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Cet espace se veut un lieu de rencontres et d'échanges entre ressortissants de l'Afrique Centrale et Australe . Tout étranger connaissant ou voulant faire connaissance de cette partie de l'Afrique est le bienvenu. Nous y aborderons des sujets culturels en français, portugais, ou en lingala, selon les interlocuteurs . Notre devise:réduire la distance qui nous sépare du continent, par l'entretien de la mémoire collective, en recourant à notre musique dans toute sa diversité

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    La signification de certains noms et la fonction du préfixe nominal « TA » chez les Tetela.

    Ceux qui maîtrisent la culture africaine peuvent aider les jeunes générations, surtout celles qui ont grandi en dehors du continent à retrouver leurs origines. C’est pourquoi nous invitons les intellectuels de différentes ethnies à faire profiter aux autres, le fruit de leurs connaissances, à l’instar du professeur Augustin Odimba qui ne s’est jamais lassé d’exposer tout ce qu’il sait de la culture tetela..

     

    Voici la signification des noms Ahoka, Shuku, Tshopa, Dumbu et Ofonya:

    1. Ahuka ou Ahoka est le pluriel du nom Dihuka ou Dihoka. En français Dihuka signifie guerrier et son pluriel est Ahuka ou Ahoka.

    2. Shuku ou Shoko signifie bosquet en français. Dans le territoire de Katako-Kombe on écrit Shuku et dans le territoire de Lubefu, Shoko.

    N.B. il ne faut pas confondre avec le mot tshuku qui signifie coin.

    Ex.: Laa tshuku dia ludu ( signifie dans le coin de la maison).

    3. Tshopa ( Olondo,Olangi ) signifie bouteille.

    a. Tshopa: Lambokosha tshopa y'ashi ( Je te donne une bouteille d'eau ). Chez les Atetela de Katako-Kombe.

    b. Olondo: Lambokosha olondo w'ashi ( je te donne une bouteille d'eau ). Chez les Atetela de Lodja.

    N.B. Olondo est aussi le nom d'un arbre.

    c. Olangi: Lambokosha olangi w'ashi ( je te donne une bouteille d'eau ). Chez les Atetela de Lubefu.

    4. Dumbu ( Dombo ou Djoma ):.

    a. Dumbu signifie tombe.chez les Atetela de Katako-Kombe.

    b. Dombo signifie tombe. chez les Atetela de Lubefu et de Lodja.

    c. Djoma signifie cimetière. Papa Shuku wakokunde la djoma dia Lodja-ville ( Papa Shuku a été enterré au cimetière de Lodja -ville ).

    5. Ofonya ( verbe penser; ce qu'on pense ou ce que l'on pense ). D'où les mots dérivés fonya, fonyaka, efonyelo, efonyafonya.efony'akambo, efonyaka, kanyiyaka,etc.

    Ex..a. We fonyaka dia dimi leko lo mbuta kashi? ( Pensez-vous que je mens?).

    b Efonya fony'akambo ( des histoires imaginées).

    c. Papa Shuku eko efony'akambo ( Papa Shuku est un menteur, il invente des histoires.

    d. We kanyiyaka dia mvula ayolo elo?( Pensez-vous quîl va pleuvoir aujourd'hui?).

    N.B. Chez les Atetela de Lodja le mot Eshimakambo ou Efony'akambo signifie menteur.

    La fonction du préfixe nominal « TA » chez les Tetela.

    Voici la signification du nom Tawoso: dérivé du mot woso, wosose ou yosose ( très tôt ou le premier) Dimi lakaye elo la yosose ou dimi lakaye elo la wosose ( je suis venu très tôt ce matin). Le nom qui commence par ( Ta ) est souvent lié au premier événement. Tawoso est le nom que l'on donne au premier enfant qui naît dans une famille ( de monsieur Woso). Par contre, chez les jumeaux le premier enfant ( fille ou garçon ) porte le nom de Omba et le deuxième enfant le nom Shako.

    Ex. Papa Koyi Michel est marié à maman Ohambe Cathérine. Le premier garçon qui va naître de cette union portera le nom Takoyi ( premier enfant de papa Koyi Michel et de maman Ohambe Cathérine ). D'autres exemples : Topemge ( premier enfant d'Openge ), Tawungudi ( premier enfant de Wungudi ), Tawoso ( premier enfant de Woso ), Todimba ( premier enfant d'Odimba ),etc.

    Merci.

    Augustin Odimba

     


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    Apport étymologique et sémantique de Kat Nawej à certains lexèmes abordés par Augustin Odimba.

     

    Référence : http://www.mbokamosika.com/2017/01/la-signification-de-certains-noms-et-la-fonction-du-prefixe-nominal-ta-chez-les-tetela.html

     

    De prime abord, nous félicitons nos frères qui fournissent des efforts énormes à nous procurer ce genre de travaux. Estimant que nos langues sont un patrimoine culturel national plutôt qu’une chasse gardée d’un certain groupe, chaque fois que l’occasion se présente, nous faisons l’effort d’apporter aux autres notre modeste contribution. Qu’il plaise à l’auteur et aux lecteurs d’apprécier notre apport étymologique et sémantique de certains lexèmes abordés par notre frère Augustin Odimba. Nulle prétention de détenir l’exclusive vertu, vos corrections et ajouts sont les biens venus.


    D’emblée de jeux, nous disons que la langue Otetela est parlée par une composante des peuples regroupés dans la famille Anamoongo. Ce faisant l’Otetela est une composante de langues bantoues. Par conséquent, l’Otetela partage une grande portion de son lexique ses langues sœurs de la région. Nous croiserons là c’est possible ses liens de proximité et de similitude.

    Selon Mr Odimba, Tshopa signifie bouteille est Olondo et Olangi sont ses synonymes en Otetela.
    Nous ajoutons qu’il est important de noter que le terme tshopa ou tshupa est relié au terme swahili chupa portant une phonie et une signification identiques : bouteille. Qu’est-ce qu’une bouteille ? C’est un vase, un réservoir, récipient, bref un contenant qui sert à conserver un liquide quelconque : eau, huile, alcool, pétrole, etc.

    Il n’est pas surprenant de répertorier cette similarité étant donné notre historie. Les swahilis pénétrèrent le territoire des Atetela. L’influence linguistique des uns sur les autres s’exerça dans les deux directions. Nous ne pouvons dire avec certitude de quelle langue provient ce mot. L’évidence est que les émigrants qui débarquèrent dans la cote indienne, apportèrent leurs lexiques qui furent incorporées aux langues qui y existaient. L’inverse est aussi vrai, les vocabulaires venus d’ailleurs furent été intégrés dans nos langues locales.

    Par ailleurs, nous retrouvons ce terme tshopa ou tshupa en Kikongo et Lingala. Il se présente sous la forme ntuba ou ntshuba, nom provenant du verbe ku tuba ou ku tshuba qui signifie perforer, poignarder, crever, etc. A la similitude phonique se joint celle de la signification identique. Une bouteille contient pour l’essentiel un espace creux, un vide, etc. Il fait donc, un corps perforé, rongé, troué, etc.

    De surcroit, tshopa ou tshupa se rapporte au terme français « tube » signifiant tuyau de petit diamètre, Canal, conduit ou emballage de forme cylindrique . Ce qui ne doit pas nous étonner parce le terme tube provient du Latin : tubus {tub(o)-, tube, tubule}, tuyau cylindrique .

    Le synonyme Tetela du terme tshopa/tshupa est olondo dont la signification identique est : une bouteille. Le terme olondo est répertorié dans nombre de nos langues bantoues de la région dont le Luba et Ruund sous la forme mulondo portant une signification identique vase et tuyau. En Luba du Kasaï : mulòndò(ù) signifie une gargoulette, une bouteille. Ce terme a pour synonyme mùlàngì. Dans son deuxième sens, il dénote une cruche ou un vase. En Luba Katanga : mulondo au pluriel milondo désigne une bouteille ou des bouteilles, cruche, vase, tuyau. En Ruund, le terme mulond pour une signification identique à celle susmentionnée. Le nom propre de personnes : Molondo est bel et bien Tetela. Par extension, le terme mulondo s’applique à un canal et un détroit.

    L’autre synonyme du mot tshopa, en Tetela même, est Olangi (une bouteille d'eau) la similitude avec le terme Lingala, Luba et Kikongo molangi est apparente qu’il faille se demander s’il ne s’agit pas d’un emprunt de ce terme en Otetela. Ce qui nous importe est de nous procurer l’étymologie bantu du terme Olangi ou Mulangi à la signification identique : un contenant, un réservoir, un récipient ou une éprouvette. La seule trace du mot mulangi que nous retrouvons en Lingala est la référence à une boisson alcoolique : molangwa, molangwi qui devient molangi. Au pluriel, il se note milangi. Dans sa forme courte, le terme langi fait surtout référence à la peinture.

    C’est en Kikongo que nous retrouvons le mot nlangi (mlangi) qui dénote une personne qui accompagne quelqu’un ou un objet qui soutient un autre. Si nous concédons qu’un récipient soutient son contenu, il est plausible que l’origine de molangi en soit là. Il est à noter que lingala comme langua-franca contient un nombre important du lexique Koongo suite à l’apport de ces initiateurs dont nombreux furent originaire de cet espace linguistique- guides ou porteurs de blancs colonisateurs. Sinon il nous faut chercher ailleurs.


    Le terme Dumbu (Dombo ou Djoma )
    Dans l’espace linguistique Lingalaphone il est évident que le terme muwumbu signifie en français esclave. Un esclave est un individu qui a perdu sa liberté. Les idioms tels que être dans un cage, être pris dans un piège, être enfermée dans une chambre ou dans une boite, encerclement, confinement, emprisonnement, être entourée, décrivent les conditions d’un esclave. an ensnared, an entombed, an enclosed and a surrounded individual are used.

    Cependant dans l’espace Swahiliphone, l’immutabilité de relations est dénotée dans le proverbe, le traversier peut disparaitre mais le lieu de traverse demeure. Le traversier ou le canoé est appelé “mutumbu” tandis que le lieu est “kivuko”. Un canoé est en effet une boite en bois dans lequel on a fait un creux, un espace ou s’assoient les gens. En quelque sorte c’est une boite, une chambre, un confinement, un cercueil, ou un sarcophage. Le terme français tombe ou tombeau parait d’emblée comme étranger, ce faisant n’a rien de similaire avec nos langues. Une courte réflexion nous révèle la similitude à nos langues. Il en est de même de son équivalent Anglais tomb lieu d’enterrement ou d’inhumation d’un corps humain. Une tombe est un lieu, un espace, un creux, une chambre souterraine ou l’on entrepose pose les restes humains. La similitude phonique et la signification de ces lexèmes devient apparente. Une tombe comme terme français, a tomb comme terme Anglais et wumbu de nos diverses langues bantoues dénotes une chose identique, a défaut similaire si l’on tient compte des usagers. ”. Le mot Anglais womb appartient à cette même famille de mots. Les anglais appellent l’endroit à l'intérieur du ventre d'une femme où se développe un bébé. L'utérus ressemble à une cage, à un cercueil, à une boîte, à une tombe, à un confinement, à une clôture, à une pièce ou à un compartiment. Le bébé dans le ventre d'une mère est asservi, emprisonné, clôturé, enterré, confiné, placé et entouré par le corps de sa mère. Si la similitude avec les langues étrangères est bien évidente, a combien plus forte raison l’est-elle dans des langues bantoues. A fortiori celle d’une même région, partageant une histoire et une géographie commune.

    La similitude de ces lexèmes et le terme central sur lequel ils sont construits est évidente. Indépendamment de la langue que nous utilisons, le phonique identique de "umb" ou "omb" résonne sans équivoque. Nous pouvons extraire de tous ces mots le son du mot racine "umb" -muw-umb-u, mut-umb-u, t-omb-e (tombe), womb (t-umb-u). Dans de nombreuses langues bantoues, dont les langues occidentales ont pu naître, le mot racine «umb» implique la production, le développement, la fabrication, la création ou la fabrication de quelque chose. En outre, le lexème "umb" signifie transformer l'argile en un objet utile. Le créateur porte le nom de muwumbaji alors que la créature (créée) est appelée muwumbi-le nom donné à l'ancêtre de l'humanité dans la langue Gikuyu du Kenya, Afrique de l'Est. Ce sens commun est d'une manière ou d'une autre incorporé dans les termes ci-dessus, indépendamment des langues

    Il ressort de ce qui précède, le sens étymologique et sémantique du terme Otetela Dumbu signifiant tombe soit conforme à son usage dans toutes les langues bantoues. La différence entre le parler de Lubefu et celui de Lodja quant au terme Dombo signifiant tombe vient d’être aussi évoque en ci-dessus. La même logique s’applique au terme Djoma signifiant cimetière C’est comme qui dirait wumbu et wumba.


    Le terme Ofonya.
    Ofanya semble corroborer le verbe swahili fanya (ku) signifiant faire, construire, monter, inventer, etc. Si tel en est le cas, les idiomes Efonya fony'akambo signifieraient des histoires (affaires, conflits) Inventées, ou montées de toutes pièces ou raconter des mensonges ; Papa Shuku eko efony'akambo signifiant Papa Shuku est un inventeur, monteur, fabricateur des mensonges (des histoires mensongères), et We fanyiyaka dia mvula ayolo elo? Pensez-vous qu’il se forme, qu’il se constitue, etc. une pluie dans le ciel ? Un Efony'akambo signifierait dans ce cas un menteur c’est-à-dire un monteur, un faiseur, un fabricant des histoires mensongères. Il est à noter la récurrence du mot akambo qui est répertorié dans nombre de langue bantoues. Dans sa forme péjorative, telle que cela est le cas ici, il dénote des conflits, des litiges, de mésententes, des différends, etc. Le verbe kokamba d’où provient des noms tels que mokambi, lokamba, etc. dénote le faire de diriger un groupe.

    Préfixe « Ta »
    On retrouve l’équivalent de « ta » de Atetela sous la forme « Sa » ou « Sha » chez les Luba et Ruund. Les noms Shambuyi, Shawumba, Sakatenda, Sakombi, Sayilunga en sont quelques exemples. Pour certains, sha (sa) a pour féminin « na ». Les noms qui portent les préfixes, non seulement désignent-ils un premier nés, encore faut-il qu’ils soient des garçons. L’évidence du terme woso dans les autres langues de la région est bien évidente : nyoso et banso de lingala, yonso et bonso de kikongo, awonsu du Ruund, onsu, wonsu et wonsu de Luba du Kasaï et onso, wonso, wionso de Luba Katanga, pour n’en citer que ceux-là. Ils dénotent les adjectifs et pronoms tout-toute/tous-toutes.


    Le nom Omba vient du verbe « omba » qui signifie dans certaines langues bantoues pondre. Le terme « Tetela » est lui-même un synonyme du terme Omba car signifiant éclore en premier, précéder, devancer. Est éclos, ce qui a été pondu au préalable : un œuf. Chez les ovovivipares, l’éclosion est à l’intérieur du ventre de sa mère.

    Le premier né de jumeaux porte le nom de Omba, selon le concept qui veut que le second né, soit nommé shako à cause de son retard ou son refus de naitre le plus tôt. Isha veut dire demeurer. En langues sémitiques (arabe et hébreu) Ish est le nom d’Adam et Isha c’est le nom d’Eve. S’il faut déduire du nom d’Eve signifiant la mère de tous les vivants, Ish est la vie. Le verbe demeurer se dit aussi kaa ou kala en swahili, kala en kikongo et Luba du Katanga, zala (sala ou shala) en lingala. Tikala en lingala signifie demeurer ou rester, trainer, être en arrière. Shala en Luba du Kasaï veut dire autant. Les Bangu-bangu et leurs associes nomment le premier né de jumeaux Kabala et le second Kibundila. Kabala signifie l’éclore, l’émergeant, le sorti, tandis que Kibundila ou Kabund chez certain est celui qui se cache, trainer, retarde sa sortie.

    Somme toute, derrière chaque terme d’une langue bantoue se trouve un concept bien ficelé, clair et logique qui dépasse les limites du seul parler local. C’est un maillon qui nous accroche aux autres. Parfois, il s’étend à des horizons lointains, pour autant que nous soyons capables d’en dénicher les morceaux qui persistent encore. Nous sommes l’ancêtre de l’humanité. A la preuve de fossiles s’ajoutent celles de nos langues pour l’affirmer haut et fort. Si seulement nous pouvons le découvrir nous-mêmes afin de le partager avec ceux qui nous accusent de manquer d’histoire. Ils s’apercevront, qu’ils scieraient la branche vestige sur laquelle repose leur nanti science et technologie. Nous complèterions le vide de jonction de l’histoire universelle de l’humanité. Pourtant notre jeunesse s’éloigne de ce patrimoine oral que nous ont légué nos ancêtres. Ils lisent peu. Mon peuple, ne périra-t-il pas à cause de manque de connaissance ? Cette connaissance de la vérité qui devait nous affranchir.

    Kat Nawej


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    Comment Serge Essous est-il devenu musicien professionnel ?

     

     

    Jean-Serge Essous est sans conteste l’un des grands musiciens de la musique congolaise moderne. Son talent et son œuvre ne sont plus à démontrer. Si les médias ont longuement parlé de lui pendant sa longue carrière, personne ne semble pourtant connaître ce qui l’a poussé à devenir musicien professionnel. Cela ne s’est pas passé du jour au lendemain. Le jeune Essous jouait pour le plaisir jusqu’au jour où à Kinshasa, il décide de quitter son travail à IBM pour faire de la musique sa profession. Ce grand virage dans la vie du célèbre artiste-musicien n’a pas échappé à Charles-Didier Gondola, professeur d’histoire à l’Université d’Indianapolis aux États-Unis et spécialiste des cultures populaires congolaises. Il nous donne la raison principale qui a poussé le célèbre saxophoniste de passer de l’amateurisme au professionnalisme.

     

    Samuel Malonga

     

     

     


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    Auteur compositeur de « Mobangu », Maku se manifeste enfin depuis Birmingham/UK

     

    .Référence : http://www.mbokamosika.com/article-les-oeuvres-du-chanteur-maku-en-angola-108095332.html

                        http://www.mbokamosika.com/article-mobangu-une-oeuvre-du-moraliste-mangwana-107753124.html

                        http://www.mbokamosika.com/article-une-rarete-des-annees-70-intitulee-mobangu-107612996.html

     

     

     

    Je suis tombé par hasard sur Mbokamosika et noté qu’on parlait de ma chanson
    « Mobangu », chantée en duo avec Vieux Sam Manguana en 1974., mais ce n'est ne pas seulement au Vieux Sam que je donnais de chansons.


    Vraiment merci pour les quelques titres que j'ai fait en Angola, avec mon groupe *Estrela do Povo* vous ne croirez pas que je n'en avais pas. Quelle Nostalgie ?
    Je réside actuellement à Birmingham/UK


    MON TEL.+44 7440168334--E-MAIL; kongoproductions@gmail.com

    MAKU DIBANGU

    Comme nous l’avions déjà exprimé à travers notre courriel, nous invitons l’artiste Maku, à nous envoyer une de ses photos, en vue de permettre aux mbokatiers de découvrir son visage.

     


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          In Memoriam :  Jean-Serge Essous

    Il y a sept ans s'est éteint le 25 Novembre 2009 à  Brazzaville, à l'âge de 74 ans le légendaire saxophoniste Jean-Serge Essous. Retour sur ce qu'on sait de lui avec plus de précisions.

    Il était l'un des interprètes les plus populaires de la chanson congolaise

    Le dernier survivant des créateurs de l’OK JAZZ, le 6 Juin 1956 et premier chef de cet orchestre, est parti et avec lui toute une partie de l’histoire de la musique congolaise sur les deux rives du fleuve Congo.

    Musicien d’expérience, de souvenir, de synthèse, en un mot musicien de grand talent, Jean Serge ESSOUS occupe une place importante dans l’histoire de la musique congolaise. Arrangeur à la plume alerte et inspirée, il est demeuré un clarinettiste, flûtiste, saxophoniste et chanteur dont on appréciait le goût très sûr, la pensée remarquablement organisée et surtout la maîtrise instrumentale qui lui permettait d’improviser avec désinvolture dans le registre divertissant.

    Mossendjo Cité historique

     

    Jean Serge ESSOUS est né le 15 Janvier 1935 à Mossendjo (département du Niari, Congo). De père François Kitsoukou (un des premiers infirmiers de la fonction publique coloniale) et de mère Adelaïde Matsanga "Mama Adèle"(griotte). ESSOUS est l'ainé d'un cadet né en 1937 à Brazzaville : Jean-François ESSOUS (plus tard clarinettiste et cofondateur du groupe Ryco-Jazz d'Henri Bowane en 1958, puis musicien au Sénégal et en Gambie où il a trouvé la mort en 2001.

    Cursus scolaire

    De l'école Saint Vincent de Poto-Poto (CP1/CP2), il passe à l'école primaire de Mvounvou à Pointe-Noire, avant de revenir à Brazzaville et à l'école officielle de ouénzé (actuellement Leheyet Gaboka). C'est dans cette école qu'ESSOUS fait la connaissance de Marie-Isidore DIABOUA "Lièvre", chef de "Scout de France" et flutiste. ESSOUS est son adjoint.

    Tous les deux obtiennent le Certificat d'études primaires en 1949. De l'école officielle de Ouénzé, Essous est admis au concours d'entrée au Collège Raymond Paillet de Dolisie (MBounda) où il fréquente jusqu'en classe de 4ème.

    Evolution professionnelle

    De retour à Brazzaville en 1953, sa mère est répudiée par son père. Essous est contraint d'abandonner ses études et trouver du travail pour venir en aide à sa mère. Il est embauché à la CCSO (Compagnie Commerciale Sangha-Oubangui) et affecté dans le département Electricité et Froid, ce qui lui vaudra la formation d'électricien.

    Mais pas pour longtemps, car il obtient un très bon contrat à la Société IBM France (une des premières sociétés de mécanographie installée à Brazzaville) Il n’a donc pas beaucoup de peine a exercer ce métier en 1953  où il y trouve Marie Isidore DIABOUA et Jacques PELLA « Lamontha », tous deux grands mécanographes. Ces derniers sont également des musiciens de ballet et comme les musiciens l‘ont toujours attiré, ESSOUS, tient à tout pris d’être des leurs avant de s’initier à la flûte.

    Carrière musicale

    C’est donc grâce à Marie Isidore Diaboua que Jean Serge ESSOUS  est plongé très tôt et à partir de 1949 dans l'univers de la musique folk-rumba. Il suivra depuis Dolisie la création en 1951 du Ballet "Kongo dia Ntotela" (plus tard Ballets Diaboua) avec comme musiciens : Liberlin de SHORIBA DIOP, Jacques PELLA « Lamontha », Albert LOUBELO « Beaufort », MBOTO Jocker, Yves MPOUA et tant d’autres. Les actions du groupe traditionnel rentrent en perpétuelle mutation. C’est ainsi que le mouvement des ballets était né au Congo.

    Janvier 1952, DIABOUA qui tient toujours à l’éclosion des nouveaux talents apporte un sang nouveau à son œuvre, par la création d’une nouvelle formation musicale moderne « C.D.J. » (les compagnons de joie). Cette formation fait appel à des chanteurs, percussionnistes, sansistes, mais surtout aux flûtistes : PELLA « Lamontha », MBOTO « Jocker » qui constitueront avec l'arrivée d'ESSOUS en 1953, le trio choc. Le CDJ aura surtout le mérite de graver son premier disque en 1953 aux éditions CEFA de Léopoldville. : « Kinialala tsula » et « Z’entendis la nuit »

    1954. C’est encore Marie Isidore DIABOUA qui donne l’occasion à Jean Serge ESSOUS de passer de la flûte à la clarinette. En très peu de temps ESSOUS maîtrise déjà si bien la clarinette que des sollicitations de quelques groupes lui sont destinées. Il choisi le NEGRO JAZZ dont il fait partie sous la direction du guitariste Joseph KABA et avec qui il fait en Janvier 1955 le voyage à Léopoldville. Voyage au cours duquel Henri BOWANE (ce grand impresario, de père congolais de Brazzaville-Sibiti- et de mère congolaise de Kinshasa-Bandaka -) assure donc au NEGRO JAZZ la gloire au Parc de Boeck et au grand dancing kinois « Air France ». ESSOUS y déploie une grande vitalité, car il se révèle dans une forme éblouissante, faisant scintiller les nombreuses facettes de son art.

    En 1956, ESSOUS est devenu un des musiciens des éditions Loningisa qu’on ne présente plus. Son départ du NEGRO JAZZ au cours de l’année 1955, le place parmi les grands requins de studio, qui avec LUAMBO MAKIADI Franco et LANDO « Rossignol » vont travailler sur la recherche des sensibilités musicales dans le cadre d’un groupe expérimental basé dans le célèbre bar-dancing OK BAR de son propriétaire Oscar CASSIEN (plus tard Oscar KASHAMA), lequel donne naissance le 6 juin 1956 à la formation de l’OK JAZZ..- ESSOUS en devient facilement le chef d’orchestre, et sous lui LUAMBO « Franco », LANDO « Rossignol », Augustin MONIANIA "Roitelet", LOUBELO « De la lune », Saturnin PANDI et un peu après BOSUMA « Dessoin » et Victor LONGOMBA "Vicky" (pour ne pas citer DIABOUA, PELLA « Lamontha », Liberlin De SHORIBA DIOP, percussionnistes aux éditions Loningisa et qui ont pris une part active à la création de l’OK Jazz)

    Dans l’OK Jazz, on compte ESSOUS parmi les meilleurs compositeurs dont l’inspiration principale est demeurée sans conteste. Prodigieuses, des chansons comme "Alice", "Chérie akei atiki ngai" « Se pamba », « Lina », etc qui ont défrayé la chronique à cette époque.

    Décembre 1956, le travail de l’impresario et talentueux musicien Henri BOWANE aux éditions Loningisa, ne correspond plus à ses conceptions. Il pense qu’ESSOUS, LANDO Rossignol, Saturnin PANDI, Nino MALAPET sont les musiciens qui ont produit sur lui la plus forte impression, a tel point qu’ils éprouvent en 1957 la naissance de l’orchestre ROCK-A-MAMBO au sein des nouvelles éditions ESENGO. Le ROCK-A-MAMBO évoque à lui seul ce que nous avions connu d’admirable dans les arrangements des chansons congolaises que dans l’interprétation des rythmes afro-cubains. Une grande ouverture sur l’Amérique latine dont il avait réservé à l’espagnol une place importante dans les compositions. En effet, si le cha cha cha est né à Cuba en 1951 de son inventeur Enrique JORRIN, au Congo et en 1957, c’est à Jean Serge ESSOUS que nous devons les toutes premières interprétations : « Baila » et « Sérénade sentimentale » dont la sensation à cette époque était proche du vertige.

    1959, ESSOUS quitte le ROCK-A-MAMBO, avec lui Saturnin PANDI, notamment à la faveur de la naissance, le 15 Août 1959. de l’Orchestre BANTOUS.- ESSOUS en assure la direction jusqu’au 11 Août 1966 avant de faire le relais à Nino MALAPET, précisément à Dakar, après le Festival mondial des arts nègres. Ici commence son grand parcours aux Antilles avec le RICO JAZZ, où il est le premier congolais à initier la musique congolaise dans cette contrée où seule la biguine régnait. Lui et son groupe sont pour quelque chose dans l’éclosion de KASAV.- ESSOUS fait également partie du célèbre groupe de Manu DIBANGO « l’AFRICAN TEAM » entre 1969 et 1970.

    Le 22 Février 1970, ESSOUS, son épouse antillaise de la Martinique et leur fils né en Martinique sont de retour à Brazzaville. Peu de temps après et à la grande satisfaction du monde musical congolais, il est nommé conseiller artistique à la SOCODI (Société congolaise de disque). Naturellement, il rejoint Les Bantous, avant de repartir une fois de plus en exil en France, et à partir de Septembre 1989 jusqu’en 1992 année de son retour définitif au Congo. Cette fois, la présidence de la république, (sous LISSOUBA) qui lui reconnaît beaucoup de talent dans le domaine musical, le nomme conseiller culturel au cabinet du président de la république. En dépit de ses charges, ESSOUS n’abandonne pas pour autant la musique et son orchestre Les Bantous, qui après une période difficile (1997 2005) va se relancer en 2007, grâce aux efforts de Me Jean Martin MBEMBA, le sauveur qui a remis le groupe en activité et l’a propulsé sur la scène internationale.

    Depuis 2006, sous la coupe de Jean Serge ESSOUS et Nino MALAPET (décédé le 29/01/2012), le chemin parcouru s’est enrichi de belles récoltes : 2007 Festival des musiques Métisses Angoulême – 2009 Babel Med Music – Marseille et Olympia Paris.

    Enfin, voyageur infatigable, ESSOUS a sillonné pendant plusieurs années l’Europe, Cuba et Les Antilles. Partout il était capable de jouer avec des tas de gens différents en conservant toujours autant de qualités, c’est finalement un des critères les plus valables qui puissent exister, même si l’on ne s’en rendait pas compte. Pour Joseph KABASELLE qui avait longtemps joué avec ESSOUS aux éditions Esengo (Rock-Africa) et dans l’African Team, ESSOUS, c’était son grand amour.

    ESSOUS, un novateur qui a ouvert à la clarinette, au saxo, à la flûte et au chant un registre nouveau. Impossible en un article de faire le contour de la vie musicale de Jean Serge ESSOUS, que MULAMBA « Mujos » avait prié de tous ses vœux, dans un sentiment généreux son retour au Congo, pendant qu’il était aux Antilles, et dans une célèbre chanson « Essous Spiritu » (African Team)

    ESSOUS  sera à tout jamais l'image d'une époque de la musique congolaise qui était savante et belle.

    Clément Ossinondé

     

     

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    La Rumba cubaine entre au Patrimoine Culturel de l'Unesco

     

    La Rumba cubaine a été sacrée, mercredi 30 novembre2016, "Patrimoine Culturel Immatériel de l'Humanité" par une décision du comité ad hoc de l'Unesco réuni à Addis Abeba (Ethiopie)

     

    Pourquoi Rumba cubaine et non pas Rumba congolaise ?

     

    On peut dire que Cuba a triomphé du Bassin du Congo (Congo, RDC, Angola), en s'octroyant la paternité de la Rumba. Pourtant, il y a quelques mois, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) avait accepté d’entamer le processus du classement de la rumba comme patrimoine immatériel de l’humanité. Le directeur et représentant de l’Unesco en RDC, Abdouramane Diallo, l’avait annoncé mercredi 5 mai 2016 à Kinshasa.

    «Le processus est en cours pour que la rumba soit en fait inscrite comme élément immatériel au niveau de la région. La RDC, le Congo-Brazzaville et même l’Angola, vont introduire et soumettre la candidature de la rumba comme élément immatériel du patrimoine de l’humanité », avait affirmé Abdouramane Diallo, lors de la conférence de presse hebdomadaire des Nations unies.

    Le directeur de l’UNESCO en RDC avait indiqué que ce dossier de classement de la rumba comme patrimoine de l’humanité est soutenu par plusieurs pays, dont ceux de l’Amérique latine.

    « Nous sommes en bonne voie, il y a juste un exercice technique qui doit être fait ici par le ministre de la Culture. Il s’agit de faire des inventaires, de commencer par un exercice d’inventaire et par après le processus poursuivra », avait ajouté Abdouramane Diallo.

    Nkumba ou Rumba

     

    En fait, la Rumba est issue de la danse "Nkumba" (la danse du nombril) au Royaume Kongo.
    Après son arrivée à Cuba, au XVe siècle, par le canal de la traite négrière, la danse « NKumba » va subir la déformation de la langue espagnole, pour s'appeler désormais « Rumba ». De son évolution à Cuba, trois tendances : la Columbia, le Guanguanco et le Yambu, vont connaître, à partir de 1932, un rayonnement international (Amérique Europe)

    Le Congo, par le truchement de l'Europe, va se l'approprier, au cours des années 40, pour un retour aux sources. Depuis plus de quatre générations, la rumba congolaise proche de la tendance « Yambu » ("yambula" en Kongo) s'est installée définitivement.

     

    La rumba congolaise est un style musical riche par la diversité des thèmes inspirant les chansons congolaises. Chanté en lingala, le rythme de la « rumba » se compte en 4 temps. Le pas de base consiste à faire un pas sur chacun des 3 premiers temps et une suspension sur le dernier temps. Il faut deux mesures pour faire une boite complète.

     

    Désormais, la Rumba la vraie est cubaine !

     

    La Rumba cubaine est estampillée, depuis mercredi 30 novembre 2016, patrimoine culturel immatériel de l'humanité, devenant une tradition digne d'être protégée.

     

    Cuba, avait défendu l'inscription de la rumba "mélange festif de musiques et de danses", "symbole d'une société marginalisée à Cuba". "La rumba à Cuba, avec ses chants, ses mouvements, ses gestes et sa musique, est une expression de résistance et d'estime de soi qui évoque également la grâce, la sensualité et la joie de rapprocher les individus", résume le communiqué. La délégation de Cuba à Addis Abeba a indiqué dédier cette inscription à la mémoire du leader de la révolution cubaine Fidel Castro, décédé le 25 novembre 2016 

    Quoi qu'il en soit la Rumba a des origines Africaines (Kongo)

    La musique et les mouvements de la rumba à Cuba sont principalement associés à la culture africaine (Kongo), mais comportent également des éléments de la culture antillaise et du flamenco espagnol. La rumba à Cuba a pris son essor dans les quartiers marginalisés de plusieurs villes de Cuba telles que La Havane et Matanzas, près d’autres ports et dans les bidonvilles, et est devenue particulièrement populaire dans les zones rurales où vivaient les communautés d’esclaves africains (Kongo). Connaissant une expansion d’ouest en est sur le territoire, la rumba a constitué un symbole majeur pour une couche marginalisée de la société cubaine et pour l’identité cubaine ; elle permet d’exprimer l’estime de soi et la résistance et contribue au rayonnement social en enrichissant la vie des communautés qui la pratiquent.

    Le merengue dominicain également parmi les nouveaux entrants

     

    Toujours dans le domaine de la musique et de la danse, le merengue de la Républicaine dominicaine a été reconnu comme "faisant partie intégrante de l'identité nationale" d'un pays qui, depuis 2005, lui consacre une "journée nationale".

    Notons que Le Comité de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l'humanité, qui a siégé du 28 novembre au 2 décembre 2016 en Éthiopie, a examiné 37 dossiers portant sur différents types de patrimoine vivant (danse, musique, gastronomie, fêtes ou festivals...).

    Clément Ossinondé

     


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    Le chanteur Joseph PASSI "Passi Jo" ancien sociétaire de l'Orchestre SBB est mort en Australie.

    C'est une triste nouvelle qui nous est parvenue, aujourd'hui. Le chanteur "PASSI JO", connu pour sa collaboration efficace avec les groupes congolais des deux rives et de la diaspora, est décédé le dimanche 06 novembre 2016 en Australie où il s'était installé depuis de nombreuses années.

    Une lutte contre la maladie

    Passi Jo qui a longtemps connu de problèmes de santé, a mené une bataille féroce et courageuse, en mourant comme il a vécu avec dignité, force et honneur. Le chanteur n'a pas remporté le combat face à un cancer foudroyant.

    Passi Jo, un des chanteurs les plus doués

    Sa déduction tranquille dans la voix bien posée, juste et belle, Passi Jo aura été du début des années 1960 au début des années 2000 l'un des interprètes populaires de la chanson congolaise. Il restera le compositeur d'une bonne trentaine des chansons à succès, souvent des jolies rumbas nostalgiques, dont les textes, allant aux mélodies bien tournées.

    Jusqu'au bout il aura donné de la voix : le chanteur Passi Jo a succombé au moment où l'on s'y attendait le moins, alors qu'il venait de passer cette année, un séjour à Brazzaville en compagnie de son épouse australienne, et qui s'est terminé en beauté. Hélas ! un séjour qui n'était alors qu'un adieu.

    Un parcours atypique

    Né à Kinshasa en 1949 d'un père angolais et d'une mère congolaise de Brazzaville, Passi Jo avait choisi Brazzaville pour se lancer dans une carrière musicale. Il a commencé à chanter très jeune, en 1966 dans l'orchestre "Les Frères Siamois" de Brazzaville, avant d'intégrer successivement, entre 1967 et 1971 les  orchestres OK Band et Jeunes Bantous. En 1971, il fait son apparition dans l'orchestre SBB (Super Boboto), groupe dans lequel il s'affirme comme une grande vedette de la chanson. Passi Jo va émerveiller le public congolais avec ses toutes premières compositions qui sont des véritables chefs-d'œuvre.

    Au sommet de sa gloire, Passi Jo quitte le SBB avec fracas, pour faire partie de l'orchestre VEVE de Verckys Kiamuangana à Kinshasa. La suite se résume comme suit :

    - Retour plusieurs mois après, dans l'orchestre SBB suivi en 1980 de la carrière internationale en Afrique, dans le groupe Africa All Stars de Sam Mangwana. Arrivé en France en 1982, Passi Jo entame une carrière solo, jusqu'à la création en 1984 de l'orchestre "Les Officiers of African Music "avec Nianzi Gaulard, Tchico Tchicaya, Denis Loubassou et autres. Ce qui ne l'empêche pas  de se produire successivement avec les groupes "Les quatre étoiles" (Bopol Masiamina, Nyboma, Wuta Mayi, Syran Mbenza), "Kass Kass Band" (Syran Mbenza, Bumba Massa...) entre 1984-1989.

    Au début des année 1990, l'orchestre "Les Officiers of African Music" effectue un voyage triomphale en Australie. Au moment  de regagner la France, Passi Jo refuse de repartir. Il décide ainsi, de s'installer en Australie. Il sera rejoint en 1994 par  Tchico Tchicaya avec qui, il forme en 1998, le groupe Weraco Musica.

    Australie : s'imposer comme les véritables précurseurs

    En effet, en 1994 Tchico-Tchicaya et Passi Jo font partie de ces rares musiciens congolais ayant participé au petit mouvement migratoire qui devait amener quelques musiciens congolais en Australie, et ils sont après leur présence dans le groupe "Les Officiers of African Music" les tous premiers à  conquérir avec leur groupe "Weraco Musica" les publics mélomanes de Sydney et de Melbourne, à travers des grands festivals au cours desquels ils ont su parfaitement mettre en valeur, l’éternelle modernité du style "Rumba-Soukous". Passi Jo a continué à faire une brillante carrière musicale , après le retour en France de Tchico Tchicaya à la tête de son "Maloango Mucica" qui a succédé à "Soukous Machine" des années 1980.

    Hommage mérité

    Passi Jo, le chanteur à la voix mélodieuse a laissé dernière lui au Congo, en France et en Australie de nombreux tubes mais aussi des centaines de fans attristés par sa disparition. Les musiciens congolais des deux rives s'apprêtent à lui rendre un vibrant hommage.

    Sur les réseaux sociaux et notamment sur Face book. Musiciens, artistes, mélomanes, producteurs... Tous ont salué la carrière du célèbre chanteur  auteur-compositeur-interprète en publiant un simple message ou une photo, notamment avec l'orchestre SBB.

     

    Adieu l'artiste !

     

    Clément Ossinondé

     

     


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    Mémorable : La carrière de Kibonge, le seigneur du football congolais, décryptée par Ngimbi Kalumvueziko

    "Jeff Kibonge Mafu qui fait l’objet de cette monographie, n’est-il pas pour nous et pour beaucoup d’entre nous ce modèle, cette référence parmi tant d’autres, d’une génération des footballeurs à la fois auteurs et personnages qui ont laissé trace dans les souvenirs de ceux qui s’intéressent au football ?", s'interroge Kabala Muana Mbuyi, journaliste sportif émérite, dans un extrait de sa préface.

     

    Un livre qui rend hommage à l'oeuvre de Kibonge

    Pour écrire ce livre, l'auteur a exploité des interviews accordées par des joueurs congolais à la presse internationale ainsi que des articles de presse congolaise et internationale dont certains très récents (2014) sur la participation du Zaïre au tour final de la Coupe du Monde en 1974 en Allemagne. C’est le point culminant de toute l’histoire du football congolais qui continue toujours d’intéresser, pour divers motifs, les passionnés et les spécialistes du football.

     

    Kibonge  : 71 ans depuis Mars 2016

    La célébration le 7 mars 2015 à Bruxelles du 70e anniversaire de naissance de Kibonge a été un moment important pour rédiger ce livre. le déplacement de l'auteur, de Washington, DC à Bruxelles n’a pas été vain. Ce fut non seulement l’occasion de mieux connaître l’homme dans l’intimité de sa vie familiale, mais aussi d’avoir un contact physique avec plusieurs intervenants dans ce livre.

    Kibonge : Une légende du football africain.

    Kibonge  est sans doute le joueur congolais le plus doué de sa génération. La grande longévité de sa carrière, sa parfaite maîtrise des techniques du football, la beauté et l’élégance de son style de jeu, son esprit de fair-play, sa discipline personnelle et son sens élevé de leadership font de lui le joueur qui a le plus marqué l’histoire du football congolais des années 1960-70. Il a gagné ses lettres de noblesse en remportant en 1968 et en 1974 avec la sélection nationale les deux et seuls titres de champion d’Afrique des Nations dont le Congo peut se prévaloir aujourd’hui, et une fois en 1973, le titre de champion d’Afrique des Clubs avec son équipe, Vita Club.

    Participer à un tour final de la Coupe du Monde est pour tout footballeur le point culminant de sa carrière. Kibonge a réalisé ce parcours de rêve en participant au tour final de la Coupe du Monde en Allemagne en 1974. Comme il le reconnaît lui-même, le football est un jeu collectif par excellence et il doit sa réussite à l’immense talent et à l’esprit d’équipe de tous ceux avec qui il a participé à cette magnifique épopée de l’histoire du football congolais. Sa joie est d’autant plus grande que des années après sa retraite, tous lui manifestent toujours une grande estime. L'auteur l’a constaté lors de la célébration de son 70e anniversaire de naissance. Les pionniers du football congolais Léon Mukuna Trouet et Paul Bonga Bonga à qui il voue un grand respect étaient présents. Avec eux, les anciens internationaux Mokili Saio, Kakoko Etepe et Adelard Mayanga Maku, ses anciens coéquipiers de Vita Club Mbuya Mpaka, Ngoma Kitoko et Georges Kadima ainsi que de nombreux autres footballeurs de la génération suivante tels Bruno Kinsiona, Ricky Kibuaka, Jean Papa Mahungu, Luto-nadio Morceau, Amalphi Eloni, Beya wa Beya, Mayele Awul Ayel, Mayenda et Gilbert Kobise. Tout comme ses entretiens avec les Mondialistes, ainsi que sont appelés les joueurs de l’équipe nationale du Zaïre de 1974. Ce livre leur a donné l’occasion de s’exprimer et  de plaider aussi leur cause.

    Toutefois, Ngimbi Kalumvueziko regrette de n’avoir pu s’entretenir avec certaines autres grandes figures du football congolais comme Pierre Kalala Mukendi, Freddy Mulongo ou encore Raoul Kidumu Mantantu. Les deux premiers luttaient contre la maladie et ont, hélas, disparu au moment où il mettait la dernière main sur ce livre, qui est aussi un hommage à leur mémoire.

    Enfin, voilà où se trouve tout le mérite que l'on reconnait à Ngimbi Kalumvueziko, auteur du présent ouvrage dont on salue chaleureusement la parution, pour la bonne raison qu’il vient combler une grave lacune, et pallier un véritable paradoxe du fait que le football congolais qui, pendant près d’une décennie a occupé les avant-postes du continent, n’a quasiment pas de place sur le marché du livre.

    Clément Ossinondé

    Contact : Ngimbi Kalumvueziko :  ngimbikal@gmail.com. (livre disponible aux éditions Edilivre, Fnac, Aamazon...)

     

     

     

     


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    Les Léopards à l’assaut de la CAN

    La 31e édition de la Coupe d’Afrique des Nations de football va se dérouler au Gabon du 14 janvier au 5 février. Les Léopards sont présents à ce rendez-vous. C’est la 18e participation de la RDC. Depuis leur dernière victoire en Égypte en 1974, notre équipe nationale n’est plus montée sur la plus haute marche du podium. Les deux victoires des Léopards locaux lors des CHAN en 2009 puis récemment en 2016 montrent de la bonne santé de notre football. Mais le grand rêve est celui de voir l’équipe être sur le toit du continent en remportant la CAN. Après une préparation au Cameroun, notre onze national est arrivé au Gabon. Dans le groupe C, les fauves congolais vont croiser le fer avec le Maroc, La côte d’Ivoire et le Togo. Ils entrent en lice le 16 janvier. Voici la liste des 24 joueurs retenus par Florent Ibenge pour la campagne gabonaise :

    Gardiens
    1.Matampi Ley (Mazembe / RDC)
    2.Kudimbana Nicaise (Antwerp / Belgique)
    3.Joel Kiassumbua (FC Wohlen / Suisse)

    Défenseurs
    4. Djo Isama mpeko (Mazembe / RDC)
    5. Ikoko Jordan (Guingamp / France)
    6. Joyce Lomalisa (V Club / RDC)
    7. Chancel Mbemba (Newcastle / Angleterre)
    8. Fabrice Nsakala (Analyaspor / Turquie)
    9. Marcel Tisserand (Ingolstadt / Allemagne)
    10. Gabriel Zakuani (Northampton / Angleterre)

    Milieux
    11. Merveille Bope (Mazembe / RDC)
    12. Neeskens Kebano (Fulham / Angleterre)
    13. Hervé Kage (Courtrai / Belgique)
    14. Jacques Magoma (Birmingham / Angleterre)
    15. Paul-José Mpoku (Panathinaikos / Grèce)
    16. Remy Mulumba (Gazelec Ajaccio / France)
    17. Youssouf Mulumbu (Norwich / Angleterre)

    Attaquants
    18. Jonathan Bolingi (Mazembe / RDC)
    19. Junior Kabananga (Astana / Kazakhstan)
    20. Cedric Bakambu (Villarreal / Espagne)
    21. Jordan Botaka (Leeds / Angleterre)
    22. Dieumerci Mbokani (Hull City / Angleterre)
    23.
    Firmin Mubele (Al Ahli / Qatar)
    24. Jeremy Bokila (Al Karitiyath / Qatar)

    Samuel Malonga


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    ANAMOONGO SIGNIFIE-T-IL PEUPLE DE DIEU ?

    Atetela appartiennent à la grande famille Anamoongo, incontestablement. La citation suivante prouve à suffisance qu’ils se reconnaissent ainsi. « En effet, les lignes d'immigration présentent une grande similitude. Les traditions connaissent une voie principale Nord-Sud, par le bassin du Lomami, suivie par le groupe principal Watâmbülu. Les Ngandu viennent aussi du Nord mais en passant par les bassins de la Jwafa et de la Lomela. Les Njofu enfin, venus du Nord, obliquèrent vers l'Ouest, jusque vers l'embouchure de la Jwafa pour ensuite se diriger directement vers le Sud. Depuis l'embouchure du Kasaï ou de la Lokenye ils se dirigèrent vers l'Est, où finalement les trois groupes se sont heurtés les uns aux autres, souvent d’une manière très sanglante . Quoique s'ignorant ancestralement, le grand groupe Batetela et le bloc des autres groupes de l'ethnie se souviennent de voies d'immigration analogues, parallèles, bien que manifestement indépendantes et, sans doute, séparées dans le temps. Cette similitude pourrait être une simple coïncidence, mais il semble plus logique, tout bien considéré, d'y voir un argument de plus pour la thèse de la parenté étroite entre les deux sections, l'appartenance donc à la même ethnie Mongo prise dans sa totalité », Hulstaert , G. (1984) citant Vander Kerken (1944) et Boei.aert (Aequatoria, 1, 8) ».

    Le nom Anamoongo est prononcé sous certaines aires sous sa forme ancienne anamuhungu. Le travail d’Augustin Odimba nous a révélé les variantes du même terme selon les aires tout en étant aussi du même groupe linguistique. Dans les aires plus lointaines, tel est le cas de l’espace Koongo, anamuhungu devenu anamuhungu se dit anakuhungu est dans sa forme relativement récente anakoongo. Les mutations sont justifiées par l’accent régionale qui est lui-même le résultat d’une distanciation spatio-temporelle. Tout ce que nous allons dire sur les anamoongo doit, dans une certaine mesure, s’appliquer bien évidemment aux anakoongo.


    L’espace linguistique anamoongo est certainement le plus vaste et le plus prolifique de l’Afrique centrale et de l’est, j’ose croire. Il s’étend en Afrique de l’ouest. L’ensemble de l’ancienne province de l’Equateur, une partie du Bandundu, le Maniema et la province Orientale sont à eux. Au-delà des frontières de la RDC, ils débordent allant jusqu’au Cameroun voire au-delà. A l’est du continent, les noms de Omondi, Opako (Opango), Onyango et consorts nous font penser à Olela, Otshudi, Onadi, Okondo fils et filles de ce grand peuple.

    Leurs frères bakoongo risqueraient de les décrire comme étant des descendants d’une montagne moongo. Certes, oui, dans le sens qu’une montagne permet d’apercevoir des horizons lointains. Hungu c’est l’ubiquité et l’omniprésence. A qui a-t-on l’habitude de conférer cette nature ? Nous suspectons que les déclarations récurrentes, selon lesquelles, les noirs en général, les bantous en particuliers sont les anciens hébreux s’avèrent plausibles. Pour ceux qui se penchent à l’étymologie et la sémantique de lexèmes de nos langues, les preuves s’accumulent, les similitudes deviennent nombreuses, et l’hypothèse est irréfutable. Nous abordons cette fois une de révélations faites par les termes enfouis dans nos langues. Que nous révèle le terme anamuhungu ou anamoongo ? Prêtons-nous à un exercice de recherche littéraire plutôt qu’aux faits recueillis de la littérature orale ancestrale.

    Les termes Ana ou anya est le même terme que bana pluriel de mwana qui signifie enfants, descendants ou peuple. Il provient du proto-bantu wana (ku) qui signifie succéder, remplacer ou hériter. Nous le retrouvons sous la nouvelle forme swana ou pyana dénotant encore succéder, remplacer ou hériter. Il est donc proche du terme hébreu « banah » qui signifie : bâtir, former, avoir des enfants, élever, fils, construire, relever ou fonder. Le terme « ben » dénote fils de ou originaire de ; aussi dit bena, benya pluriel, mwena, mwene, mwenya, mwin; benya, banya, binya, munya, mwinya, kanya, kinya, mwini, pene et wene.

    Sans égard à la langue bantoue utilisée, le mot muhungu nous renvoi aux fils ou descendants de Dieu. Cela sonne comme l’équivalent du terme « enfants-d ’Israël » appelé autrement peuple de Dieu. Nous avons appris qu’Israël est un nom propre de Jacob fils d’Isaac fils d’Abraham, l’homme de Dieu. Israël est donc le fils de la promesse par son serviteur loyal Abraham. Un fait saillant dans la vie d’Abraham retient notre attention : ses deux voyages en Egypte. Fuyant la famine, c’est en Egypte qu’ils séjournèrent en temps que des refugier lui et les siens. Rien ne transpire de la vie d’Isaac à qui les auteurs de la bible n’ont donné qu’un court passage. Jacob, comme son grand-père Abraham, séjourna en Egypte. Cela d’ailleurs qu’il mourut. « Bien qu’il ait une importance énorme, le sens du nom Israël n'est pas clairement connu. La signification d'Israël n'est pas singulière et distincte. Il est composé de nombreuses nuances et facettes. À en juger par Genèse 32 : 28, la forme ישראל (Israël) semble être une compilation de deux éléments. Le premier est le nom אל (El), l'abréviation commune d'Elohim, signifiant Dieu ». Abarim Publications : http://www.abarim-publications.com/Meaning/Israel.html#.WHE-CPnQc2w
    Vu d’une autre perspective, le nom Israël est aussi une abréviation : Ish-Ra-El. Que signifie-t-elle dire ? Allons-y mot à mot.


    En ce qui concerne le terme Ish, la signification suivante nous est fournie de l’hébreu : « ish. . . Concerne principalement un individu en tant que membre d'une groupe. . .. [un] ish. . . ne serait pas considérée comme une personne existante d’une manière indépendante, . . . mais toujours en relation avec [un] groupe particulier ou de la communauté ». The Journal of Hebrew Scriptures ISSN 1203-1542 http://www.jhsonline.org and http://purl.org/jhs
    Voici la signification de RÊ (Ré, Ra) : « grand dieu démiurge d'Héliopolis représente "le dieu soleil" au sens large du terme, personnalisant aussi bien l'astre en tant qu'entité physique que la force divine qui se trouve en lui. Ra est respecté et adoré dans toutes l’Égypte et de nombreuses divinités ne devront leur légitimité solaire qu'en récupérant des fonctions de Ra, ainsi Amon-Ré, Khnoum-Ré ... » http://jfbradu.free.fr/egypte/SIXIEMES/religion/dieux.html
    Quant au nom El, il dénote : « le segment אל ('el), se réfère généralement à אלהים (' elohim), qui est Elohim, ou Dieu, également connu sous le nom אלה ('eloah). En anglais, les mots 'Dieu' et 'Dieu' sont strictement réservés pour désigner la divinité, mais en hébreu les mots אל ('l) et אלה (' lh) sont beaucoup plus communs. EL, ÉLOHÉ : Dieu « puissant, fort et prééminent. » (Genèse 7.1, Ésaïe 9.6) Étymologiquement, El semble signifier « puissance, » comme dans « ma main est assez forte pour vous faire du mal. » (Genèse 31.29) Le préfixe El est associé à d’autres qualités, comme l’intégrité (Nombres 23.19), la jalousie (Deutéronome 5.9) et la compassion (Néhémie 9.31), mais la racine de puissance demeure. ÉLOHIM : Dieu « Créateur, puissant et fort. » (Genèse 17.7, 33.20, Jérémie 31.33) La forme plurielle d’Élohé, ce qui appuie la doctrine de la Trinité. Dès le premier verset de la Bible, la puissance suprême de Dieu se manifeste puisqu’il lui suffit (à Élohim) de parler pour faire que le monde existe (Genèse 1.1) ». https://www.gotquestions.org/Francais/differents-noms-Dieu.html

    Que pouvons-nous tirer de ce qui découle de la signification de l’abréviation du nom Is-Ra-El ? Nous pouvons dire qu’elle n’est pas loin de la signification que nous attribuons au nom « anamuhungu » ou « anamoongo » enfants ou peuple de Dieu. Il revient que le terme Ish ne s’emploi qu’en rapport avec un groupe ou un être supérieur. Outre, un homme de Dieu devient des hommes de Dieu ou peuple de Dieu. En plus, Adam est appelé enfant ou fils de Dieu. Ne disons-nous pas de nos prières, Dieu notre père ? « Notre Père qui est aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel... » S’il est notre père, qui sommes-nous pour lui ? Selon ce contexte, ne sommes-nous pas ses enfants, ses fils et filles ? Ra est le Dieu du Soleil de la mythologie égyptienne. Nous clamons notre ascendance des anciennes égyptiennes au même titre que les horites dont Ebber l’ancêtre des hébreux. L’usage du pléonasme est courant dans nos langues bantoues. La juxtaposition Ra et El sert de renforcement de la personne divin dont est question.
    Il nous signifie de dénicher du terme Coush (Kush), passé pour notre ancêtre, le terme Ish. Kusha dans nos langues bantoues dénote legs, descendance, survivant, et consorts. La prochaine fois que vous prononcerez Kashala, Wamushala, Mashala, etc. mettez-vous en tête la connotation susmentionnée. Voici ce qu’atteste la docteure Alice C Linsey à propos de notre origine commune avec les horites.


    « Le terme Horite est dérivé de la racine HR qui dans le monde antique appartenait à Horus, à l'or, aux personnes élevées, et au Soleil, l'emblème du Créateur. Le mot est associé aux fonctions de la prêtrise Horite qui ont pesé et évalué des marchandises dans les sanctuaires de roche (kar) et les sanctuaires de fleuve. Dans les anciennes inscriptions égyptiennes, Khar faisait référence à une unité de mesure commerciale. (Voir James Orr, The International Standard Bible Encyclopedia, page 1421.) L'association des racines gr (trader) et h (Horite) est évidente dans le sud de l'Inde dans les noms de lieux tels que Gurgaon Haryana et dans Leviticus 27:25, qui équivaut à vingt gerahs à un shekel. La coutume des prêtres pesant et valorisant les offrandes et les marchandises échangées explique la relation linguistique entre les commerçants Gurjar et les forgerons et les Horites. Les mots khar, kur et gur sont liés. Kur et gur signifie l'homme ou la personne dans Ainu. Des études récentes sur l'ADN et l'anthropologie révèlent que les Ainu, dont le point d'origine semble avoir été la vallée du Nil, se sont largement dispersés. En Akkadian, les gurguri signifient les ouvriers métallurgistes ou les forgerons de cuivre. Dans Oromo gurguru signifie vendre (gurgurtaa = vente, gurguraa = vendeur). En somalien gur- moyens de recueillir quelque chose et gurgure signifie un qui collecte et conserve la collecte. Le clan Gurgure du Dir se réfère aux commerçants qui collectent des marchandises et les revendent. Parmi les Dir guri signifie bâton, tige ou arme à feu. À l'époque d'Abraham, la caste de prêtre-dirigeant d'Horite et les négociants en travail des métaux allaient du Nil à l'ancienne Babylone, au Pakistan et au sud de l'Inde. Ses parents étaient donc des Horiens d'Edom. Les Horiens étaient des dévots de HR (Hor, Hur ou Horus) dont la mère Hathor conçut par l'éclipse du soleil, l'emblème du Créateur...


    Ils étaient des dirigeants qui contrôlaient les principaux systèmes d'eau qu'ils utilisaient pour le commerce. Ils étaient un peuple suffisamment important pour attirer l'attention de Chedorlaomer, roi d'Elam qui a attaqué les Horites du mont Seir (Gen. 14). Les Juifs les appellent Horim (חרי), et les Arabes les appellent Houris. Dans le Coran, les Houris sont des ancêtres déifiés. Certains Juifs et quelques Arabes partagent cette ascendance commune ». Texte Original, de Professeur Alice C. Linsley, traduit de l’Anglais au moyen du logiciel Google traduction. http://jandyongenesis.blogspot.ca/2012/07/origins-of-word-horite.html
    Inversement, voici qui lie les horites à nous. Toujours, selon la professeure Alice C Linsley

    « Les Couchites sont les peuples nilo-sahariens qui ont contribué à leur vision binaire du monde antique afro-asiatique. Ils comprennent les Nubiens rouges, noirs et bruns, les nilotes inférieurs pré-dynastiques, et les Ainu / Annu. Parmi eux se trouvaient les ancêtres d'Horites d'Abraham qui descendent de Kush, petit-fils du grand souverain proto-saharien Noé. Les Horites étaient une caste de souverains-prêtres qui étaient des dévots de Hor / Horus. Les Juifs appellent leurs ancêtres Horim qui est "Horite" dans les Bibles anglaises. Certains Juifs ont le sang Horite et certains Arabes ont le sang Horite….Le mot "sudra" signifie soudanais. Hérodote évoqua les Sudra / Dravidiens comme les « Éthiopiens orientaux» et les décrivit ainsi: «Les Éthiopiens orientaux ne différaient en rien des autres Éthiopiens, sauf dans leur langue et le caractère de leurs cheveux. Car les Éthiopiens orientaux ont les cheveux raides, tandis que ceux de la Libye sont plus laineux ... »(Hérodote VI, 70, Histoire, traduit par George Rawlinson, Dutton) Les Sudra ont enterré leurs morts dans des cercueils en bois avec la tête vers le nord. Cela distingue les Sudra des autres Indiens qui crèvent leurs morts. C'est ainsi que Joseph fut enterré en Egypte. Son corps aurait été momifié et enveloppé dans un tissu avant d'être placé dans le cercueil (Genèse 50:26). À Goshen / Avaris, une ville construite sur une série de buttes sablonneuses pour éviter les inondations annuelles du Nil, Joseph avait un palais de style égyptien construit sur l'habitation de Jacob. La magnifique enceinte du palais avait une tombe de jardin, le plus grand sépulcre trouvé à Avaris, datant de la 13e dynastie. Avaris a été découvert par Manfred Bietak et son équipe autrichienne. Cela atteste l'antiquité de l'histoire de Joseph parce que les sépultures royales ont été plus tard dans les cimetières éloignés des résidences. Des fragments de poterie Avaris d'origine cananéenne indiquent que les gens qui vivaient dans Avaris étaient des Cananéens (peuples descendus de Ham et Shem). La preuve la plus concluante des antécédents sahariens (origines kushites) est le travail de l'archéologue canadienne Mary McDonald. Elle a montré que l'ancienne civilisation pharaonique s'était bâtie sur la culture des peuples sahraouis. En comparant les coquilles d'autruche extraites des cercles Bashendi avec celles trouvées en Égypte, elle a constaté que presque tous les artefacts partagés se sont présentés à Dakhleh, dans le désert sud-ouest de l'Egypte, 500 à 2000 ans avant leur apparition dans la vallée du Nil. De plus, la domestication du bétail a eu lieu dans le Sahara bien avant son apparition dans la vallée du Nil. Aucune preuve solide n'a été trouvée pour la domestication du bétail dans la vallée du Nil avant 6000 ans. "Le travail de Mary a été une contribution exceptionnelle à notre compréhension des origines de la civilisation égyptienne", a déclaré Hassan. "Son travail a confirmé que l'un des principaux volets de la civilisation ancienne De la vallée du Nil était la contribution des habitants du Sahara ». Alice C Linsley, source : Idem. http://jandyongenesis.blogspot.ca/2011/01/who-were-kushites.html

    Rien donc ne peut surprendre. Le terme muhungu est de toute évidence l’attribut de Dieu signifiant son omniprésence et son éternité- présence dans le temps et dans l’espace. Il est présent en tous les lieux et en tous les moments. Tous les termes portant la racine ‘ung’ comportent la connotation de rassemblement, union, assemblage, joint, etc. Exemples : ungo-joint ou articulation, unga-farine, etc.

    Le anakoongo l’appellent Nzambi Mpuhungu, le chapeau ou le parasoleil qui couvre toutes les planètes existantes. Les Swahili l’appellent Mwenyezi-Muhungu, c’est-à-dire celui à qui revient toute la puissance ou le pouvoir en tous les lieux et en tous les temps.
    Vous avez sans doute du texte sur les horites les pratiques qui sont encore courantes chez nous que notre frère Augustin Odimba a évoqué. La manière d’enterrer nos dépouilles mortelles « dumbu » ou « Dombo ». Nous décrirons ultérieurement le clan d’anamoongo dans la cour impériale de Mwant Yav.

    Nous accordons le désaccord. Du choc des idées jaillit la lumière. Vos critiques et commentaires sont les bienvenus.

    KAT NAWEJ


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    En prévision du 10ème anniversaire du site Mbokamosika.

    Chers amis mbokatiers,

    Dans quelques mois, votre site fêtera ses dix ans d’existence. Dix ans de devoir de mémoire sur notre patrimoine culturel grâce aux différents témoignages et divers apports provenant de milliers de personnes.

    En prévision de la célébration de cet événement qui aura lieu au mois de juin 2017, nous voudrions réécouter hebdomadairement les chansons pouvant être considérées comme étant « les œuvres d’anthologies » de la musique congolaise et africaine.

    Pour ce faire, nous attendons de chacun de vous une liste limitée sur base de laquelle nous pourrions sélectionner les chansons d’anthologie. Les œuvres susceptibles d’être retenues seront celles assorties de descriptions et commentaires à l’instar du travail de notre ami Pedro. En clair, chaque chanson doit être conceptualisée dans le temps.

    Bon week-end.

     

    Messager

     


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    Mille et une raisons de garder de la bonne humeur sur mbokamosika !

    En prévision du 10ème anniversaire de notre site, nous avons annoncé la programmation hebdomadaire de chansons d’anthologie de la musique congolaise . Cette mesure qui ferme la parenthèse politique  a été saluée par Mazemba Zwanga et le doyen Ignace Mukendi Zwanga , lesquels ont promis d’y contribuer activement.

    Selon le doyen Ignace Mukendi, « cette trêve a privé les mbokatiers de leur journal culturel en ligne ». Un préjudice que nous essayerons de réparer d’ici la célébration du 10ème anniversaire. C’est pourquoi,  nous nous excusons auprès de tous les mbokatiers qui ont à juste titre, craint de voir leur site préféré s’empêtrer dans les démêlées politiciennes, au détriment de la poursuite du travail de mémoire.

    À cet égard, nous invitons tous nos amis : chroniqueurs, archivistes, « recherchistes »….à reprendre leurs activités. Nous pensons particulièrement à Pouko en RCA à qui nous réciproquons les vœux de bonne années, Blondé en Côte d’Ivoire, Pedro en Namibie, Lused et Nsingi Mabuassa en Angola, Simba Ndiaye et notre ami commun, Amaya Mokihini au Gabon, Samuel Malonga, Claude Kangudie, Claude, Augustin Odimba, Lend Nyanguila, Mwenze, le doyen Clément Ossinondé, Ngimbi Kalumvueziko, Kat Nawej, Elikya, José Mvuemba, Stefan Messely et le Dr Bruno Dubois de Foot100.be, Armand Kabongo, Yandundu, Jean-Paul Kitenge, Zok, sans oublier les grands donateurs du site, à savoir Jacob Lusala et Frederic Metesse. Nous n’oublierons jamais ceux qui nous suivent désormais en silence : Emmanuel Kandolo, Kiku, Papa Toto, Don Munsiensi, Ya Moti, Adeitoko, Aimé Atipo, Maurice Yala, Sony Mokonzi, Serge Mieko, etc, etc.

    Pourquoi voudrions-nous garder de la bonne humeur sur le site ?

    Chers amis mbokatiers, en plus de ce que nous avions déjà écrit sur le bienfait de la fonction psychologique de notre site sur ses lecteurs, nous voudrions ajouter aujourd’hui que la vie passe très vite. Tout en étant les rescapés d’une génération sacrifiée politiquement, nous avons néanmoins été gâtés culturellement, en vivant l’âge d’or de la musique congolaise. Une époque mémorable qui semble révolue.

    La précarité et la baisse sensible de l’espérance de vie en Afrique font que les témoins de cette époque  se font de plus en plus rares, raison pour laquelle nous devrions les encourager à s’impliquer dans le travail de mémoire sur mbokamosika, dans une ambiance conviviale et de détente, agrémentée par les chansons d’anthologie de la musique congolaise.

     

    Messager

     


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    Les 11 certificats complémentaires en sciences journalistiques de l'université Lovanium.

    Le gouverneur Henri Takizala, saluant le roi Baudouin, lors de sa visite en RDC ( 1970.)

    Après la publication de la liste des premiers diplômés de l’université Lovanium, nous voudrions présenter à nos lecteurs la liste des onze personnes qui avaient décroché le certificat complémentaire en sciences journalistiques, de 1959 à 1967.

    Sur ces onze personnes, les dix originaires de la RDC étaient détenteurs d’un autre titre académique obtenu à Lovanium, comme nous l’avons mentionné sur le tableau ci-dessous.

    Parmi ces lauréats, nous avons reconnu : Kazadi Fernand, ancien Haut-commissaire en 1960 ; le professeur Lobho Jean-Pierre, devenu sous l’authenticité Lobho Lwa Djugu-Djugu, qui avait contribué à notre formation ; Malimba Paul, qui serait l’ex-mari de l’ancienne gouverneur Cathérine Nzuzi wa Mbombo (à confirmer) ; Takizala Henri, ancien gouverneur au Kasaï et au Katanga. Nous avons retrouvé les images du gouverneur Henri Takizala lors de la visite du souverain belge (le roi Baudouin) en 1970, lors de la célébration du 10ème anniversaire de l’indépendance de la RDC.

    Soulignons qu'après la réforme de l'université, les facultés de lettres et de sociologie entre autres, avaient été transférées à l'Université de Lubumbashi. L'ISTI (Institut des sciences et techniques de l'information) est issu de la faculté de sociologie de Lubumbashi. Sa première promotion, avec Atufuka, Nyangi Lelo, Bongi Diana, etc, etc, était venue de Lubumbashi, avec le professeur Malembe .

    Nous attendons les détails sur les autres lauréats auprès de leurs connaissances.

    Messager

    Source: Université Lovanium de Kisnhasa, Liste des diplômés. Edition 1970

    LISTE DES ONZE PERSONNES AYANT OBTENU LE CERTIFICAT COMPLÉMENTAIRE EN SCIENCES JOURNALISTIQUES À LOVANIUM

     Non&prénoms       Pays      Année               Diplôme supplémentaire

    Kazadi Fernand Congo 1959-1960 Licence en sciences sociales
    Lobo Jean-Pierre Congo 1966-1967 Graduat en sciences éc. & financières
    Malimba Paul Congo 1959-1960 Licence en sciences économiques
    Mangelesi Serge Congo 1963-1964 Graduat en sciences éc. & sociales
    Moyila Zenon Congo 1964-1965 Graduat en sciences éc.& sociales
    Mulamba Mathieu Congo 1966-1967 Graduat en sciences éc.& sociales
    Mutanda Philippe   Congo 1964-1965 Licence en sciences économiques
    Muyembe Kalala P. Congo 1964-1965 Licence en sciences économiques
    Ngoie Venant Congo 1959-1960 Licence en sciences économiques
    Takizala Henri Congo 1959-1960 Licence en sciences sociales
    Zudaire Francisco Esp. 1966-1967  

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    Le discours du gouverneur Henri Takizala durant le dîner de gala en 1970, devant le couple royal belge


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    Variété du week-end : « Mpungu ya bolingo » de Youlou etl’OK-Jazz.

    Dernièrement, nous avons manifesté notre volonté de maintenir de la bonne humeur sur le site afin d’enrayer le climat de haine et d’anxiété générée par la situation politique confuse en Afrique. 

    Même sur le plan spirituel, les écritures nous recommandent de ne pas nous inquiéter : Ph 4 : 6 « Ne vous inquiétez de rien » ; Ph 4 : 4 « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous ». Mt.7:34 "Ne vous inquiétez donc pas du lendemain; car le lendemain aura soin de lui-même". 

    En d’autres termes, nos inquiétudes ne pourront rien changer dans nos vies, au contraire, elles contribuent à détériorer notre état de santé. C’est pourquoi, notre site essaye de redonner de la bonne humeur à ses lecteurs à travers le travail de mémoire sur notre patrimoine culturel et la diffusion des raretés de la musique congolaise.

    En attendant d’ouvrir incessamment la rubrique des chansons d’anthologie en marge du 10ème anniversaire de notre site, nous proposons en ce jour aux mbokatiers une rareté de Youlou et l’OK-Jazz, que notre ami commun nous avait offerte l’année passée par le biais de  Simba Ndaye, et qui s’intitule « Mpungu ya bolingo ».

    Bon week-end

     

    Messager


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    Fruits et légumes sauvages de nos forêts

     

    Référence: http://www.mbokamosika.com/article-zamba-ya-sykin-96655930.html

     

    L’article  sur Zamba ya Sykin nous a donné l’idée de parler des richesses de nos forêts et savanes. Si le bois constitue l’essence primordiale, beaucoup d’autres richesses se cachent dans la jungle congolaise. L’homme n’a pas seulement apprivoisé les animaux aujourd’hui devenus domestiques mais aussi la végétation. Nos maraîchers cultivent des légumes qui constituent la base de notre alimentation. Mais d’autres cultures et arbres fruitiers sont restés sauvages échappant ainsi à la main mise de l’homme sur la nature. Les peuples de la forêt en raffolent. Aujourd’hui, certaines espèces végétales sauvages disparaissent à cause de la déforestation. L’extension de la ville de Kinshasa se fait au détriment de la flore et au bouleversement de tout un écosystème. Les environs de la capitale se sont considérablement transformés. Les murs bétonnés et l’asphalte ont remplacé la nature et la verdure a cédé sa place aux tôles ondulées. La forêt qui couvrait l’ancien Camp Renkin où les enfants allaient cueillir des matonge, le fameux zamba ya Synkin, les alentours de Kimbanseke, de Masina ou de Mbinza ont tous été dépouillés de leurs essences et se sont vite mués en cités habitées. Pourtant, il y a un pu plus d’un demi siècle, la forêt kinoise aujourd’hui disparue, offrait à la population une panoplie des fruits sauvages. A côté de ces délices s’ajoutaient des légumes bios que dame la nature a bien voulu gaver nos forêts et savanes. La présentation de ces plantes sauvages étant une nécessité, nous avons essayé de dresser une liste à laquelle se trouvent quelques fruits rares dont certains sont cultivés.

     

    Fruits comestibles :

    • Litonge, nom scientifique : landolphia lanceolata.
    • Mbuma makaku, mbendi mbendi en kikongo, nom scientifique : rubiaceae. L’arbuste mesure 12 m en forêt.

    - Mbila esobe, mfungu mfungu en kikongo, nom scientifique : anisophyllea quangensis. L’arbuste mesure de 20 à 60 cm.

    • Makalakonki,  coque globuleuse contenant de pulpes rouge acidulées mais moelleuses et juteuses. On l’appelle malombo au Congo Brazzaville.
    • Tondolo, nom scientifique : afromomum meleguetta, maniguette en français. C’est une plante vivace qui produit une gousse brune qui contient de nombreuses petites graines.
    • Ekoti ya monseigneur, nom scientifique : bellucia pentamera naudin (melastomataceae), néflier de Costa Rica en français.
    • Manga ya sende, prune de Cythère en français. Le prunier de Cythère qui donne ce fruit peut atteindre 12m de haut. Son nom scientifique est spondias dulcis.
    • Malombo, nom scientifique : saba senegalensis.

     

    Légumes :

    • Kikalakasa, nom scientifique : psophocarpus scandens. Il est communément appelé pois carré africain
    • Mfumbwa (Koko au Congo Brazza), nom scientifique : gnetum africanum
    • Misili ou fougère
    • Champignon
    • Minkeni (kikongo), nom scientifique costus phyllocephalus (costaceae)

     

    Racines sauvages :

    • Nzete ya mino (tige pour faire briller les dents)
    • Tangawisi (gingembre)
    • Kimbiolongo (fortifiant sexuel)

     

    Fruits rares :

    • Mbuma liboto
    • Paka-paka
    • Mondenge ou cœur de bœuf dont le nom scientifique est annona  reticulata.
    • Pain de singe, fruit du baobab, arbre dont la longévité peut dépasser 1000 ans

    Au Congo Brazzaville, l’Office National des Postes et Télécommunications du Congo avait en 2002 émis des timbres sur les fruits sauvages congolais dont le bamou, le tsia et l’ikami.

    Samuel Malonga

     


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  • 01/24/17--03:22: Le Rastakwasa
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    Le Rastakwasa

       

    LUCKY DUBE

     

    Le 18 octobre dernier, la veille d’un carton jaune (pour que la politique n’aille pas d’office en vacances), le monde aurait dû commémorer neuf ans depuis la perte d’un des artistes reggae les plus prolifiques, le sud-africain Lucky Dube. Nous l’avons connu pendant la deuxième moitié des années quatre-vingt. Dans les années quatre-vingt-dix, on assistait à un concert de Lucky Dube, et il n’y avait que du reggae. D’ailleurs, une de ses chansons fétiches intitulée « Back to My Roots », par laquelle il commençait ou terminait un concert, disait que tout autre style est perte de temps : «On m’a dit qu’il y aurait de la bonne musique, mais en arrivant là, tout ce qu’ils jouaient n’était que du crackadoo et du shooby-dooby », se plaint-il. Le refrain : « Je vais rentrer à mes sources. De la musique reggae ; c’est tout ce qu’il me faut ».

     

    Puis, au début de ce siècle, Lucky Dube a commencé à concevoir un mélange de reggae et de quelque chose d’autre. Il appelait ça le « rastakwasa ». Avant de chanter la première des chansons de ce style, le chanteur annonçait avec beaucoup de fierté patriotique dans la voix qu’il y avait un style que nos frères et sœurs en Jamaïque ne connaissaient pas encore. C’est le rastakwasa – un mélange purement africain de reggae music et de kwasa-kwasa music. Je crois que le mot anglais que Lucky Dube utilisait était « combination ». C’est moi qui utilise le mot « mélange » parce que ça me rappelle la différence la plus élémentaire que nous avons apprise entre un mélange physique et un composé chimique. Dans ce cas, si le rastakwasa était un composé chimique, seuls les initiés sauraient distinguer les éléments du reggae et du kwasa-kwasa. Par exemple, R&B signifie Rhythms and Blues, et seuls les gens qui ont fréquenté l’école des Beaux Arts savent mettre le doigt sur ce qui est du Blues dans ce style. Nous autres, nous n’y comprenons rien. Même quand Clément Ossinondé dit que la Rumba cubaine a des apports de la culture africaine, des éléments de la culture antillaise et du flamenco espagnol, pour nous les laïcs, c’est encore un composé chimique dont l’électrolyse aura besoin d’un catalyseur : enfin l’hydrogène dans ce tube d’essai et l’oxygène dans l’autre.

     

    Dans le cas du rastakwasa, par contre, en écoutant la chanson Ding Ding Licky Licky Licky Bong, l’homme de la rue peut clairement vous dire qu’elle commence avec des accords qui ne sont pas du reggae, puis on signale le « passage » à la musique reggae, puis on rentre très nettement aux accords du début de la chanson, puis à du sebene qui est distinctement de la musique congolaise. C’est en ce moment que, pendant un concert, on voyait Lucky Dube et ses trois back-vocals s’endiabler dans le ndombolo le plus drôle et le plus austral.

     

    PEDRO

     

     


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    Les doutes de Kwebe sur les origines tetela de Patrice Lumumba balayés par les documents historiques.

    Une photo de 1952 prise à ONALUA, village natal de Patrice LUMUMBA, en 5ème position, entouré par sa mère AMATO Julienne(4e) et son père TOLENGA François(6e) .

    Référence : http://www.mbokamosika.com/article-une-photo-de-patrice-lumumba-de-1955-au-village-en-famille-98581015.html

    Référence: http://www.mbokamosika.com/2014/05/isaie-tasumbu-tawosa-ou-le-nom-originel-de-patrice-lumumba.html

    Référence : http://nofi.fr/2016/01/patrice-lumumba-une-biographie/26365.

    Nous avons suivi l’interview de Kwebe Kimpele accordée au pasteur Bobo. Selon Kwebe, Patrice Emery Lumumba serait d’origine Tutsi et non Tetela dans la mesure où son village, son père, et sa mère ne seraient pas connus. Toujours selon lui, le nom Lumumba n’existerait pas en tetela.

    Nous aurions dû répondre rapidement à cette assertion qui ressemble à une narration fictive. En effet, Il y a cinq ans, nous avions publié en date du  04 février 2012 une photo (envoyée par Richard Kasongo) de toute la famille de Patrice Lumumba prise en 1952 au village natal d’Onalua. Sur cette photo, Lumumba est entouré par son père TOLENGA François et sa mère AMATO Julienne.

    Cette photo de 1952 répond aux préoccupations de Kwebe Kimpele quant au village natal, et aux noms des parents biologiques de Patrice Lumumba. Curieusement, personne n’y a fait allusion, comme si tout ce qui est publié sur ce site ne servait à rien.

    Par ailleurs, Samuel Malonga avait publié en date du 19 mai 2014 un article intitulé « Isaie Tasumbu Tawose ou le nom originel de Patrice Lumumba", dans lequel l’auteur explique clairement que Lumumba était un nom d’emprunt.

    Cette information est confirmée par une biographies de Patrice Lumumba sus-mentionnée.

    De son livre intitulé « Le paradigme Lumumba », le professeur Lomomba Emongo écrit à la page 30 que chez les Tetela, Lumumba fait partie des EWANGO, situés dans la fourche des rivières Lotembo et Lokombe.

    Sur le plan historique, qu’il nous soit permit de mentionner que l’esprit de contestation s’inscrit dans l’ADN du peuple tetela. Rappelons que Ngongo Leteta, qui s'était opposé à l'entrée des belges fut exécuté les colons, et que la première mutinerie de l’histoire de l’Armée congolaise a été menée par les soldats tetela à la Garnison de Luluabourg en 1895 à l’époque de l’EIC.

    Seuls ceux qui ne connaissent pas l’histoire des ethnies de la RDC peuvent se permettre d’attribuer implicitement la bravoure de Patrice Lumumba, et de tous nos héros aux Tutsi dont l’unique caractéristique est la fourberie.

    En dehors de cette tentative de la déformation de l'histoire de Lumumba, nous avons enregistré dans la même interview plusieurs contre-vérités historiques sur le 1er coup d'état de Mobutu, sur l'oubli de la nomination du Col Mulamba au poste du 1er ministre le 24 nov 1965, sur les fonctions du président Kasa-Vubu de 1960 à 1965(interrompues seulement pendant quelques jours et non plusieurs années), sur l'omission du nom de Godefroid Munongo d'origine Bayeke, confondu avec Freddy Mulongo, footballeur et politicien luba Katanga, etc, etc. Pourtant, tous ces faits historiques sont clairement expliqués sur mbokamosika. A l'allure où vont les choses, Youtube finira par tronquer toute l'histoire de la RDC par manque de rigueur. Que les congolais relisent l'histoire de la RDC à travers les publications sérieuses et cessent de raconter n'importe quoi sur Youtube.

    P.S. à travers le lien ci-après :http://www.mbokamosika.com/article-ngimbi-k-dresse-la-chronologie-des-premiers-ministres-en-rdc-101123713.html , Ngimbi Kalumvueziko. dresse la chronologie des premiers ministres en RDC, vous verrez que de Lumumba à Evariste Kimba, en passant par Ileo, Adoula et Moïse, C’est Joseph Kasa-Vubu  qui a exercé les fonction du président de la république, jusqu’au coup d’état de Mobutu du 24 novembre 1965.

    Messager  


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    « Cigarette léopard »  marque la rentrée du tandem Simba Ndaye & Ami commun !

    Hier, nous avons réceptionné un message de notre ami Simba Ndaye  nous souhaitant (personnellement et toute la famille mbokamosika) les vœux les plus fervents pour la nouvelle année.

    Il s’est réjoui par ailleurs du fait que notre site a retrouvé l’essence de sa nature, à savoir la sauvegarde et l’exaltation de notre mémoire collective.

    En ce qui concerne les dix ans du site, Simba Ndaye et notre ami commun nous promettent un véritable feu d’artifice, tout en affichant leur disponibilité dans la coordination des actions à mener ainsi que pour les envois des éléments de mémoire.  Cette promesse associée à celles du doyen Ignace Mukendi et Manzemba Nzwanga présagent un dixième anniversaire haut en couleurs.

    En guise de préliminaires, Simba Ndaye nous dédie une rareté de Vicky Longomba et l’OK-Jazz intitulée : « Cigarette léopard » de 1967, sortie naturellement des archives sonores de notre ami commun, et que nous diffusons pour son caractère artistique et historique, et non pour les aspects publicitaires d'antan.

    Extrait du message de Simba Ndaye


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    Indépendance économique, par le grand Kallé et l’African-Jazz.

     

     

    En 1966, le régime Mobutu comptait une année d’existence. Tous les nationalistes, y compris le grand lumumbiste que fut le chanteur Joseph Kabasele faisaient encore confiance au général Mobutu qui venait de réhabiliter le Premier ministre Patrice Lumumba, en l’instituant héros national.

    C’est ainsi que le duo Kallé & Alex va dédier en 1966 une chanson intitulée « Indépendance économique » au duo Mobutu-Mulamba, respectivement président et 1er ministre du Congo depuis le coup d’état du 24 novembre 1965.

    Vu les contre-vérités distillées par les congolais sur Youtube ces derniers jours, dans le but de rechercher le sensationnalisme, nous avons décidé d’accompagner désormais les merveilles du passé de la chanson congolaise par le rappel de quelques faits historiques associés en vue d’allier l’utile à l’agréable.

    C’est ainsi que nous reprenons l’extrait de la déclaration du Haut-commandement de l’ANC du 24 novembre 1965 à travers laquelle il est mentionné clairement que depuis cette date, le lieutenant général Joseph  Mobutu assumait les prérogatives de président de la République, et le  colonel Léonard Mulamba celles de Premier ministre. Ce dernier a occupé ces fonctions du 24 novembre 1965 au 26 octobre 1966.

    Ci-dessous, l’extrait du communiqué du Haut-commandement de l’ANC

     

    Le lieutenant général Joseph Désiré Mobutu, assumant les prérogatives de Président de la République, prend les décisions suivantes :

    1. Le colonel Léonard Mulamba assumera les fonctions de Premier ministre;
    2. Le Colonel Léonard Mulamba est chargé de former un gouvernement représentatif d'union nationale dont fera partie au moins un membre de chacune des vingt et une provinces de la République Démocratique du Congo et de la ville de Léopoldville;
    3. Pendant toute la durée durant laquelle le lieutenant général Mobutu exercera les prérogatives de Président de la république, le Général Major Louis Bobozo remplira les fonctions de commandant en chef de l'Armée nationale Congolaise.

    Fait à Léopoldville, le 24 novembre 1965.

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    .Messager

     


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    En rediffusion : « Bolingo ya mbongo » & « Francisca », de Vox-Negro, envoyées par David des USA.

     

    Suite à notre appel lancé sur l'inventaire des chansons d’anthologie en marge du 10ème anniversaire de notre site, plusieurs mbokatiers continuent à se manifester. Nous avons à cet égard réceptionné hier de la part de notre ami David M. des USA deux chansons de l’orchestre Vox-Negro, « Bolingo ya mbongo et Francisca », signées par Germain Lusamba vers 1969.

    Dans la mesure où ces œuvres sont déjà en ligne sur le site, nous aurions pu ne pas les rediffuser. Mais ne dit-on pas que la répétition est la mère des sciences ? Si notre ami David les a envoyées, ce qu’il ne les a pas encore repérées sur le site, ce qui serait le cas pour un bon nombre d’autres mbokatiers qui n'ont pas encore consulté tout le contenu.

    C'est pourquoi nous avons jugé bon de les reprogrammer étant donné que ces deux œuvres sont susceptibles de figurer parmi les chansons  d'anthologie de la musique congolaise dont nous attendons toujours les suggestions  des nos lecteurs.

     

    Bon week-end, et une fois de plus merci à David. M des USA pour sa contribution.

     

    Messager


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