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Cet espace se veut un lieu de rencontres et d'échanges entre ressortissants de l'Afrique Centrale et Australe . Tout étranger connaissant ou voulant faire connaissance de cette partie de l'Afrique est le bienvenu. Nous y aborderons des sujets culturels en français, portugais, ou en lingala, selon les interlocuteurs . Notre devise:réduire la distance qui nous sépare du continent, par l'entretien de la mémoire collective, en recourant à notre musique dans toute sa diversité

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    Chefs d’État africains aux origines douteuses

     

    En Afrique, l’homme se définit par son clan, sa tribu, son ethnie et le village  de ses ancêtres. L’Africain se réfère toujours à ses aïeux. Selon la tradition, est considérée étrangère toute personne dont le village des grands-parents est situé au-delà des frontières nationales. La colonisation, les migrations et les conflits politiques ont fait accroître les déplacements des populations et leur brassage. Pour des besoins économiques et politiques, plusieurs personnes ou tribus étaient forcées de quitter la terre de leurs ancêtres pour aller vivre dans d’autres cieux. Les Santoméens et les Capverdiens  ont été déportés en Angola. Les mêmes Portugais ont envoyé comme esclaves à Sao Tomé et Principe  des Angolais aujourd’hui appelés Angolares dans de ce pays. Des Ouest-Africains se sont retrouvés en Afrique centrale par la seule volonté des Belges et des Français. On remarque une forte communauté européenne en Afrique australe et indienne en Afrique orientale et en Afrique du Sud. Arrivés dans leur pays d’adoption, ces étrangers se sont fondus dans les populations locales et les ont parfois dominées. Dans plusieurs pays africains, ces  intrus ont été source de tensions sociales. En plus, leur présence a changé la donne en modifiant quelque peu la notion de nationalité telle que conçue dans le continent noir. A l’époque où les cartes d’identité existaient en RDC, le nom des parents, la province, le district, le territoire et le village d’origine y étaient mentionnés, partant du fait que c’est la référence ethno-tribale qui détermine la nationalité dans le droit coutumier. C’est alors qu’apparaît en Côte d’Ivoire un  concept nouveau axé essentiellement sur la préférence nationale : l’ivoirité. Enfermement ultranationaliste ou expression aux relents xénophobes ? L’idée a fait du chemin car la question est sensible en Afrique. Car on voit souvent les tricheurs entretenir l’opacité autour de leurs origines. Ils falsifient leur ascendance, leur arbre généalogique, leur  parenté, le lieu et la date de leur naissance pour dissimuler leur vraie identité. Le mensonge entretenu comme la prunelle des yeux cache mal la vérité qui se dégage sur la vie mystérieuse de ces étrangers encombrants qui parfois  ne portent même pas une seule goutte de sang du pays dont ils réclament la citoyenneté. En Afrique, on est ressortissant de sa patrie par généalogie. La nationalité impose souvent la condition de l’origine des parents voire des grands parents. Voici quelques exemples de chefs d’État aux origines douteuses. Leur parcours inédit  émaillé de faussetés ne cesse d’alimenter la controverse.

     

    1. Mobutu Sese Seko

    Ses origines ont fait couler beaucoup d’encre. Était-il d’origine togolaise ou centrafricaine comme le pensait Jean Nguz Karl i Bond ? Dans sa vie, tout était flou ou presque. Son mariage avec Mama Sese en 1955 alors que la future première dame n’était encore qu’une gamine de 14 ans. Le doute est permis avec la naissance de son premier fils Niwa la même année 1955. Mais l’extravagance a atteint son paroxysme avec mama Yemo qui à peine âgée de 8 ans donnera naissance à Mobutu à Lisala en 1930. Ce qui relève du miracle divin montre en réalité les nombreuses incohérences dans les différentes dates qui marquent la destinée du maréchal et des siens. La vie du guide est un véritable conte de fée plein de cafouillages, de mensonges et de contre-vérités. Lorsque le grand Léopard s’accapare le pouvoir en 1965, c’est Gemena qui est la ville-lumière. Tout se fait et se passe dans cette ville ou vit sa mère. Puis peu à peu, le peuple découvre l’existence de Gbadolite qu’il a patiemment construit avec l’argent du contribuable zaïrois. Quel est alors le village d’origine de ses ancêtres ? Le vieux maréchal qui n’est plus de ce monde, a emporté ses secrets avec lui dans sa tombe.

     

    1. Joseph Kabila Kabange

    Le président contesté du Congo, sorti de nulle part, est arrivé à Kinshasa dans les bagages politiques du Mzee son protecteur. Mais lorsque l’ex commandant Hypo devient chef d’État, les Congolais de souche commencent à douter de sa congolité. Effarés, ils découvrent un jeune homme qui semble ne rien avoir avec le Congo. Afin d’entretenir un flou continu autour de ses origines, il prétend être originaire du village d’Ankoro dans le territoire de Manono au Katanga. La vérité éclate au soleil. Car comment peut-on à la fois laisser assassiner impunément sa sœur (Aimée Kabila) et pousser son propre frère à l’exil (Etienne Kabila) ? Ses origines rwandaises apparaissent au grand jour. Son nom serait Hyppolyte Kanambe, fils d’Adrien Christopher Kanambe et non de Laurent-Désiré Kabila. Les révélations de Karel de Gucht alors ministre des Affaires étrangères de Belgique sur les origines non congolaises du raïs jetèrent un froid entre Kinshasa et Bruxelles. Il est étonnant, fait remarquer un Congolais dans les réseaux sociaux, de voir un président qui n'a ni cousins, ni oncle, ni tante, ni cousines, ni amis de l'école, ni amis du quartier. Il a seulement une maman et un défunt père. La réalité est parfois difficile à digérer. Un Rwandais président de la RDC, cette évidence qui relève de la fiction bouleverse les nationalistes congolais, toutes tendances confondues.

     

    1. Denis Sassou-Nguesso

    Fulbert Youlou et Masamba Debat étaient de tribu lari tandis que Marien Ngouabi et Joachim Yhombi-Opango sont kouyou. Le général Denis Sassou-Nguesso est-il réellement mbochi ? Beaucoup de ses administrés pensent le contraire. Du moins, il est devenu Congolais par le hasard de l’histoire car ses parents seraient venus de Côte d’Ivoire (d’autres disent qu’ils viennent du Bénin). Il est Congolais juridiquement, car né au Congo-Brazzaville. Mais il semble qu’aucune goutte de sang congolais ne circule dans ses veines. L’histoire commence avec la déportation des abbey (prononcez abbè). Appartient au groupe Akan, ce peuple guerrier est installé dans l’actuelle  Agboville et ses environs. Excédés par les injustices dont ils sont victimes, les Abbey s’insurgent en 1910. L’armée française intervient en envoyant 1.400 tirailleurs sénégalais pour rétablir l’ordre colonial. Ils les écrasent sans pitié. Plusieurs Abbey s’enfuient dans la forêt. Les têtes de file de la révolte sont capturées. Pour tuer dans l’œuf toutes velléités de résistance, l'administration coloniale éloigne les meneurs loin de leur terre natale en les déportant manu militari au Moyen Congo (actuel Congo-Brazza), en Oubangui-Chari (actuelle Centrafrique) et au Gabon. Ils vont constituer dans cette sorte de bagne une main d’œuvre gratuite. Ils y exécutent des travaux forcés  dans la construction du chemin de fer Congo Océan, le portage, la récolte d’hévéa ou l’extraction des minerais. L’on avance que parmi les relégués de cette expédition coloniale punitive se trouvaient les parents du président  Denis Sassou-Nguesso. Les Mboshi d’Oyo seraient les descendants directs des Abbey venus de Côte d’Ivoire il y a un peu plus d’un siècle. L’ex empereur Bokassa et Ange Patassé seraient eux aussi de souche Akan. Les tenants de cette thèse s'appuient sur les patronymes de ces personnalités dont les découpages sémantiques laissent transparaître des consonances abbey. Pour eux, Bokassa serait Boka Assa, Patassé serait Pata Assé et Sassou N’Guesso serait Souassou N’Gbesso. Ils auraient des ascendants qui seraient originaires du village de Grand-Morié dont Michel N’Guessan est le chef. La déportation des Abbey est taboue au Congo-Brazzaville. Personne n’en parle. Inconnue de la majorité des Congolais, cette chronique douloureuse ne figure nulle part dans les annales de l’histoire de ce pays.

     

    1. Alassane Dramane Ouattara "ADO"

    Beaucoup d’Ivoiriens sont formels : ADO est d’origine burkinabè. Son ivoirité a été l’objet d’un débat houleux. Selon les thèses nationalistes, la nationalité ivoirienne est à la fois convoitée et jalousée par les ressortissants des pays voisins.  Ouattara rapporte dans son site officiel qu’il avait vécu à Bobo Dioulasso et à obtenu son baccalauréat dans un lycée de Ouagadougou. En 1962, il s’envole aux États-Unis comme étudiant boursier voltaïque avec bien entendu un passeport de Haute-Volta (l’actuel Burkina Faso). Il avait aussi travaillé au FMI puis à la BCEAO comme citoyen burkinabè. En sus, il est tout le contraire de ses chefs d’État qui valorisent leur village d’origine. Un ivoirien qui passe toujours ses vacances en Europe, c’est du jamais vu. Quel est dans ce cas le village de ses aïeux ? Une bonne partie de la Côte d’Ivoire continue à douter d’autant plus qu’il aurait deux actes de naissance différents.  Si dans l’un, il est né  à Sindou au Burkina Faso en 1941, dans le second, il aurait vu le jour en 1942 à Dimbroko en Côte d’Ivoire. En plus, il aurait présenté deux femmes différentes comme étant ses mères. Henri Konan Bédié alors président de Côte d’Ivoire avait à l’époque émit un mandat d’arrêt international contre ADO pour faux et usage de faux sur la nationalité ivoirienne. Ado a-t-il falsifié son nom, sa nationalité, son ethnie, sa tribu et tous ses documents en vu de l’obtention frauduleuse de la nationalité ivoirienne ? En tout cas, l’ivoirité douteuse d’Alassane Ouattara continue d’empoisonner la vie politique et sociale en Côte d’Ivoire. Le mot "ivoirité" est employé par le président  Henri Konan Bédié en 1993. Il met en place le concept selon lequel une personne serait ivoirienne seulement si ses quatre grands-parents sont nés en Côte d'Ivoire.

     

    1. Ali Ben Bongo "ABO"

    Les Gabonais sont convaincus qu’Ali  Ben Bongo, ABO pour les intimes, est l’enfant adoptif d’Omar Bongo et de Joséphine Nkama devenue Patience Dabany après son divorce. Officiellement, l’ex première dame du Gabon a mis l’actuel président au monde alors qu’elle n’avait que 15 ans en 1959. Mais selon la radiotrottoir, Ali Bongo serait issu d’une famille catholique ibo de l’ex province nigériane du Biafra. Il fut adopté par le couple Bongo à la demande de Jacques Foccart et de Maurice Delaunay alors ambassadeur de France au Gabon. Il serait le fils d’Emeka Odjukwu, le leader du Biafra à qui il ressemble. Ils ont la même morphologie, le même nez, les mêmes joues, la même corpulence, le même type de cheveux et le même front dégarni. Pierre Péan fait des révélations dans son livre "Nouvelles affaires africaines : Mensonges et pillages au Gabon". Le journaliste d’investigation français y affirme la stérilité avérée de Joséphine Nkama, parle des faux diplômes d’Ali Bongo, de ses origines biafraises et des assassinats qu’il a commandités. Pour les besoins des élections présidentielles de 2009, Ali avait brandit un acte de naissance délivré à Libreville par le maire d’un arrondissement qui est son oncle, alors que selon toute vraisemblance, il est né à Brazzaville en 1959. L’opposant Luc Bengone-Nsi avait même saisi la cours constitutionnelle afin qu’elle statue sur la légitimité de la candidature d’Ali, ses origines étant douteuses. A l’instar de Joseph Kabila, Ali Bongo est considéré comme un imposteur par une bonne partie de la population qui conteste sa gabonité.  

                    

    1. José Edouardo dos Santos

    Edouardo dos Santos est-il né des parents étrangers ? C’est la question que se posent pas mal d’Angolais. La biographie du chef de l’État se meut dans la confusion la plus totale et l’opacité ambiante qui caractérisent le parcours flou des  hommes politiques africains aux origines douteuses. L’homme est réputé maître dans l’art du secret et du culte du mensonge. Si la biographie officielle affirme qu’Edouardo dos Santos est né à Sambizanga des parents angolais ; certains pensent qu’il serait plutôt né à Sao Tomé et Principe. D’autres affirment que le président angolais est certes né à Luanda mais d’un père santoméen qui fut tailleur de pierres. Plusieurs suppositions, supputations et hypothèses aliment la rumeur sur son passé. Le président angolais peut-il donner le nom du village natal de ses ancêtres maternels et paternels ? Quelle est sa tribu ? De quelle ethnie est-il issu ? Ses géniteurs officiels Avelino dos Santos et Jacinta José Paulina étaient-ils de nationalité angolaise ou santoméenne? S’il est avéré que les habitants de Catete n’avaient pas reconnu Agostinho Neto comme étant un des leurs, on se demande aussi si le père de l’indépendance avait des ancêtres angolais. Savimbi et Holden communiquaient parfois dans leurs langues maternelles alors que Dos Santos voire Neto ne s’expriment qu’en portugais. Il existe une forte communauté angolaise d’origine capverdienne qui contrôle certains secteurs clefs de l’administration dont la police. Il y aurait même dans le cercle du pouvoir des ressortissants congolais du Katanga et ses Santoméens. L’Angola est un mélange hétéroclite d’Africains, d’Européens et de métis. Mais au-delà de toute considération tribalo-ethnique et hormis les clivages socioculturels, l’angolanité du président Dos Santos est couverte de beaucoup de zones d’ombre.

     

    1. Guy Scott

    Un cas inédit, celui de la Zambie. Depuis le décès du président Michael Sata, le vice-président assure l’intérim jusqu’aux élections présidentielles. En fonction depuis le 29 octobre 2014, le président intérimaire Guy Scott est un blanc de nationalité zambienne. Il est né à Livingstone des parents britanniques. Depuis la fin de l’apartheid en Afrique du Sud, c’est la première fois qu’un Européen, fils d’émigrés, est président d’un pays indépendant d’Afrique subsaharienne.

     

    1.  Ben Bella "Si Ahmed" et Bouteflika "Boutef "

    Le premier président de l’Algérie indépendante Ahmed Ben Bella est d’origine marocaine. Fils de petits paysans marocains émigrés, il est né dans la commune algérienne de Maghnia, près de Tlemcen, à un jet de pierres de la frontière avec l’État chérifien. Il a lutté pour l’autonomie de son pays d’adoption jusqu’à devenir le chef de la révolution et le héros de l’indépendance. Lui qui n’a jamais caché sa marocanité n’obtiendra la nationalité algérienne qu'en 1962 lors de la fondation de l'État. Par contre, l’actuel président Abdelaziz Bouteflika est né au Maroc des parents algériens. Mais à cause de l’inimitié permanente et du climat de tension endémique entre le Maroc et l’Algérie, le lieu de sa naissance n’a jamais été révélé. Le site de la présidence ne le mentionne pas non plus. Pourtant Boutef est marocain de par sa naissance à Oujda. Cette ville située à la frontière entre les deux pays a joué un rôle important dans la guerre pour l’indépendance de l’Algérie en servant de base-arrière aux membres du FLN-ALN. Depuis la divulgation du lieu de sa naissance, certains Algériens pensent que leur président est un espion au service du Maroc. De leur côté, les Marocains s’enorgueillissent. Ils sont fiers que deux des leurs, Si Ahmed et Boutef, aient été chefs d’État d’Algérie.

     

     

    1. Dr Kamuzu Banda
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    Au Nyassaland (actuel Malawi), le nom de Hastings Kamuzu Banda se trouve mêler dans une incroyable histoire digne des films d’Hollywood. Né dans une famille modeste, le jeune homme quitte son pays pour l’Afrique du Sud. Puis en 1926, il gagne les États-Unis pour suivre des études de médecine grâce au concours d’un évêque méthodiste.  

    En Amérique, Kamuzu Banda se lie d’amitié avec un étudiant de sa faculté, Richard Armstrong, de père américain et de mère d’origine ghanéenne. Curieux, peut-être à cause des origines africaines de sa mère, l’Afro-américain se passionne pour l’Afrique qu’il veut connaître dans les moindres détails. Banda lui parle de son Nyassaland natal, de sa famille, de ses histoires personnelles et de son parcours. Mais peu de temps après, il contracte une maladie mystérieuse avant qu’il ne termine ses études et meurt. Sa famille au pays n’est au courant de rien. Armstrong, lui, achève son cursus universitaire puis se rend en Écosse. Il pense beaucoup à Banda et à l'Afrique.  Il a la compassion pour son ami décédé lorsqu’il entend parler de la lutte des indépendantistes du Nyassaland en Angleterre. En 1945, il côtoie Jomo Kenyatta, Kwame Nkrumah et les autres. Son souvenir et son amitié pour Banda l’ont-ils conduit à agir ? Ont-ils été déterminants dans l’acte posé par Armstrong ?   C’est alors qu’il se rend en Gold Coast (Ghana) où il est contact avec NKrumah. En 1958, il fait le voyage du Nyassaland dans le but de devenir le père de cette  nation  qui est encore un protectorat britannique. Il veut tout faire pour se présenter lui-même au peuple comme étant un fils du pays. Pour ce faire il a besoin d’alliés mieux des complices pour réaliser son projet d’imposture.  Il livre son secret à Aleke Banda, Gwanda Chakuamba et John Tembo. Ceux-ci l’aident à acheter les services des villageois du district de Kasunga d’où Bada est originaire. Il les paie grassement pour ses faux liens de sang et deviennent aussitôt ses parents. Une autre version affirme qu’il a soudoyé la tante du vrai Banda afin qu’il devienne son neveu. La bomme dame ainsi corrompue fit la promesse de garder cette confidence pour le restant de sa vie. Ayant  réussit son coup,  Richard Armstrong se met dans la peau de Kamuzu Banda pour devenir le premier président du Malawi indépendant. Parvenu au sommet de l’État, il deviendra vite le Caligula des tropiques. Le cruel dictateur fera même assassiner ceux qui l’avaient aidé à réussir son imposture. Qui est donc celui qui est mort le 26 novembre 1997 et qui repose pour l’éternité dans le mausolée construit à deux pas du nouveau parlement ? Es-ce le vrai Kamuzu Banda ou l’imposteur Richard Armstrong ? La plus grande énigme de l’histoire politique du Malawi indépendant n’est jusqu’à ce jour pas encore été élucidée.

    1.   Kenneth Kaunda  "K.K"
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    Père de l’indépendance en 1964 et président de la Zambie pendant 27 ans, la vie de Kenneth Kaunda s’assombrit lorsqu’il quitte le pouvoir. En 1999, la Cour suprême le déchoit de sa nationalité. Elle ordonne ensuite à ce que l’ancien président soit rayé des cadres de l'état civil zambien et qu’il soit traité par toutes les autorités concernées comme un apatride. Frederick Chiluba, pour empêcher "K.K de revenir au pouvoir édicte la loi sur la zambianité. Elle stipule qu’un candidat à l’élection présidentielle doit être en mesure de prouver la nationalité zambienne de ses deux parents, par leur naissance ou par leur propre descendance. Kaunda est né en Zambie mais de parents originaires du Malawi. Fils d’un pasteur émigré du Nyassaland voisin, disciple de Gandhi et sans attache clanique, il n’a jamais caché ses origines malawites. Rattrapé par son passé lors de la campagne présidentielle de 1996, certains candidats à la course au pouvoir affirment que Frederick Chiluba   est né au Congo belge. En Zambie, plusieurs présidents sont d’origine étrangère. Outre Kaunda et Guy Scott, il y a aussi Ruphia Banda, président de 2008 à 2011. Il est né de père malawite et de mère zimbabwéenne.

     

    1. Nés des parents étrangers

    Certains chefs d’État africains sont nés des parents étrangers. La maman du général Néguib, le premier président égyptien, tout comme celle d’Anouar el Sadate étaient toutes deux d’origine soudanaise. Le général Neguib a d’ailleurs vu le jour au Soudan. Le père du capitaine-président Jerry Rawling du Ghana est d’origine écossaise. Sylvanus Olympio, le père de l’indépendance du Togo avait à la fois du sang nigérian et brésilien dans ses veines. Le père d’Amilcar Cabral était Cap-Verdien tandis que sa mère était Bissau-guinéenne. 

     

    Samuel Malonga

    Chefs d’État africains aux origines douteuses

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    La guerre des stars à Bea, à travers les œuvres  des jeunes orchestres !

    Il a toujours existé un système « des  vases communicants »   entre Kinshasa(Kin) et Brazzaville(Bea) sur le plan musical. Ainsi, les noms de formations musicales, les chansons, les danses, les cris….. n’ont jamais été déterminés avec exactitude où ont-ils été initiés. A Brazzaville, ou à Léopoldville (Kinshasa) ?

    La ressemblance entre les ethnies fait que sur les deux rives, les artistes ont quasiment les mêmes gênes culturels et capables de la même créativité. Ce que l’on fait à Brazzaville est susceptible d’être reproduit voire enrichi à Kinshasa, et réciproquement.

    Nos propos peuvent être vérifiés à travers cette série de chansons des jeunes formations  du Congo/Brazzaville des années ’90 à 2000. Nous y découvrirons certaines notes, certains cris d’animation, et certaines phrases qui nous  rappellerons les jeunes orchestres de l’autre rive à une certaine époque.

    Nous n'avons  trié que quelques œuvres par orchestre, parmi une centaine que notre aîné Clément Ossinondé avait bien voulu offrir au site. Si le temps nous le permet, nous diffuserons les oeuvres des autres jeunes formations prochainement. Notre choix d'aujourd'hui étant fixé à trois orchestres.

    A travers ces chansons, on se rend clairement compte que la guerre des stars avait bien eu lieu au Congo/Brazzaville, entre un groupe de jeunes formations.

    Bon week-end à travers cette guerre des stars.

    Messager

    1.PATROUILLE DES STARS

     

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    La guerre des stars à Bea, à travers les œuvres  des jeunes orchestres !

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    Apolosa et Kikwata, immortalisés par l’orchestre Sentima.

    Apolosa, Kikwata, Sinatra, Molok, Durango, Brigadier Molangi, Maman Sakina, Wabuza, Errol…,tels sont, entre autres, les personnages créés durant les années '60 par la Revue Jeunes pour Jeunes, fondée par Freddy Mulongo et animée par Achile Ngoie, sous le crayon du jeune dessinateur  Boyau.

    Certaines images de ces personnages avaient déjà été présentées en 2010 aux mbokatiers sur notre site par notre ami Zephyrin Kirika Nkumu .

    Durant nos fouilles journalières, nous avons découvert  que deux personnages de Jeunes pour Jeunes en l'occurrence « Apolosa et Kikwata », avaient été immortalisés vers les années ’70 par l’orchestre Sentima, à travers la chanson « Maleso ».

    Soulignons que les orchestres « Sentima », « Festival du Zaïre », « Top Forum », firent partie de l’écurie de Ngwashi Timbo.

     

     

    Cette oeuvre prouve que dans un pays dépourvu d’archives comme le nôtre, la chanson demeur un support de taille pour la conservation de la mémoire.

     

    P.S. La coupure d'archive du journal Elima de 1979 atteste que l'orchestre Sentima avait bel et bien existé et avait même effectué un voyage à l'intérieur du pays. En 1979, cette formation totalisait cinq ans d'existence.

    Messager

     

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    APOLOSA

    APOLOSA


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    A   LEY, L’ARTISTE, A L'OCCASION DU 1ER ANNIVERSAISRE DE TA DISPARITION.

     

     

    Où as-tu déniché ce doux nom qui te colle à la peau, qui te va si bien et qui résonne encore aujourd’hui  dans le subconscient de ceux que tu as bercés par tes chants mélodieux ? De tes multiples noms, « Ley » était ton préféré. Il faut avouer qu’il est sobre et humble à la fois.

     

    Aussi pour la circonstance, laisse-nous t’appeler également « Ley ». Souviens- toi il y a un an, jour pour jour, tu nous quittais. Le site te rendit un vibrant hommage et ses mbokatiers se déchainèrent, louant et glorifiant tes œuvres par le biais des débats et conversations sur notre site qui s’est donc révélé être un puissant instrument de rassemblement de ceux qui connaissent ta valeur.

     

    Autour d’un messager vaillant et dynamique, nous avons presque constitué un ensemble qui n’est ni l’African jazz, ni l’African fiesta, même pas l’Afrisa, mais un ensemble qu’on peut appeler « Les Compagnons des chants de Rochereau » Nous avons en effet formé un bloc uni autour de ton nom. De nos mémoires ont surgi d’innombrables lointains souvenirs de nos enfances respectives.

     

     Quand tu as chanté « Mokolo na kokufa » tu n’imaginais pas que tout un pays te rendrait hommage, que notre site en ferait autant. Ley, tu as beaucoup voyagé et à chaque voyage tu rentrais dans ton Congo natal, le pays de tes ancêtres. Le 3O Novembre 2O13, pourtant, tu as avais changé de cap, optant pour un autre type de voyage, un voyage sans retour, un voyage pour l’éternité.

     

    Tu as choisi d’aller chanter ailleurs, laissant ta belle ville de Léopoldville Léo, la capitale, ton Kin malebo et ton Congo tant aimé. Ainsi tu es allé rejoindre Nico, Tino Baroza, grand Kallé, Franco et autres Willy Mbémbé. Voilà donc un an que tu es parti ; et que tu  chantes désormais pour les anges. Chante et compose pour eux Ley et saches que le site perpétuera ta mémoire et que les mbokatiers se chargeront de porter toujours plus haut ton nom.

    Ainsi à chaque fois que nous lèverons nos yeux vers le ciel et qu’une étoile brillera plus que les autres, nous saurons que c’est toi qui chante, toi Ley et ce sera suffisant pour consoler le site et ses mbokatiers. 

     

    Kidia Barros

     

     

     

    Par respect  au vœu exprimé par notre ami Barros, nous avons exceptionnellement concocté un deuxième récital de l’œuvre de Tabu Ley  Rochereau, à l’occasion du premier anniversaire de sa mort.

    Nous publions cet hommage deux jours avant le 30 novembre 2014,  date  exact de la 1ère  commémoration de sa disparition.

    Messager

     

    Deuxième récital de l’œuvre de Tabu Ley Rocherau, à l’occasion de la 1ère commémoration de sa disparition.

     

    A   LEY, L’ARTISTE, A L'OCCASION DU 1ER ANNIVERSAISRE DE TA DISPARITION.

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    Abbé Jean Loya, martyr de l’indépendance

     

    Une école secondaire à Ngiri-Ngiri et une rue dans la commune de Bumbu portent son nom. Dans les années 40 et 50, il a travaillé comme prêtre dans le Bas-Congo d’abord puis à Léopoldville avant de mourir dans un accident de circulation suspect. Plus d’un demi-siècle après sa disparition, son souvenir est encore vivant. Cet abbé, indépendantiste de première heure qui a chauffé ses ouailles par ses prêches incendiaires ; ce pionnier de l’indépendance qui par son courage a défié l’autorité coloniale et qui est mort en martyr n’est autre que Jean Loya. Hommage lui est aujourd’hui rendu pour le centenaire de sa naissance car il a écrit avec son sang les tristes dernières pages de la fin de la colonisation belge au Congo. 

     

    Sa vie

    Originaire de Kipako, Jean Loya est né le 26 décembre 1914 à Kinkondongo (Ngindinga ?) dans le Bas-Congo. Il entre au grand séminaire de Mayidi. Il y fait la philosophie puis la théologie. Au terme de ses études, il est ordonné prêtre le 8 août 1943 à Kisantu. Son confrère de promotion est le futur monseigneur Pierre Kimbondo. Le jeune Loya débute son apostolat dans ses terres à Kipako. Il réussit à réconcilier catholiques et protestants qui dans cette localité se considéraient comme des ennemis irréductibles. Le prêtre va poursuivre sa mission à Kisantu. Outre ses charges ecclésiales, il est nommé en 1948 membre du Conseil de province de Léopoldville pour remplacer l’abbé Stefano Kaoze, le premier prêtre congolais ordonné en 1917. Installer dans la capitale, il devient en 1956 vicaire à la paroisse Sainte Marie (Notre Dame du Congo) à Saint-Jean (Lingwala) ; puis en mai 1959, curé de la paroisse Saint Pie X à Ngiri-Ngiri. Loya y assume aussi l’aumônerie des intellectuels congolais et de l’ABAKO. A l’approche de l’indépendance, ses prédications incendiaires à Saint Pie X drainent des foules nombreuses car le vaillant prêtre n’hésite pas à fustiger les injustices du colonisateur. Bien souvent, lorsqu’il rencontre un Blanc porté en tipoy par des Congolais, il lui demande de descendre et de continuer sa route à pied comme tout le monde.  Intellectuel engagé  ayant pour devise "Soyons nous-mêmes", il est partisan de l’indépendance immédiate et inconditionnelle. Loya est fiché par les services de la sécurité coloniale comme l’un des plus dangereux activistes du Congo. Il est aussitôt mis dans le collimateur. Catalogué membre de l’ABAKO, l’ecclésiastique participe à toutes les grandes réunions de cette organisation et mène la lutte pour l’indépendance du Congo dans l’ombre. Avec Raphaël Batshikama, l’abbé est l’une des têtes pensantes du parti où il joue un rôle moteur. Certains de ses amis le poussent à embrasser une prometteuse carrière politique. Le jeune abbé refuse et reste fidèle à sa vocation sacerdotale. Dans la foulée des événements qui suivent les émeutes du 4 janvier 1959, son implication personnelle sera discrète, efficace  et déterminante.  

     

    Le 4 janvier 1959

    Lorsque les troubles éclatent à la place YMCA, Jean Loya se trouve à Yolo-Nord sur la chez ses parents. C’est là que plus tard Kasa-Vubu, recherché par la police coloniale, vient trouver refuge. Accusé d’être l’instigateur des événements qui ont ébranlé Léopoldville, le fugitif qui a peur d’être trahi par les siens veut aller au Kongo Central pour sa sécurité. L’abbé le lui déconseille et trouve une astuce, celle de maquiller le célèbre fuyard. Étant trop brun, la sœur du prêtre applique avec finesse sur sa figure de la poudre obtenue après avoir broyé des morceaux de braises. Puis le futur président enfile la soutane de Jean Loya qui le prend à bord de sa coccinelle. Ce stratagème permet au faux abbé accompagné du vrai prêtre de franchir incognito toutes les barrières dressées par la police coloniale. Pour un coup d’essai, c’est un coup de maître ! Son jeu repéré, Jean Loya est appréhendé puis jeté au cachot du camp Léopold (Kokolo) où il aurait été victime de sévices corporels et aurait reçu des menaces de mort. L’abbé est libéré quelque temps plus tard sur intervention d’un commissaire de police belge. Une fois libre de ses mouvements, alors qu’il se sait ficher, il récidive. N’écoutant que la voix du devoir, le prêtre téméraire va à Kinkole négocier avec les pêcheurs pour la traversée vers Brazzaville des leaders de l’ABAKO recherchés à Léopoldville. Comme il commence à donner le tournis aux autorités, il devient la bête noire des milieux coloniaux qui se livrent à une filature assidue du prêtre. Les Belges le présentent désormais comme le cerveau de ce qu’ils appellent "le nationalisme Bakongo à Léopoldville".

     

    Accident ou assassinat ?

    Jean Loya séjourne à Kisantu où il a passé le week-end auprès de son évêque et ami monseigneur Kimbondo. Il est spécialement venu de Léopoldville pour lui dire au revoir. En effet, comme la date du 30 juin 1960 approche, l’abbé veut sortir du pays pour ne revenir qu’après la proclamation de l’indépendance. Un voyage est prévu pour Bruxelles et Rome. Une façon pour lui de prendre du recul pour ce que beaucoup qualifient d’engagement politique du prêtre. Le lundi 30 mai 1960, il doit rentrer à Léopoldville car son départ pour l’Europe a lieu le lendemain. Il prend congé de son hôte et quitte Kisantu dans l’après-midi. Le voilà déjà sur la route du retour au volant de sa modeste VW. Vers 15 heures, il atteint un petit village situé entre Madimba et Sona-Bata appelé Lukusu. Arrivé au niveau de la rivière du même nom, il négocie un grand virage. L’endroit est réputé dangereux. Alors qu’il arpente la courbure, apparaît soudain un grand camion de transport des soldats de la Force publique qui roule en sens inverse. Brusquement, le véhicule de l’armée quitte sa bande et fonce à vive allure sur la voiture de Jean Loya. Celui-ci s’aperçoit du danger mais ne peut éviter la collision car il est trop tard. Le choc est frontal et violent, le fracas assourdissant. L’imposant camion militaire broie carrément la minuscule coccinelle. Bloqué à l’intérieur, l’infortuné ne sortira pas vivant de cet amas de tôles froissées. Est-ce un accident anodin dû à l’imprudence du chauffard militaire ou au contraire un véritable assassinat politique camouflé ? La population penche pour la seconde option. Elle croit à un homicide, à une exécution planifiée et commanditée par l’administration coloniale qu’elle tient pour responsable de la mort de Jean Loya. L’autorité coloniale aurait empêtré l’ecclésiastique dans un traquenard pour l’éliminer. L’aumônier des évolués n’avait-il pas été fiché et mis dans le collimateur de la sécurité ? L’abbé rebelle disparaît tragiquement un mois jour pour jour avant la proclamation de l’indépendance pour laquelle il s’est tant battu comme prêtre, intellectuel et Congolais. A-t-il payé de sa vie son activisme, son patriotisme, son nationalisme et son héroïsme? Était-il l’homme à abattre à cause de sa liberté de parole et de ses actes de bravoure ? Quoi qu’il en soit, le prêtre indocile a accumulé toutes les rancœurs des autorités coloniales autour de sa personne et de son nom. Trente jours seulement avant de quitter définitivement le Congo, la colonisation belge venait de faire sa dernière victime. Combattant de l’indépendance, intellectuel brillant et militant de première heure, Jean Loya ne verra jamais la libération de son peuple du joug colonial.

     

    Stèle à Lukusu

    Le lundi 30 mai 2011 à 15 heures, soit 51 ans jour pour jour et heure pour heure après la disparition de Jean Loya, le gouvernorat du Bas-Congo a réhabilité ce digne fils du pays. Une stèle est érigée en sa mémoire juste à l’endroit où il a été tué sur la Nationale n°1 à Lukusu. Mais l'ONG "Solidarité Lukaya" pour qui le défunt prêtre est un martyr de l’indépendance mieux un héros national, se bat pour qu'un véritable monument soit construit à cet emplacement. 

     

    Ses écrits

    L’abbé Jean Loya s’est intéressé à l’écriture dès sa sortie du séminaire. Ses écrits sont  en kintandu (une variante du kikongo), sa langue maternelle et en français. Son premier livre "Nsi ya itemuka" (Pays de renaissance) paraît à Kisantu dès 1943. A partir de 1945, ses réflexions apparaissent dans Tribune Libre et La Voix du Congolais, deux journaux basés à Léopoldville. En 1955, il publie un recueil de contes intitulé "Bimpa bi ma Nsiesi ye ma Ngo" (Les contes de la gazelle et du léopard). En 1992, une fable tirée de ce livre paraît aux éditions Loyola en forme de BD sous le titre Ngo ugonda ngudi mu bwifi bukudia : Le glouton léopard tue sa mère. C’est une bande dessinée bilingue dont le texte adapté par le Père Ndundu est illustré par Jean-Claude Kimoni Totakanda.

     

    Samuel Malonga

    Abbé Jean Loya, martyr de l’indépendance

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    Les statistiques du mois de novembre 2014.

    Les statistiques du mois de novembre 2014 comprendront deux points seulement, à savoir : la liste des membres s’étant acquittés de leur contribution mensuelle, et la liste des pages les plus consultées.

    A propos des contributions mensuelles, il convient de rappeler que notre site fonctionne  avec l’apport financier d’une poignée de membres. C’est grâce à eux que des milliers de personnes continuent à s’informer sur divers aspects de notre patrimoine culturel.

    Liste des membres  ayant contribué au cours du mois de novembre 2014.

    1. Jacob Lusala (Belgique)
    2. Pedro (Namibie)
    3. Claude Kangudie (France)
    4. Bernard Boribegnobeba (Guyane Française)
    5. Lend Nyanguila (France )
    6. Lenzo Makayi (Grande Bretagne)


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    Échantillons des phrases et des mots stéréotypés dans la chanson congolaise.

    Dans le vocable de la chanson congolaise, il existe des phrases, des citations, et des mots stéréotypés dont le public a du mal a déterminer « QUAND » ?; « PAR  QUI » ?; Et « DANS QUEL CONTEXTE » ? ils ont été utilisés pour la première fois. La référence aux auteurs étant devenue rare,  les mélomanes attribuent souvent  d’une manière erronée la parentalité des certaines phrases aux usurpateurs.

    Or, avec l’évolution de l’informatique, il suffirait de collectionner tous les textes de la chanson congolaise par années de parution, les programmer sur un serveur, afin de retrouver avec précision quand et par qui  telles phrases, telles citations, ou tels mots avaient étés utilisés. Pareille étude produirait une sorte de « Bible » de la chanson congolaise ,avec toutes les références adéquates.

    En attendant, nous avons rassemblé rapidement quelques phrases, citations, et mots stéréotypés de la chanson congolaise sur le tableau ci- dessous.

    Comme d’habitude, cette liste peut être étoffée par d’autres mbokatiers.

    TABLEAU

    Simba ngai makasi

    Nabendi nzoto

    Bondowe

    Bolingo ya mbongo

    Kamunganziko

    Mukala

    Linzanza ebonga na langi

    Bolingo ya nkisi

    Rikweshi

    Na mokili malembe

    Makila mabe

    Oyo ekoya eya

    Kolia na muasi kolia na ndoki

    Mamona mbwa

    Mobembo eza liwa te

    Mibali ndoki

    Likambo ezwaka se moto

    Kotia litoyi

    Kala i ngangu

    Likweyi

    Mopaya zoba

    Mina kupenda

    Camarade ya Kinshasa

    Libala ya maloba

    Kinshasa kiese

    Naboma nzoto

    Bankolo miziki

    Nalangue bolingo

    Nazoki na motema

    Lisanga ya banganga

    Batia ngai na kisi, na mpungu

    Kolala nkidiba

    Mombombo

    Moyeke

    Kinshasa batutaka tolo te

    Amela milangi

    Mupenzi wangu

    Eluki ba nganga

    Maman na bilamba

    Muanetu wa mamu

    Mabuidi

    Cavacha

    Nakokufa pamba

    Nakota zebola

    Ba petit mbongo

    Semeki kinsekwa

    Akufa kala

    Ba ngembo bo juger

    Banyango

    Ebembe ya nioka

    Ba peuple

    Basaleli ngai likita

    Akufa lobi

    Kitambala moja mifungiyo mbali mbali

    Bokilo ayebi kobota

    Zoba liboso, mayele sima

    Mbilinga mbilinga

    Kobala monoko a mboka

    Bozoba esala ngando

    Mivais témoin

    Nakokatshua

    Nzete ya mbongo

    Soso pembe

    Rideau ya ndako

    Pétrole

    Moto atikali sima, muasi na ligorodo

    Koseka moninga te

    Ba Khadafi

    Ba Masta

    Bawela bazanga

    Ba échangeurs

    Kitendiste

    Natikali mikuwa

    Ba mama aya zando

    Mpiaka

    Songi songi eboma mboka

    Ba ngembo

    Kobwaka ngunda

    Tomelana makila

    Eyindi

    Anguluma

    Pantalon na mokaba

    Ebeba

    Kolia mbanga

    Suki pembe

    Tosigner eyoma

    Etumba na ngwaka

    Sosoliso

    Mutu kukima ve

    Mindondo

     

     

    Messager

     

     

    African-Jazz 1957

    African-Jazz 1957


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  • 12/02/14--09:28: Félicitations et Bravo
  • Félicitations et Bravo

     

    Bonjour mbuta ou sage,

     

    Je viens par la présente vous dire merci, merci car je crois que le seul site congolais qui n'est pas pollué par des balivernes. Je regrette que l'internet serve pour les congolais ou congolaises, un lieu pour s'abroutir.

    Encore merci, tenez toujours le cap et relevez le niveau et les débats. Merci

     

     

    MBALA KIZAYAKANA


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    La semaine de quatre jours et les noms des saisons en Kikongo

    Réf : http://www.mbokamosika.com/2014/11/les-quatre-jours-de-la-semaine.html

     

    J’ai lu successivement l’article de notre ami Pedro publié sur Mboka Mosika au sujet des quatre jours de la semaine en terre Kongo, ainsi que la réaction de Mbuta Kisukidi sur Facebook qui a apporté des plus amples précisions sur certaines réalités que plusieurs compatriotes, surtout ceux appartenant à la nouvelle génération n’ont pas appris durant leur formation scolaire. 


    Je suis très flatté par votre analyse et toutes les précisions que vous venez de porter à la connaissance de tous ceux qui ignoraient l’existence d’un calendrier utilisé jadis par nos ancêtres. Le peuple kongo avait son propre calendrier. N’en déplaise à ceux qui veulent nous considérer comme du menu fretin. Dans leur soif et leur quête de nous imposer leur civilisation, les missionnaires tout en acceptant au départ notre façon de voir les choses finirent par nous imposer leur calendrier chrétien. Ainsi fut modifiée au fil du temps la nomenclature de notre calendrier.


    Nos ancêtres avaient leur propre codification des jours et des mois dans l’année. Ce n’était pas des semaines de sept jours comme on les utilise aujourd’hui, mais c’étaient plutôt des quatraines comme vous l’avez si bien dit qui étaient à la mode. 


    Le peuple Kongo avait son propre calendrier confectionné sur une semaine de 4 jours dont trois (3) jours ouvrables et un quatrième jour pour le marché. Il s’agissait des jours suivants : Nkenge, Nsona, Nkandu et Konzo. Ici, le jour du marché variait d’une contrée à l’autre. Cette énumération ne pouvait pas prêter confusion, car chacun de ses jours s’apparentait à un lieu où se déroulait un « grand marché » dans une contrée bien déterminée.


    Nos anciens disposaient aussi de leurs propres méthodes de comptage. 
    Un mois était répartit sur 7 semaines, et une année se répartissait sur 13 mois.
    En dehors de ce système qui les aidait à fixer la notion du temps, ils pouvaient assimiler cette répartition basée sur les marchés à une autre qui avait trait à leurs activités agricoles.
    - Kintombo (octobre-décembre) : saison des premières pluies. C’est la saison des ma sanza (nourriture)
    - Kyanza (janvier – février) : 2ème saison de la récolte de vin de palme
    - Ndolo (mars à mi mai) : dernière saison des pluies
    - Sivu (mi mai à aout) : C’est la première saison sèche
    - Mbangala (aout septembre) : deuxième saison sèche qui arrivait avec des fortes chaleurs. C’est la saison de brûlis, mpyaza


    Qui vous dit que le Kongolais ne savait pas réfléchir ?
    C’est dans cette logique que le commandant Albert Thys dans sa quête des lieux stratégiques où il implantait les différents postes ou stations de ce qui deviendront plus tard les fameuses gares du chemin des fers Matadi – Léopldville (aujourd’hui Kinshasa), il tenait souvent compte de ce critère dans le choix des lieux où il devait construire ces gares, car la présence d’un marché sur le site à exploiter était une garantie de rentabilité.
    Dans Mboka Mosika, notre ami Pedro a cité le nom de Mpangala en lieu et place de Nkandu. Sincèrement, je ne sais pas qui a tort et qui a raison, alors que généralement les noms auxquels vous avez fait allusion correspondaient bel et bien à ceux que nos anciens utilisaient et qu’on nous avait même appris à l’école primaire. 


    Ainsi à ma connaissance, les postes de Kenge, Inkisi, Nsona Ngungu, Nsona Mbata pour ne citer que ces quatre-là furent retenues dans cette logique. En effet, tous nos amis savent qu’à Kenge vers Matadi, il y avait un grand marché et ce nom de Kenge n’est que la déformation de Nkenge qui était le jour où ce marché avait lieu. 


    Près de la rivière Inkisi, il y avait le marché qui se tenait le jour de Nkandu. Ce marché existe jusqu’à ce jour et a même donné naissance à un quartier de Kisantu qui porte ce nom. Comme M. Thys ne pouvait pas installer la gare près de la mission catholique qui se trouvait en hauteur, il jeta son dévolu sur un autre lieu qu’il baptisa du nom de la rivière Inkisi. 


    De la même manière qu’il avait retenu la gare de Inkisi, il en fit de même pour la station de Thysville. Pour la petite histoire, lorsque M. Thys arriva à Tumba, considéré comme le juste milieu entre Matadi et Léopoldville, il prit la décision d’y installer le centre névralgique de la nouvelle compagnie. C’est ici que les locomotives devaient être requinquées à chaque voyage et ravitaillés en charbon. Mais, parti en éclaireur pour trouver d’autres endroits pour y construire ses futures stations, il fut agréablement surpris non seulement par l’ampleur du grand marché qui se tenait le jour de Nsona près du village de M. Ngungu, mais aussi par le climat et la qualité de l’eau de source qu’il trouva sur place. Ainsi il décida de changer de cadre et confia à M. Bilau la mission de construire à Nsona Ngungu, le siège et le grand atelier de la société des chemins de fers Matadi / Léopoldvile qui prendra plus tard le nom de ONATRA (Office des transports coloniaux).


    Pour tous ceux qui ont connu la cité de Thysville, nouvelle appellation de Nsona Ngungu, le lieu où se déroulait ce marché de Nsona se situait vers les « mazanga ma ndeke » dans les parages du site où sera construit plus tard le fameux camp militaire des commandos de Thysville. Situé très loin du lieu où, topographie oblige, il avait jeté son dévolu pour construire les ateliers et le siège de sa société, le pouvoir colonial réussit à imposer sa volonté aux indigènes en déplaçant l’emplacement du marché qui va s’approcher de la nouvelle cité en gestation. Ainsi, le nom de NSONA NKULU (ancien marché) fut collé à l’endroit précité, et accessoirement, verront le jour le Camp des Policiers et la Cité des travailleurs de l’Onatra à Nsona Nkulu, l’Hopital de Nsona Nkulu, le Stade et les Cimetières de Nsona Nkulu, le Camp militaire de Nsona Nkulu qui rappelaient le souvenir de cet ancien marché. En revanche, le nouveau marché érigé près de la gare, à l’endroit où est situé l’actuelle station Cobil de Mbanza Ngungu, sera appelé NSONA MPA. Voilà un peu comment avec un jeu de mot, Nsona Mpa va disparaitre du vocable pour devenir Nsona Ngungu, du nom du grand chef coutumier qui avait réalisé la transaction avec Albert Thys. C’est ce nom de Nsona Ngungu qui sera débaptisée pour devenir Thysville et aujourd’hui MBANZA NGUNGU, grâce à la politique de Mobutu de recours à l’authenticité.
    Concernant la gare de Nsona Mbata, il n’y a pas de photo. Le marché de Nsona avait aussi influencé la construction de cette gare.


    D’aucuns vont me rétorquer que ma logique ne tient pas debout car sur les 36 stations, je n’ai épinglé que quatre gares qui répondent à ce critère spécial du choix des lieux où les gares de Mfumu Thys furent installées par rapport aux marchés. Me référant seulement à l’histoire de la contrée de Thysville que je connais assez bien, je me rappelle que lorsque le calendrier de sept jours fut imposé aux populations locales, les anciennes appellations étaient contraintes à disparaitre pour permettre aux indigènes de s’adapter plus facilement à leur nouveau calendrier. Ainsi, les missionnaires catholiques et protestants, réputés comme des véritables encadreurs et des éducateurs modèles vont continuer à utiliser cette référence des marchés pour réaliser la fameuse classification basée sur l’ordre des jours de la semaine, c'est-à-dire Kia zole, kia tatu, etc… facilitaient l’assimilation de cette notion d’une semaine à sept jours et mettait définitivement fin à nos quatraines. 
    Voici à titre d’exemple la répartition des marchés tels que nous la connaissions :
    Kia Zole : Zandu dia Kiasi kolo
    Kia Tatu : Zandu dia Muala Kinsende ye Zandu dia Boko
    Kia Ya : Zandu dia Mbanza Ngungu
    Kia tanu : Zandu dia Lukala
    Kia Sabala : Zandu dia Kuilu Ngongo
    Kia lumingu : Zandu dia Mbanza Ngungu ye Nkolo.


    Dans la foulée, il y avait d’autres grands marchés selon le coin où l’on vivait. Vers Kimpese par exemple, il y avait Songa Lumueno, Mbemba et Songa Mani qui se partageaient les différents jours de la semaine. A Tumba, on parlait de Luvituku. Vers Kuilu Ngongo (Moerbeke), il y avait les marchés de Nkiende, Luvaka, Kuzi, Kimpangu. Plus loin dans l’axe de Nkolo, on avait Luidi, Mbengua Ntadi, Kivulu, etc… Sur la route de Ngombe Matadi, il existait les marchés de Kimaza, de Ngombe Matadi, de Ntimansi 


    Ces lieux de négoce étaient pour la plupart éloignés du chemin de fers, mais la grande particularité de l’époque est qu’il existait des routes bien entretenues qui reliait ces villages aux gares de l’Otraco et qui facilitaient l’écoulement des marchandises vers la capitale, surtout que tout au long du chemin des fers, les différentes gares étaient séparées d’au moins une dizaine de kilomètres seulement. Suivez notre regard. La province du Bas-Congo était très bien servie, car au moins, partout où des gares de l’Onatra étaient érigées, il existait des routes de desserte agricoles qui pouvaient faciliter la liaison entre ces différents pools. Avec la présence dans chaque gare des fortes colonies portugaises spécialisées dans ce genre d’activités, nos marchés étaient fréquentés régulièrement par des citadins qui s’adonnaient au petit commerce. 
    Pour terminer, je signale que les gares de Kenge, Songololo, Tombangadio, Lufu, Malanga, Kimpese, Tumba, Nkolo, Mbanza Ngungu, Kiasi Kolo, Marshall, Inkisi, Nsona Mbata, Waulters, Kasangulu, etc.. furent non seulement des stations destinées à desservir les voyageurs, mais aussi des hauts lieux d’échanges qui ont déterminé les appellations secondaires qui ont été collé à ces lieux… Et aujourd’hui, par un devoir de mémoire, chaque bas congolais pourra nous rappeler le nom qui était collé au marché de son village. Le mien à Kiasi Kolo, c’est le marché de Kia Zole.
    Makuaya viokele

     

    KOKE MIEZI JEAN


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    La signification des noms Muyembe, Kayembe, Muzembe, Kazembe.

     


    Cher Compatriote, Bonjour!

    Je vous écris depuis Barcelone. J'aimerais savoir la signification des noms suivants: Muzembe, Muyembe, Kayembe et Kazembe. S'agit des noms synonymes?

     

     D'avance, un très grand merci!

     

     

     Jean Bosco Botsho

     

     

    Notre cher ami Jean-Bosco Botsho,

    Nous vous remercions pour vous nous avoir soumis votre question sur la signification des noms susmentionnés.

    En attendant que les autres lecteurs puissent nous aider à trouver la signification de ces quatre noms qui proviendraient du Katanga, Kasaï et du Bandundu, nous pourrions avancer que grammaticalement, ces quatre noms ne sont en fait que deux : Muyembe et Muzembe. Kayembe et Kazembe étant tout simplement leurs diminutifs respectifs.

     

    Messager


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    Mwambé N°2 : la meilleure de la série des Mwambé.

    Jamais un sans deux, dit-on. Dernièrement, nous avons diffusé un extrait  de la chanson Mwambé N° 1. Dans nos commentaires, nous avons entre autres loué la créativité de Jean Bokelo pour l’ensemble de la série Mwambé.

    Cependant , force est  de constater que Mwambé N°2 nous semble être la meilleure de toute la série Mwambé tant par  la vivacité de sa narration que par son rythme. Nous en voulons pour preuve cette séquence que nous avons sélectionnée  pour nos lecteurs. Qu'en pensez-vous ?

     

    Messager

     

     

     

    JOHNNY BOKELO ISENGE

    JOHNNY BOKELO ISENGE


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    Besingombe signifient « Hommes vaillants, intègres, et clairvoyants ».

     

    Réf : http://www.mbokamosika.com/2014/10/tout-muesingombe-n-est-pas-manianga.html

     

    Une précision sur l'appellation que nous livre le Dr Kiatezua. Dans son analyse qui est à la fois historique et anthropologique, le Dr livre plusieurs appellations pour désigner "les devenus besingombe".

     A l'origine, besingombe désignait tout habitant ou ressortissant de la contrée appelée Ngombe, qui n'a rien avoir avec les animaux domestiques ngombe, boeuf (bovin) Le besiongombo provient de l'ancienne langue kikongo originel "Esi Ngombe" comme Esi Kongo, Esi Ngola qui signifie simplement Esi : originaire, ou habiant de la contrée de Ngombe. C'est dans l'évolution linguistique kikongo que l'on trouvera besi qui, en kikongo original n'existe donc pas Pourquoi le pays est appelé Ngombe ?

     Comme le démontre bien le Dr Kiatezua, Ngombe trouve son origine dans les migrations des Kongo du sud de l'Angola (Royaume Kongo) vers le nord, l'Est et nord-ouest. D'après mon arrière grand-père, Ngombe fut l'un des lieutenants dans la cour royale du grand royaume. Toute sa descendance s'appelait Ngombe, qui signifie "Homme vaillant, intègre et clairvoyant. Au moment de la dislocation du dernier Royaume Kongo, dû certainement par les invasions coloniales portugaises et occidentales, le dynastie Ngombe devaient immigrer vers les nouveaux territoires. D'où cet éparpillement des membres de cette dynastie à travers plusieurs terroires appelés Ngombe. En tout cas de ces immigrations, ils fondèrent les villages dans lesquelles ils s'établissaient et les baptisèrent de Ngombe suivis d'un autre nom distinctif tel que Ngombe Luitete (le Village Ngombe de Mfumu Lutete), Ngombe a na Mbaki (le Ngombe de Mfumu Mbâki),Ngombe Kiayi (Ngombe du clan Kiayi) ou Ngombe Matadi (Ngombe du chef Matadi) etc...
    Nous ne reviendront donc pas sur les assertions de Mamanianga ma Ngombe bien analysé par notre frère Kiatezua. Comme l'avait conseillé Simon Kimbangu, il convient à tout mukongo de bien apprendre sa culture, sa langue et l'histoire de son clan afin de mieux résister aux invasions.

    Mfumu'a Nlaza Tuti


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    NEWS: LES CHRONIQUES DE L'EMPIRE NTU (Premier trilogie fantastique africain du genre)

     

     
    NEWS: LES CHRONIQUES DE L'EMPIRE NTU

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    La révolte de Freddy Matungulu

    Cher Messager,

    Voici un article de Jeune Afrique que j'ai trouvé dans le potentiel. Tu voudras bien le publier ici pour ceux de nos frères qui sont convaincus que le droit, la justice et le bonheur sont possible partout, même dans notre pays.

    Musa May



    "Tribune libre

    J’accuse et je crie ma révolte, au nom de tous les congolais de la majorité silencieuse; de ces compatriotes méritants, indignés et déçus, qui ne comprennent plus ce qui se passe chez nous en République démocratique du Congo et sont à la recherche légitime de nouvelles façons d’être, d’agir, et d’exister.

    Tous ces nombreux congolais du nord au sud, de l’est à l’ouest, ceux de l’intérieur et ceux de l’extérieur, qui pensent que la dignité, l’excellence et la démocratie peuvent aussi être congolais. Ma révolte entend honorer la mémoire de toutes les victimes de la tragédie congolaise, de même que la bravoure de ces compatriotes de grande référence, d’hier et d’aujourd’hui, qui ont excellé dans leurs domaines professionnels ou ont dit non à la compromission pour que vive la nation congolaise de Kasumbalesa à Gbadolite, et de Boma à Aru, en passant par Kinshasa et Goma.
    La société congolaise est malade ; malade de ses politiciens, malade de son élite, malade de ses antivaleurs. Le Congo plus beau qu’avant dont nous rêvons devient chaque jour plus lointain qu’avant. Je dénonce notre société si avariée qui ne crée finalement plus que de la corruption, de la méfiance, de l’hostilité mutuelle et de la misère. Je dénonce la destruction de notre nation par ceux qui transforment l’homme congolais en être passif, malléable et corvéable à souhait, privé du sentiment d’avoir de la valeur.
    Après chaque victoire décisive sur l’ennemi, les plus vaillants de nos officiers militaires, nos héros, sont systématiquement et impunément éliminés, fauchés comme de l’herbe inutile. Au nom de tous les sans voix, je dénonce ces forfaitures !
    Je dénonce ce débat faux et anachronique sur la révision et le référendum constitutionnels. Je dénonce cette ‘’élite’’ intellectuelle et politique qui affectionne les titres d’Honorable et d’Excellence, mais qui chaque jour se déshonore en excellant dans toutes les vilénies, absolument toutes, pour parvenir au sommet d’une hiérarchie sociale devenue nauséabonde ou s’y maintenir à tout prix, en entretenant la détresse et la déshumanisation de notre société désemparée.
    Je dénonce ces dirigeants politiques qui, après avoir exclu le peuple du processus de désignation de ses représentants, mettent toute leur énergie à vanter une croissance économique sans pain pour l’homme de la rue, dont ils sont en réalité les seuls vrais bénéficiaires visibles.
    Je dénonce ce débat faux et anachronique sur la révision et le référendum constitutionnels ; référendum que leurs Excellences n’auraient jamais osé envisager si le principe d’un scrutin transparent et équitable était acquis.
    J’appelle la majorité silencieuse de notre peuple et l’ensemble de la communauté internationale au nécessaire sursaut en faveur de la République. À la jeunesse congolaise, à juste titre si frustrée, je rappelle que, comme l’a démontré celle du Burkina Faso, chaque génération a le choix entre trahir et accomplir sa mission, et que si celui qui lutte peut perdre, celui qui ne lutte pas a déjà tout perdu !
    En tant que peuple, nous, congolais, avons la responsabilité collective de forger le chemin qui nous mènera à ce Congo plus beau qu’avant, pourvoyeur d’harmonie et de prospérité pour la majorité désireuse de travailler dans le respect des lois de la République. Ce chemin ne nous sera pas donné. Notre devoir sacré est de le tailler, au besoin dans la pierre, en levant nos fronts longtemps courbés !
    FREDDY MATUNGULU MBUYAMU ILANKIR (*) 

    TIRE DE JEUNEAFRIQUE.COM

     
     
     

    -- envoyé par Musa May

     

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    Une caractérisation du tribalisme (première partie)

     

    Je viens de lire les commentaires de l’article sur l’origine douteuse de certains présidents africains et je me précipite aussitôt sur les dictionnaires de poche sur mon bureau, pour ne pas consulter une encyclopédie. Je me rends compte qu’aucun de mes dictionnaires ne prête au mot « tribalisme » le signifié négatif que nous lui connaissons. L’un des dictionnaires, dans sa dixième édition de 2005, dit : « condition de ce qui est tribal ; organisation des sociétés selon les tribus ». L’autre, un dépôt légal de 2009, dit : « comportement et attitudes basés sur la loyauté d’une personne à une tribu». Les lexicographes savent que la loyauté d’une personne à une tribu ne veut pas dire que la personne n’aime pas les autres tribus ; d’où la prudence dans la rédaction de leurs définitions, réduisant « tribalisme » à un mot neutre. J’ai remarqué une autre chose : Aucun de mes deux dictionnaires de poche ne contient le mot « tribaliste ». Cette économie d’espace me surprend. Considérant notre usage du mot, les lexicographes auraient pu dire : « Homme ou femme politique qui utilise la tribu pour se faire élire ». Mais, vous voyez que même cette définition-ci ne serait pas péjorative. Quel homme politique dirait aux gens de sa tribu de voter pour quelqu’un d’autre ?

     

    Au début des années 90, des centaines d’associations ont vu le jour à Luanda. Tous s’appelaient ANA-quelque chose. ANAZOMBO, ANABEMBE, ANA… : Associação dos Naturais e Amigos de Zombo/Bembe/… (Association des ressortissants et amis de Zombo/Bembe/…). Vous voyez que le tribalisme (neutre) de ces associations n’est pas excluant. Un scandinave qui est ami des bazombo est un invité permanent aux réunions d’ANAZOMBO (pourvu qu’il n’ait pas l’idée de se faire élire chef de village). Et tous les bazombo qui participent à la réunion savent aussi qu’ils ne se plaindraient pas s’ils étaient nés aborigènes d’Australie ou incas de la Cordill(i)ère des Andes. Ce tribalisme imaginaire (toujours neutre) traverse l’Océan Indien d’un côté et l’Atlantique de l’autre, puis toute l’Océanie d’un côté et l’Amérique du Sud de l’autre, pour s’installer sur les marges du Pacifique.

     

    Conclusion :

    Les mots « tribalisme » et « tribaliste » sont comme des insultes : nyama, ngulu, libata, individu, … Ils gagnent leur connotation négative parce qu’ils ne sont pas utilisés dans leur sens référentiel qui est neutre, mais appartiennent plutôt à la fonction émotive du langage. Ce qui compte, ce n’est pas ce que les mots signifient ; c’est plutôt le fait que je suis en train de t’insulter.

     

    PEDRO


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    Une caractérisation du tribalisme (deuxième partie)

     

    Vous comprendrez, chers mbokatiers, qu’en vous présentant une deuxième partie d’un texte, j’essais tout simplement de m’inspirer des Mwambe de Johnny Bokelo. Dans cette deuxième partie, je voudrais vous livrer trois épisodes qui nous amèneront – méthode inductive – à « ma » définition personnelle du tribalisme.

     

    Premier épisode : je suis à l’aéroport O. R. Tambo à Johannesbourg et je bavarde avec trois jeunes angolais pendant que nous attendons nos vols respectifs. Quand je dis au revoir, l’un d’eux me demande : « O Kota é angolano ? ». Cette question n’est pas discriminatoire. Elle est sincèrement informative. Je ne parle pas portugais avec un accent acceptablement angolais et je n’utilise pas des mots comme kota et ndengue qui identifient un angolais.

     

    Deuxième épisode : le vol de ce même jour m’amène à Maputo où je reste pendant une semaine. Le jour du départ, des jeunes filles mozambicaines me disent que je n’ai pas un accent angolais ; ils avaient cru que j’étais mozambicain. Cela signifie que mon accent n’est pas « étranger ». Par « non étranger », je veux dire que je parle portugais comme un autre citoyen des PALOP (pays africain de langue officielle portugaise).

     

    Troisième et dernier épisode : Rewind vers 1990. Je suis à Warwick avec deux amis du Congo Brazzaville qui ne font pas le même cours que moi, mais avec qui je bavarde souvent en français. Ils ne connaissent pas mon nom de Pedro, mais mon nom kikongo qui n’est pas différent de Lukoki, Luvumbu, Kiala, Makengo ou Mpululu. Puisque je parle français avec un accent acceptablement rdcongolais, ils s’étonnent quand un jour je cite un proverbe en kikongo. « Tu es donc angolais ? », s’aperçoivent-ils.

     

    Conclusion : Il existe une dimension sociolinguistique de mon angolanité. Dans mon cas personnel, mon angonalité passe nécessairement par le kikongo. Ce passage obligatoire signifie que, moi personnellement, je ne peux être angolais que dans la mesure où je suis mukongo. Cette subordination involontaire de l’identité nationale à l’identité ethnique, c’est ce que, moi personnellement, j’appelle « tribalisme ».

     

    Pourquoi est-ce que j’insiste sur MOI PERSONNELLEMENT ? C’est pour vous dire que certaines définitions ne sauraient être universelles. Je ne dis pas que tous les angolais doivent passer par une identité ethnique. Il y a trop d’angolais détribalisés et ma définition ne les concerne pas du tout. Ils parlent leur portugais avec un accent très acceptablement angolais et n’ont pas besoin d’un passage obligatoire par une langue nationale angolaise. En revanche, je ne crois pas qu’il y ait beaucoup de bakongo qui parlent portugais avec un accent mozambicain. Je ne veux donc pas que ma définition les concerne. Et que dire de tous ces non-bakongo qui parlent parfaitement le kikongo ?

     

    Finalement, l’angolanité n’est pas la nationalité (citoyenneté) angolaise. C’est quelque chose de flou, mais de réel, dans la tête des gens. Ce n’est pas une catégorie juridique. Les constitutions ne savent pas ce que c’est. C’est ce qui fait qu’un muzombo se dise mumbata s’il veut être plus acceptablement rdcongolais. C’est aussi ce qui fait que, si tu es citoyen congolais, et tu déclares devant le TPI que tu vas parler en kinyarwanda, vingt congolais dans la salle froncent (involontairement) les sourcils.

     

    PEDRO


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    Le testament ultime du griot Kapia

    Référence:http://www.mbokamosika.com/article-griot-kapia-makenga-63532852.html

    Cher Clovis KABAMBI, permettez-moi de vous rejoindre lorsque vous dites, avec émotion, chapeau bas à Kapia. 

    Heureusement que certains d'entre nous ont encore un sens très poussé des archives, aiment l'Histoire, se préoccupent de la transmission, éléments sans lesquels meurt une Nation, un peuple, une civilisation. 

    MbokaMosika offre une fraîcheur à toutes nos âmes perturbées par tout ce qui se passe dans notre pays, nous permet d'évaluer, de critiquer, de faire notre autocritique, de faire appel à notre mémoire, de nous rappeler que nous avons un pays, une culture à préserver. 

    Raison pour laquelle, en écoutant le Griot Kapia, à travers ce que nous offre MbokaMosika, j'ai tenu à faire part à tous les mbokatiers de ce que je considère comme étant les dernières paroles de Kapia, le testament qu' il a légué à notre pays, à la musique, à la poésie, à la culture. 

    La guitare tombée de Kapia ne doit pas rester par terre, elle doit être récupérée par quelqu'un d'autre, par beaucoup d'autres qui font ce beau métier qu'est la musique, mais en étant dans la continuité de ce que nous a proposé Kapia tout le long de son court passage sur cette terre, passage ô combien significatif et mémorable, comparé à celui vain de beaucoup de ceux qui rentreront dans les poubelles de l'Histoire en n'ayant pas su rendre au Créateur, ce don qu'est la vie qu'Il nous a si gracieusement offerte. 

    LE TESTAMENT ULTIME DU GRIOT KAPIA

    Balumiana Katembwa



     

    Traduction

    Je suis venu au monde pour chanter ma chanson
    de l’amour éternel, calme, fort et passionné.

    Même si ma mélodie emprunte quelquefois les accents mineurs d’une oraison funèbre, c’est toujours au devant de mon rêve qu’il me faut aller .

    Rêver ma vie afin de vivre mon rêve, si possible, en communion avec autrui.

    Peut-être viendra-t-il un jour où je ne saurai plus jouer,
    où je ne pourrais plus chanter?...

    Mais, si d’autres bras reprenaient ma guitare tombée,
    si d’autres voix entonnaient en chœur mon chant inachevé,
    c’est qu’éternellement sera sacrée ma chanson, et qu’au moins, un être inconnu l'aura un peu aimée...

    Auteur-compositeur
    Kapia Mubenga(Griot Kapia)

     

    Réalisé par Damien Mavambu

    Griot Kapia

    Griot Kapia


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    NAKOMITUNAKA & SEX MADJESI REVISITÉES PAR MORO MAURICE.

     

    Dans une livraison antérieure, notre ami Lend Nyanguila voulait savoir ce qu’était devenu l’artiste Beya Maduna « Moro Maurice ». Nous lui avions répondu que ce dernier serait toujours actif artistiquement .  Un autre ami « Bonery » se référant à une émission de Bakulutu avait ajouté que Moro Maurice résiderait  aux USA.

    Quoi qu’il en soit, la meilleure façon pour un artiste de manifester  sa présence sur la scène est de continuer à entretenir la créativité. Nous l’avons vu avec Henri Salvador, Wendo, et actuellement avec  le « nonagénaire » Charles  Aznavour .

    S’agissant du grand saxophoniste Beya Maduna « Moro Maurice », nous avions diffusé en 2012 son double CD des Rots classiques revisités instrumentalement sous sa direction, acheté à Bruxelles il y a  de cela quelques années.

     Parmi ces classiques ,  nous avons voulu dédier en ce début du week-end deux titres : « Nakomitunaka » de Verckys et « Sex Madjesi » de Matadidi Mario, auxquels Moro Maurice a imprimé une nouvelle dimension, confirmant  que l’interprète recrée l’œuvre .

     

     

    Nous attendons les avis des uns et des autres sur cette performance de Moro Maurice sur  Nakomitunaka et Sex Madjesi.

     

    Bon week-end à tous les mbokatiers

     

    Messager

    NAKOMITUNAKA & SEX MADJESI REVISITÉES PAR MORO MAURICE.

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    Mensagem específica aos nossos amigos lusófonos:

     

    Pedimos aos nossos leitores lusófonos que nos enviem artigos a serem publicados, se assim o desejarem. Apesar de a maioria dos artigos e comentários no nosso sítio Mbokamosika aparecerem em francês e em lingala, as palavras introdutórias na página de entrada dizem claramente que os artigos escritos em português são também bem-vindos. Por isso, não hesitem em partilhar connosco as vossas opiniões através de comentários aos artigos publicados, bem como através de artigos de raiz. O nosso muito obrigado.

     

    O administrador do sítio

    Messager

     

     

     


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