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Cet espace se veut un lieu de rencontres et d'échanges entre ressortissants de l'Afrique Centrale et Australe . Tout étranger connaissant ou voulant faire connaissance de cette partie de l'Afrique est le bienvenu. Nous y aborderons des sujets culturels en français, portugais, ou en lingala, selon les interlocuteurs . Notre devise:réduire la distance qui nous sépare du continent, par l'entretien de la mémoire collective, en recourant à notre musique dans toute sa diversité

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    Stromae à Brazzaville: Élégance= Valeur et Culture Congolaise !

    Nous avons reçu une série de photos immortalisant le passage de Stromae à Brazzaville en juin 2015. Nous les publions pour égayer les mbokatiers amateurs de la sape.

     

     

     

    Stromae avec les sapeurs congolais à Brazzaville.

     

     

     

     

     

     


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    Diaspora congolaise, n’oublions pas notre mission !

     

    Étymologiquement, le terme « diaspora » est défini comme étant la dispersion des juifs exilés de leur pays. Avec le temps, ce terme a évolué en englobant toute dispersion d’un peuple. C’est ainsi que tous les congolais dispersés à travers le monde aujourd’hui constituent sa diaspora. 

     

    Rappelons qu’il n’y a pas longtemps, résider en Occident était la chasse gardée de la bourgeoise congolaise. Disposer d’un passeport et voyager en Occident était un privilège réservé à une certaine catégorie des congolais.

     

    Aujourd’hui, Dieu a confondu ces « mindele ndombe » en déversant les congolais de tous castes à travers le monde. Leurs enfants sont en train de se distinguer sur tous les plans. Les classes sociales érigées par les différents régimes politiques ont volé en éclats. De l’extérieur, la diaspora nourrit les familles restées en RDC. Neuf milliards d’Euros par an. Lorsque la situation politique piétine, il suffit que la diaspora s’agite pour que le pouvoir chancelle en RDC.

     

    Voilà comment une fraction des congolais influence les vies familiales et le pouvoir politique de son pays. Un atout que les experts du régime congolais s’attèlent actuellement à saborder en soudoyant une bonne partie de la diaspora en vue de pérenniser le malheur de la population.

     

    C’est pourquoi nous lançons un appel solennel à toute la diaspora de se ressaisir. Ce n’est pas par hasard que nous nous trouvons en masse à l’extérieur. Nous avons une mission sacrée à l’égard de nos familles et de notre pays. L’argent que nous envoyons mensuellement aux nôtres tarira avec notre génération. Nos enfants qui ont leurs propres besoins ne porteront pas ce fardeau. Le meilleur cadeau que nous puissions offrir à notre pays est de l’aider à se doter d’un État de droit.

     

    Alors, que chacun de nous fasse en sorte qu’à l’instar de l’année 1959, qui avait sonné le glas du régime colonial, l’année 2016 mette définitivement fin au régime d’occupation en RDC.

     

    P.S. Nous remercions Mr Kwansa Ndombedi de Lyon en France dont le soutien au site vient de nous être signifié aujourd'hui. Son nom a été repris sur la liste des donateurs.

     

    Messager

     

    Les réactions

     

     

    Qu'arrivera-t-il au pays si l'aide financière de la diaspora venait à tarir? Que deviendront ces familles dépendantes des leurs installés en Occident? Ces questions paraissent anodines aujourd'hui et personne ne s'en rend compte. La poule aux oeufs d'or cessera un jour de pondre. C'est sûr, que ce scénario catastrophe finira par se réaliser. Nous sommes nés au pays; nous y avons grandi, étudié et travaillé. Nous vieillissons et approchons de la retraite. Le problème commencera lorsque nos enfants qui pour beaucoup n'ont aucun "lien" avec la famille au Congo prendront notre place. Aider des gens qu'ils ne connaissent pas ou presque nécessitera de leur part une grande de solidarité familiale. S'y sont-ils préparés? Le sort de ces familles qui demain seront dépourvues d'argent et de tout soutien financier extérieur méritent réflexion et action en amont. Il est impérieux de faire quelque chose maintenant pour ôter le pays des mains de cette caste d'incompétents qui le dirige, car demain il sera peut-être trop tard.

    Samuel Malonga

     


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  • 01/06/16--22:16: Que signifie le nom Nzeza ?
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    Que signifie le nom Nzeza ?

     

    Monsieur serge merci pour le secret historique dévoilé sur la personne de monsieur Edmond Nzeza Nlandu , moi aussi je m'appelle Nzeza Nlandu Sunda Ruthon .Je suis mu ntandu comme monsieur Edmond mais moi je suis du village Kimbambu .

     

    Pour moi, comme je l’ai toujours dit, c'est une grâce que mes parents m'ait donné ce nom si historique bien et je n’ai pas de lien familial avec notre héros. Car " Nzeza" est le nom de l'oncle maternel de mon père que je porte pour sa perpétuation et "Nlandu" est le nom de ma famille puisque mon père il était né après les jumeaux, donc il était Nlandu..

     

    Mais ma question est comme suite, que signifie ce nom ( NZEZA ) puisque jusqu'à ce jour je ne connais pas sa signification , j'aime bien ce nom mais j'ignore sa signification ...

     

    Nzeza Nlandu Ruthon 


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    Les sapeurs nigérians de l’État Indépendant du Congo

    Où est né l’art de bien s’habiller en Afrique centrale ? A cette question pertinente et sensible, la réponse semble déjà connue. Ce qui est devenu aujourd’hui une manière de vivre pour les sapeurs mérite d’être éclairé par l’histoire. Si la Sape et la sapologie sont des mots nouveaux, le dandysme est un phénomène ancien qui a existé depuis la nuit des temps. Les styles vestimentaires ont traversé les siècles et se sont métamorphosés au gré des différents courants de la mode selon les époques. La Sape est aujourd’hui devenue un fait culturel et sociétal propre aux deux Congo. Quand et où a-t-elle réellement vu le jour dans notre pays?

     

    Histoire de la Sape

     

    Son voyage au pays est le couronnement de son succès artistique et vestimentaire. Lorsqu’il descend à Kinshasa avec ses apôtres, le N’Ganshie est accueilli comme l’enfant prodigue. L’engouement est grand, la ferveur  immense. Les motards l’escortent de l’aéroport de Ndjili jusqu’à la Cité de la Voix du Zaïre où le grand prêtre donne sa première interview. Dans la foulée des retrouvailles, un concert est organisé au Palais du Peuple. Le succès est au rendez-vous et la moisson est immense. La vulgarisation de la doctrine kitendi par le pape Niarka  lui-même est une réussite. Les adeptes se font nombreux. Artistes-musiciens, jeunes citadins, hommes politiques des deux rives du fleuve Congo, tous mettent la main à la pâte. L’addiction à ce qui est devenue une drogue s’empare de la jeunesse avec fébrilité. Des confréries kitendistes comme celles des Léopards de la Sape à Kinshasa ou de  l’Université de la Sape à Brazzaville sont créées conformément à l’orthodoxie du maître.

     

    Les accrocs et autres fous de la mode rivalisent d’ardeur et d’ingéniosité dans une émulation sans pareille. Dans ce même ordre d’idées, le styliste congolais Papa Griffe alias Sapeur d’État, ancien porte-sac du N’Ganshie, organise la " journée mondiale de la Sape"  à la date du décès du maestro à qui les amoureux du kitendi vouent jusqu’aujourd’hui un véritable culte. Son souvenir est encore vivant vingt ans après sa  disparition. Mzee Kindingu,  " leader des sapeurs dans le monde ", résume dans son prêche la philosophie de la corporation : «Dieu est le premier styliste. Il a tué une bête, il a créé les marques d’habillement et il a dit à Adam : "Porte ça". La Sape est une bénédiction de l’Éternel et elle a connu trois générations : le roi Salomon, Stervos Niarcos et nous.»

     

    La Sape en RD Congo

    En 1885, L’État indépendant du Congo est reconnu par les puissances étrangères sur les ruines de l’Association Internationale du Congo. Sa capitale est implantée à Boma. Le nouvel État manque de cadres pour son administration. Afin de combler ce vide, L’EIC recrute les fonctionnaires dont le pays manque et dont il a grandement besoin. Plusieurs Ouest-Africains postulent à ces postes subalternes, parmi eux deux Nigérians francophones : Herzekiah André Shanu (Lagos 1858 – Boma 1905) et Gerald Izëdro Marie Samuel  (Lagos 1858 – Wilrijk 1913). Shanu émigre au Congo en 1884. Ce Yoruba est d’abord recruteur au Nigeria des soldats pour le compte de la Force publique. Il devient ensuite commis et traducteur dans le bureau du gouverneur puis sous-commissaire de district à Boma. Il va ensuite s´illustrer dans la photographie et le commerce. Son compatriote Samuel, ancien instituteur dans une école primaire catholique de Lagos est admis comme commis. Il arrive à Boma le 1er février 1886.

    Devenus Bomatraciens d’adoption, les deux Nigérians qui  passent parfois leurs vacances en Europe impressionnent les Congolais par leur style vestimentaire. Leurs autres collègues africains ne sont pas en reste. Ils s’habillent à l’occidentale avec tous les accessoires que l’élégance et la mode leur offrent. Le goût des beaux habits porte la marque de ces dandys au look particulier que l’administration léopoldienne a fait venir à Boma. Ce moyen permet à ces jeunes premiers venus d’ailleurs d'affirmer leur rang social et leur personnalité. Ils travaillent avec les Blancs, s’habillent, se chaussent et se coiffent comme eux, parfois mieux qu’eux.

     

    Dans cette effervescence de styles et de couleurs où le port du costume-cravate se conjugue merveilleusement avec celui du chapeau, les jalons de ce que l’on appelle aujourd’hui la Sape sont posés. Les premiers amoureux du kitendi au Congo ne sont pas Congolais. Mais n’empêche ! La galanterie vestimentaire est née à Boma. Paul Panda Farnana, vu son côté BCBG,  pourrait être considéré comme le premier sapeur congolais. Le dandysme est en marche. La révolution vestimentaire vient de s’opérer au Congo. Le changement dans l’habillement affecte quelque peu le look des rois de Boma et de Banana.

    Le costume fait son apparition dans les cercles du pouvoir tribal. Les chefs locaux commencent à porter le pagne traditionnel et la veste parée des accessoires de leur dignité (colliers, canne cérémonielle). En réalité, la Sape est apparue au XVII e siècle dans le bassin du Congo, peut-être même avant. Vers 1640, au royaume du Kongo dia Ntotila dans la cour du roi, les aristocrates s’habillent déjà à l’occidentale. Le portrait de Dom Miguel de Castro émissaire de la province de Soyo en témoigne. Sur cette peinture datant de 1642, il porte une chemise de soie brochée avec un large col blanc, un chapeau larges bords en feutre orné de longues plumes surmontées de deux plaques d'or.

     

    Boma, berceau de la Sape congolaise

    La Sape sous sa forme actuelle n’a pas vu le jour à Kinshasa ou à Brazzaville. Plusieurs photos dont celles prises par Herzekiah André Shanu dans les années 1893 et 1894 situent le berceau du dandysme congolais à Boma. Dans cette ville du Kongo Central (ex Bas-Congo), capitale de l´EIC de 1886 à 1929, les habitudes vestimentaires et le look des émigrés africains de l’administration léopoldienne   rappellent les kitendistes d’aujourd’hui : tenue parfois extravagante, chapeau haut de forme ou melon, canne, casque colonial, costume-cravate, gilet, trois pièces. Ces gentlemans friands de la mode ont vécu l’art de bien s’habiller au rythme de leur époque.

    La Sape a existé à Boma une dizaine d’années avant son apparition à Brazzaville ; près d’un siècle avant les frasques vestimentaires de Stervos Niarcos, Djo Ballard, Papa Wemba ou Koko Waya. Les auxiliaires africains de l’administration léopoldienne tout comme Paul Panda Farnana sont en RDC à l’avant-garde de ce courant qui a fait ses premiers pas dans les rues poussiéreuses de la capitale de l’EIC à la fin du dix-neuvième siècle. L’histoire du kitendi de l’époque contemporaine a commencé à s’écrire au Bas-Congo avant les années 1893 – 1894 avec pour précurseurs des jeunes venus d’Afrique de l’Ouest.

     

    Samuel Malonga 


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    Les particularités linguistiques des chansons de l’OK-Jazz.

    Le lingala est la principale langue utilisée par l’OK-jazz, tout comme les autres orchestres congolais. Parfois, certains compositeurs de cette formation musicale comme Vicky, Edo, Essous, Celestin Kouka, Michel Boyibanda, et plus tard Franco recourent à la langue de Molière. Nous avons à cet égard découvert il y a quatre ans une merveille de l’OK-Jazz en français dont nous n’arrivons plus à repérer dans l' enchevêtrement de notre discothèque.

    Cependant,force est de souligner que depuis sa création, les chansons de l’OK-Jazz présentent trois particularités linguistiques. C’est-à-dire qu’à côté du lingala, les œuvres de l’OK-Jazz portent les sceaux linguistiques représentant la diversité culturelle de ses membres. Ces particularités peuvent être regroupées en trois catégories suivantes :

     

    • Le kikongo : langue d’enfance de Franco. Le fondateur de l’OK-Jazz y recourt partiellement ou entièrement dès la fondation de l’orchestre en 1957 comme s’il y recherchait ses racines. Au milieu et surtout vers la fin de sa carrière, l'usage du kikongo stimulé par le recours à l’authenticité devient récurrent au point de classer à tort ou à raison de nombreuses chansons en kikongo parmi le « Folklore de chez-nous ».
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    Extrait du répertoire Lari dans la musique congolaise moderne.

    Les particularités linguistiques des chansons de l’OK-Jazz ont mis en évidence l’influence du Lari dans le répertoire de cette grande formation musicale. Une influence générée par la présence des artistes issus de cette ethnie, entre autres : Edo Ganga, Daniel Loubelo ( De la Lune), Kouka Célistin….. au début de l’OK-Jazz. Au sujet des lari, il convient de souligner qu’il s’agit d’une de ces tribus qui ont toujours exalté leur culture. Ne dit-on pas « qu’une culture ne meurt que sa propre faiblesse » ? Nous nous souvenons encore des mélodies entraînantes du groupe traditionnel « FWA BISALU » diffusées matin, midi, soir sur les ondes de la Voix de la Révolution durant les années ’60 et ’70.

     

    Mais l’influence du lari ne s’est pas limitée à l’OK-Jazz. Elle est marquée à travers les répertoires de plusieurs formations musicales congolaises dans lesquelles les musiciens d’origine Lari ont évolué, comme nous le verrons en auditionnant la sélection musicale ci-dessous.

     

    Même l’African-Jazz qui a bénéficié au début des années ‘60 des services du Club Kallé de Brazzaville composé de Clément Massengo, Bibanzoulou « Amoyen », Prosper Nkouri, Matingou, Firmin Tembe, Gérard Bitsindou (compositeur de Lolita), et Sylvain Bemba, compte une œuvre en Lari dans son répertoire.

     

     

     

     

     

    Nous remercions notre ami Samuel Malonga pour les détails nécessaires à la compréhension de l’article. Nous invitons par ailleurs tous ceux qui ont des compléments d’informations sur les chansons choisies à bien vouloir nous les apporter.

    En ce qui concerne Amoyen, effectivement il fut un grand joueur de Diables Noirs (Yaka dia mama). Quant à Firmin Tembe,il fut journaliste ou animateur à la Voix de la Révolution.

    Nous attendons la traduction de ces chansons en Lari de la part de ceux qui maîtrisent mieux cette langue et voudraient aider les mbokatiers à en découvrir la signification.

     

    Messager

     

     

    Voici l'explication de quelques chansons:



    1) Butsana mama (Quelle solitude maman)

    Très courte chanson où l'auteur se plaint de sa solitude et demande à sa mère ce qu'il peut faire. Pour ce qui est de l'orthogaphe, en lari, on utilise "ts" là en RDC en emploie "ns" en kikongo. Exemples: butsana = bunsana (solitude); matsanga = mansanga (larmes).



    2) Nitouani ya mbi (nzoto na ngai mabe = j'ai la malchance = makila eyina nzoto).

    Le poète Franlkin Boukaka se plaint car il a la malchance. Il demande à son interlocutrice de ne pas l'aimer ni de l'écouter car il n'a pas de chance. Qu'elle ne le cherche pas non plus car il est la risée du monde. Notons que "boukaka" veut dire "solitude".



    3) Bubote mona pele (la reconnaissance n'est pas de ce monde.

    Cette chanson est bilingue (lari-lingala). Dans le refrain qui est en lari, Passy Mermans se plaint du manque de bonté et de reconnaissance dans ce monde car il y a trop de péché. Il n'y a pas non plus de joie. Le corps qui est en lingala va aussi dans le même sens.

     

    Samuel Malonga

     


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    1954: Face à face Kallé - Franck Lassan au parc de Boeck

     

                                                                                                      

     

     

     

    Nous sommes en 1954. Deux jeunes chanteurs interprètes à la voix angéliques, Kallé Jeff et Franck Lassan se disputent la vedette et défraient la chronique Kinoise.  Qui est le meilleur ? Voilà la question que de nombreux mélomanes se posent à cette époque !

     

    Pour les départager, ils vont s’affronter au cours d’un concours musical organisé au Parc de Boeck, décoré aux couleurs des marques de produits commerciaux les plus alléchants.

    Sur le podium, Kallé interprète « Ambiance, Kallé Kato ». Franck Lassan répliquera par « la belle Victorine »,(dédiée à Victorine Ndjoli).

     

    Les archives en notre possession n’indiquent pas qui avait remporté ce duel vocal. C’est pourquoi nous reproduisons les deux œuvres interprétées par les deux compétiteurs dans leurs versions d’origine (1953-’54),en vue de permettre à chacun de trancher. Mais " La belle Victorine" de Frank Lassan n'est plus complétement audible.

     

    Source:La musique congolaise du 20è siècle, par Mfumu Fylla Saint-Eudes:.

     

    Messager

     

     

     


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    Les grands succès du répertoire Lari dans la musique congolaise

    De gauche à droire: Kosmos Moutouari et Kouka Célestin durant un concert.

    Riche en effet est la chanson lari dans la musique congolaise moderne et je tire mon chapeau ici à notre frère Messager d'avoir  soulevé ce jour un pan de l'histoire de cette dernière. Aussi ma contribution se limitera à un rappel des tubes (c'est-à-dire grands succès) que cette langue a su donner au palmarès de ladite musique et Dieu seul sait combien ma liste, à l'instar de celle de Messager, n'est pas exhaustive.

     

    OK-JAZZ:

    Mina kingéngé (Edo 1957)

    Simba mwana (Célestin 1957)

    Beto ni bala bantsana (Célestin 1957)

    Mabuidi  (Youlou 1967 )

     

    Trio Béros 

    Essous bukakéti fua (Essous 1957)

     

    Orchestre MAQUINA LOCA

    Bemba bemba (Guy-Léon Fylla 1959)

    Orchestre VEDETTE-JAZZ

    Mérengué yo toma ya simba (1959)

     

    Antoine MOUNDANDA et son Likembé Géant:

    Mama ngoguani mama (1959)

    Ni wuna wu ta ta (1960)

    Nkento wu lembané mwana (1959)

     

    Orchestre BANTOUS de La Capitale:

    Kidiba (Kouka Célestin 1960)

    Lutaya (Essous 1960)

    Comité Bantous (Club Bantous 1964)

    Yaka dia mama (Kosmos 1969)

    Nkumbi nzila (Gerry Gérard 1974)

     

    Orchestre CERCUL-JAZZ

    Mangudi (Henri Bibi 1960)

    Luzolo (Franklin Boukaka 1964)

    Ta Mafuta wélé (Ntounta Mamadou)

     

    Orchestre NEGRO-BAND

    Bounzila (Max Massengo 1965)

     

    Orchestre LE PEUPLE du trio CEPAKOS

    Ba dia ntséké (Kouka Célestin)

     

    Groupe vocal LES CHEVEUX CREPUS de Brazzaville

    Na wo tsétsa (Jacques Loubélo 1963) reprise en 1966 par Myriam Makéba

    Mpasi zo (Jacques Loubélo 1964)

     

    Youlou en solo à Brazzaville

    Ntsona (  1980)

    Bella Below 1970

    Bouyélélé  (1970  )

     

    Orchestre VIVA MANDOLINA

    Parisien refoulé (Rafa Bounzéki 1989) chanson fétiche de l'animateur Bolowa Bonzakwa cette année-là sur la Chaîne Stéréo expérimentale de la Voix du Zaïre à Kinshasa.

     

    Mwenze

     

     


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    Brigadier Likili, héros méconnu de la 2e guerre mondiale !

    Qui était Likili ? Cette question pour le moins surprenante pour le commun des Congolais mérité une réponse. Car likili est en lingala désigne un soldat sans grade ou une recrue. La majorité des Congolais n’ont aucune idée sur l’origine de ce mot employé uniquement dans l’armée. En réalité Likili est le nom d’un ancien sous-officier de la Force publique. Ce digne fils du Congo avait le grade de brigadier dans l´armée coloniale. Sa célébrité est en rapport avec ses hauts faits d´armes pendant la seconde guerre mondiale. L’Éthiopie est occupée par les forces italiennes. La Force publique qui est engagé dans la guerre participe dans la campagne d’Éthiopie et libère Assossa, Saïo et Gambela. Le brigadier Likili  se fait particulièrement illustré dans la prise de la ville de Gambela. Le 18 janvier 1940, à la tête d’une unité d’artillerie, il s’offre le luxe de capturer des officiers supérieurs de l’armée fasciste italienne.  Mais en pleine période coloniale, l’exploit de ce vaillant Congolais qui vaut la chandelle n’est reconnu ni par la Belgique ni par le Congo indépendant. Son nom ne se trouve dans aucun livre d’histoire.

     

    De la Force publique en passant par l’ANC, les FAZ et aujourd’hui les FARDC, Likili en tant que soldat congolais n’est pas connu. Si sa performance a peut-être été occultée à cause de la couleur de sa peau et de ses origines de colonisé africain à une époque où le racisme est une idéologie qui fixe les règles du jeu politique en Occident, pourquoi les historiens congolais continuent-ils de le mettre à l’index ? Jusqu’aujourd’hui, personne ne connait son prénom, le lieu et la date de sa naissance, sa province d’origine, la date de son entrée dans l’armée coloniale, le lieu et l’année de son décès. C’est comme si Likili n’a jamais existé. Oublié par les siens et par l’histoire, il réussit toutefois à laisser son empreinte pour la postérité.

     

    Son nom devenu un vocable à usage strictement militaire a traversé des décades sans que l’on sache sa provenance. Il faut se demander comment ce patronyme s’est imposé jusqu’à nos jours pour désigner toute recrue de l’armée congolaise. Quelle belle revanche pour ce brigadier méconnu dont l’existence et l’exploit historique ont sciemment été effacés. Il faut attendre 68 ans après la guerre pour voir la reconnaissance d’un artiste à son égard. En février 2013, l’artiste-peintre Barly Baruti lui a rendu un bel hommage. Un tableau représentant le héros oublié a en effet été exposé à la maison culturelle flamande Kuumba à Bruxelles. 

     

    Samuel Malonga


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    Décès de Marie Misamu à Kinshasa!

    Marie Misamu, née le 16 novembre 1974 est décédée ce samedi  à Kinshasa à l'âge de 41 ans, nous ont rapporté deux sources parmi lesquelles notre ami Samuel Malonga.

    Cette information a été confirmée par Radio Okapi ainsi que plusieurs autres sites congolais se référant aux propos des proches parents de la défunte chanteuse de la musique religieuse.

    Selon ces sources, Marie Misamu a rendu l’âme le samedi 16 janvier 2016 à 19 heures à l’hôpital de l’amitié Sino-Congolaise à Ndjili, après y être admise suite au malaise ressenti durant une retraite de prière dans un endroit non précisé.

    Notre blog ainsi que tous les mbokatiers présentent leurs condoléances les plus attristées à la famille de la disparue et à toute la communauté des artistes chrétiens.

     

    Mbokamosika

     


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    Quelle est la signification de "sourcils" et "cils" en bon lingala ?

     

    Cher Messager,

    Il me semble que le mot lingala « makiki » signifie « sourcils » et « cils ». Je voudrais savoir s’il y a un mbokatier qui connaît un autre mot pour les distinguer. J’ai essayé de consulter tous les dictionnaires en ligne, et il semble (jusqu’à nouvel avis) que cette distinction n’intéresse pas à la langue. Je n’en ai aucune idée dans ma langue maternelle non plus, mais c'est le lingala qui détient la richesse de la musique congolaise.

     

    Voilà peut-être pourquoi mon ouïe insiste sur matiti. La chanson Amour Fou de Rochereau, elle, dit suki na ye ya miso lokola Kennedy. Je présume qu’il s’agit de JFK, puisque n’importe quel autre Kennedy ne serait pas suffisamment connu pour mériter une comparaison dans une chanson en lingala à cette époque-là. Qu’est- ce- que les mbokatiers croient que suki ya miso signifie – les sourcils, les cils, ou les deux ?

     

    Pedro

    Notre réponse

     

    Makiki

    Vu la complexité de la question de notre ami Pedro, nous avons jugé utile de la circonscrire en rappelant d’abord quelques notions d’anatomie en lingala avant d’essayer d’y répondre à notre niveau, avant de céder la place aux autres mbokatiers, surtout à ceux qui maîtrisent mieux que nous la grammaire lingala.

     

    Voici en effet les différentes appellations de la pilosité humaine (présence de poils sur une région du corps) en lingala telles que nous les avons découvertes après quelques recherches.

     

    Comme dans d’autres langue, le lingala distingue les différents types de poils sur un corps humain.

     

    Cheveu :      Losüki (Sing), nsüki (pl), 

    Barbe :       mandefu, ndefu (pl)

    Sourcil :     Likiki (sing), Makiki (pl)

    Cil :         Lonkôngya , Monkôngya

    Moustache :   Monzômbâ

    Poil :        Muika, Mika

    Poils du corps

    ou du pubis : Nkunza, Kunza.

         

    Paupière:     loto’ko’, ntoko

    Aisselles:     Lisa’sa’mba, masa’sa’mba (pl)

     

    Cette différenciation de poils en lingala démontre la richesse de nos langues. Mais force est de reconnaître que le lingala parlé, surtout à Kinshasa est pauvre. En d’autres termes, nous ne fournissons (nous-mêmes compris) pas assez d’efforts pour utiliser le vocabulaire lingala approprié. D’où l’usage fréquent des métaphores pour combler nos lacunes lexicologiques. Même dans la Bible en lingala, nous y avons trouvé des métaphores comme « Suki ya nzoto » pour désigner les poils, alors que le vrai terme est « Muika ou mika ».

     

    Ainsi , des termes tels que «  matiti ya miso », « suki ya miso »…utilisés par nos artistes font partie des métaphores consistant à modifier le sens du langage par une substitution analogique , par une comparaison, ou par  une image. Le lingala de Kinshasa est plein de métaphores.

    En ce qui concerne le pléonasme, son usage dans la littérature africaine est très courant à l'instar de l'exemple évoqué par Pedro.Souvent, le pléonasme ou la "redondance" caractérise la chanson congolaise.

     

    A présent, nous cédons la place aux autres pour nous compléter sur cette question provenant de notre ami Pedro.

     

    Messager

     


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    Commentaire de Bony sur Vadio Mambenga

     

     

    Référence: http://www.mbokamosika.com/article-grand-pere-bozi-boziana-et-l-anti-choc-67115678.html

     

    Forum oyo ezali kitoko mpe elengi. Tozali mingi ko participer na histoire ya Congo mpe en particulier awa na histoire ya musique congolaise.
    VADIO azali muana ya Yolo Nord mpe azalaki paraplégique na suite ya polyomyélite. Azalaki kotambola na makolo mineyi mpe tango mosusu na tricycle na ye ezalaki na pédale na maboko.
    Tata na ye azalaki infirmier mpe epayi na bango père na ye azalaki na Dispensaire na boutique.
    Vie ya Vadio ezalaki ya ba jeune nioso ya Kinshasa. Azalaki jeune na mua ba fanatiques na ye.

    Tricycle mingi baninga na ye nde bazalaki kopusa ye na sima. Mpe alingaki kokende na cinéma ya matinée mingi na Ciné Maitre Taureau na Yolo Sud na Boulevard Capelle pene na Wenze ya Yolo Sud.
    Baye bayebi Yolo Nord ba ko yeba arret ya suka ya autobus sur Avenue Kimuenza en face ya buvette FLAMY. Na tina yango ba receveur ya Bus bazalaki ko benga arret wana Flamingo. Mpe basi mingi bazalaki na nsoni po na kokita wana. Vadio azalaki ko vanda epayi ya ba parent na ye na face ya arret Flamy na croisement ya avenue Kimwenza na avenue Monseigneur Six. Pour information Av. Mgr Six ezalaki balabala ya Bassiste monene ya histoire ya musique congolaise,Vieux De La Lune Luna na Ok Jazz mpe fondateur ya orchestre Tembo na Brazzaville.

    Kombo ya Vadio ewuti wapi. Elingaki Vadio cinéma mingi,alingaki mpe ba film ya Peplum oyo to bengaki na lingala Film ya ba Romain. Na succès ya film QUO VADIS nde ayaki ko zua surnom ya QUO VADIS oyo esalaki dimunitif ya VADIS.
    Moto nioso ayebaki ye na Yolo de près ou de loin. Bus ezalaki ko telema liboso ya lopango na bango. Azalaki paralytique mpe azalaki kobeta guitare malamu.

    Vadio azalaki mentor ya evoloko. Evoloko azalaki ko benga ye Prof. Vadio azalaki parmi bato ya liboso bazalaki koyoka ba compositions ya evoloko mpe bazalaki ko repeter na ye. Sans oublier ko nualier.
    Vadio a influencé attaque Isifi ya Zaiko mingi. Baye bayebi attaque Isifi ezalaki composée de EVOLOKO,MAVUELA,WEMBA,BOZI seul Jossart azalaki ko accompagner bango puis petit na bango Gina.

    Idée ya conflit ya Evoloko na Vadio ezali absurde. VADIO azalaki mentor ya Evoloko. Koyemba ya Evoloko e subir influence manifeste ya Vadio mpe elongoli mérite ya Evoloko té. Yoka Evoloko na oeuvre na ye ya liboso Na konzemba,o comparer na Eluzam. Soki oyebi koyemba ya Vadio yoka Eluzam po na koyeba influence na ye. Amazone mpe ezali na influence ya Vadio.
    Depart ya Wemba,Mavuela de ISIFI ezalaki mpo balingaki lisusu ko yemba na Vadio te. Evoloko azalaki ko imposer ye. Vadio azalaki pur vieux na ye.
    Vadio azalaki professeur na bango.Baye bayebi ba musicien basalaki maquis epayi ya Evoloko avant meme idée ya création ya ISIFI bakoki ko témoigner rélation forte ezalaki entre Vadio na ye. 



    Wana contribution na ngai

     

    Bony


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    Comment nous contacter directement ?

    Depuis le passage de notre site à la formule professionnelle, l’adresse mail de mbokamosika qui était visible sur l’ancien design n’existe plus. Dès lors, les lecteurs s’adressent au site à travers un lien de contact instauré par l’administration d’Overblog à la 1ère page .

    Malheureusement, ce contact ne fonctionne pas convenablement au point où de nombreux messages émis par nos lecteurs ne nous parviennent plus.

    Désormais, nous invitons ceux qui auraient des témoignages, des confidences, ou des articles, à  nous  contacter directement par le biais de notre adresse habituelle : Mboka64@yahoo.fr ,et à ignorer l’autre contact réputé incertain.

     

    Mbokamosika 


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    Bonjour je suis à la recherche d'un chant de Wemba dont les paroles sont “maloba cheri ezali elengi elobisa kutu ba baba....”
    Merci à vous et bonne journée.
    Carine K.

    Carine K

     

    Qui peut trouver le titre , le cas échéant, nous envoyer cette chanson de papa Wemba ?

     

    Par ailleurs, nous remercions carine K. pour avoir réagi en très peu de temps, en nous envoyant sa question à travers l'adresse du siteMboka64@yahoo.fr

     


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    Gérard Kamanda wa Kamanda est mort !

     

     

    Nous apprenons le décès de Maître Gérard Kamanda wa Kamanda, survénu dans la nuit du 20 au 21 janvier 2016 des suites d’une maladie.

    Très connu dans les milieux intellectuels, Gérard Kamanda avait occupé de très hautes fonctions tant au pays qu’au niveau de l’OUA où il fut Secrétaire général adjoint. Nous retenons encore cette célèbre boutade de Mobutu à son égard, lui suggérant de s’exprimer un jour en lingala, lui qui adorait tant la langue de Molière.

    Ironie du sort, son décès coïncide avec le séjour en RDC d’Eden Kodjo, avec lequel il se disputa le secrétariat général de l’Organisation de l’Unité Africaine durant les années ’80.

    Ressortissant de Bandundu, Gérard Kamanda wa Kamanda est né en 1940 et avait occupé plusieurs fois le portefeuille des affaires étrangères en 1983, et de 1995 à 1997 sous le gouvernement Mobutu. En 2016, il sera ministre à la recherche scientifique dans le Gouvernement de transition de la République Démocratique du Congo sous Joseph Kabila.  Duant la dernière échéance électorale , il avait posé sa candidature à la présidence de la République.

    Vu son engagement et son esprit frondeur durant son parcours universitaire, Gérard Kamanda wa Kamanda fut l'un des derniers politiciens congolais sur lesquels les étudiants  avaient fondé beaucoup d'espoirs.

     

    Nous présentons nos condoléances les plus sincères à sa famille.

     

    Messager


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    Bonjour,
    Je m'appelle Cédric Mata,
    Pouvez-vous nous aider à retrouver la liste de la première promotion des universitaires sortis de Louvanium?
    Merci
    Cédric Mata

    Cédric Mata

     

    Les premiers candidats médecins en 1959, avec le prof. Hennebert debout. 

     

    La question de Cédric évoque indirectement l’absence d’archives dans notre pays. Car historiquement, les années ’40, ‘50 ou ’60 sont tellement proches que les palmarès des premières promotions de nos universités seraient à la portée de tout le monde.

     

    Quoi qu’il en soit, nous répercutons cette question au Rectorat de l’Université de Kinshasa, l’un des services bien placés pour nous fournir le palmarès d’au-moins deux premières promotions universitaires de Lovanium. Toute autre source pouvant nous aider dans ce sens est la bienvenue.

     

    Nous référant à « La médecine à Lovanium », par le professeur Norbert Hennebert, rappelons que l’ouverture de la 1ère année académique de l’Université Lovanium sur la colline inspirée a eu lieu  en 1954, sous le rectorat de Mgr Luc Gillon avec :

                 - une candidature en sciences naturelles,

    • les candidatures en sciences sociales en administratives,
    • les candidatures en sciences pédagogiques,
    • les candidatures en sciences agronomiques.

     

    En 1957 : Ouverture des Cliniques Universitaires et du premier doctorat en médecine. Quatre candidats médecins sont admis.

    Le 22 juillet 1961 : remise des premiers diplômes de docteurs en médecine de Lovanium.

     

    Selon toujours le document du professeur Hennebert, déjà en 1927, il y eut à Kisantu la (FOMULAC) Fondation médicale de l’Université de Lovanium au Congo, qui avait débuté en 1937, la formation des assistants-médicaux avec  le statut intermédiaire entre celui d' infirmier et celui du  médecin. En 1930 était érigé à Katana (à l’Est) le centre médico-pédagogique.

    Souligons que parmi les premiers candidats en médecine de Lovanium il y avait des Belges, des Congolais, des Angolais, et des Sud-Africains d'origine Indienne.

     

    Messager

     

    Encore deux images de Lovanium envoyées par samuel Malonga.

     


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    Bonjour je suis à la recherche d'un chant de Wemba dont les paroles sont “maloba cheri ezali elengi elobisa kutu ba baba....”
    Merci à vous et bonne journée.
    Carine K.

    Carine K.

     

     

    La chanson c'est “Maningo”, chantée en l'honneur de Julie Maningo mwana Lemba, Elle est introuvable. C'eétait un 45 tour géant comme on le disait à l'époque, avec la chanson fille de sion dont je mets le lien www.youtube.com/watch?v=HmYB_3QlNiA&list=RDHmYB_3QlNiA#t=1.

    bonne journée chez vous

     

    Kidiamfuka

     

    Selon Kidiamfuka, la chanson recherchée par Carine est « Maningo », de papa Wemba, introuvable sur le marché de la chanson. Heureusement, elle se trouve dans notre discothèque. Après vérification il s’avère qu’il s’agit bel et bien de cette Chanson

    C’est avec plaisir que nous la diffusons à l’intention de notre lectrice Carine et de tous les mbokatiers.

     

    Messager

     

     

     


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    Dindo Yogo

     

    Bonsoir,
    Je suis Franck, mwana ngambo Ya Brazza 
    Je recherche une chanson de Dindo Yogo à ses débuts avec l'orchestre Macchi
    Je pense que le titre était Fatima Lola et le premiers paroles étaient:
    “Motema ngai napesaki na yo bolingo yoka
    Nakobelela papa ondima té
    Oh oh ngai naleli yé é bolingo.....”

    C'était les années 1972 et mon père avait acheté un tourne disques Teppaz et on avait ce 45 tours qui a berçé mes premiers amours

     

    Franck

     

     

    C’est la énième fois que nous enregistrons une requête sur la chanson « Fatima Lola » . Ne disposant que d’un nombre très limité des œuvres de l’artiste Dindo Yogo, de son vrai nom Mboyo, nous invitons les mélomanes pouvant avoir dans leurs archives cette chanson, à bien vouloir nous l’envoyer à travers le lien indiqué en première page du site.

    En attendant, nous proposons à notre ami Franck ainsi qu’aux autres mbokatiers une autre création de Dindo Yogo et de l'orchestre Macchi, faisant partie de notre mémoire. Nous y apprécions l'orchestration réalisée directement par moins de huit musiciens, dans un studio local.

     

    Messager

     

     


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    Les chanteurs-danseurs de Kenge à Léo (1966)

     

    Les  chanteurs-danseurs de Kenge à Léo (1966)

    « Les chanteurs-danseurs de Kenge  à Léo ». Tel est le titre de la revue Afrique Chrétienne du 21 mai 1966 annonçant l’arrivée de ce groupe à Léopoldville.

    Pour mieux marquer cet événement culturel qui s’est déroulé en 1966, nous allons essayer de le schématiser à travers ses trois éléments : les petits chanteurs, la revue Afrique- Chrétienne,  et l’année 1966.

    Les petits chanteurs : Ce sont des chorales confessionnelles créées par des prêtres catholiques à travers les différents diocèses du Congo, et dont le répertoire était essentiellement basé sur les langues nationales.

    Parmi les chorales les plus célèbres, nous pouvons citer entre autres : Les "Chanteurs à la croix du cuivre » à Elisabethville (Lubumbashi) durant les années ’40 et ’50 ; "Les Troubadours du roi Baudouin" à Kamina, crées en 1955 à l’occasion de la visite royale ; "La Fanfare de Kamilabi" à Luluabourg (Kananga) durant les années ’50 ; "Les Petits Chanteurs-Danseurs de Kenge" au Kwango-Bandundu au début des années ’60 ; et "Chem-Chem Yetu" à Kinshasa durant les années ’60 et ’70.

    À l’actif de ces chorales, nous pouvons mentionner des œuvres telles que : « Missa Luba », réalisée par les Troubadours du Roi Baudouin de Kamina, « Missa Kwango » et « Ngiele ku mfinda » des Petits chanteurs de Kenge, enfin « Debout congolais » de Chem-Chem Yetu.

    La revue Afrique Chrétienne :  Est une publication confessionnelle de l'Eglise Catholique à fort tirage, créée en 1960 à Léopoldville et qui fut plusieurs fois censurée durant le règne de Mobutu. Référez-vous à nos articles antérieurs pour avoir des détails sur le panorama de la presse congolaise.

    1966 : Sur le plan national , 1966 constitue un an du régime Mobutu, après son coup d’état de novembre 1965. 1966 nous rappelle des slogans tels que «  les politiciens cinq ans pembeni » et l’état de grâce du pouvoir de Mobutu. Le démarrage de la Télévision publique ,et les conjurés de la Pentecôte.

    Sur le plan international, 1966 nous rappelle la rébellion de Iam Smith en Rhodésie du Sud (actuel Zimbabwe), et la guerre du Viet-Nam.

     

    Messager

     

     


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    La fanfare salutiste Léopoldville Central Band à Londres en 1965

    L’année 1965 est entrée dans l’histoire comme étant celle du centenaire de la fondation de l’Armée du Salut par William Booth. L’heureux événement est marqué par l’organisation d’un congrès qui attire des milliers des salutistes à Londres où se trouve le siège mondial de l’organisation. Des festivités grandioses ont lieu pour la circonstance dans la capitale britannique du 24 juin au 2 juillet 1965.

     

    Outre les 2.500 délégations venues du monde entier, les cérémonies d’inauguration connaissent la participation de la reine Élisabeth d’Angleterre, de l’archevêque de Canterbury et des représentations diplomatiques de près de 40 pays. Le drapeau sang et feu de l’Armée du salut flotte au Congo depuis le 14 octobre 1934. Cette organisation chrétienne est introduite par l’adjudant Henri-Léon Becquet et son épouse Paula, un couple de missionnaires belges. La RDC a l’honneur de représenter l’Afrique et l’Asie aux assises du centenaire avec la fanfare Léopoldville Central Band. Ce groupe voit le jour  dans les années 50. Mais en 1965, la fusion des fanfares salutistes de Léo I et Léo II donne un nouvel élan sous la direction de l´inamovible capitaine britannique Ray Munn.

     

    Cet orchestre de cuivres de 27 membres se compose des jeunes salutistes comme Holden Wakala, Jean Ludiazo, Emmanuel Vunzi, Paul Bwakasa, Lambert Nkankala, Paul Mafuta, Jean Ludiazo, les frères Gédéon et Philippe  Mabuidi. Ce dernier à peine âgé de 12 ans est l’attraction et la mascotte du groupe à Londres.

    Les chansons exécutées lors de ce premier congrès sont gravées pour l’éternité dans l’album "A century salute around the world with the Salvation Army : The Salvation Army 1865-1965". On y trouve deux titres congolais notamment "March in Scipio" de Léopoldville Band et "Courage bon courage" de  la chorale de l’École normale de Kasangulu. Le 28 juin 1965 est organisé "The Salvation Army century festival of praise" au Royal Albert Hall. Ce festival de louange connaît la participation de 350 musiciens dont ceux de Léopoldville Central Band pour l’enregistrement de l´album du centenaire.

     

     

    Le sergent Gédéon Mabuidi, aujourd’hui directeur divisionnaire de la musique à Kinshasa, affirme que c’est la chorale salutiste de l’École Normale de Kasangulu qui a interprété pour la première fois  l’hymne national "Debout congolais" en 1960. Son père, le patriarche John Mabuidi, est l’une de ces figures congolaises qui ont marqué de leur empreinte l’histoire de l’Armée du Salut en RDC.

     

    Samuel Malonga


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