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Cet espace se veut un lieu de rencontres et d'échanges entre ressortissants de l'Afrique Centrale et Australe . Tout étranger connaissant ou voulant faire connaissance de cette partie de l'Afrique est le bienvenu. Nous y aborderons des sujets culturels en français, portugais, ou en lingala, selon les interlocuteurs . Notre devise:réduire la distance qui nous sépare du continent, par l'entretien de la mémoire collective, en recourant à notre musique dans toute sa diversité

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    Il y a 59 ans : L'ordination du Père Frédéric Etsouw et  la remise des diplômes à l’Académie des Beaux-Arts d’Elisabethville.

    Le journal « HORIZONS » du dimanche 31 août 1958, dirigé par José Lobeya, nous apprend deux informations : « L’ordination sacerdotale du Rv. Père Frédéric Etsouw à Lisala », et  «  La remise des diplômes à l’Académie des Beaux-Arts d’Elisabethville (Lubumbashi).

    A travers ces deux articles d’archives, nous découvrons comment et quand fut ordonné le Père Scheutiste Frédéric Etsouw, qui devint plus tard respectivement Evêque et Cardinal. Selon cet article rédigé sous la plume de Paul Ebenga, Le Père Etsouw, issu de la tribu Mondunga, fut le tout premier prêtre ressortissant du territoire de Lisala.

    En ce qui concerne l’autre article du 19 juin 1958 signé Kasongo B., et consacré à la remise des diplômes à l’Académie des Beaux-Arts d’Elisabethville, nous  y apprenons les noms de quelques personnes qui nous sont connues telles que : feu Martin Kalonda, (un cousin), en section d’architecture ; Gabriel Kalumba, en section Cuivre d’art ,et Jean-Bosco Kamba, en section de peinture.  Ceux qui découvriront d’autres diplômés peuvent leur rendre hommage à travers des témoignages.

     

    Messager

     

     


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    Rassemblement de l’opposition (aile Limete) : ne gênez pas l’action de Ne Mwanda Nsemi !

    Ne Mwanda Nsemi

    Nous avons suivi comme tous les congolais les conclusions de votre conclave tenu du 21 au 22 juillet 2017.

    Qu’avons-nous retenu ?

    D’emblée, nous avons noté que vous avez enfin compris que vos devriez réagir après une période de tergiversations face au pouvoir de Joseph Kabila.

    En tant que congolais, nous soutenons toute action tendant à contraindre Kabila à quitter immédiatement le pouvoir, après l’expiration de son mandat le 19 décembre 2016, et surtout suite à son non-respect de la constitution et des accords de la Saint-Sylvestre 2016.

    C’est ainsi qu’une majorité de congolais désespérée (nous compris) trouve l’action préconisée par le Ne Mwanda Nsemi le 07 août 2017 légitime, voire courageuse. Qui avait cru que David allait terrasser le géant Goliath ?

    Mais, nous avons été surpris de constater que dans votre communiqué, vous avez décrété les dates du 07 et 08 août 2017, villes mortes. Ce télescopage avec la date du 07 août 2017, annoncée de longue date par Mwenda Nsemi, nous semble très suspect ? N’est-ce pas là une manière déguisée de saborder l’action d’un autre acteur politique, qui a les mêmes droits que tous les autres patriotes à appliquer l’art 64 de notre constitution ?

    Le Rassemblement de l'opposition

    C’est pourquoi, nous vous suggérons de différer les dates de vos actions, et de ne pas gêner Mwanda Nsemi.

    Dans cette phase de lutte qui oppose les congolais à Joseph Kabila, nous ne savons pas d’où viendra le salut. Raison pour laquelle nous respectons les initiatives de tout le monde, pour autant qu’elles nous permettent de nous débarrasser de ce monstre qui est en train de nous exterminer.

     

    Messager

     


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    « 67Mbula ya sacrifice », une chanson engagée stigmatisant l’influence des multinationales en RDC.

     

    Sozacom

    « Mbula ya sacrifice », est une œuvre engagée signée Kallé & Bombenga au sein de l’African-Jazz. Elle fut lancée en 1967 après la nationalisation de « l’Union Minière du Haut Katanga » par le régime Mobutu. Une décision qui donna lieu à une épreuve de force entre la RDC et les multinationales, à l’époque baptisée « La haute finance internationale ». Dans son livre très critique à l’égard de Mobutu titré « La démystification du Comgo Kinshasa » , Cléophas Kamitatu reconnaît que Mobutu avait fait montre de courage et avait pris un pris un grand risque à s’attaquant à l’UMHK.

    En effet depuis l’indépendance, le contrôle des richesses a toujours été à l’origine des empoignades entre l’occident et la RDC. Tout gouvernement ayant cherché à exercer l’autonomie économique a été sanctionné par les multinationales. Certains dirigeants ont péri suite à ce conflit, comme Lumumba, Laurent Kabila.

    La chanson de l’African-Jazz, fournie par l’ami commun, et qui reprend les paroles d'un discours de Mobutu, reflète le climat délétère prévalant en 1967 entre la Belgique et le Congo. Nous nous souviendrons que cette œuvre, dont nous diffusons un extrait, constituait en son temps la générique de la RTNC ( Radio Télévision Nationale Congolaise). Elle a été vulgarisée lorsque les congolais avaient l’impression que le régime Mobutu se battait pour l’intérêt du pays.

    Cette chanson, est un pan de notre histoire écrit par les artistes musiciens d’une autre génération.

    Nous recherchons encore une autre chanson de Bombenga et le Vox Africa, reprenant les paroles de Mobutu : «  Soki nalobi oyo ekoya eya, natiaka mayele na ngai na ba bérets rouges, na ba bérets verts, etc, etc)

     

    Messager

     

      


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    L’histoire anecdotique des locataires de l’Elysée, pour les futurs bacheliers d’origine africaine.

     

    Le 9 janvier 1959, Charles de Gaule succède à M. René Coty et est proclamé président de la République et de la Communauté française, devenant ainsi le Premier président de la Ve République.

    À cette occasion, « Le Patriote Illustré » N° 3 du 18 Janvier 1959, en plus du reportage de l’installation solennelle de Charles de Gaule à l’Elysée, avait concocté l’histoire anecdotique des locataires de l’Elysée, du Prince-Président au général de Gaule.

    Vu la caractère à la fois didactique et historique de ce document d’archive, nous avons jugé utile de le publier, à l’attention de nos futurs bacheliers d’origine africaine, qui font partie de nos lecteurs. S’ils sont intéressés, nous pourrions ultérieurement reproduire le reportage complet de l’installation de Charles de Gaule à l’Elysée, le 9 janvier 1959.

    P.S. Ces documents peuvent être agrandis à volonté, jusqu’à l’obtention des caractères souhaités.

    Compilé par Messager

     

     

     


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    Kasa-Vubu, Pindi et Mbungu : trois figures marquantes des émeutes du 4 janvier 1959.

    Nous avons publié le 17 juillet 2017 un article sur les similitudes entre les manifestations des opposants congolais du 15 juillet 2017 à Paris et les émeutes du 4 janvier 1959 à Léopoldville.

    Parmi les nombreuses images d’archives accompagnant cet article, nous avons jugé bon de revenir sur celles des trois figures marquantes de ces émeutes, à savoir :  Kasa-Vubu, bourgmestre de la Commune de Dendale ; Pindi, de la Commune de Kalamu ; et Mbungu, de la commune de Matete.

    Si la figure de Kasa-Vubu est de notoriété publique, il n’est pas de même pour M. Pindi, en dépit du fait que tout un quartier à Yolo porte son nom, ainsi que pour M. Mbungu, bourgmestre de Matete.

    En publiant de nouveau leurs photos d’une manière claire et séparée, nous leur rendons une fois de plus hommage, tout en permettant à nos lecteurs de découvrir leurs visages en 1959.

    Sur le plan éthique, il convient de souligner que ces trois figures, tout comme les autres politiciens congolais de l’époque, étaient des cadres immatriculés, jouissant d’une vie aisée comparables aux européens. Mais ils avaient sacrifié ces avantages personnels pour la cause de leur communauté. Il n’y avait aucun chômeur parmi eux, et leurs partis fonctionnaient grâce aux cotisations de leurs membres et à la vente des cartes d’adhésion.

    Leur moralité compensait leurs formations limitées, contrairement à la classe politique actuelle dont la basse a dépassé toutes les bornes.

     

    Messager

     

    KASA-VUBU, bourgmestre de Dendale

    PINDI, bourgmestre de Kalamu

    MBUNGU, bourgmestre de Matete

    MBUNGU, bourgmestre de Matete

     


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  • 07/28/17--10:22: Réponse à Blondé
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    Réponse à Blondé

    Référence : http://www.mbokamosika.com/2017/07/1960-1980-vingt-annees-marquees-par-les-artistes-musiciens.1997-2017-vingt-annees-creuses-artistiquement.html

     

    Franchement mon frère, vous venez de nommer directement par des mots justes ce que j'ai appelé le griotisme, le DJ. En fait, je pense que vous congolais qui comprenez les paroles des chansons des artiste congolais devez souffrir actuellement de cette pauvreté. Quand moi j'écoute n'importe lequel des chanteurs congolais des années 50, 60, jusque plus près de nous 70 et 80, je sens un plaisir, je n'y comprends souvent rien mais, la manière de chanter, la voix, le rythme, beaucoup de choses dans ces œuvres font que j'oublie la barrière linguistique. Aujourd'hui la tendance générale en Afrique c'est crier, réciter des noms, ne rien dire, avec en plus les boîtes à rythmes, aucune créativité. C'est le mal des artistes africain d'aujourd'hui et vous avez raison. Moi je n'écoute que la musique du passé.

    C'est mon choix.

    Blondé

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    Notre réaction,

     

    Cher Blondé,

    J’ai été peiné d’apprendre à travers votre commentaire ci-haut que, « quand vous écoutez n’importe quel chanteur congolais des années 50, 60, 70, ou 80, vous sentez un plaisir, bien que vous n’y compreniez souvent rien,…….. mais la manière de chanter, la voix, le rythme font que vous oubliez la barrière linguistique »

    En effet, cette réaction m’interpelle personnellement dans la mesure où en mettant en œuvre ce site, j’avais accepté de rendre bénévolement service à des milliers de personnes, une manière de rendre à mon tour, ce que le monde m’a offert.

    Suite à votre message, je vous prie de me communiquer les titres de quelques chansons congolaises dont vous aimeriez savoir la signification. Je les traduirai progressivement en français pour vous et pour les autres lecteurs ne comprenant pas le lingala ou d’autres langues congolaises.

    Messager


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    « Ce que j’ai appris autour d’un verre de Lunguila » : Un reportage de Mwsisa-Camus du 31 Août 1958 à Kisantu

    Notre génération a connu Mwissa-Camus en tant qu'éditeur de « Masano », une revue hebdomadaire spécialisée dans les informations sportives durant les années 70. Voilà qu’en fouillant les archives qui nous ont été fournies dernièrement par notre complice Samuel Malonga, nous avons découvert un bon nombre d’articles publiés en 1958 par cet aîné dans le journal « Horizon », dirigé à l’époque par José Lobeya.

    Dans son reportage du dimanche 31 Août 1958, Mwissa-Camus rend compte de péripéties de son séjour à Kisantu, allant de l’ historique  à la vie quotidienne de cette ville abritant une imposante Cathédrale.

     

    Messager

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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    Les plénipotentiaires du Zaire

     

     

    1975 A l'issue d'une conférence diplomatique à l'Institut  Makanda Kabobi, on voit sur cette photo de gauche à droite :

                M. Pascal KAPELLA Kinduelu, ambassadeur extraordinaire en République Française et auprès de l'Unesco  a Paris;

                M. Theo IDZUMBUIR Assal, ambassadeur extraordinaire aux Etats-Unis d'Amérique à Washington;

                M. Philippe ELEBE ma Ekonzo, ambassadeur extraordinaire aux Pays du Benelux et auprès de l'Union Européenne à Bruxelles;

                M. René BAVASSA ba Maduka, ambassadeur extraordinaire auprès de l'URSS et des Pays Scandinaves à Moscou.

     

     

    Cette photo et les légendes proviennent de Pascal Kapella Kinduelu

     


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    Quand un pays doit s’appeler République - 1

     

    Mai 2017. Je suis à bord d’un avion des Lignes Aériennes Sud-africaines, South African Airways, et je lis le magazine de bord Sawubona. Un article signé par Christopher Clark sur les valeurs touristiques de la ville de Kinshasa attire mon attention. Je suis particulièrement captivé par cette très belle phrase: «Brazzaville, the capital of the confusingly similarly named, but considerably smaller, Republic of Congo, is just visible through the haze on the opposite bank of the river. »

     

    La plupart d’entre nous ne pensons jamais comme ça. Pourtant, cette phrase, destinée aux touristes et à ceux qui arrivent sur les rives du Congo pour la première fois, comme Christopher Clark lui-même, montre que les deux Congos peuvent prêter à confusion. L’auteur de l’article n’a pas dit que cette « confusion » n’était pas là dans les années 1980s quand le monde s’était déjà habitué au nom de Zaïre, et j’ai déjà lu ailleurs des gens qui ne savent pas que la République Démocratique du Congo avait déjà porté ce nom jusqu’à la fin de 1971. Des réflexions s’imposent qui risquent d’être erronées, mais je les émets tout de même.

     

    1.        L’horreur des synonymes homophones

    Certains profs de langue pensent que les langues du monde s’arrangent toujours pour que deux synonymes dans une langue donnée ne continuent pas à signifier exactement la même chose. Par exemple, le mot « mère » et le mot « maman » sont des synonymes. La langue et la société s’arrangent pour que l’un d’eux soit plus utilisé comme vocatif dans un certain contexte syntactique que l’autre. C’est ainsi que dans la récitation que nous avions régurgitée à l’école primaire sans tout comprendre, le faux malade dit : « Mère chérie, si tu savais comme j’ai mal …partout. ». Essayons de remplacer le mot « mère » par « maman ».

     

    En anglais, le mot « mother » est utilisé comme vocatif par certaines couches sociales plus que par d’autres, qui ont tendance à dire « mum ». Et, parlant de leur mère à la troisième personne, il y a des gens qui ne diraient jamais « I love my mum », parce que c’est « low class ».

     

    De la même façon, les langues ont un moyen de différencier les référents des mots homophones. Comment savez-vous que le Jean qui a écrit le quatrième évangile au début du nouveau testament n’est pas celui qui a écrit les trois épîtres entre les épîtres de Pierre et celle de Jude, et que celui qui a écrit l’Apocalypse est un autre, et qu’aucun de ceux-ci n’est Jean-Baptiste, dans un contexte où la distinction n’est pas signalée par nom et prénom ?

     

    1.        Nom juridique et nom géographique

    C’est ainsi qu’il y eut une période où on avait la République Démocratique du Congo et la République Populaire du Congo. « Démocratique » et « Populaire », c’est ce que certains grammairiens appellent adjectifs de relation. L’adjectif « populaire » avait toute sa dénotation politique et idéologique à cette époque-là, mas « démocratique » n’était qu’une façon de s’appeler, parce qu’à l’autre bout du monde on avait une République Démocratique (et) Populaire de Corée (quelquefois « populaire » vient avant « démocratique ») qui avait une orientation dans la même direction que la République Populaire du Congo et qui s’était accaparé les deux adjectifs à elle toute seule, laissant l’autre Corée mal vêtue avec simplement République de Corée. Leurs respectifs noms géographiques sont Corée du Nord et Corée du Sud. Remarquez que nous n’avons pas l’habitude de dire Corée-Pyongyang et Corée-Seoul, qui est l’équivalent de nos peu juridiques appellations Congo-Brazzaville et Congo-Kinshasa, que Franco a choisies dans cette chanson que nous avons auditionnée l’autre jour quand Tshombé a chassé les musiciens des Bantous de la Capitale (http://www.mbokamosika.com/2017/07/le-gouvrenement-de-tshombe-a-pris-des-mesures-d-expulsion.html).

     

    La logique est que le nom juridique mal vêtu, puisque non-adjectivé, de République de Corée est celui qui aurait le plus de sens, s’il n’y avait pas deux Corées. C’est ainsi que, quand la République Démocratique du Congo est devenue République du Zaïre, l’adjectif Populaire n’avait plus son sens distinctif. C’était plutôt un sens identitaire qui a montré le chemin à la République Populaire d’Angola qui n’avait en principe aucune fonction distinctive. Mais le nom de République Démocratique de l’Angola a été brièvement considéré, bien qu’il n’eût pas le temps d’atteindre le bureau du notaire, en 1975, quand le FNLA et l’UNITA ont dû célébrer leur indépendance loin de Luanda.

     

    Je me rappelle encore, en 1971, l’annonce faite à l’église avant le gong de la première leçon dans les salles de classe, à la mission où j’ai fait le C.O., que la République Démocratique du Congo devenait République « Démocratique » du Zaïre, et les chuchotements dans la salle contre le diacre coupable de tel sacrilège, alors qu’on n’était au courant d’aucune loi interdisant l’adjectif « démocratique » dans la nouvelle appellation. Par miracle, tout le monde savait que personne n’aurait besoin de cet adjectif. Et plus tard, la République du Congo n’aurait pas besoin d’être Populaire, puisqu’il n’y avait aucune autre République du Congo. D’ailleurs, même le mot République n’avait plus de raison d’être en dehors des considérations juridiques. Quand Pepé Kallé chante « Eve Matoko, Beauté Naturelle mwan’a Congo », il n’a pas besoin de dire République. Tout le monde sait de quel pays il s’agit.

     

    1.        Les Guinées

    Si vous allez en Angola et la radio met une chanson qui dit « Guiné, Guiné, Cabo Verde e São Tomé, Ango- Angola, Moçambique e São Tomé », vous saurez qu’il s’agit de la Guinée-Bissau (prenez note de l’orthographe en portugais). La chanson glorifie les PALOP (pays africains de langue officielle portugaise). C’est la force du contexte. Allez dans un pays francophone et quelqu’un dit « La République de Guinée » et c’est la Guinée-Conakry qui vous saute en tête, comme si les autres Guinées étaient des royaumes. La logique n’est donc pas nécessairement juridique-contre-géographique, mais linguistique. La Guinée-Conakry et la Guinée-Bissau ne sont pas exactement comme le Congo-Brazza et le Congo-Kinshasa qui sont francophones. La République de Guinée, c’est la Guinée-Conakry et « a República de Guiné », c’est la Guinée Bissau, alors que la Guinée Equatoriale reste géographique ; elle n’est pas la Guinée-Malabo ou la Guinée-Oyala, et même en espagnol elle s’appelle « Guinea Ecuatorial ».

     

    Pedro


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  • 07/30/17--23:32: Franco et Bavon Marie-Marie
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    Franco et Bavon Marie-Marie

    Dans quelques jours, le monde  musical fêtera les 47 ans de la disparition de Bavon Marie-Marie. Il n’est pas question de rappeler les circonstances de sa mort mais souligner les actes posés par son aîné. En effet après sa disparition, Luambo avait voulu à sa manière perpétuer l’image de son jeune frère qui peu avant de s’en aller pour toujours était devenu l’idole des jeunes.

     

    Dans cette volonté affichée de perpétuer sa présence, Franco avait sorti sous le label des éditions populaires des œuvres de son frère défunt. D’abord le TP OK Jazz avait joué une composition de Bavon sortie à tire posthume (Béa) puis interpréta la chanson Maseke ya meme.

     

    Une phrase est pourtant revenue dans les deux chansons: Munu Marie-Marie ta ndila (Je pleure Bavon Marie-Marie). N’a-t-il pas montré, au-delà de tout ce qui a été dit sur cette disparition précoce, qu’il aimait son cadet ?

     

    Pour imprimer un sens particulier à cet instant si grave chargé de souvenir et afin de marquer la solennité de ce lien de sang qui les unissait par delà la mort, Grand-Maître chanta ces deux titres dans la langue de son enfance lorsqu’encore bambins et inconnus, les deux frères vivaient à Sona-Bata.

     

     

    Samuel Malonga


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    Traduction du texte de la chanson « Retroussons les manches », de l’orchestre Los-Angel.

     

    « Chose promise, chose due ». Nous démarrons aujourd’hui la traduction des textes de quelques chansons d’anthologie de la musique congolaise, conformément au souhait de notre ami Blondé d’Abidjan, qui savourait jusque- là les délices des œuvres congolaises, sans nécessairement comprendre la profondeur des textes.

     

    En entamant cette démarche, notre site voudrait apporter une plus-value à la musique congolaise, en permettant aux mélomanes ne comprenant pas le lingala à découvrir la signification des textes des chansons qui ont fait danser le monde entier.

     

    Étant donné l’immensité de la discographie congolaise, nous invitons tous ceux qui maitrisent les langues congolaises à nous épauler dans ce travail de mémoire. Chacun est libre de traduire les chansons de son choix. Chaque traduction portera le nom du traducteur, comme de coutume sur mbokamosika.

     

    Le site s’engage à corriger les fautes d’orthographe, et le cas échéant, de syntaxe.

     

    Messager

     

    « Retroussons les manches » de Los Angel : une traduction de Messager

     

    1er couplet :

     

    • Tous les hommes, femmes et enfants
    • Retroussons aujourd’hui nos manches
    • Afin que nous assurions l’avenir

     

    • N’attendez pas que l’on vous assiste
    • Éviter de convoiter les biens d’autrui
    • Dans la vie, à chacun son tour

     

    • Moi je ne me rabaisserai pas ainsi tout le temps
    • J’y renonce totalement
    • Dans la vie, il faut progresser graduellement

     

    • Ça ne sert à rien de chercher à bâtir un immeuble à cinq étages en un temps record
    • Dans la vie ne soyez pas pressés

     

    • Mon cher petit, cher compatriote
    • Je connais les aléas de la vie et les contraintes liées à l’argent
    • Travaillez et vous saurez quoi   2X

     

    2ème couplet :

    Répétition du 1er couplet

     

    Refrain.

    • Mama eh, retroussons les manches
    • Mama eh, travaillons
    • Mama eh, bâtissons le Congo
    • Mama eh, retroussons les manches

     

    Solo

    Le choix de cette chanson de 1965 se justifie par le fait que c’est une œuvre intemporelle, et qui peut s’adapter à tous les pays du monde. Non partisane, on n’y cite le nom d’aucun dirigeant politique.


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    BORIS partage « Décision prise », et « Meso mani ma mbote »,  avec les mbokatiers.

     

    Le 29 mars 2013, ce disque de Surprise Los Angel a fait objet de ma recherche sous un nom "Ngombo". Son titre est « Meso mani ma mbote ».

    Par la même occasion, je cherchais "
    Décision prise" que je venais de dénicher aussi. Je les partagerais volontiers avec tous les mbokatiers .


    BORIS

    La chanson « Meso mani ma mbote » de Suprise Los-Angel est déjà sur le site depuis longtemps. Nous la rediffusons quand même pour une meilleure vulgarisation.

    Un de mes cris préférés de ces années-là : « E bana ba Los Angel banatukini nsangu ». Traduction littérale difficile.

    Bana ba Los Angel = les enfants de Los Angel
    Nsangu = les nouvelles, les informations
    Nátá = porter, emmener
    Nátá nsangu = colporter des messages
    Natuka nsangu = être dans une situation où l’on parle beaucoup de vous
    Bana ba Los Angel banatukini nsangu = La renommée de l’orchestre Los Angel monte

    Nsuki zani zambote = Elle a de beaux cheveux
    Meso mani mambote = Elle a de beaux yeux
    Mbombo ani yambote = Son nez est beau
    Nitu ani yambote = Elle a une belle silhouette (nitu = le corps)

     

    Pedro


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    Traduction du texte de la chanson Biki, de Ntesa et les Grands Maquisards, par PEDRO

     

    1          A Biki, nalembi 

                Nalembi nde kotambola banzela nyonso po naluka yo

                Ebongi oyebisa baboti, mama

                Bayeba pe bandima mobali oyo olingi

                Azali nani

     

    5          Nakobanga mingi

                Noki te bakoloba mobali yango voyou

                Azelaka yo se na bacoins

                Bimisa bayeba malamu na mabe

                Soki likama dis e ezali soni mingi

    10        Bimisa bayeba

     

    Refrain:

     

                 Biki nakoyemba aaa solo nakobanza

                 Biki nakosambela ya ngai na yo mariage

                 Liboso tokotuna aaa baboti po bandima

                 Naboyi nde bapekisa ya ngai na yo po tovanda

    15         Naboyi nde bapekisa ya ngai na yo po tovanda

                 Biki nakozela aaa osilisa kelasi

     

    Traduction:

    1          Ah Biki, je suis fatigué

                Lassé d’errer sur tous les chemins à ta recherche

                Il convient que tu informes tes parents

                (Pour) qu’ils connaissent et acceptent l’homme de tes désirs

                (Qu’ils sachent) qui il est

     

    5          J’ai très peur

                Qu’ils ne disent que cet homme doit être un voyou

                Qu’il ne t’attend qu’aux coins des rues

                Dévoile tout pour qu’ils sachent les qualités et les défauts

                Si un accident survenait ce serait très honteux

    10        Mets tout au grand jour pour qu’ils sachent

     

    Refrain :

     

                Biki, Je chante et, oui, j’y réfléchis

                Biki, je prie qu’on se marrie, toi et moi

                D’abord nous demanderons l’accord des parents

                Je ne veux pas qu’on s’oppose à notre cohabitation

    15        Je ne veux pas qu’on s’oppose à notre cohabitation

                Biki, j’attendrai que tu termines des études secondaires


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    TROP C’EST TROP ! BOYEBISA YE AKENDE TOLEMBI EH

     

    Une chanson patriotique ..! Bravo l'artiste, c’est en ces termes qu’un mbokatier qualifie cette vidéo d’Olvier Tshimanga qu’il vient de nous envoyer.

    En recommandant cette vidéo, il voudrait en même temps que le message de cet artiste engagé soit consigné dans les annales de notre site, pour la postérité.


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    Quand un pays doit s’appeler République-2

     

    Mi-mai 2017. Je suis à Kasane, au Botswana. Ce lieu touristique au bord de la rivière Chobe, non loin de la confluence où elle déverse ses eaux dans le fleuve Zambèze, accueille une conférence de trois jours réunissant les chefs d’état-major des armées de l’air des Etats Unis et d’environ trente pays africains, de l’Afrique du Sud et l’Algérie à la Tunisie et la Zambie, pour respecter l’ordre alphabétique, y compris un représentant de l’Union Africaine. Mon ami Jean-Claude me présente au colonel congolais qui accompagne son chef d’état-major : « Oyo pe aza mwan’a mboka ». Une des premières choses que le colonel précise est : « à ne pas confondre avec la RDC ». Évidemment. La conférence touche à sa fin, et pendant deux jours, j’ai servi d’interprète pour le chef d’état-major da la force aérienne angolaise, le Général Francisco Afonso, et le chef d’état-major de la force aérienne mozambicaine, le Géneral Messias André Niposso. J’ai bien suivi toutes les procédures et je sais, donc, que la RDC n’est pas représentée.

     

    1.        Sigles

    J’explique au colonel qu’il m’est impossible de confondre la RDC et la République du Congo. Plus tard, je me rends compte que, pour respecter le principe du parallélisme, si j’utilise un sigle pour nommer un pays, je devrais aussi utiliser un sigle pour nommer l’autre. Et je me précipite sur google pour voir combien de fois le sigle RC est utilisé pour République du Congo. Il semble vraiment que personne ne l’utilise, car, chaque fois que le nom « République du Congo » doit être abrégé, on dit « Congo » tout court. Je me rappelle aussi qu’avant 1994, l’Afrique du Sud s’appelait souvent RSA (Republic of South Africa). D’ailleurs, dans les années 1990s, si un namibien disait : « Cette pièce de rechange, on ne peut la trouver qu’en République », il voulait dire « en Afrique du Sud », comme si la Namibie n’était pas encore une autre République. Une des principales artères de la ville de Windhoek, qui vous amène de la gare du chemin de fer à l’Université, actuellement l’Avenue Mandume Ya Ndemufayo, s’appelait Republic Road. C’est l’Afrique du Sud. South West Africa, comme la Namibie était connue sous l’occupation sud-africaine, n’est jamais devenue une cinquième province sud-africaine de jure. Donc elle n’a pas fait partie de la RSA. Maintenant le R tend à tomber. We go to SA. Donc, la RDC est le seul pays dont le R fait partie du nom, comme jadis la RAU (République Arabe Unie). Depuis l’unification de l’Allemagne, puisque la RDA n’existe plus, on ne se rappelle même pas que l’autre Allemagne était la RFA, comme si le pays avait cessé d’être fédéré, alors qu’il est encore beaucoup plus « fédéral » aujourd’hui, puisqu’elle englobe la partie orientale. C’est dans la même logique que nous oublions souvent que le Nigéria et le Brésil sont des Républiques Fédérales.

     

    1.        Synecdoque et métonymie

    Comme nous l’avons signalé dans la première partie de cet article, Corée-Pyongyang et Corée-Séoul ne sont pas monnaie courante comme Congo-Brazza et Congo-Kinshasa, mais, à l’instar de  la plupart d’autres capitales des pays du monde, si un journaliste dit que Pyongyang multiplie les provocations, il ne se réfère pas à la ville capitale, mais au régime de la Corée du Nord. Nous ne nous rendons pas compte comment cette double figure de style nous sauve de la République ou du Royaume. Mais n’oublions pas les profs qui croient que deux mots dans une langue ne signifient jamais exactement la même chose. Ils savent quand nous avons une synecdoque et quand nous avons une métonymie. Ce qui peut changer, c’est l’ampleur de la métonymie. Aujourd’hui, si vous entendez dire que Londres ne veut pas que tout lui soit dicté par Bruxelles, ce n’est pas la Belgique, mais l’Union Européenne.

     

    1.        Tchéquie et Irlande

    La Tchéquie est pour la République Tchèque ce que la France est pour la République Française, mais je n’ai jamais entendu personne utiliser ce nom de Tchéquie. Certains adjectifs de relation sont si imposants qu’ils nous font croire qu’on ne peut pas se référer au pays sans recourir à la République. L’Irlande est une autre histoire. On peut même dire République d’Irlande. Mais, l’Irlande du Nord est aussi l’Irlande, bien que celle-ci soit un gâteau du Royaume Uni et non de la République. Ah ! Cette fois-ci, c’est vraiment la République qui assure la fonction distinctive et non les adjectifs « démocratique », « populaire » ou « fédérale ». Il y a aussi la République Dominicaine qui partage son île avec Haïti, qui est une République, et l’île de Dominique, qui est une autre République, située entre des îles qui appartiennent à la Guadeloupe et l’île de la Martinique, qui font partie, elles, de la République Française. C’est ici que nous avons une situation où l’on ne peut pas appeler la République Dominicaine la Dominique, et vice-versa. Et, puisque c’est loin de chez nous, nous pouvons parler de confusion, comme il arrive aux touristes au bord du fleuve Congo.

     

    1.        Parlements

    Dans beaucoup de pays avec un parlement bicaméral, la chambre haute s’appelle « Sénat » et la chambre basse « Assemblée Nationale ». L’Angola a un parlement unicaméral et il s’appelle l’Assemblée Nationale. Le parlement unicaméral du Mozambique, par contre, s’appelle L’Assemblée de la République, comme au Portugal. Puisque l’Angola et le Mozambique sont des Républiques, vous croiriez qu’on pourrait dire l’Assemblée Nationale de la République de l’Angola et l’Assemblée Nationale de la République du Mozambique. Ce n’en est pas le cas. Le nom propre du parlement angolais est l’Assemblée Nationale d’Angola (sans République) et le nom propre du parlement mozambicain est l’Assemblée de la République (sans Nationale).

     

    1. .       Epilogue

    Le 4 juin 2017. La salle de conférence de l’Hotel Avani à Maseru, Lesotho, est comble. Les missions d’observation électorale de l’Union Africaine, de la Commonwealth et de plusieurs organisations de la SADC présentent leurs constatations sur le déroulement du scrutin de la veille pour l’élection des députés à l’Assemblée Nationale du Lesotho (qui ne peut pas être une Assemblée de la République, puisque le Lesotho est un royaume). Un de ces orateurs qui n’aiment pas lire un discours pré-écrit dit qu’il a l’honneur de présenter les résultats des observations de l’élection en République du Lesotho. Il se ressaisit très rapidement … plutôt Royaume du Lesotho. Ce lapsus linguae est une insulte au roi, parce que ces élections vont produire une alternance. Le premier ministre Mosisili va laisser sa place au premier ministre Thabane. Si c’était une République, c’est le roi (qui serait un président) qui aurait dû faire le malin pour un troisième mandat.

     

    PEDRO

     


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    DE QUEL FILM TELEVISEE EST CE GENERIQUE ?

     

    JE CONNAIS LA REPONSE.

     

    DAVID

     

    Chers amis mbokatiers,

     

    Nous vous rappelons que « mbokamosika » est un site communautaire, c’est-à-dire que le choix des sujets publiés en continu incombe à chacun de vous. Plus vous vous impliquez, plus il y aura diversité de thèmes.


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    Des versets bibliques à traduire en Kikongo !

     

    Bonjour à tous, pouvez-vous me traduire ces phrases bibliques en kikongo?

    • 1) Ne craignez rien
    • 2) l'Éternel combattra pour vous
    • 3) et vous gardez seulement le silence
    • 4) Dieu combattra
    • 5) Garde silence
    • 6) Dans la famine
    • 7) Dans la maladie
    • 8) Dans le blocage
    • 9) Comme il combattit pour Joseph en prison
    • 10)Comme il sauva Daniel dans la fausse aux lions
    • 11) pour toi aussi
    • 12) comme il donna à manger aux enfants d'Israël dans le désert

     

    Jeanluck


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    Traduction de "Ndeko na ngai okeba" de Johnny Bokelo, par PEDRO

     

     

    1             Ndeko na ngai okebaka

    Olukaka loposo na ngai ya nzoto

    Olukaka vie na ngai ekatana

    Kasi okoka te

     

    5             Olingaka nazwa kisi ya mbongo

    Po obebisa nzoto na ngai

    Tika nde nayebisa yo

    Oyokaka

     

    Nakoki kolanda vie ya mbangu te

    10           Nakoki kolanda vie ya kisi te o

    Nakozela kino Nzambe asalisa ngai

    Bongo nadondwa

     

    Refrain:

     

    Vie ya kisi y’okotindaka

    Nakokoka te o kosala vie ya kisi

    15           Namesana te o

     

    Yo moto omesana kosala vie (ya kisi)

    Ebongi osala p’ozwa mbongo

    Osomba camion

     

    Soki nameki kolongwa awa

    20           Na famille na ngai bakoregretter mingi o

    Nakokoka te o

     

    Traduction réalisée par PEDRO

     

    1             Mon copain, fais bien attention

                    Tu cherches la peau de mon corps

                    Tu veux que ma vie s’interrompe

                    Mais tu n’en sortiras pas

     

    5             Tu me conseilles de chercher des fétiches pour gagner de l’argent

                    Et abîmer mon corps

                    Laisse-moi te dire une chose

                    Et prête attention

     

                    Je ne peux pas mener une vie précipitée

    10           Je ne peux pas mener une vie de fétiches

                    J’attendrai jusqu’à ce que Dieu me vienne en aide

                    Pour que je réussisse

     

    Refrain :

     

                    La vie de fétiches que tu me conseilles

                    Je ne parviendrais pas à mener une vie de fétiches

    15           Ce n’est pas dans mes habitudes

     

                    Toi qui es habitué à mener une vie (de fétiches)

                    Tu peux continuer à la mener pour que tu gagnes beaucoup d’argent

                    Et que tu achètes un camion

     

                    S’il arrivait que je disparaisse

    20           Dans ma famille on regretterait beaucoup

                    Je ne peux pas le faire


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    POUR LES 10 ANS DE MBOKAMOSIKA (Acte 2), par Simba  Ndaye

    Tous les observateurs attentifs s’accordent à penser que la décennie ’70 fut sans aucun doute l’une des plus prolifiques mais probablement la plus fructueuse de l’histoire de la musique congolaise. Dans le cadre de cette mini-série que j’ai le plaisir de proposer aux Mbokatiers depuis le mois dernier, avec la décennie ’60 (nous y reviendrons), je vous invite à entrer de plein pied dans ces fameuses années ’70.

    Sous trois angles :

    •        En délaissant volontairement dans le présent article les orchestres-institutions qui avaient déjà pignon sur rue sur les deux rives du fleuve Congo (OK Jazz, African-Fiesta, Bantous de la capitale etc…), pour nous intéresser aux jeunes ensembles underground qui allaient véritablement changer (en bien ou en mal ?) le visage de la musique congolaise.
    •        En continuant de proposer un regard sur la musique d’autres régions d’Afrique, en adéquation avec l’ambition de Mbokamosika d’être ‘’un lieu de rencontres et d’échanges entre les ressortissants d’une Afrique plurielle’’.
    •        En privilégiant de présenter, autant que faire se peut, d’authentique raretés qu’on ne peut écouter que sur Mbokamosika. Raretés offertes, encore une fois, par notre ami commun. Au passage, je sais que certaines de ces chansons sont aujourd’hui introuvables, même dans ces pays amis et frères.

        1. ‘’Ezol’’ d’Hilarion Nguema et l’Afro-Succès du Gabon. Hilarion Nguema, auteur entre autres chansons de ‘’Quand la femme se fâche’’, ‘’Libreville’’, ‘’Gabon pays de joie’’, ‘’Trop bon trop con’’ etc…, est l’un des pionniers de la musique gabonaise moderne, avec ses alter-ego comme Pierre-Claver Akéndégué ou Oliver Ngoma.

     

    Bonne écoute et bonne fin de semaine à tous.

    Simba Ndaye


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    Quand un pays doit s’appeler République – 3

     

    DRAPEAU DE LA GUINEE CONAKRY

     

    En principe, on ne doit pas continuer à s’étendre sur un thème après l’épilogue, mais pour démontrer que je suis flexible et bavard, je vais présenter une autre petite théorie sur les adjectifs de relation.

      

    1.       Les adjectifs de relation du premier et du second degré 

    Nous avons vu que « démocratique », tout comme « populaire » et « fédérale » sont des adjectifs de relation, mais le véritable adjectif de relation pour le Congo, c’est l’adjectif « congolais/e ». On ne dit pas République Congolaise ou République Démocratique Congolaise à la façon de République Française ou République Tchèque, mais on parle de la société congolaise, de la musique congolaise, ou, parfois quand on veut être plus spécifique, de la société rdcongolaise. On peut parler de la culture coréenne, de la législation nord-coréenne ou sud-coréenne, de la diplomatie équato-guinéenne, de la frontière bissau-guinéenne. Dit-on « conakry-guinéenne » ? Ce n’est pas nécessaire. Aussi longtemps qu’on est en français, on l’a vu, « Guinée » tout court, c’est la Guinée Conakry. En portugais, Guiné tout court, on l’a vu, c’est la Guinée-Bissau. Et puisqu’il n’y a pas de Guinée anglaise, si un anglophone dit « Guinea » tout court, c’est la Guinée Conakry. Je m’amuse avec cette dimension linguistique pour postuler la théorie qui suit. En rapport avec les pays, il y a des adjectifs de relation du premier degré et des adjectifs de relation du second degré. Les adjectifs « congolais/e », « rdcongolais/e », « guinéen/ne », « coréen/ne », « dominicain/e », « tchèque », « irlandais/e », « vénézuélien/ne », « français/e » et « ivoirien/ne » sont des adjectifs de relation du premier degré. Les adjectifs de relation « démocratique », « populaire », « fédéral/e » et « bolivarien/ne » sont des adjectifs de second degré. Sur cette liste, nous pouvons même ajouter l’adjectif « national/e ».

     Drapeau de la Guinée-Bissau 

     

    2.       Adjectifs du premier degré dans une autre langue 

    Pendant un congrès en Angola, les participants se sont attardés pendant plus d’une demi-heure sur un point très intéressant. Un des participants, parlant de la Côte d’Ivoire, dit « Costa do Marfim ». Comme vous savez, il y a des pays dont les noms ne changent pas d’une langue à l’autre. Nous disons le Swaziland et non « la terre des Swazis ». En effet, un de mes collègues trouve que même en portugais, je ne devrais jamais dire « Swazilândia ». Le morphème « terre » dans Angleterre et Inglaterra en portugais correspond au morphème –land du nom anglais England, mais il faut beaucoup de leçons pour qu’on comprenne pourquoi Deutschland donne Germany en anglais et Allemagne et Alemanha en français et en portugais respectivement. Néanmoins, le nom United Kingdom peut se traduire dans n’importe quelle langue (Royaume Uni, Reino Unido, Verenigde Koninkryk, Kintinu Kiavukana, etc.) parce que le mot « royaume » existe dans les langues du monde comme un nom commun et l’adjectif « uni » existe également. On n’a qu’à les traduire.

     

    Rewind jusqu’en 1986. Une de mes collègues, Mme Asante-Frempong, qui est ghanéenne, fait une exposition sur son pays, et nous rappelle que le pays à l’ouest du Ghana s’appelait jadis Ivory Coast et qu’il s’appelle maintenant Côte d’Ivoire.

     

    Drapeau de la Guinée équatoriale

     

    Comment est-ce qu’un pays qui est sur la côte (coast, costa) et qui regorge de troupeaux d’éléphants qui produisent de l’ivoire (ivory, marfim) insiste que son nom doit être en français, comme si on ne pouvait pas traduire « côte » et « ivoire » dans d’autres langues ? Voilà la discussion qui a mangé toute une demi-heure pendant le congrès évoqué qui s’est tenu très récemment en Angola. Quelqu’un dit « Costa do Marfim » et un puriste rétorque qu’il n’existe au monde aucun pays avec ce nom-là. Peut-être l’intervenant voulait-il parler de la Côte d’Ivoire. Si vous ne voulez plus que les gens disent « Côte de l’Or » ou « Costa de Ouro » pour « Gold Coast », trouver un nom plus local en langue locale, que les gens n’auront pas tendance à traduire. Dites Ghana. Si vous ne voulez pas que les gens disent « Upper Volta » ou « Alto Volta », dites Burkina Faso, et « le pays des hommes intègres » ne sera qu’un apposé, pas une traduction du nom du pays.

     

    La conséquence la plus intéressante de cette situation est que la langue portugaise a deux adjectifs de relation de premier degré pour la Côte d’Ivoire. Quand les Eléphants débordent dans le camp adverse à la CAN, le journaliste sportif angolais dit « Avança sobre o lado esquerdo a equipa marfinense ». Ce journaliste ne sait pas encore que l’adjectif qu’il faut utiliser est « ivoirense ». Les profs qui ne croient pas qu’il peut y avoir des synonymes parfaits diront que l’adjectif « ivoirense » est un gallicisme encombrant. Un mot portugais qui se respecte n’aurait pas la séquence des lettres voyelles –oi— qui se prononcent /wa/.

     

    PEDRO


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