femme ignore bien des choses du ménage. C´est Patrice lui-même qui lui apprend tout. Mariage mouvementé, les disputes sont fréquentes, les séparations du corps aussi. Pauline finit même un jour après une grave querelle par plier bagages pour rentrer à Wembo-Nyama chez ses parents. Elle ne divorce pas pour autant. Elle rejoindra le toit conjugal à Stanleyville où son mari continue son ascension fulgurante. C´est avec elle qu’Emery forme une grande famille. Outre François Tolenga qu’elle élève comme son propre fils, Pauline donne quatre enfants à Lumumba : Patrice Okende (Patrice Junior) né le 18 septembre 1952 et décédé le 30 mai 2014, Juliana Amato (du nom de sa mère) née le 23 août 1955, Roland-Gilbert Okito né en 1958 et Marie-Christine Lumumba née en 1960. Alors que le couple est en résidence surveillée, Pauline Opango accouche prématurément à cause des émotions vécues. L´enfant est née malade, atteinte de jaunisse. Marie-Christine est envoyée en Suisse pour des soins appropriés mais meurt quelque temps après. Pauline Opango Onosomba ne s’est jamais remariée après la disparition brutale de son mari alors qu’elle n’a que 24 ans. Elle qui déclara que "lorsqu'on a vécu avec un homme comme Patrice, on n'a aucune raison de vouloir vivre avec un autre" a tiré sa révérence le 23 décembre 2014 à Kinshasa. Son veuvage a duré 53 ans.

     

    1. Béatrice Okoko

    Fin des années 50, le Stanleyvillois Lumumba est de passage à Onalua, son village natal. Il y fait un retour remarqué. L’élégant et séduisant jeune homme venu de la ville attire les regards et est l’objet d’une grande curiosité de la part de la gent féminine. Le citadin est habillé comme un osungu (blanc en tetela). Il rencontre une jeune fille nommé Béatrice Okoko et lui fait la cour. Elle est célibataire, il est marié. Le dandy venu de Stanleyville a-t-il réussi à séduire la jeune villageoise ? La suite de cette romance n’est pas connue. En 2011, Béatrice Okoko en a elle-même fait la confidence à un Belge venu sur les traces de Patrice Lumumba à Onalua à l’occasion du cinquantième anniversaire de sa disparition tragique.

     

    1. Alphonsine Batamba (Alphonsine Masuba)
    2. )

    C’est une jeune fille de tribu lokele qui est couronnée Miss Stanleyville en 1956. Lors d´un séjour à Boyoma, Louis-Richard Lumumba qui est l´ami de jeunesse de la plus belle fille de Stan la présente à son frère Patrice. Aussitôt, Emery tombe amoureux d´elle car il la trouve plus intelligente et mieux éduquée que toutes celles qu´il a jusque-là épousées ou courtisées. Lorsque le président du MNC gagne les élections de 1960 et s’installe à la primature, Alphonsine Batamba devient sa secrétaire personnelle. En sa qualité de fonctionnaire et de maîtresse du Premier ministre, elle réside dans un appartement sur le Boulevard du 30 Juin à Royal. L’endroit est vite devenu le lieu de rencontre des membres du MNC. Quand Lumumba meurt le 17 janvier 1961 au Katanga, Alphonsine Batamba attend famille. Enceinte de Patrice, Cléophas Kamitatu la protège et la cache jusqu’à l’accouchement de Guy-Patrice Lumumba à l’hôpital Elisabeth (Ngaliema) le 7 avril 1961. Le fils posthume ne verra ni ne connaîtra son père assassiné près de trois mois avant sa naissance. En réalité, il est né sous un faux nom par peur des représailles. C’est à 12 ans qu’il portera officiellement le nom de son géniteur. Enfant caché, le Congo mettra près de 44 ans pour le connaître. La RDC découvre ce jeune homme inconnu en 2004 lorsqu´il se porte candidat à l’élection présidentielle. Selon les confidences de Guy Lumumba au journal La Conscience, son père envoya sa mère à Brazzaville pour étudier avec la promesse faite à sa famille de l’épouser au terme de ses études. N´eut été sa révocation puis son assassinat, Patrice Lumumba aurait répudié Pauline Opango pour se marier avec Alphonsine Batamba. Le mariage était même prévu pour octobre 1960. L’ex Miss Stanleyville est décédée à Kinshasa des suites d’un cancer du sein en 1973.

     

    1. Hélène Bijou
    C’est le 30 juin 1960, Le Congo entier s’est donné rendez-vous au Palais de la Nation. La proclamation de l’indépendance va se faire dans quelques instants. Les personnalités et les invités arrivent. Patrice Lumumba est seul, son épouse est absente. Pauline Opango refuse d’assister aux cérémonies de l´indépendance. La raison ? Les cheveux de son mari sont en désordre. Lors du bal, c’est une jeune femme inconnue, une belle Lulua qui va danser avec Patrice. Ce détail anodin est pourtant rapporté à la fois par Aimé Césaire dans sa pièce "Une saison au Congo" et Raoul Peck dans son film "Lumumba”. Cette belle femme qui sert de cavalière au Premier ministre du Congo indépendant s’appelle Hélène Bijou. Le poète et dramaturge Césaire la nomme ainsi en sa référant à son éblouissante beauté. Mais quel est son vrai nom ? Est-elle née de l’imagination de Césaire pour les besoins de son livre ? Qui est-elle en réalité, une maîtresse déguisée en collaboratrice  ou une vraie assistante de l’homme d’État? Quel poste a-t-elle occupé dans le cabinet de Lumumba? Il y a bien des questions en suspens. Car concernant cette jeune femme, aucune information fiable n´est malheureusement disponible sauf celle qui affirme qu’elle faisait bien partie de l´entourage du Premier ministre. 

     

     Un vrai dandy

    Patrice Lumumba plait aux femmes et les femmes lui plaisent. Chaque fois que l’occasion se présente, il n’hésite pas à faire des avances aux jeunes femmes qui croisent son chemin. Beaucoup ne résistent pas à son charme. Ceux qui le fréquentent parlent d’un homme fou de femmes. Lumumba? Un monsieur attrayant, galant. Patrice? Un évolué mais aussi un vrai dandy. Car derrière ses sobres lunettes, sa raie impeccable, sa barbiche soignée, sa moustache clairsemée, sa taille imposante, sa fière allure, son apparence débonnaire et sa fascinante personnalité se cachait un véritable séducteur. Il y avait eu peut-être d’autres histoires d’amour signées de sa main ; d´autres conquêtes féminines inconnues ou cachées, lui qui lorsqu’il était jeune obligeait les filles à danser et à chanter qu’il était blanc.

     

    Sources:

    • Karen Bouwer, Gender and Decolonization in the Congo: The Legacy of Patrice Lumumba
    • Evariste Pini-Pini Nsasay, La mission cvilisatrice au Congo
    • Interview de Guy Lumumba dans le journal "La Conscience" de novembre 2004

     

    Samuel Malonga

    Patrice Lumumba, les femmes de sa vie

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    LES MÉDIAS DU CONGO DES ANNÉES 1960-1975

     


    Bonjour.
    Vous faites un excellent travail. Felicitations.
    Les 15 premieres annees de la RDC sont mal connues par les jeunes et meme beaucoups d'adultes nes apres 1960.
    Tous ceux qui sont nes sous le MPR ne connaissent que les medias infeodes au regime de Mobutu (Elima, Salongo, Voix du Zaire, etc.)
    Est-ce possible de dresser une liste et nous rappeller les medias qui existaient au niveau national, provincial et local. Il me semble qu'il devait y avoir une panoplie de publications qui contribuaient à former l'opinion publique. Merci d'avance.

    Lambert Ngoi
    Japon

     

     

     

    Notre réaction

    Afin de mieux situer notre ami Lambert Ngoi ainsi que tous ceux qui seraient intéressés par l'histoire de la presse au Congo, nous allons reproduire notre article du 9 juillet 2007 sur "l'évolution de la presse au Congo" faisant la synthèse de trois cours, à savoir: "L'histoire approfondie du Zaïre"; "le panorama de la presse africaine"; et "le droit de l'information", appris  durant notre formation.

    Cet article qui s’étend de 1891 à 1980, va au-delà de la période indiquée par notre ami Lambert Ngoi. Nous estimons qu’il sera exploité par de nombreux chercheurs.

    Messager

     

    Evolution des médias au Congo (1891-1980)

     

    En parlant  des activités auxquelles  nous nous adonnions au pays, nous avons   déjà  abordé   : le football, le cyclisme,  et le catch.  Nous étions sur le point de parler de la  "lecture", à traves les titres de presse tels  que " Afrique chrétienne", "Courrier d'afrique", "Masano"."jeunes pour jeunes" etc.  du "Cinéma" ou "Sendema", sans oublier  la radio et  la télévision.

    Vu le  triple rôle  que jouent les médias dans nos pays,  à savoir: informer , former et divertir, nous avons jugé opportun d'en parler d'une façon plus  étoffée, en  recourant  à nos vieilles notes de :"l'histoire politique approfondie du Zaïre"; "le panorama de la presse africaine"; et "le droit de l'information", des années 1979-1980. Ces trois cours retracent le parcours, ainsi que le régime légal des organes de presse au Congo, de 1891 à 1980. Nous allons essayer d'en dégager les grandes lignes.


    1ere PARTIE: LES ORIGINES DE LA PRESSE CONGOLAISE (1891-1980)

     
    Avant la colonisation, il y avait une presse adaptée à l'époque:le tam-tam, les griots, les cornes transmettaient des messages.

    Publications des cultes
      Avec l'arrivée des missionnaires, les premières publications écrites étaient des Bibles et des manuels scolaires, rédigées au Congo, mais imprimées an Europe et aux USA.
    Comme il n'y a pas de presse sans moyens d'impressions, les missionnaires protestants surtout, et catholiques, installèrent sept imprimeries:
    -1885: une imprimerie à Mudingungu
    -1893: une imprimerie à Londe
    -1895: une imprimerie à Bolobo
    -1906: une imprimerie à Yakusu
    -1930: deux imprimeries à Nouvelles Anvers (Makanza)
    -1930: une imprimerie au Kasaï
    Au début, l'état colonial recourait souvent aux services de ces imprimeries.

    Les publications officielles
     
    A l'instar des publications des cultes, les premières publications officielles au Congo étaient rédigées au Congo, mais imprimées à l'étranger.
    -Bulletin officiel de EIC (état indépendant du congo)
    -Bulletin officiel du Congo-Belge:1908-1960
    -Bulletin officiel du Congo- Belge et Rwanda- Urundi:1919-1960
    -Bulletin administratif du Congo-Belge:1912-1960
    -Les conseils de Provinces:1914-1960
    -Les rapports sur le gouvernement du Congo-Belge:1908-1960

    Presse d'information
     
     La presse d'information à l'époque comprenait les périodiques missionnaires, et la presse privée ou commerciale. Parmi ces périodiques missionnaires, on distinguait les revues destinées à l'étranger, et les journaux destinés aux autochtones(Congolais)

    Périodiques missionnaires destinées à l'étranger
    - Il s'agit des publications missionnaires faites au Congo et en Europe.
    -Ces publications étaient écrites en français et en Anglais.
    -Elles étaient destinées aux chrétiens des pays de provenance des missionnaires.
    -Elles avaient pour but : émouvoir les chrétiens occidentaux, provoquer leur compassion, en vue de récolter de l'aide.
    A. Revues catholiques
    -"Revue des Scheut" (1889):
    -"Precis Christo" (1892), puis "Mission belge de la vie de Jésus", et "Revue missionnaire des jésuites belges.
    -"Mission d'Afrique des pères blancs"(1889): édité en Algérie et diffusée partout au monde où se trouvaient les pères blancs. Cette revue deviendra plus tard "Grand lacs".
    -"Le sacré coeur au centre de l'Afrique"(1901)
    -"Bulletin des oeuvres des missionnaires Bénédictins"(1911), au Brésil et au Congo.
    B.Revues Protestantes
    -"Le Chrétien belge"(1889):revue de l'église chrétienne missionnaire publiée en Belgique et au Congo.
    -"L'Ami du Congolais" (1910): avait pour but de sauvegarder l'oeuvre protestante au Congo
    -"le Bulletin Missionnaire(1922):cette publication avait pour but de défendre les protestants d'être à la base du Kimbanguisme au Congo.
    -"Le Yakusu quaterlf notes"
    -"Congo news letters"
    -"Congo missions news"
    -"The Medical missionary exchange"
    -"The Congo Bolobo mission"

    Journaux missionnaires destinés aux congolais
    A.Journaux protestants

    -"Minsamu-mia-yenge"(1891)
    Paru à Mudingungu, en kikongo,après la codification effectuée par Henri Clavier et sa femme. Ce journal a été supprimé en 1973.
    Il était édité par la société de mission Suédoise, arrivée au Congo en 1877, après avoir été au cameroun. Après son installation à Mudingungu, cette mission fonda la première mission à Boma (Palabala).
    -" Se Kukianga"(espoir) (1891)
    Edité par les baptistes Suédois. le 1er numéro fut lancé en 1891, le 2eme en 1892, et le journal devint régulier.
    -"Mboli ya tengali"(1906)
    Edité en lokele, à Yakusu
    -"Ekim'ea nsango"(1914) (courrier de l'évangile)
    Edité à Bolenge en lingala et en nkundo, par American baptiste.
    Périodicité:4 fois par an
    -"Nsangu za mission"(1922)
    Edité en kikongo à Banza.
    Trimestriel
    -"Dikendi dia mission"(1930)
    Edité en kitetela à Wembo nyema (Kasaï), par la mission méthodiste du Congo central.
    B.Journaux catholiques
    "Ntetembo eto"(1901)
    Edité en kikongo par les Jésuites, à Kisantu.
    "Nkuruse"(1914) (la croix)
    Edité en tshiluba par père de Hemptine, à Luluabourg(Kanaga).
    Mensuel de 16 pages.
    Suppléments:-"Nkuruse" en kitetela,à Tshumbe, et "Dikendi" pour les instituteurs
    -"Kukiele"(1908)
    Edité en kikongo ,par les Jésuites, à Ekongo
    -"Nsungi mona"(1921).
    Edité en kiyombe, à Muanda.
    C'est le premier journal non-gratuit, vendu au prix d'un likuta.
    "Kirongozi"(guide) (1922)
    Edité en swahili pour le Haut-Congo et le Katanga.
    Habari ya watu yote ya haut-Congo
    "Longete"(1926)
    Bimestriel édité à Baningville(Bandundu) et destiné aux dirigeants (catéchistes)
    Disparu avant 1930.
    La presse commerciale
    Entre 1910 et 1930, les cinq premiers journaux commerciaux étaient exclusivement faits par et pour les blancs vivants au Congo.
    Cette presse était essentiellement une presse d'informations générales.
    Ces journaux étaient vendus et leur tirage était estimé entre 5000 et 8000 exemplaires.
    Liste des journaux commerciaux
    -"L'étoile du Congo"(1911)
       Propriétaire: Habrant
    -"Le Journal du Katanga"(1911)
       Propriété de la société générale du sud-Katanga
    -"L'Avenir colonial belge"(1920)
       Directeur fondateur et propriétaire: Arthur Brener, plus tard, Pierre Davister.
    -"L'Essor du Congo"(1928)
       Fondateur: Sepulche
    -"Le Courrier d'afrique"(1930)
       Directeur: Georges Capass, directeur de la Sodimca.
       En 1945, le journal fut acheté par une chaîne des journaux flamands
    *Tous ces journaux paraîssaient à Elisabethville(Lubumbashi) et à Léopoldville (Kinshasa).
    Conditions d'existence
    Certains facteurs avaient contribué à rendre ces journaux viables: l'existence des sources d'informations; les moyens d'impression; l'existence des villes;les moyens de transport et la facilité de diffusion.
    Sources d'informations
    Dans un premier temps, la récolte des informations se faisait au moyen des écoutes des bulletins d'informations des radios étrangères, en anglais et en français.
    Après l'installation de la ligne ferroviaire, on installa la ligne téléphonique.
    En 1930: installation de la première agence d'informations "Prescolbel", qui était au service du journal "le soir" de Bruxelles.
    En 1945.l'Agence "Belga" remplaça la "Prescobel".
    Moyens de d'impression
    -"L'imprimerie de l'Etoile du Congo"(1911)
    -"La Société Générale du Sud-Katanga"(1911)
       Cette sociéte imprimait à l'époque le journal du katanga et le journal officiel du vice-gouverneur.
    -"Les Imprimeries et Papeteries Belgo-Congolaises" Imbelco"(1929),à Elisabethville(Lubumbashi).
    -"Les Editions Congolaises"(1929) à Eville (Lubumbashi)
    -"Les Presses de l'imprimerie du Congo"(1924), à Léopoldville(Kinshasa) qui imprimaient l'Avenir colonial belge.
    -"La Société d'Imprimerie du Courrier d'Afrique"(SODIMCA)
      Créée par arrêté royal de 1930 et qui lança la même année le journal "Courrier d'afrique."
    Existences des Villes
    Quatre villes avaient le statut des villes.
    -Elisabethville (1906)
    -Léopoldville,capitale effective en 1929
    -Stanleyville(Kisangani), en 1919
    -Consternaville(Bukavu) en 1929
    Moyens de transport et de diffusion
    -1898:Arrivée de la 1ère locomotive à Stanleypoll (Kin malebo)
    -1898:Adhésion de l'EIC(Etat indépendant du Congo) à la convention postale universelle de Paris.
    -1920: existence effective de la Compagnie MaritimeBelge au Congo.
    -1930: 30.000 km de route.
    -1932:Fin des travaux du 2ème tronçon ferroviaire Kinshasa-Katanga-Dilolo
    -1944: 148 bureaux de poste à travers tout le pays
    Prolèmes juridiques
    Le décret du 6.Avril 1922 qui appouve l'ordonnance loi du Gouverneur Général du 5 mars 1922 stipule que "l'introduction, la détention et la circulation des écrits subversifs dans la colonie est interdite". allusion claire au Kimbanguisme et au Kitawala,( venu de l'ex Rhodésie).

    2ème PARTIE: 1931-1945

    Cette période est marquée par.
    -la crise économique de 1930-1931;
    -le déclenchement de la 2eme guerre mondiale;
    -les mutations sociales:Augmentation de la main d'oeuvre,expansion urbaine,amélioration de l'enseigement, etc;
    -la codification de neuf langues:kikongo,tshiluba,kingwana(swahili),kingwandi,lokele,
     mushili,kibemba...;
    -le Kimbanguisme et le Kitawala ont été matés;
    -le nombre de provinces passe de 4 à six :Katanga,Léo,Equateur,Kasaï,Kivu,Oriental;
    La vie des journaux
    Période 1930-1931

    A partir de 1930, nous entrons dans une période semi-professionnelle sur le plan journalistique.
    -Les cinq journaux commerciaux continuent de paraître.
    -Tous les journaux protestants apparaîssent aussi.
    -Trois de six journaux catholiques ont disparu
    Journaux catholiques :1931-1939: naissance de 12 organes
    -1932: "Nkuruse" (Kasaï)
    -1932: "Tshibumbu"
    -1933:"Shauri na Hadisi" 1er journal des pères blancs, paraissant à Kalemie (Albertville)
    -1933: "Croix du Congo":1er hebdomadaire en  langue française et d'informations générales pour les noirs. ce journal deviendra "Horizon" en 1958, et "Elan" en 1960, avant de disparaître.
    -1935: "Ndugu unigome":à Bunia
    -1935: "Lukwikilu lweto" (notre foi) en kikongo
    -1936: "Le coq chante" à Coquilathville(Mbandaka)
    -1936: "Mangomba" au Kivu
    -1936: "Nzembu weto" à Luluabourg (Kananga)
    -1937: "Dikenzi,dibeji" à Lusambo
                 "Dibeji" à Kabinda
    Journaux protestants.1931-1939: naissance de 7 à 10 journaux
    -1932:"Lumu lua BenaKasaï", à Luebo
    -1933: "Evangile en Afrique", à Léopoldville(Kin).deviendra "Envol" en 1954
    -1938: "Nsango na kobikisa", mensuel en lingala, kikongo, et français,
    Période 1940-1945
    Période marquée par:
    -l'effort de guerre dans les mines et l'agriculture;
    -le départ des missionnaires pour faire la guerre dans leurs pays d'origine;
    -la désorganisation de la presse;
    lancement des journaux et des tracts afin de rassurer la population congolaise, particulièrement celle de l'est, face à la propagande allemande;
    -naissance de la presse officielle;
    -lancement par les pères Jésuites de la première radio "Radio Léo", au collège Albert, en 1937. cette raio a fonctionné jusqu'en 1967;
    -lancement de la "radio congolia"de 1939-1948;
    -naissance des journaux de la force publique.
    La 2e guerre mondiale à la base de la création des premières radios officielles
    -"La Radio Congo-Belge":1.04.1940 à juin 1960
    C'est la 1ère radio d'etat. une subdivision du service public.
    Mission: informer le public et mener une propagande favorable aux alliés.
    -"La Radio Elisabethville" 25.01.1942 au 20.04.1967
    Cette radio créée d'abord par un technicien privé était soutenue par les grandes sociétés katangaises. elle diffusait de la musique légère destinée aux européens. Ell fut fermée en 1967.
    -"La Radio Nationale Belge"(1943-1952)
    Elle a remplacé la Radio Nationale Belge tombée entre les mains des Allemands.
    Entre 1944-1948, la Radio Belge absorbe l'émetteur officiel de la Colonie et ainsi na
    îtra la "Radio Congo- Belge pour les Indigènes"(1949-1960)

    Naissance des stations provinciales
    -1955: Elisabethville(Lshi),Stanleyville(Kisangani)
    -1956:Bukavu
    -1959:Coquilathville, Luluabourg, et Leopoldville.
    Après la guerre
    "Radio Collège". à Lubumbashi (1947-1967)
    "Radio Ufac" (1952-1967)

    Naissance des journaux d'état
    "la Voix du Congolais" 1945
     Revue d'informations nationales, ratachée au service des relations publiques du gouverneur général de la colonie.
    "Nos Images"

    Les journaux militaires
    "Bulletin militaire" (1942)
    "Nsango ya biso"

    Les journaux religieux
    -Sont assistés et ne comprennent pas de publicité.
    -Ils sont désormais vendus, mais les recettes sont insuffisantes, d'où le recours aux subventions venant de l'étranger.
    -Seuls quelques journaux ont survécu
    A. Les journaux protestants (40-45)
    "Tuyaya kunyi?"(1940)
    "Hadisi la kweli" (1943)
    "la voix du gong"
    "Habari"
    B.Les journaux catholiques(40-45)
    "Keba" (1941), édité à Bondo, par les frères de St.Gabriel
    "Hodi" (1942) édité au bord du lac Kivu jusqu'en 1973
    "Haki yetu" (1942) Journal syndical, avec un supplément en swahili.
    "Echo schout" (1942)
    "Allo Allo Kisangani" (1945) Bilingue français, shwahili, édité par les pères du scré coeur.

    Journaux Commerciaux
     En plus de cinq journaux déjà cités, on peut ajouter:
    -"le Quotidien des Nouvelles"
    -"L'Informateur"
    -"L'Echo de Stan"
    "Centrafrique Bukavu"

     

    Liberté de presse durant la 2ème guerre mondiale


     Cette période est caractérisé par:

     

      -la censure postale:les objets de correspondance, les télégrammes, ainsi que les colis postaux étaient soumis à la censure;
    -la censure de la presse: toute publication était soumise à une
     autorisation préalable.

    3ème PARTIE:MODERNISATION DE LA PRESSE CONGOLAISE (1946-1956)

    A travers trois points:

    -Modernisation des conditions de fabrication
    -Multiplication des organes de presse et amélioration du contenu et du contenant
    -Création des poules d'informations (protestants et catholiques).
    Nouveautés
     
    -Naissance du cinéma missionnaire

       Lulua film;
       Centre de ciné Kivu;
       Centre de ciné de  Léopoldville:ancêtre de RENAPEC et RENACT.
     -Naissance des journaux syndicaux
    - Les journaux catholiques deviennent des journaux d'informations générales, et en langues nationales.
     Facteurs de cette évolution de la presse
    1. Abolition des ordonnances contraignantes de la presse.
    2. Retour des mobilisés après la guerre.
    3. Création des Nations- Unies.
    4.Avénement du syndicalisme indigène


    Le syndicalisme
    -1946:autorisation du syndicalisme indigène, grâce à l'augmentation du nombre des salariés:700.000 sur 12.000.000 des Congolais à l'époque
    - Création de l'Association du Personnel Indigène du Congo-belge (APIC)
    -Création de l'UTC:l'Union des travailleurs Congolais.
    -Création de la CGTC: confédération générale des travailleurs Congolais.


    La vie des journaux missionnaires (46-56)

    Les groupes de presse protestants

    LECO:Librerie évangélique du Congo (1946)
    Librerie offset (1948)
    43 missions protestantes deviennent mebres de LECO(1955)
    Libreries: Bolobo-Nioki-Eville(Lshi)-Paulis(Isiro)-Bolenge-Bukavu-Kimpesse-Luebo-Matadi-Kanaga-Nyakunde-Léopoldville(Kinshasa).
    Imprimeries:
    Bolenge-Bongandanga-Itambi-Irumu-Wembo-Nyama-Luebo.


    Les groupes de presse catholiques
    1945:Création de quatre grands journaux d'informations générales:
    Hodi-Nkuruse-Tetembo-Lokasa.
    1955: apparition à l'Est des journaux destinés aux jeunes: "Kindugu" (fraternité)


    4ème PARTIE:LIBERALISATION  DU REGIME DE LA PRESSE (1956-1960)


    La 2eme guerre mondiale a donné conscience aux Congolais de leur importance dans l'effort de guerre ,et de leur exploitation par la Belgique.
    En Belgique, l'opinion est partagé:le Congo peut accéder à l'indépendance selon les uns.Le Congo n'est pas suffisamment mûr pour accéder à l'indépendance, disaient les autres, dont le Professeur Van Bilsen qui a proposé une confédération belgo-congolaise, et une période 30 ans avant l'indépendance.
    Au Congo, la C.A. Conscience africaine et l'abako donnent des avis divergents sur cette proposition.
    Dans son discours prononcé en 1959, le Roi Baudouin se prononce en faveur de l'émancipation du congo, allusion fait à l'indépendance,mais pas dans la précipitation.
    le 17 Août 1959, le gouverneur général publie un décret garantissant toutes les libertés publiques:pensée, union, association.


    La vie des journaux.
    Pour la première fois, la presse est libre grâce à la loi sur la liberté publique.
    Organes officiels
    -La voix du Congolais et nos images à Léopoldville (Kinshasa)
    -Dès 1960, chaque province est dotée d'un service d'information éditant un journal. Il existait beaucoup de journaux plycopiés dans plusieurs endroits du territoire.
    -La presse officielle est subventionnée.

    Les journaux catholiques
    .-Création à l'est du congo d'un grand journal "Temps nouveau d'Afrique" ödité à Bujumbura et destiné aux évolués de l'est et du rwanda et Urundi.
    -Suppression du journal la croix et son remplacement par Horizon en 1958.

    La presse protestante
     "Envol" qui fut crée à Abidjan est installé en 1954 à Léopoldville (Kinshasa)
    Les journaux européens
      Le "Courrier d'afrique" .
      La "Présence Congolaise",qui avait au début une page destinée au africains, décida en 1957-58 d'en faire un journal à part et indépendant.
      "L'Avenir" lança à son tour les" Actualités Africaines".
    Les journaux indigènes, ou le journalisme de combat
    Ces journaux étaient des journaux d'informations générales, faites par des congolais, en français.
    -"Congo pratique"
    -"Conscience Africaine": (par Malula et Ileo)
    -"Congo": par Kanza Philippe, frère aîné de Kanza Thomas. Fondé le 5 Août 1957. Sous-titré:porte parole authentique du Congolais.
    -"Quinze": par Jean Jacques Kande.

    Les journaux politiques


    ABAKO: "Congo dietu" en kikongo; "Notre Congo" en français; "Vigilance" pour les jeunes MNC: "Indépendance"Uhuru" en swahili.
    édité à Stanleyville(Kisangani);" PSA: "Solidarité Africaine"
    PUNA: "La nation Congoalise"

    5ème PARTIE:LA PRESSE DANS UN PAYS INDEPENDANT (1960-1973)


     Le Congo est indépendant après une période de luttes politiques. Mais l'arrestation et l'assassinat de Lumumba et toutes les conséquences qui s'en suivirent vont bouleverser la vie politique au congo.
    La presse
    -En 1960: on dénombre 40 journaux.
    -Création de la "Radio Nationale" qui deviendra RTNC plus tard avec le début de la Télévision en 1966.
    -Les journaux politiques disparaîssent avec les partis qui travaillaient au ralenti.
    -Les journaux confessionnels ont de la peine à survivre.
      naissance de "Afrique chrétienne"(1962-63), de "Familles africaines"et "Antilope"
    -Les journaux privés belges éprouvent beaucoup de difficultés.
    -Les journaux officiels belges n'ont aucun problème.
    -le 1.03.1963: Adoula rachète toutes les imprimeries du pays


    TEXTES LEGISLATIFS SUR LA PRESSE
    -Le décret du 23.06.1960 signé par le Roi Baudouin est le premier document officiel instaurant le dépôt obligatoire des 4 exemplaires dans un délai d'un mois.
    -L'arrêté du Premier Ministre Lumumba institue l'autorisation préalable avant le lancement de tout journal, et exige aux journaux qui paraissaient avant 1960, l'autorisation de parution.
    -Le décret du 2.09.60 signé par Kass-vubu, Bomboko, et Bolela abolie l'autorisation préalable prise par Lumumba.
    -Le décret du 4-10.61 signlé par Kasa-vubu, Bomboko et Lihau réprime la propagande, sous peine d'amende ou de 5 à 6 mois de prison.
    -L'ordonnace-loi du 31.05.1965,signé par Kasa-vubu, et Michel Colin réinstaure le dépôt obligatoire initié par le Roi Baudouin
     .

    LA PRESSE SOUS LE REGIME MOBUTU

     


    -la première année(1965) la presse n'a cunnu aucun problème majeur. Au contraire, les éditeurs et certains journalistes furent aidés par le régime.
    Réforme de la presse
    Le 5.07.1970 suite à la radicalisation de la politique, on procéda à la réforme de la presse,et à la création en 1972, des journaux nationaux subventionnés ..
    "Salongo":matin;" Elima":soir; Zaîre": magazine hebdomadaire; "Masano":sport; "Bibi":mensuel en swahili; "Zaïre ya sika":hebdo en lingala.
    Régions:
    Shaba: "Taifa"; "Muanga".Hebdo
    Haut-zaire:"Boyoma"; "Umoja"
    Bas-zaïre: "Epanza"
    Bandundu: "Kimpangi"
    Equateur: "Mambenga"
    Kasaï-Occ: "Kapia"
    Kasaï-Or: "Dimukai"
    Kivu:"Virunga"
    L'AZAP devenait l'unique source d'informations. Monopole


    Conditions de parution depuis 1970


    Depuis 1970, il fallait remplir quatre conditions avant de paraître:
    -20.000 zaïres à déposer dans un compte, à la banque centrale.
    -Avoir une autorisation préalable.
    -Dépôt légal de 2 exemplaires au parquet du tribunal du siège du journal.
    -Dépôt administratif de 10 exemplaires au DONCA
    En 1972, suite à un éditorial du journal "Afrique Chrétienne" reprenant l'homélie du cardinal Malula"Justice distributive, justice sociale"  jugé subversif, le gouvernement congolais mit fin à l'existence de tous les journaux missionnaires
    Après le retour au pluralisme politique au Congo, c'est-à-dire de 1990 à nos jours, on a assisté à la création de nombreux journaux dont les chercheurs analyseront un jour les contenus, si ce n'est pas encore fait.

    Messager

    Cher Messager,

     

    Merci pour la célérité avec laquelle vous avez répondu a notre requête sur les medias congolais de 1960 a 1975.

    http://www.mbokamosika.com/2015/01/les-medias-du-congo-des-annees-1960-1975.html

     

    Excellente réponse. Très édifiant.

    Je suis de ceux qui se donnent pour mission de doter chaque ville de la RDC d'une imprimerie et d'autres moyens de production de supports multimédia. Info de proximité. Notre pays ne pourra vraiment se développer pleinement que lorsque le citoyen aura un un accès facile et proche a l'information de qualité ainsi qu'au savoir (scientifique, technique ou autre). Si les moyens de production sont mis a leur disposition, les gens écriront et seront incites à disséminer leur savoir dans leur communauté. Nous quitterons le stade des rumeurs et colportages.

     

     Le Japon est aujourd'hui a la pointe et est super-développe parce que les dirigeants ont eu a coeur de mettre l'école et l'information a la portée de tous. Chaque école publique possède de moyens d'impression accessible a la communauté via l'association des parents d'élèves. Mieux que nous les chrétiens, les habitants de ce pays quasi totalement buddhiste avaient compris depuis des siècles que l'humain ne se nourrit pas que de pain (riz chez eux) et d'eau fraiche. Le savoir et le savoir-faire font l'humain. Le fabuleux développement de ce pays n'est pas du a des richesses minières dont le Japon est dépourvu ou a la fertilité de ses terres qui sont un environnement plutôt hostiles (tsunami dévastateur, fréquents tremblements de terre, érosions, etc). 

     

    Les lois de ce pays exigent que chaque coin aussi petit soit-il  (village, hameau, ville, etc) possède au moins une école publique gratuite et un bureau de poste d'accès facile. Il doit être possible a chacun de se rendre à l'école ou a la poste a pied en moins d'une heure de marche. Peu importe sa taille, chaque école doit être dotée de tout le personnel enseignant, technique et administratif requis. Il existe ainsi dans certains villages des écoles secondaires ou il y a plus d'enseignants que d'eleves. Un cas extrême est celui d'une école avec une seule élève dans un ilot de pêcheurs.  La livraison du courrier postal doit se faire partout dans les mêmes délais et au même cout partout sur le territoire national. Tout courrier poste sur le territoire national doit atteindre son point de destination dans les mêmes délais peu importe le lieu d'expédition. Une obligation légale!  L'ecole est gratuite et la poste au service de tous. La circulation des journaux/magazines (et donc aussi de l'information ainsi que du savoir) est maximale dans un tel contexte.

     

    Dans un environnement pareil, l'on comprend facilement pourquoi et comment les gens s'épanouissent. On comprend aussi et surtout pourquoi les gouvernants se montrent respectueux des citoyens, respectueux des lois et prudents dans la gestion des biens publiques. Un peuple informe et instruit n'est pas susceptible de tomber dans les travers du "djalelo". Les japonais ont accompli cela mieux que tout autre peuple sur notre planète. J'ai vécu au Congo, ailleurs en Afrique, en Europe et aux Etats-Unis. Je peux donc comparer sur base de cette expérience de vie.

     

    Lambert Ngoi

    LES MÉDIAS DU CONGO DES ANNÉES 1960-1975

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    Congo Twist avec Madiata & En quête d’une chanson de Bombenga.

     

    1. CONGO TWIST AVEC GÉRARD MADIATA

    Pour notre première détente de l’année 2015 , nous invitons tous les mbokatiers à auditionner la chanson « Congo twist » de Gérard Madiata, que notre complice Samuel Malonga nous avait envoyée l'année passée. Une œuvre et un rythme prisés des mélomanes au début des années 1960.

    En dehors de Gérard Madiata, d’autres compositeurs ,  particulièrement Manu Dibango et  Essous Jean Serge avaient également  composé des « Twist ». Certains  se souviennent par ailleurs  de Twist Léo dont le nom de l’auteur nous a échappé.

     

     

     

     

    1. EN QUÊTE D’UNE CHANSON DE JEANNOT BOMBENGA DE 1967.

    Salut,

    je suis à la recherche d’une chanson que j’ai gardée en mémoire depuis mon adolescence dont voici ce qui m’en reste:

    Tokufa nzala likambo te ee toyebi nionso

    ebongi tozala pauvre na libertéee

    toboyi riche na bozumbu...

     

    J’aimerais faire certainement plaisir aux gens de ma générations et à moi-même.

    Merci

     

    Jessy de Chicago

     

    Note de la rédaction.

    Cette chanson est sortie en 1967." 67 mbula ya sacrifice. 67 mbula oyo tokakanga mabumu. Ebandeli pasi na suka malamu", na mbula ekoya méthode oyo tokolanda....

    Congo Twist avec Madiata & En quête d’une chanson de Bombenga.

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    À LA RECHERCHE D’UNE CHANSON DE BOMBENGA

    Bien que la mission soit impossible je compte sur vous pour m'aider à retrouver le titre d'une oeuvre du Vox Africa de J. Bombenga, extrait:

     

    "...otika ko kipe makambo ya baninga, omoni moninga kanga na yo monoko, songi songi ezali mabe,omoni ngai kuna okeyi koyebisa okozua nini na kati ya ngai na chérie ya ngai na ye kota banganga..."

     

    Par avance merci.

     

    MBEMBA NTSIELO

     

     

    Cher Messager,

    Grand merci pour vos informations au sujet de la chanson Biby. Un peu décu quand même de devoir faire face à la cruelle vérité. Je voue un culte à Jeannot Bombenga à qui j'ai toujours attribué cette chanson qui, depuis 50 longues années, évoque en moi des souvenirs imperissables . Peut-être voudriez-vous me consoler par une autre merveille dont je ne connais que les paroles du refrain. De grâce, ne me redites pas que ce n'est pas le Grand Jeannot:

    Bo mi kipé bino moko oh
    Bo tika ko kipé makambo ya baninga
    O moni moninga kanga ya yo monoko
    Songi singi'ézali mabe oh
    O moni ngai kuna okei koyebisa
    O ko luka nini kati ya nga na chérie
    Ya nga na yé ekota banganga
    Ata bo kosala nionso pamba.


    Encore une fois merci de nous faire plaisir

     

    Pandha Depandaert

     

    Voici le titre de la chanson recherchée à la fois par Mrs Mbemba et Pandha

     

     

    AWA SEKELE EZALI TE.

     

    ENCORE UNE CHANSON DE BOMBENGA RECHERCHEE

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    Les hommes de pouvoir ont toujours été attirés par le sexe .

    De  nombreux commentaires sur les femmes de Patrice Lumumba nous ont poussé, en tant que modérateur du site, à  éclairer nos lecteurs sur les penchants de grands hommes vers le sexe.

    En effet, ce que révèle notre ami Samuel Malonga n’est pas un cas singulier ,  ni une attitude particulière d’un grand homme, en l’occurrence Patrice Lumumba envers les femmes. Depuis l’antiquité, les hommes et les femmes de pouvoir ont toujours étés attirés par le sexe.

    Ne dit-on pas que le pouvoir est un « aphrodisiaque ». Les différents rois et empereurs en passant par Catherine II  de la Russie , Mao Tse Toung, Kennedy, Valérie Giscard D’Estaing, Mitterrand,Bill Clinton, Kadhafi, Berlusconi, DSK… n’ont pas fait exception à cette règle.  Un coup d’œil sur les liens  ci-dessous vous édifieront davantage.

    Tous ces exemples donnent raison à Freud qui avait annoncé que "la vie, c'est le sexe". Même nos pasteurs et beaucoup d'hommes d'église ne l'ont pas contredit à travers leur façon de vivr.

     

    Messager

     

     

     

     

    Quelques liens sur la vie sexuelle de grands hommes.

     

    http://www.lefigaro.fr/politique/2011/05/21/01002-20110521ARTFIG00004-sexe-pouvoir-et-dependance.php

    http://savatier.blog.lemonde.fr/2013/01/22/catherine-ii-et-son-cabinet-erotique/

    http://vidberg.blog.lemonde.fr/2009/10/09/la-vie-sexuelle-des-hommes-politiques/

    http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-sexe-et-pouvoir-des-liaisons-nombreuses-10914.asp?1=1

     

     

     

     

    Catherine II de Russie

    Catherine II de Russie


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    Brandir le trophée de la CAN         

    L´édition 2015 de la CAN va démarrer ce week-end. Les fauves congolais qui sont  de la partie jouent leur premier match le dimanche 18 janvier. L´équipe du sélectionneur national Florent Ibenge est prête pour la bataille et le pays croit en une possible victoire des Léopards. Au delà de l´espérance que suscite la participation des fauves, la question est de savoir si après 40 années d´attente d´un hypothétique troisième sacre le capitaine congolais brandira coupe au soir de la finale. En effet, dans cette histoire de participation à la CAN, deux capitaines seulement ont eu jusqu´à ce jour le bonheur de monter tout sourire les marches de la tribune d´honneur sous les flashs des caméras du monde entier pour soulever le trophée.

     

    1. Joseph Kibonge Gento

    En 1968, le capitaine en fonction des Léopards est le Géomètre Nicodème Kabamba. L´homme aux penalties imparables s´est illustré dans ce domaine en marquant le but de la victoire sur coup de réparation contre le Congo Brazza. Blessé la veille de la finale contre les redoutables Ghanéens du Black Star, Kabamba cède son brassard au vice-capitaine Kibonge. Le 21 janvier 1968, lorsqu´a l´issue de la finale, l´équipe nationale de la RDC gagne la partie grâce  à une magnifique réalisation du bombardier Pierre Kalala, Jeff Kibonge monte à la tribune d´honneur accompagné des siens. Il reçoit les congratulations de l´empereur Hailé Sélassié qui lui remet la coupe. Gento la soulève pour la montrer aux milliers des spectateurs éthiopiens présents au stade et au peuple congolais. Parvenu sur le toit de l´Afrique sportive avec cette première victoire, les Léopards écrivent leurs noms dans le livre d´or du foot africain. La 6e Coupe d´Afrique des Nations est congolaise.

     

    1. Raoul Kidumu Matantu

    Après l´échec de Wad Medani en 1970 suivi du demi-succès de Yaoundé en 1972, Le Congo devenu Zaïre est présent à la 9e édition de la CAN au Caire. Pour la campagne égyptienne, le capitaine Kidumu a la lourde tâche de conduire ses amis sur le terrain. Avec les joueurs talentueux de l’époque, la victoire est envisageable. Les joueurs zaïrois avec leur maillot vert frappé du sceau du fauve tacheté font peur à l´Afrique tout entière car ils balaient tout sur leur passage. Lors de la première finale le 12 mars 1974, la Zambie résiste et contraint la bande à Kidumu à une deuxième finale deux jours plus tard. Le 14 mars 1974, dans un stade désespérément vide, les Léopards confirment leur suprématie et s´imposent comme étant la meilleure équipe de football du continent. Deux buts de Ndaye Mutumbula ont suffi pour achever la Zambie. Pour la deuxième fois dans l´histoire de la sélection nationale, le capitaine Kidumu brandit le trophée sous le regard complice d´Édouard Mokolo, envoyé spécial de Mobutu. La 9e Coupe d´Afrique des Nations est zaïroise.

     

    Brandir le trophée

    Gagner le trophée de la CAN 2015, est la mission des Léopards dans cette compétition. Que le geste de Kibonge en 1968 puis celui de Kidumu en 1974 se répète cette fois-ci, tel est le vœu du peuple congolais. Il espère vivre ce moment magique lorsque le capitaine de l´équipe nationale en communion avec lui brandira dans un éclat de joie indescriptible le trophée tant convoité. La 30e CAN sera-t-elle congolaise? Rendez-vous est fixé au soir du 8 février 2015.

     

    Samuel Malonga

     

     

    L'Interview de Joseph Kibonge à radio Okapi

     

    Le capitaine Raoul Kidumu, brandissant la Coupe d'Afrique

    Le capitaine Raoul Kidumu, brandissant la Coupe d'Afrique


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    Les rencontres des « monstres sacrés » de la musique congolaise à travers le temps.

    « Lisanga ya banganga », tel est le titre d’une des chansons réalisées conjointement par Franco et Rochereau vers 1980, après qu’ils aient été réunis en Europe par le promoteur Fataki Lusangi alias Tchika-Tchika .

    Un coup d’œil sur l’histoire de l’édition de la musique congolaise nous renseigne que cette rencontre entre des vedettes appartenant à deux tendances (écoles) musicales antagonistes n’était pas la toute première.

    En effet s’il faut inventorier les rencontres des « monstres sacrés » de la musique congolaise, nous pouvons en retenir celles-ci :

    1. Durant les années1950:Trio BWO (Bukasa, D’Oliveira, et Wendo) aux éditions Ngoma. Ce trio s’était produit et avait réalisé quelques œuvres ensemble.
    2. Vers la fin des années 1950 :  Kallé, Essous, Nino Malapé, Lucie Eyenga, Nico, Déchaud, Dewayon, Liengo…, venus des courants musicaux adverses, s’étaient regroupés sous le label des éditions Esengo au sein de Rock-A-Mambo/African-Jazz .
    3. Début des années 1960, Vicky et Brazzo, issus de l’OK-Jazz, se joindront à Kallé, Nico, Dechaud, petit Pierre, Roger Izeidi pour réaliser à Bruxelles les œuvres classées parmi les plus sublimes de l’histoire de la musique congolaise.
    4. Vers 1960, Jean-Bosco Mwenda et Masengo effectuent un voyage au Kenya où ils enregistreront quelques chansons mémorables en swahili.
    5. 1970, les pionniers de la musique congolaise, les « Bankolo Miziki » rentrent au studio pour réenregistrer   leurs anciens succès, avec le concours des musiciens de la nouvelle génération conduite par le célèbre soliste Nedule dit Papa Noël.
    6. Toujours en 1970 : Kallé, Essous, Manu, Kwamy, Mujos, Gonzalo forment  African Team  
    7. 1980 : Franco, Rochereau, Mavatiku….forment « lisanga ya banganga »
    8. Au début des années 1960, Essous, se joignant aux artistes de l’African-Jazz, Kallé, Nico, Dechaud, Willy, Rochereau , compose le tube « Mindule Mipanzana », que nous dédions à tous les mbokatiers , tout en leur rappelant que les différentes chansons représentant les rencontres sus mentionnées se trouvent sur notre site.

    Messager

     

     

    African-Jazz, avec Kallé, Nico, Dechaud, Roger, petit Pierre, Vicky et Brazzos, lors de la Table ronde de Bruxelles (1960)

    African-Jazz, avec Kallé, Nico, Dechaud, Roger, petit Pierre, Vicky et Brazzos, lors de la Table ronde de Bruxelles (1960)


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    EPECTASE, QUAND TU NOUS TIENS

    SANI HABACHA (1943-1998)

    Référence : http://www.mbokamosika.com/2015/01/les-hommes-de-pouvoir-ont-toujours-ete-attires-par-le-sexe.html

     

     

    Les derniers articles « Les hommes du pouvoir ont toujours été attirés par le sexe » et « Patrice Lumumba, les femmes de sa vie »,  m’ont inspiré d’écrire sur un fait lié à l’acte sexuel et aux conséquences tragiques. C’est l’épectase. Les chrétiens le définissent comme une tension ou un progrès vers Dieu! Mais c’est aussi la mort survenue pendant l’orgasme, la mort heureuse pour les bien pensants. Beaucoup d’hommes du pouvoir ont péri par épectase dont de puissants chefs religieux et chefs d’état. Voici quelques noms dans une longue liste :

     

    Le Pape Paul II (1417-1471), au cours d’une relation homosexuelle. Il se faisait sodomiser !

     

    Le Pape Pie IV (1499-1565), retrouvé mort dans les bras d’une prostituée nommée Elvira Calgari.

     

    Le Cardinal et Académicien français Jean Damelon (1905-1965), mort dans les bras d’une prostituée.

     

    Le Président français Félix Faure (1841-1894), retrouvé mort sur un canapé après de houleux ébats avec une courtisane du nom de Margueritte Seinheil. A la question d’un prêtre arrivé parmi les premiers sur les lieux de savoir si la dame était encore au palais de l’Elysée, « Le président a-t-il toujours sa connaissance ? » un membre du cabinet du Président avait répondu « Non, Monsieur le curé, on l'a fait sortir par la petite porte », comme quoi on n’a pas toujours la même connaissance de la connaissance !

    Le Président nigérian Sani Abacha (1943-1998), retrouvé mort sur un large lit. Son cœur n’a pas résisté à une surdose de Viagra qu’il avait prise pour accroitre ses performances sexuelles sur six prostituées indiennes importées de Dubaï.

     

    Ngimbi Kalumvueziko

    FELIX FAURE

    FELIX FAURE


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